Les Moissons Rock /
Le 16 Mai 2026 /
Juvigny (51) /
Notre avis : 5/5.
Cette édition 2026 des Moissons Rock restera longtemps dans nos têtes. Avec 11 000 festivaliers réunis sur le week-end (dont plus de 4000 personnes pour cette soirée de clôture), le festival signe un record de fréquentation historique. Une réussite immense, portée par un public fidèle et toujours plus nombreux, avec un samedi soir affichant complet… quatre jours avant l’ouverture des portes. Derrière cette réussite, il y a aussi une aventure humaine exceptionnelle. Celle des 140 bénévoles présents chaque soir, mais aussi de toutes celles et ceux qui ont donné de leur temps avant, pendant et après le festival pour faire vivre cette nouvelle édition. Une énergie collective sans laquelle rien ne serait possible.
CONTREMEUTE : le chaos comme exutoire collectif
Originaire de Strasbourg, CONTREMEUTE ouvre le bal avec une intensité rare. Le groupe impose immédiatement sa signature : une frappe punk dans un univers décalé et incisif, un ovni musical revendiqué, avançant avec l’auto-dérision comme arme et la colère comme moteur.
Sur scène, tout devient physique. Le chanteur-performeur pousse la diction jusqu’à la rupture, déforme les mots comme il tord son corps, cherche constamment le point de bascule. Sa voix, tour à tour charismatique, vindicative ou désabusée, fait surgir des émotions brutes : rage lucide, tendresse inattendue, pétages de plomb assumés.
Autour de lui, la basse bondit, la guitare trace des lignes psychédéliques et la batterie explose les cadres dans un chaos parfaitement maîtrisé. Un véritable feu d’artifice sonore, multicolore et incontrôlable, ouvrant cet espace rare : celui d’un exutoire collectif.
En 2025, le groupe avait dévoilé « Basket Tellurique », un EP autoproduit de trois titres accompagné de trois clips. Entre jogging, violences policières et burn-out, CONTREMEUTE traite ses thèmes avec un faux détachement où l’ironie laisse toujours apparaître une gravité plus profonde.
Le public des Moissons a notamment pu découvrir : « Jogger », « Zoo », « Planète Stupide », « Fixe », « Philippe », « Bivouac », « PIB », « Super », « Talk Show », « Wawa » et « Douches ».

Contremeute : Facebook / Instagram / Bandcamp / Youtube
Les photos de la soirée : ici.
COPYCAT : fraîcheur insolente et complicité contagieuse
Changement d’atmosphère avec COPYCAT, duo aussi attachant qu’efficace formé par deux cousines musiciennes : Apolline et Zoé. Entre pop, folk et rock, les deux artistes imposent rapidement un univers singulier, à la fois léger en apparence et particulièrement juste dans le fond.
Apolline, au chant et à la basse, apporte une présence frontale et spontanée, tandis que Zoé, guitare en main, complète parfaitement cette alchimie naturelle qui saute immédiatement aux yeux sur scène. Accompagnées d’une boîte à rythme minimaliste mais redoutablement efficace, elles construisent des morceaux directs, vivants, sans détour.
Chez COPYCAT, les thèmes du quotidien deviennent matière à chansons : les séances chez le psy, l’acné, les relations bancales, les mecs relous ou les doutes adolescents. Tout est abordé avec humour, autodérision et une sincérité désarmante. Le groupe passe d’une énergie presque punk à des moments plus sensibles, sans jamais perdre le fil.
Très vite, le public se laisse embarquer par cette liberté de ton et cette fraîcheur permanente. Les morceaux s’enchaînent avec naturel, portés par des textes cisellés, des refrains accrocheurs et une complicité communicative entre les deux musiciennes. Une vraie bouffée d’air frais dans cette édition 2026.
Parmi les titres joués : « Mode Avion », « Oulala », « Open Bar », « Va Tfaire », « Morning Routine » ou encore « 16 », repris avec enthousiasme par un public rapidement conquis.
Au-delà de l’énergie, c’est surtout l’authenticité du duo qui marque. COPYCAT ne cherche jamais à surjouer : tout paraît instinctif, sincère, générationnel. Un concert solaire, drôle et touchant à la fois, qui confirme tout le potentiel du projet.

Copycat : Facebook / Instagram / TikTok / Bandcamp / Site Officiel
Les photos de la soirée : ici.
MATMATAH & THE FUZZY BRASS FOUR : communion totale avec le public
Très attendu tout au long du week-end, Matmatah n’a pas déçu. Dès les premières notes, le groupe breton transforme le site des Moissons Rock en immense chœur à ciel ouvert. Entre nostalgie, énergie brute et plaisir évident de retrouver la scène, le concert prend rapidement des allures de célébration collective.
