Algrange Mu’zic Live /

Le 13 Juin 2026 /

Algrange (57) /

Notre avis : 5/5.


Le Festival Algrange Mu’zic Live a une nouvelle fois transformé la cité mosellane en véritable temple du rock et du metal. De l’hommage appuyé à Metallica signé Orion jusqu’à l’explosion punk revendicative de Tagada Jones, en passant par le hard rock flamboyant de BlackRain et l’univers singulier d’Eiffel, cette édition a offert un voyage musical aussi intense qu’éclectique.

Orion ouvre la soirée aux couleurs de Metallica

La soirée débute avec Orion, groupe hommage à Metallica qui ne tarde pas à convaincre les nombreux fans présents devant la scène. Dès les premières notes de « Blackened », l’ambiance est donnée. Les classiques s’enchaînent avec une redoutable efficacité : « For Whom The Bell Tolls », « The Memory Remains » ou encore « Welcome Home (Sanitarium) » replongent le public dans les différentes époques du géant californien.

L’intensité monte encore d’un cran avec l’incontournable « Master Of Puppets », repris en chœur par les festivaliers. Le poignant « One » offre un moment particulièrement fort avant que « Enter Sandman » ne déclenche une nouvelle vague de ferveur. Orion conclut son set avec « Seek & Destroy », véritable appel au rassemblement qui laisse un public déjà conquis.

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BlackRain fait rugir le hard rock

Place ensuite à BlackRain. Les Haut-Savoyards arrivent avec leur énergie habituelle et défendent aussi bien leurs classiques que les titres de leur dernier album.

« Tell Me What », « Kiss The Sky » et « Wild Wild Wild » lancent idéalement le concert. Le groupe alterne morceaux fédérateurs et titres plus récents tels que « Unleash The Fury », « Resurrection » ou « Crack The Sky ». Les mélodies accrocheuses de « Dreams » séduisent un public déjà très réceptif.

Moment de communion lorsque BlackRain reprend « We’re Not Gonna Take It » de Twisted Sister, repris à pleins poumons par les spectateurs. La seconde partie du set maintient la pression avec « Orphans Of The Light », « Blast Me Up », « Hellfire », « Disagree » et « Untamed », confirmant la capacité du groupe à conjuguer puissance et sens du refrain.

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Eiffel, entre poésie et intensité

Changement d’atmosphère avec Eiffel. Mené par un Romain Humeau particulièrement inspiré, le groupe propose un voyage dans son répertoire riche et exigeant.

« Interstellar » ouvre les débats avant que « Place De Mon Cœur » et « Skin On Skin » ne rappellent l’élégance singulière de la formation bordelaise. Les titres « La Peur Et Le Vent » et « Sous Ton Aile » installent une ambiance plus introspective.

Le public apprécie également la reprise de « Wrong » de Depeche Mode, tandis que « Beauté Du Diable », extrait du répertoire solo de Romain Humeau, apporte une touche supplémentaire d’émotion. « Je M’obstine », « Tu Vois Loin », « Or » et « À Tout Moment La Rue » démontrent toute la richesse d’écriture du groupe.

La fin de concert, portée par « Sombre », « Chanson Trouée » et « Hype », confirme qu’Eiffel demeure l’une des formations les plus singulières du paysage rock français.

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Tagada Jones embrase Algrange

Pour clôturer cette édition, Tagada Jones livre une prestation à la hauteur de sa réputation. Dès son entrée sur scène, le décor est planté : performeurs, effets pyrotechniques et flammes accompagnent un show visuellement impressionnant.

« Le Dernier Baril » lance les hostilités avant que « Je Suis Démocratie », « Nous Avons La Rage » et « Zéro De Conduite » ne déclenchent les premiers pogos. Le groupe enchaîne avec « Cargo », « De L’amour Et Du Sang » et « Combien De Temps Encore ? », portés par un public particulièrement réactif.

L’émotion s’invite avec « Vendredi 13 », dédiée aux victimes des attentats. Tagada Jones présente également « Elle Ne Voulait Pas », extrait de son futur album, accueilli avec enthousiasme par les festivaliers.

La seconde partie du concert ne laisse aucun répit avec « À Fleur De Peau », « De Rires & De Larmes », « Nation To Nation » et « Le Feu Aux Poudres ». Avant l’un des moments les plus marquants de la soirée, « Mort Aux Cons » est interprété comme un puissant message contre le racisme, repris massivement par le public.

Le rappel prend des allures de célébration du punk français avec une reprise de « Cayenne » de Parabellum puis l’inévitable « Porcherie » des Bérurier Noir, qui met définitivement le feu au festival.

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