Hellfest /
Le 21 Juin 2026 /
Clisson (44) /
Notre avis : 5/5.
Ghislain ADAM à la rédaction et Fabrice ANDRÉ pour les photos.
Clisson, dimanche. Le mercure tutoie des sommets rarement atteints sur le site du Hellfest. Dès la fin de matinée, les zones d’ombre deviennent les biens les plus précieux du festival. Malgré une chaleur écrasante, les festivaliers répondent présents pour cette quatrième et dernière journée, qui va une nouvelle fois démontrer la diversité d’une affiche capable de faire cohabiter punk, metalcore, hard rock et rock’n’roll garage.
Rise Against : engagement et efficacité
Les Américains de Rise Against sont chargés d’ouvrir les hostilités sur la Main Stage, et ne mettent pas longtemps à rappeler pourquoi ils figurent parmi les valeurs sûres du punk rock mélodique. Malgré une chaleur écrasante, le quatuor de Chicago livre une prestation intense, portée par une énergie communicative et une précision irréprochable.
Le ton est donné dès les premières secondes avec l’explosif « Re-Education (Through Labor) », qui déclenche immédiatement les premiers pogos. « Under The Knife » et « Satellite » prennent le relais sans laisser le moindre temps mort, mettant une fosse déjà bien garnie en ébullition malgré les températures caniculaires.
Toujours aussi charismatique, Tim McIlrath alterne les messages engagés, fidèles à l’ADN du groupe, et les appels à savourer pleinement cette ultime journée de festival. Sans jamais tomber dans le discours moralisateur, le chanteur rappelle les valeurs de solidarité et d’espoir qui traversent le répertoire de Rise Against, tout en maintenant une proximité constante avec le public.
La machine continue de tourner à plein régime avec « Give It All », « Help Is On The Way » et « Ready To Fall », trois titres qui entretiennent une intensité permanente et suscitent de nombreux circle pits. Les refrains fédérateurs sont repris avec ferveur par un public conquis, tandis que le groupe affiche une cohésion sans faille.
La seconde partie du concert offre l’un des plus beaux moments de cette prestation grâce à un enchaînement particulièrement inspiré. « The Good Left Undone » est accueilli comme un véritable hymne avant que « Prayer Of The Refugee » ne fasse monter encore d’un cran l’intensité. L’émotion prend ensuite le dessus avec « Swing Life Away », interprétée en version acoustique. Les milliers de voix qui accompagnent Tim McIlrath transforment cette parenthèse intimiste en un moment suspendu, contrastant parfaitement avec la déferlante d’énergie qui l’entoure.
Pour conclure, « Chamber The Cartridge » relance les hostilités avant que « Savior », devenu l’incontournable final des concerts de Rise Against, ne fasse exploser la Main Stage. Chanté à l’unisson par une foule entièrement acquise à leur cause, ce dernier morceau clôt une prestation aussi généreuse qu’efficace, confirmant que, plus de vingt ans après leurs débuts, les Américains n’ont rien perdu de leur puissance de frappe sur scène.

Les photos : ici.
Architects : la déferlante moderne
Sous un soleil de plomb qui écrase le site du festival, Architects livre sans conteste l’une des prestations les plus marquantes et les plus puissantes du week-end. Les Britanniques ne tardent pas à imposer leur domination avec « Elegy », dont les premières notes plongent instantanément la Main Stage dans une atmosphère aussi sombre qu’explosive. L’enchaînement avec « Whiplash » est dévastateur et provoque les premiers immenses circle pits de la journée, témoignant de l’attente suscitée par le groupe.
Véritable maître de cérémonie, Sam Carter impressionne par une prestation vocale remarquable. Capable d’alterner avec une aisance déconcertante les hurlements rageurs et les lignes mélodiques, le frontman captive le public du début à la fin, multipliant les échanges avec les premiers rangs sans jamais perdre en intensité.
