Les Eurockéennes /

Le 02 Juillet 2026 /

Belfort (90) /

Notre avis : 5/5.


Les Eurockéennes 2026 ont lancé leur édition sous un soleil généreux et dans une ambiance électrique. Entre la furie garage d’Upchuck, le retour très attendu de Social Distortion, le show fédérateur de The Offspring et la déflagration hard rock d’Airbourne, cette première journée a rappelé pourquoi le festival reste l’un des grands rendez-vous Européens des musiques amplifiées.

Upchuck lance l’édition 2026

La journée débute avec Upchuck, qui transforme rapidement la scène en véritable cocotte-minute. Porté par une chanteuse infatigable et un mélange de punk, de garage et de hardcore particulièrement abrasif, le groupe d’Atlanta ne laisse aucun répit. Les morceaux s’enchaînent avec une urgence communicative, provoquant les premiers pogos du week-end. Sans artifices, Upchuck s’impose comme l’une des belles révélations de cette première journée grâce à une énergie brute et une attitude résolument DIY.

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Social Distortion, l’élégance du punk rock

Le contraste est total lorsque Social Distortion prend possession de la scène. Mike Ness et ses compagnons déroulent un concert aussi sobre qu’efficace, fidèle à leur réputation. L’ouverture avec « Born to Kill » donne immédiatement le ton avant un enchaînement solide où « Untitled », « Tonight », « No Way Out » et « The Creeps » rappellent toute la richesse de leur répertoire.

Le public retrouve avec plaisir les classiques « Mommy’s Little Monster », « Partners in Crime », « Through These Eyes » et surtout « Story of My Life », véritable hymne repris en chœur par une assistance conquise. La fin de concert accélère encore avec « Reach for the Sky », « Dear Lover » puis l’inévitable « Don’t Drag Me Down », conclusion idéale d’une prestation sans temps mort qui confirme que Social Distortion demeure une référence incontournable du punk rock américain.

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The Offspring transforme le Malsaucy en gigantesque karaoké

Place ensuite à The Offspring, accueillis comme des héros. Dès « Come Out and Play », la foule explose et ne retombera jamais pendant près d’une heure et demie. Les Californiens enchaînent les tubes avec une facilité déconcertante : « All I Want », « Want You Bad », « Looking Out for #1 » ou encore « Staring at the Sun » entretiennent une communion permanente entre le groupe et les milliers de festivaliers.

Le medley « Hit That / Original Prankster » fait mouche, tandis que « Hammerhead » bénéficie d’un pont revisité spécialement pour la scène. Comme souvent, le groupe glisse quelques surprises au milieu de son set : des reprises de Black Sabbath avec « Electric Funeral / Paranoid », de Ozzy Osbourne avec « Crazy Train », du thème « In the Hall of the Mountain King » d’Edvard Grieg, sans oublier une improbable citation de « Love Story » de Taylor Swift qui amuse autant qu’elle surprend.

Le public reprend à pleins poumons « Bad Habit », agrémenté d’un clin d’œil au récent « Come To Brazil », avant une dernière ligne droite irrésistible composée de « Walla Walla », « Gotta Get Away », « Why Don’t You Get a Job? », « Pretty Fly (for a White Guy) » et « The Kids Aren’t Alright ». Le rappel est tout aussi spectaculaire avec « You’re Gonna Go Far, Kid », une courte introduction de « Seven Nation Army » reprise par toute la foule, puis un monumental « Self Esteem », dont le célèbre refrain est chanté à l’unisson par plusieurs dizaines de milliers de personnes. Une démonstration de savoir-faire scénique qui confirme que The Offspring demeure l’un des meilleurs groupes de festival de sa génération.

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Airbourne conclut la journée en apothéose

Il revient enfin à Airbourne de refermer cette première journée, mission dont les Australiens s’acquittent avec une efficacité redoutable. Dès « GUTSY », Joel O’Keeffe impose son énergie débordante. Guitare dans le dos, amplis poussés à fond et attitude digne des plus grandes heures d’AC/DC : le décor est planté.

Le groupe ne relâche jamais la pression avec « Too Much, Too Young, Too Fast », « Blonde, Bad and Beautiful », « Hungry », « Back in the Game » et « Raise the Flag ». Les refrains de « Cheap Wine & Cheaper Women », « Breakin’ Outta Hell » et « Alive After Death (Last Plane Out) » embrasent une foule entièrement acquise à leur cause.

Le final est à l’image du concert : spectaculaire et fédérateur. « Live It Up », « Stand Up for Rock ‘n’ Roll », « Ready to Rock » puis « Runnin’ Wild » concluent une prestation explosive qui transforme la presqu’île du Malsaucy en immense célébration du rock le plus direct.

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Une première journée qui donne le ton

Entre découvertes, vétérans toujours inspirés et têtes d’affiche parfaitement au rendez-vous, cette première journée des Eurockéennes 2026 aura offert un condensé de ce que le festival sait faire de mieux : des concerts généreux, une ambiance exceptionnelle et des milliers de festivaliers déjà impatients de découvrir la suite du programme.

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