Heavy Week-End /

Le 07 Juin 2026 /

Le Zénith – Nancy (54) /

Notre avis : 5/5.


Pour cette troisième et ultime journée, le public nancéien a été emporté dans un tourbillon de performances marquantes, passant des assauts cyber-industriels de Shaârghot à l’univers horrifique d’Ice Nine Kills, avant de vibrer au retour de Three Days Grace et de célébrer l’énergie débridée d’Electric Callboy.

Shaârghot ouvre la journée dans un monde post-apocalyptique

Impossible de manquer l’univers de Shaârghot. Dès les premiers instants, une épaisse fumée verte enveloppe la scène et ses abords. Costumes dystopiques, maquillages inquiétants et scénographie industrielle plongent immédiatement le public dans un décor tout droit sorti d’un sombre film de science-fiction.

Le groupe enchaîne avec efficacité « Kill Your God », « Life And Choices » et « Traders Must Die ». Leurs rythmiques martiales trouvent rapidement un écho dans les premiers pogos de la journée, tandis que l’ambiance monte progressivement en intensité.

Au plus près du public, l’un des membres vient même marquer les visages des fans du premier rang de ses mains couvertes de peinture noire, renforçant encore l’immersion dans cet univers post-apocalyptique.

Le show se révèle aussi intense que spectaculaire : slams à répétition, circle pits et pogos s’enchaînent sans relâche, preuve que la foule adhère pleinement à la proposition du groupe.

« Now Die !!! » et « The Way » accentuent encore cette atmosphère oppressante, tandis que « Great Eye » et « Break Your Body » font grimper la température devant la scène. Le spectacle visuel n’est pas en reste, avec l’apparition de deux créatures monstrueuses dotées de faucilles en guise de bras et un impressionnant effet pyrotechnique jaillissant de la guitare de Brun’O Klose.

Avec « Let Me Out », les Français concluent un set dense, immersif et particulièrement marquant, posant idéalement les bases d’une journée placée sous le signe de l’intensité.

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Ice Nine Kills : le cinéma d’horreur prend vie

Changement d’ambiance, mais pas de baisse d’intensité avec Ice Nine Kills. Les Américains confirment leur réputation de maîtres du spectacle horrifique en transformant chaque morceau en véritable séquence de film d’horreur. Après une apparition remarquée d’Hannibal Lecter, ce sont d’autres figures emblématiques du genre, comme Art le Clown ou Ghostface de Scream, qui viendront hanter la scène au fil du set.

Dès « Meat & Greet », le public est plongé dans leur univers macabre avant de savourer les redoutables « Wurst Vacation », « Ex-Mørtis » et « The Great Unknown ». Entre humour noir, costumes soignés et mises en scène théâtrales, chaque titre se transforme en mini-slasher grandeur nature.

Le groupe poursuit avec « Funeral Derangements », « The Laugh Track » et « The Shower Scene », avant de surprendre avec une reprise énergique de « Linoleum » de NOFX. La foule réagit instantanément aux premières notes de « Welcome to Horrorwood » et « Hip to Be Scared ». Si les morceaux s’enchaînent parfois de manière un peu mécanique, les fausses publicités diffusées sur les écrans entre chaque titre apportent une touche décalée qui renforce l’identité du spectacle.

Le point culminant intervient avec l’arrivée d’Alissa White-Gluz pour « Twisting The Knife » puis « A Work of Art ». Sa présence décuple encore l’intensité du show. Entre ces deux collaborations, « The American Nightmare » déclenche l’un des plus impressionnants mouvements de foule de la soirée. Un véritable spectacle total où musique, théâtre et cinéma d’horreur fusionnent pour ne faire qu’un.

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Three Days Grace, le retour des hymnes générationnels

Attendus de longue date par une partie du public, les Canadiens de Three Days Grace livrent une prestation solide, portée par un catalogue devenu incontournable pour toute une génération de fans de rock et de metal alternatif.

« Dominate » lance parfaitement la machine avant qu’« Animal I Have Become » ne provoque une immense clameur. Les classiques s’enchaînent : « Break », « I Am Machine », « Pain » ou encore « The Mountain » sont repris à pleins poumons par des milliers de spectateurs.

L’émotion monte encore d’un cran sur « World So Cold » et surtout « Never Too Late », chanté quasiment intégralement par le public. Les incontournables « I Hate Everything About You », « Just Like You », « Painkiller » et « Riot » rappellent à quel point le groupe a marqué les années 2000 et 2010.

Entre nostalgie et énergie intacte, Three Days Grace réussit à fédérer toutes les générations présentes devant la scène.

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Electric Callboy : la fête absolue

Il fallait bien un groupe capable de faire exploser tous les compteurs. Et dans cet exercice, Electric Callboy reste tout simplement inégalable.

Un immense drapeau « Tanzneid » recouvre la scène quelques instants, faisant monter l’attente d’un public déjà survolté. Puis il tombe.

Dès les premières notes de « TANZNEID », le ton est donné. Le groupe allemand transforme instantanément le Zénith en une gigantesque discothèque metal. La reprise de « Still Waiting » de Sum 41 est accueillie avec ferveur avant que « Tekkno Train », « Hypa Hypa » et « MC Thunder » ne déclenchent une succession de circle pits monumentaux.

Le public saute, danse et chante sans relâche sur « Pump It » et « Hurrikan ». Même les transitions se transforment en véritables numéros de spectacle, à l’image du délirant medley « All The Small Things / Bodies », présenté sous la forme d’un improbable DJ set signé Electric Bassboy.

L’ambiance ne retombe jamais avec « Revery », « Hypercharged » et « Mindreader », qui maintiennent le niveau d’énergie à son maximum. Le groupe surprend ensuite avec une version en partie acoustique d’« Everytime We Touch », reprise en chœur par l’ensemble des festivaliers dans un moment aussi inattendu que fédérateur.

« Let The Good Times Roll », « MC Thunder II (Dancing Like A Ninja) » et « Elevator Operator » prolongent cette impressionnante démonstration d’efficacité scénique. Le solo de batterie, agrémenté de passages empruntés à « Raining Blood », offre une parenthèse technique bienvenue avant l’ultime déferlante.

Lorsque résonnent les premières notes de « RATATATA », fruit de la collaboration avec BABYMETAL, le public bascule définitivement dans l’euphorie. « Spaceman » maintient la pression avant un final monumental sur « We Got The Moves ». Confettis, danseurs, refrains repris à l’unisson et sourires omniprésents : difficile d’imaginer meilleure conclusion.

C’est ainsi que s’achèvent trois jours de musique, de fête et de communion au Zénith du Grand Nancy. Une chose est déjà certaine : le Heavy Week-End sera de retour l’année prochaine. Les pass pour l’édition 2027, qui se tiendra les 4, 5 et 6 juin, sont d’ores et déjà disponibles.

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