La présence scénique du groupe impressionne, portée également par les cuivres de THE FUZZY BRASS FOUR qui apportent une dimension supplémentaire au spectacle. Leurs interventions viennent enrichir les morceaux d’une chaleur et d’une ampleur particulières, donnant encore plus de relief aux envolées rock de MATMATAH. Tantôt festifs, tantôt puissants, ces arrangements cuivrés enveloppent le set d’une énergie communicative qui séduit immédiatement le public.
Le public répond présent sur chaque morceau, des titres récents aux classiques incontournables. Les refrains sont repris avec ferveur, les bras se lèvent, les sourires se multiplient : une véritable communion s’installe entre le groupe et les festivaliers.
MATMATAH déroule un set généreux et parfaitement maîtrisé, alternant puissance rock, passages plus mélodiques et cette identité si particulière qui traverse leur discographie depuis leurs débuts. La voix immédiatement reconnaissable de Tristan continue de porter ces chansons avec la même intensité, entre poésie brute, ironie et regard lucide sur le monde.
Le groupe interprète notamment « Retour À La Normale », « Le Rhume Des Foins », « Au Conditionnel », « Nous Y Sommes », « Derrière Ton Dos », « Brest-Même », « Emma », « Crépuscule Dandy », « Fière Allure », « Bianca », « Lambé », sans oublier les incontournables « Putain Putain » et « L’Apologie », accueillis dans une explosion de voix et d’applaudissements.
Chaque morceau agit comme un point de ralliement générationnel. Certains festivaliers découvrent le groupe, d’autres retrouvent des chansons qui les accompagnent depuis des années, mais tous partagent ce même sentiment d’être au bon endroit, au bon moment.
Dans la nuit des Moissons Rock, MATMATAH a rappelé pourquoi le groupe occupe une place si particulière dans le paysage rock français : une capacité rare à mêler énergie populaire, textes habités et puissance fédératrice. Une performance dense, chaleureuse et profondément humaine, sublimée par l’apport des cuivres de THE FUZZY BRASS FOUR, qui restera comme l’un des grands moments de cette édition 2026.

Matmatah : Facebook / Instagram / X / Youtube / Site Officiel
Les photos de la soirée : ici.
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
Le 16 Mai 2026 /
Juvigny (51) /
Notre avis : 5/5.
Cette édition 2026 des Moissons Rock restera longtemps dans nos têtes. Avec 11 000 festivaliers réunis sur le week-end (dont plus de 4000 personnes pour cette soirée de clôture), le festival signe un record de fréquentation historique. Une réussite immense, portée par un public fidèle et toujours plus nombreux, avec un samedi soir affichant complet… quatre jours avant l’ouverture des portes. Derrière cette réussite, il y a aussi une aventure humaine exceptionnelle. Celle des 140 bénévoles présents chaque soir, mais aussi de toutes celles et ceux qui ont donné de leur temps avant, pendant et après le festival pour faire vivre cette nouvelle édition. Une énergie collective sans laquelle rien ne serait possible.
CONTREMEUTE : le chaos comme exutoire collectif
Originaire de Strasbourg, CONTREMEUTE ouvre le bal avec une intensité rare. Le groupe impose immédiatement sa signature : une frappe punk dans un univers décalé et incisif, un ovni musical revendiqué, avançant avec l’auto-dérision comme arme et la colère comme moteur.
Sur scène, tout devient physique. Le chanteur-performeur pousse la diction jusqu’à la rupture, déforme les mots comme il tord son corps, cherche constamment le point de bascule. Sa voix, tour à tour charismatique, vindicative ou désabusée, fait surgir des émotions brutes : rage lucide, tendresse inattendue, pétages de plomb assumés.
Autour de lui, la basse bondit, la guitare trace des lignes psychédéliques et la batterie explose les cadres dans un chaos parfaitement maîtrisé. Un véritable feu d’artifice sonore, multicolore et incontrôlable, ouvrant cet espace rare : celui d’un exutoire collectif.
En 2025, le groupe avait dévoilé « Basket Tellurique », un EP autoproduit de trois titres accompagné de trois clips. Entre jogging, violences policières et burn-out, CONTREMEUTE traite ses thèmes avec un faux détachement où l’ironie laisse toujours apparaître une gravité plus profonde.
Le public des Moissons a notamment pu découvrir : « Jogger », « Zoo », « Planète Stupide », « Fixe », « Philippe », « Bivouac », « PIB », « Super », « Talk Show », « Wawa » et « Douches ».
