Bruno Blum

« Rock in the City »

400 pages,  16 €
Genre : Autobiographie rock’n’roll
Editions : Édition Dandelion
Langue : français 

Sortie :  mai 2026
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par Mike S

Bruno Blum n’a jamais été un spectateur du rock, mais un type plongé jusqu’au cou dans son tumulte. Avec Rock in the City, il balance 400 pages d’une autobiographie pas comme les autres…  Un pavé dense, qui sent la sueur des concerts et l’encre des rédactions.

Ancien correspondant de Best à Londres entre 1977 et 1981, Blum a aussi traîné sa plume dans Rock & Folk et Les Inrockuptibles. Autant dire qu’il a vu passer du lourd, et pas depuis les loges VIP aseptisées d’aujourd’hui. Ici, il raconte, il déballe, il vit encore ses rencontres avec les monstres sacrés du rock.

Bruno BlumMais attention, ce n’est pas une autobiographie classique. Dès la préface, il casse les codes : pas de star venue valider le propos, mais un échange d’emails brut avec un autre journaliste et ami, Bernard Loupias. Un dialogue sincère qui pose le ton : rester soi-même, sans filtre ni calcul.

Et puis ce “Rock” du titre, il prend des détours. Le premier chapitre s’ouvre sur la BD, avec des figures comme Goscinny. Un crochet inattendu, mais qui prépare le terrain pour la suite, beaucoup plus électrique. Blum enrichit son récit avec une avalanche d’illustrations, dessins et caricatures.
Un héritage de son passé chez Actuel, et de ses années de fan de BD. Le résultat : un livre qui se regarde autant qu’il se lit.

Surtout, Rock in the City nous replonge dans les années 70. Londres, le punk qui explose, les Sex Pistols, The Clash et les autres. Le Hard Rock qui se forge une réputation, avec Motörhead en train d’écrire sa légende. Une époque où la presse rock anglaise et française tirait à des centaines de milliers d’exemplaires. A des années lumières des 20000 exemplaires max des Inrocks aujourd’hui… De quoi avoir la grosse tête, oui ! 

On voyage de Johnny Thunders à Bob Marley, de Téléphone à Led Zeppelin, de The Police aux Stones. Des lieux mythiques, des noms gravés dans le marbre, et une authenticité rare. Rien à voir avec les papiers formatés d’aujourd’hui. Ici, tout est vécu, senti, encaissé… et certainement pas assisté par l’I.A… 

Pour les amateurs d’histoire du rock, c’est une plongée sans tuba dans deux décennies totalement folles. Une époque où Hendrix, Bowie, Iggy Pop ou Dylan pouvaient encore se croiser dans le même club. 

Au final, Bruno Blum et son Rock in the City, nous propose un livre brut, vivant, indispensable pour comprendre d’où vient le rock… et pourquoi il ne sera plus jamais comme avant.


Liens :
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Dandelion 


MOTS DE L’EDITEUR : 
ROCK IN THE CITY – Mick, Dylan, Rotten, Marley, et cætera, de Bruno Blum : une trentaine d’anecdotes inédites dans les coulisses du rock mondial, signées par l’une des plumes les plus singulières du journalisme musical français.