Heavy Week-End /

Le 06 Juin 2026 /

Le Zénith – Nancy (54) /

Notre avis : 5/5.


Entre la fougue punk-metal des Nova Twins, la célébration historique de Sepultura par les frères Cavalera, la maîtrise technique de Trivium et la puissance tellurique de Gojira, cette journée a offert un véritable condensé de ce que le metal contemporain produit de plus intense.

Nova Twins : l’énergie à l’état brut

Les Britanniques de Nova Twins lancent les festivités avec une décharge d’énergie aussi explosive qu’irrésistible. Dès « Antagonist », le duo impose son mélange unique de rock alternatif, de punk et de metal moderne. Le public répond immédiatement présent.

« Sandman », « Cleopatra » et « Taxi » s’enchaînent avec une efficacité redoutable, portés par le charisme magnétique d’Amy Love et Georgia South. Plus mélodiques, « Soprano » et « Hide & Seek » permettent au groupe de démontrer toute l’étendue de son univers sonore avant que « Parallel Universe » et « N.O.V.A » ne relancent la machine.

Le final est particulièrement percutant : « Drip », « Choose Your Fighter », « Piranha » et surtout « Monsters » déclenchent les premiers grands mouvements de foule de la journée. Une entrée en matière parfaite.

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Cavalera : retour aux sources de la légende Sepultura

L’attente est immense lorsque Max et Igor Cavalera montent sur scène. Le duo revisite une nouvelle fois l’héritage de Sepultura avec une authenticité et une rage intactes.

« Refuse/Resist » ouvre les débats dans une explosion de décibels immédiatement reprise par le public. Les classiques s’enchaînent : « Slave New World », « Nomad », « Amen » et « Propaganda » rappellent à quel point l’album Chaos A.D. demeure une référence absolue du metal des années 1990.

Moment de respiration avec « Kaiowas », interprété dans une ambiance presque cérémonielle, avant une nouvelle montée en puissance grâce à « We Who Are Not As Others » et « Clenched Fist ».

« Biotech Is Godzilla » puis « Territory » déclenchent un véritable séisme dans les premiers rangs. Le groupe conclut sur une reprise habitée de « Symptom Of The Universe » de Black Sabbath, précédée de son introduction originale, avant un ultime rappel de « Refuse/Resist » dans une version alternative particulièrement féroce.

Une démonstration de force qui rappelle l’influence considérable des Cavalera sur plusieurs générations de musiciens.

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Trivium : précision chirurgicale et communion avec le public

Les Floridiens de Trivium prennent le relais avec une prestation exemplaire. Dès « Pull Harder On The Strings Of Your Martyr », le public explose et accompagne chaque refrain.

Le groupe déroule ensuite un best-of parfaitement équilibré entre toutes les époques de sa carrière. « Strife », « A Gunshot To The Head Of Trepidation » et « The Sin And The Sentence » illustrent la richesse d’un répertoire capable de conjuguer agressivité et mélodie.

« Down From The Sky » et « Until The World Goes Cold » apportent une dimension plus atmosphérique avant le retour de la violence maîtrisée de « Like Light To The Flies ».

La surprise du soir arrive avec « Dying In Your Arms », jouée pour la première fois sur cette tournée et accueillie avec enthousiasme par les fans de longue date. « Silence In The Snow », « Throes Of Perdition », « Catastrophist » et « The Heart From Your Hate » maintiennent une intensité constante.

Puis vient l’inévitable « In Waves ». Dès les premières notes, le Zénith entier reprend le célèbre cri de guerre du groupe dans une communion totale. Un final triomphal.

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Gojira : la puissance Française au sommet

Pour clôturer cette journée, Gojira livre une performance monumentale. Les Landais ouvrent avec « Born For One Thing » et « Backbone », immédiatement suivis d’un « Stranded » repris en chœur par plusieurs milliers de spectateurs.

Le groupe alterne habilement entre classiques et morceaux plus récents. « The Cell », « Flying Whales » et « Love », agrémenté de l’outro de « Remembrance », rappellent toute la singularité de son univers sonore.

L’exécution magistrale de « The Art Of Dying » constitue l’un des sommets techniques de la soirée, avant un impressionnant solo de batterie qui met en lumière la précision de Mario Duplantier.

La deuxième partie du concert ne laisse aucun répit : « Grind », « Another World », « Silvera », « The Chant » et « Amazonia » démontrent la capacité du groupe à renouveler son langage musical sans perdre en puissance.

Pour le rappel, Gojira crée la surprise avec « Mea Culpa (Ah ! Ça Ira !) », adaptation du chant révolutionnaire Français dévoilé lors des Jeux Olympiques de Paris 2024. Le public exulte avant un dernier coup de grâce : « The Gift Of Guilt », interprété dans une atmosphère à la fois lourde et majestueuse.

Gojira confirme son statut de géant du metal mondial !

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