Les Eurockéennes /
Le 04 Juillet 2026 /
Belfort (90) /
Notre avis : 5/5.
La troisième journée des Eurockéennes a offert un condensé de tout ce qui fait l’identité du festival : des découvertes prometteuses, des performances habitées et des retours très attendus. Des envolées poétiques de Bertrand Belin au triomphe populaire de Pulp, en passant par la folk fédératrice des Lumineers et le mystère de President, la presqu’île du Malsaucy a navigué entre contemplation, énergie brute et communion collective.
Bertrand Belin, la poésie en apesanteur
La journée s’ouvre sous le signe de la singularité avec Bertrand Belin. Fidèle à son univers, le Breton impose immédiatement son timbre grave et sa diction inimitable. Les morceaux de Watt, comme Pluie de data, Sur mon 31, L’inconnu en personne ou De corps et d’esprit, dévoilent des arrangements d’une grande finesse, entre chanson française, pop élégante et influences plus contemporaines. Avec La béatitude en conclusion, Belin confirme sa capacité à transformer les questionnements existentiels en une matière musicale à la fois sensible et hypnotique.

Les photos : ici.
President : le mystère fait monter la tension
Le contraste est saisissant avec President. Entièrement masqués, les Britanniques entretiennent leur mystère jusque sur scène. Leur mélange d’alternative metal, de pop emo et de refrains taillés pour les grandes foules séduit un public déjà conquis par le buzz qui entoure le groupe. De Fearless à In the Name of the Father, en passant par DOOM LOOP, RAGE et Mercy, le quatuor confirme qu’il ne devra plus être considéré comme une simple curiosité, mais bien comme l’une des révélations rock de cette édition.

Les photos : ici.
The Sophs et Cardinals, les confirmations de la nouvelle garde
Autre découverte marquante, The Sophs démontrent que leur réputation n’est pas usurpée. Les Californiens enchaînent les titres avec une énergie contagieuse, jonglant entre pop-punk, funk et rock alternatif. THE DOG DIES IN THE END, GOLDSTAR, BIG RED X ou encore Sweat témoignent d’un groupe capable de passer de l’urgence électrique à des mélodies plus accrocheuses sans jamais perdre son intensité.

Les photos : ici.
La scène suivante accueille Cardinals, fers de lance du renouveau du rock irlandais. Portés par une écriture sombre et un son singulier où l’accordéon trouve naturellement sa place, les cinq musiciens livrent une prestation tendue et habitée. She Makes Me Real, Masquerade, Barbed Wire ou The Burning of Cork confirment tout le potentiel d’un groupe déjà soutenu par la nouvelle génération du rock irlandais.

Les photos : ici.
Les Lumineers, une communion avec le public
Moment de communion en fin d’après-midi avec The Lumineers, venus pour leur unique date estivale française. Le duo américain déroule un répertoire où les nouveaux titres d’Automatic trouvent naturellement leur place aux côtés des classiques. Flowers in Your Hair, Angela, Ho Hey, Ophelia, Sleep on the Floor et Stubborn Love déclenchent d’immenses chœurs, tandis que WHERE WE ARE transforme le Malsaucy en une mer de bras levés. Une démonstration de simplicité et d’efficacité.

Les photos : ici.
GANS, la décharge d’adrénaline
Dans un registre beaucoup plus abrasif, GANS apporte une décharge de tension bienvenue. Le duo de Birmingham assume son esthétique sombre et minimaliste, enchaînant IN TIME, IT’S JUST LIFE, STEP-PSYCHOSIS ou encore OH GEORGE avec une intensité brute. Peu de fioritures, beaucoup de rage : une proposition radicale qui trouve parfaitement sa place aux Eurocks.

Les photos : ici.
Pulp, un retour triomphal
La soirée atteint son sommet avec Pulp. Vingt-huit ans après leur dernier passage aux Eurockéennes, Jarvis Cocker et ses compagnons retrouvent le public français avec une élégance intacte. Les nouvelles chansons de More, comme Spike Island, Farmers Market ou Got to Have Love, s’intègrent naturellement à un catalogue devenu mythique. Lorsque résonnent Disco 2000, Babies puis l’inévitable Common People, le festival bascule dans une véritable célébration collective. A Sunset, en guise de dernier morceau, clôt un concert à la hauteur de l’attente.