Le groupe déroule ensuite un répertoire parfaitement calibré. « Doomsday » provoque une immense clameur, son refrain étant repris par une foule compacte, tandis que « Black Lungs » et « Blackhole » confirment à quel point Architects s’est imposé comme l’un des piliers du metal moderne. Portés par une production massive et des musiciens d’une précision chirurgicale, les morceaux gagnent encore en puissance sur scène.
L’intensité ne retombe jamais. « Impermanence » transforme la fosse en véritable champ de bataille, « Broken Mirror » enfonce le clou avec ses riffs tranchants, avant que « Brain Dead » ne pousse encore davantage le public à se déchaîner. Entre headbangs, slams et nuages de poussière, la Main Stage vit l’un de ses moments les plus explosifs de cette édition.
Le concert prend ensuite une tournure plus émotionnelle avec « When We Were Young ». Dans une ambiance plus recueillie, Sam Carter invite le public à chanter avec lui, offrant une respiration bienvenue avant le dernier assaut.
Le final est tout simplement irrésistible. « Everything Ends » relance la machine avec une violence maîtrisée, « Seeing Red », devenu l’un des nouveaux hymnes du groupe, déclenche une véritable déferlante dans la fosse, avant qu' »Animals » ne vienne conclure le concert de manière magistrale. Repris par des dizaines de milliers de festivaliers, le refrain résonne longtemps après les dernières notes, scellant une performance monumentale qui confirme, une fois encore, le statut d’Architects parmi les formations incontournables de la scène metal actuelle.

Les photos : ici.
The Hives : les rois du rock’n’roll
Impossible de résister au charisme dévastateur de Pelle Almqvist. Costume noir parfaitement ajusté malgré une chaleur accablante, le leader de The Hives fait son entrée comme s’il montait sur le ring, prêt à livrer un véritable combat de rock’n’roll. Dès les premiers instants, il captive la foule par son énergie inépuisable, son humour irrésistible et ses provocations savamment dosées, transformant instantanément la Main Stage en une immense fête où chaque spectateur devient un acteur du spectacle.
L’ouverture avec « Enough Is Enough » donne immédiatement le ton, avant que « Main Offender » et « Hooray Hooray Hooray » ne fassent exploser l’ambiance. Pelle Almqvist multiplie les échanges avec le public, encourage les festivaliers à lever les bras, à sauter et à chanter, récoltant à chaque intervention une réponse enthousiaste d’une foule totalement acquise à sa cause.
Derrière ce frontman hors norme, le quintette suédois fait parler toute son efficacité. Les guitares claquent avec une précision redoutable, la section rythmique déroule sans faiblir et le groupe enchaîne les morceaux avec une fluidité remarquable. « Paint A Picture » et « Bogus Operandi » démontrent que The Hives reste capable de conjuguer urgence punk et refrains accrocheurs, tandis que « Hate To Say I Told You So », accueilli comme un véritable hymne, provoque une explosion de décibels dans la fosse. « Countdown To Shutdown » maintient une tension permanente, sans qu’aucun temps mort ne vienne casser le rythme.
Le dernier acte est un véritable feu d’artifice. « Come On! » lance un sprint final irrésistible, rapidement suivi par l’incontournable « Tick Tick Boom », dont le riff déclenche une nouvelle vague de pogos et de sauts synchronisés. « Legalize Living » prolonge cette euphorie collective avant que « Walk Idiot Walk » ne fasse chanter des milliers de voix à l’unisson.
Le concert s’achève avec « The Hives Forever Forever The Hives », véritable déclaration d’amour à leur propre démesure. Sous un soleil de plomb, Clisson se transforme alors en une gigantesque piste de danse où se mêlent sourires, sueur et énergie débordante. Fidèles à leur réputation, les Suédois livrent un show aussi spectaculaire que jubilatoire, rappelant qu’ils demeurent l’une des formations les plus explosives et les plus divertissantes de la scène rock actuelle.

Les photos : ici.
