La Rockhal / 

Ghinzu / 

Le 06 Juin 2026 – Esch Sur Alzette (Lux) / 

Notre avis : 5/5. 


Il y a des groupes qui ne perdent rien de leur intensité avec les années. Ghinzu en fait incontestablement partie. De retour sur la scène de La Rockhal, les Bruxellois ont livré un concert incandescent, alternant tension, mélodies ciselées et déflagrations sonores devant un public conquis.

Une entrée en matière captivante

Dès les premières notes de « When Other Worlds Await », le ton est donné. Le groupe installe une atmosphère dense et cinématographique avant d’enchaîner avec « Cold Love », où la voix habitée de John Stargasm trouve immédiatement sa place dans un son à la fois ample et précis.

Une montée en puissance parfaitement maîtrisée

Les classiques s’enchaînent ensuite avec une fluidité remarquable. « Morning Lights » apporte une respiration plus lumineuse avant que « Out Of Control » ne fasse monter la température. Les riffs tranchants et la section rythmique implacable rappellent pourquoi Ghinzu demeure l’un des groupes de rock les plus singuliers de sa génération.

Le milieu du concert est particulièrement solide. « It’s The Law », « Snow White » et « Apologies » offrent un équilibre parfait entre tension dramatique et efficacité mélodique. La Rockhal chante, danse et accompagne chaque refrain, preuve que ces morceaux ont traversé les années sans prendre une ride.

Entre intensité et expérimentations

Avec « The Dragster-Wave » et « 21st Century Crooners », le groupe explore ses facettes les plus expérimentales, jouant sur les contrastes entre montées hypnotiques et explosions électriques. Puis vient « Death Race », véritable décharge d’adrénaline, avant un « Do You Read Me ? » particulièrement intense.

La dernière ligne droite du set principal ne faiblit pas. « Mine » conclut cette première partie sur une note aussi élégante que puissante, sous une ovation nourrie.

Des rappels à la hauteur de l’événement

Le premier rappel confirme que Ghinzu n’a rien perdu de son sens de la dramaturgie. « Fool », « Mirror Mirror », « Dream Maker » et surtout « Blow », toujours aussi fédérateur, déclenchent les plus vives réactions de la soirée. Le public reprend les refrains à pleins poumons tandis que le groupe semble prendre un plaisir évident à prolonger ce moment de communion.

Mais les Bruxellois réservent une ultime surprise. Revenus une seconde fois sur scène, ils offrent « Forever » en guise d’adieu. Une conclusion sobre, intense et émouvante qui laisse La Rockhal suspendue aux dernières notes avant une longue ovation.

Ghinzu, toujours incontournable

Au-delà de la qualité de l’interprétation, c’est la cohésion du groupe qui impressionne. Chaque morceau bénéficie d’une mise en place irréprochable, les arrangements gagnent encore en ampleur sur scène et l’énergie ne retombe jamais. Sans artifices superflus, Ghinzu démontre qu’il reste une référence du rock BHelge, capable de conjuguer puissance, sophistication et émotion avec une facilité déconcertante.

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Les photos de la soirée : ici.

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