Les photos : ici.
Une journée à l’image des Eurockéennes
Entre les confidences poétiques de Bertrand Belin, les confirmations de President et Cardinals, les découvertes explosives de The Sophs et GANS, la parenthèse lumineuse des Lumineers et le retour magistral de Pulp, cette troisième journée aura parfaitement illustré l’ADN des Eurockéennes : faire dialoguer générations, styles et émotions dans une même ferveur.
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
Le 04 Juillet 2026 /
Belfort (90) /
Notre avis : 5/5.
La troisième journée des Eurockéennes a offert un condensé de tout ce qui fait l’identité du festival : des découvertes prometteuses, des performances habitées et des retours très attendus. Des envolées poétiques de Bertrand Belin au triomphe populaire de Pulp, en passant par la folk fédératrice des Lumineers et le mystère de President, la presqu’île du Malsaucy a navigué entre contemplation, énergie brute et communion collective.
Bertrand Belin, la poésie en apesanteur
La journée s’ouvre sous le signe de la singularité avec Bertrand Belin. Fidèle à son univers, le Breton impose immédiatement son timbre grave et sa diction inimitable. Les morceaux de Watt, comme Pluie de data, Sur mon 31, L’inconnu en personne ou De corps et d’esprit, dévoilent des arrangements d’une grande finesse, entre chanson française, pop élégante et influences plus contemporaines. Avec La béatitude en conclusion, Belin confirme sa capacité à transformer les questionnements existentiels en une matière musicale à la fois sensible et hypnotique.
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President : le mystère fait monter la tension
Le contraste est saisissant avec President. Entièrement masqués, les Britanniques entretiennent leur mystère jusque sur scène. Leur mélange d’alternative metal, de pop emo et de refrains taillés pour les grandes foules séduit un public déjà conquis par le buzz qui entoure le groupe. De Fearless à In the Name of the Father, en passant par DOOM LOOP, RAGE et Mercy, le quatuor confirme qu’il ne devra plus être considéré comme une simple curiosité, mais bien comme l’une des révélations rock de cette édition.
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The Sophs et Cardinals, les confirmations de la nouvelle garde
Autre découverte marquante, The Sophs démontrent que leur réputation n’est pas usurpée. Les Californiens enchaînent les titres avec une énergie contagieuse, jonglant entre pop-punk, funk et rock alternatif. THE DOG DIES IN THE END, GOLDSTAR, BIG RED X ou encore Sweat témoignent d’un groupe capable de passer de l’urgence électrique à des mélodies plus accrocheuses sans jamais perdre son intensité.
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La scène suivante accueille Cardinals, fers de lance du renouveau du rock irlandais. Portés par une écriture sombre et un son singulier où l’accordéon trouve naturellement sa place, les cinq musiciens livrent une prestation tendue et habitée. She Makes Me Real, Masquerade, Barbed Wire ou The Burning of Cork confirment tout le potentiel d’un groupe déjà soutenu par la nouvelle génération du rock irlandais.
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Les Lumineers, une communion avec le public
Moment de communion en fin d’après-midi avec The Lumineers, venus pour leur unique date estivale française. Le duo américain déroule un répertoire où les nouveaux titres d’Automatic trouvent naturellement leur place aux côtés des classiques. Flowers in Your Hair, Angela, Ho Hey, Ophelia, Sleep on the Floor et Stubborn Love déclenchent d’immenses chœurs, tandis que WHERE WE ARE transforme le Malsaucy en une mer de bras levés. Une démonstration de simplicité et d’efficacité.
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GANS, la décharge d’adrénaline
Dans un registre beaucoup plus abrasif, GANS apporte une décharge de tension bienvenue. Le duo de Birmingham assume son esthétique sombre et minimaliste, enchaînant IN TIME, IT’S JUST LIFE, STEP-PSYCHOSIS ou encore OH GEORGE avec une intensité brute. Peu de fioritures, beaucoup de rage : une proposition radicale qui trouve parfaitement sa place aux Eurocks.
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Pulp, un retour triomphal
La soirée atteint son sommet avec Pulp. Vingt-huit ans après leur dernier passage aux Eurockéennes, Jarvis Cocker et ses compagnons retrouvent le public français avec une élégance intacte. Les nouvelles chansons de More, comme Spike Island, Farmers Market ou Got to Have Love, s’intègrent naturellement à un catalogue devenu mythique. Lorsque résonnent Disco 2000, Babies puis l’inévitable Common People, le festival bascule dans une véritable célébration collective. A Sunset, en guise de dernier morceau, clôt un concert à la hauteur de l’attente.
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Une journée à l’image des Eurockéennes
Entre les confidences poétiques de Bertrand Belin, les confirmations de President et Cardinals, les découvertes explosives de The Sophs et GANS, la parenthèse lumineuse des Lumineers et le retour magistral de Pulp, cette troisième journée aura parfaitement illustré l’ADN des Eurockéennes : faire dialoguer générations, styles et émotions dans une même ferveur.
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By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportage Festival, Reportages 0 • Tags: Belfort, Bertrand Belin, Cardinals, Gans, Les Eurockéennes, Les Eurockéennes de Belfort, President, Pulp, The Lumineers, The Sophs