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COPYCAT : fraîcheur insolente et complicité contagieuse
Changement d’atmosphère avec COPYCAT, duo aussi attachant qu’efficace formé par deux cousines musiciennes : Apolline et Zoé. Entre pop, folk et rock, les deux artistes imposent rapidement un univers singulier, à la fois léger en apparence et particulièrement juste dans le fond.
Apolline, au chant et à la basse, apporte une présence frontale et spontanée, tandis que Zoé, guitare en main, complète parfaitement cette alchimie naturelle qui saute immédiatement aux yeux sur scène. Accompagnées d’une boîte à rythme minimaliste mais redoutablement efficace, elles construisent des morceaux directs, vivants, sans détour.
Chez COPYCAT, les thèmes du quotidien deviennent matière à chansons : les séances chez le psy, l’acné, les relations bancales, les mecs relous ou les doutes adolescents. Tout est abordé avec humour, autodérision et une sincérité désarmante. Le groupe passe d’une énergie presque punk à des moments plus sensibles, sans jamais perdre le fil.
Très vite, le public se laisse embarquer par cette liberté de ton et cette fraîcheur permanente. Les morceaux s’enchaînent avec naturel, portés par des textes cisellés, des refrains accrocheurs et une complicité communicative entre les deux musiciennes. Une vraie bouffée d’air frais dans cette édition 2026.
Parmi les titres joués : « Mode Avion », « Oulala », « Open Bar », « Va Tfaire », « Morning Routine » ou encore « 16 », repris avec enthousiasme par un public rapidement conquis.
Au-delà de l’énergie, c’est surtout l’authenticité du duo qui marque. COPYCAT ne cherche jamais à surjouer : tout paraît instinctif, sincère, générationnel. Un concert solaire, drôle et touchant à la fois, qui confirme tout le potentiel du projet.
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MATMATAH & THE FUZZY BRASS FOUR : communion totale avec le public
Très attendu tout au long du week-end, Matmatah n’a pas déçu. Dès les premières notes, le groupe breton transforme le site des Moissons Rock en immense chœur à ciel ouvert. Entre nostalgie, énergie brute et plaisir évident de retrouver la scène, le concert prend rapidement des allures de célébration collective.
La présence scénique du groupe impressionne, portée également par les cuivres de THE FUZZY BRASS FOUR qui apportent une dimension supplémentaire au spectacle. Leurs interventions viennent enrichir les morceaux d’une chaleur et d’une ampleur particulières, donnant encore plus de relief aux envolées rock de MATMATAH. Tantôt festifs, tantôt puissants, ces arrangements cuivrés enveloppent le set d’une énergie communicative qui séduit immédiatement le public.
Le public répond présent sur chaque morceau, des titres récents aux classiques incontournables. Les refrains sont repris avec ferveur, les bras se lèvent, les sourires se multiplient : une véritable communion s’installe entre le groupe et les festivaliers.
MATMATAH déroule un set généreux et parfaitement maîtrisé, alternant puissance rock, passages plus mélodiques et cette identité si particulière qui traverse leur discographie depuis leurs débuts. La voix immédiatement reconnaissable de Tristan continue de porter ces chansons avec la même intensité, entre poésie brute, ironie et regard lucide sur le monde.
Le groupe interprète notamment « Retour À La Normale », « Le Rhume Des Foins », « Au Conditionnel », « Nous Y Sommes », « Derrière Ton Dos », « Brest-Même », « Emma », « Crépuscule Dandy », « Fière Allure », « Bianca », « Lambé », sans oublier les incontournables « Putain Putain » et « L’Apologie », accueillis dans une explosion de voix et d’applaudissements.
Chaque morceau agit comme un point de ralliement générationnel. Certains festivaliers découvrent le groupe, d’autres retrouvent des chansons qui les accompagnent depuis des années, mais tous partagent ce même sentiment d’être au bon endroit, au bon moment.
Dans la nuit des Moissons Rock, MATMATAH a rappelé pourquoi le groupe occupe une place si particulière dans le paysage rock français : une capacité rare à mêler énergie populaire, textes habités et puissance fédératrice. Une performance dense, chaleureuse et profondément humaine, sublimée par l’apport des cuivres de THE FUZZY BRASS FOUR, qui restera comme l’un des grands moments de cette édition 2026.
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Les photos de la soirée : ici.
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By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportage Festival, Reportages 0 • Tags: Contremeute, Copycat, Juvigny, Les Moissons Rock, Matmatah, Moissons Rock