Chez Paulette /

Blaze Bayley + Electric Shock /

Le 25 Avril 2026 – Pagney Derrière Barine (54) /

Notre avis : 5/5.


La soirée promettait d’être intense. Elle s’est révélée mémorable. Chez Paulette, le public s’est déplacé en nombre pour accueillir Blaze Bayley et découvrir Electric Shock. Deux univers, une même énergie : celle du live, brut et sincère.

Electric Shock — le feu dès les premières minutes

Electric Shock entre en scène sans détour. Le groupe envoie les premières notes de « Dress To Kill », extrait de leur EP « Burn Out », qui fête ses 10 ans — un choix symbolique et redoutablement efficace pour lancer la soirée. Le ton est donné : hard rock direct, nerveux, porté par une énergie communicative.

Au fil du set, les Grenoblois jonglent habilement entre passé et présent. « Play It Rock N’ Roll », « Scream My Name » ou encore « Heavy Metal Resistance » rappellent la solidité de leurs débuts, tandis que « Overheat » et « Loser Of Love », issus de « Blow It Off » (2023), montrent un groupe toujours aussi affûté. Mais ce sont aussi les nouveautés qui attirent l’attention : « Midnight Highway », « Leather Dealer » et « Sweet Torture » annoncent un futur prometteur.

Sans temps mort, le set s’achève dans une ambiance déjà survoltée avec « Wild Bastards ». Une prestation solide et généreuse qui a clairement conquis une audience dont beaucoup découvraient le groupe.

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Les photos de la soirée : ici.

Blaze Bayley — un concert, une rencontre

Les musiciens de Blaze — également membres d’Absolva — prennent possession de la scène avec une version instrumentale de « Doctor Doctor » de UFO. L’effet est immédiat : la salle est captée, prête à exploser.

Lorsque Blaze Bayley apparaît enfin, porté par « Lord Of The Flies », l’ovation est à la hauteur de l’attente. Très vite, le concert prend une dimension particulière. Plus qu’un enchaînement de titres, c’est un véritable échange qui s’installe. Blaze parle, raconte, partage — et chaque chanson semble prolonger cette proximité avec le public.

Les classiques de sa période avec Iron Maiden résonnent avec une intensité intacte. « Sign Of The Cross » s’impose comme un moment fort, tout comme « The Clansman » ou « Man On The Edge », repris en chœur par une salle entièrement acquise. « Futureal » et « Lightning Strikes Twice » injectent une énergie plus directe, tandis que « The Angel And The Gambler » rappelle toute la singularité de cette époque.

Blaze n’oublie pas sa carrière solo : « The Brave » et « Born As A Stranger » trouvent parfaitement leur place au milieu de ces classiques, tout comme « Calling You Home » ou « A Thousand Years », accueillis avec chaleur.

Puis vient le moment suspendu. Accompagné uniquement par la guitare acoustique de Luke Appleton, Blaze livre des versions bouleversantes de « 2 A.M. » et « Como Estais Amigos ». La salle, soudain silencieuse, écoute religieusement avant d’exploser en applaudissements.

Le concert reprend de plus belle avec « When Two Worlds Collide », « Virus » ou encore « Wrathchild », hommage appuyé à Paul Di’Anno. Et comme si cela ne suffisait pas, les musiciens s’offrent une parenthèse ludique en glissant quelques notes de « Purple Rain » de Prince, preuve d’une complicité évidente sur scène.

Une soirée hors du temps

Le final est à la hauteur de la soirée : une version étendue, puissante et jubilatoire de « Doctor Doctor », dépassant les dix minutes, avec solos de batterie, basse et guitare. Un moment de pure célébration.

Nous attendions beaucoup. Nous avons eu un concert fleuve de 2h30, intense et habité. Mais surtout, un moment rare où la musique devient un lien direct entre artistes et public.

Affluence record pour Blaze Chez Paulette — la plus importante en dix concerts — et une salle entièrement conquise.

Un immense merci à Blaze Bayley et à ses musiciens — Christopher Appleton, Luke Appleton, Martin McNee et Tom Atkinson — pour cette soirée exceptionnelle.

Une de celles qui restent.

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