Bad Omens : l’ascension confirmée
Très attendus sur la Main Stage, Bad Omens confirme sans la moindre hésitation qu’il appartient désormais au cercle très fermé des têtes d’affiche du metal contemporain. Devant une foule particulièrement jeune et acquise à sa cause, le quintette américain livre un concert aussi spectaculaire que maîtrisé, porté par une mise en scène soignée et une puissance sonore impressionnante.
L’entrée en matière avec « Specter » installe immédiatement une atmosphère sombre et cinématographique. Les premiers riffs font monter la tension avant que « Glass Houses » ne libère toute l’énergie contenue dans la fosse. Le public explose instantanément, reprenant chaque refrain avec une ferveur qui témoigne de l’incroyable ascension du groupe ces dernières années.
Au centre de toutes les attentions, Noah Sebastian impressionne par sa présence scénique autant que par sa maîtrise vocale. Avec une aisance déconcertante, il alterne les passages les plus mélodiques, presque fragiles, et les explosions de violence caractéristiques du groupe, sans jamais perdre en intensité. Son interprétation de « The Death Of Peace Of Mind » constitue l’un des premiers sommets du concert, le morceau étant repris à pleins poumons par des milliers de festivaliers dans une communion saisissante.
La suite du set confirme toute la richesse du répertoire de Bad Omens. « Dying To Love », « Concrete Jungle », « Nowhere To Go » et « Limits » installent une ambiance presque hypnotique, où les nappes électroniques, les guitares massives et les jeux de lumières se répondent parfaitement. Le groupe maîtrise l’art de faire alterner tension et relâchement, construisant un spectacle immersif qui captive autant qu’il impressionne.
Le concert change ensuite radicalement de visage avec « Artificial Suicide », véritable déferlante de violence qui déclenche les plus gros mouvements de foule de la prestation. Les puissants « V.A.N. » et « Left For Good » prolongent cette montée en puissance, faisant vibrer une Main Stage entièrement conquise.
La dernière ligne droite est tout simplement impressionnante. « What It Cost » prépare le terrain avant un enchaînement redoutable avec « Like A Villain », dont le refrain est repris avec une intensité incroyable, puis « Just Pretend », accueilli comme un véritable hymne par une foule qui chante chaque parole à l’unisson. Enfin, « Impose » ouvre la voie à un rappel explosif où « Dethrone » vient mettre tout le monde d’accord. Dans un déluge de riffs, de hurlements et de pyrotechnie, le morceau fait définitivement chavirer la Main Stage, concluant une prestation magistrale qui confirme que Bad Omens est désormais l’un des groupes les plus incontournables de la nouvelle génération metal.

Les photos : ici.
The Offspring : une clôture en forme de célébration
Pour refermer cette édition 2026 en beauté, The Offspring investit la Main Stage avec une seule ambition : enchaîner les classiques et offrir au public un ultime moment de communion. Sans artifices inutiles, les Californiens misent sur l’efficacité d’un répertoire devenu incontournable et démontrent, près de quarante ans après leurs débuts, qu’ils restent l’une des formations les plus fédératrices de la scène punk rock.
Le départ est tout simplement foudroyant. « Come Out And Play » fait immédiatement exploser la foule, suivie par « All I Want », « Want You Bad » et « Staring At The Sun », qui s’enchaînent sans le moindre temps mort. Dès les premières minutes, des dizaines de milliers de festivaliers reprennent chaque refrain à l’unisson, tandis que les premiers circle pits se dessinent dans une ambiance aussi électrique que festive.
Toujours aussi complices, Bryan « Dexter » Holland et Kevin « Noodles » Wasserman affichent une bonne humeur communicative. Entre les plaisanteries, les sourires et les échanges permanents avec le public, les deux vétérans semblent prendre autant de plaisir à jouer que les festivaliers à les retrouver. Malgré la fatigue accumulée au terme de quatre jours de festival, la Main Stage retrouve une seconde jeunesse au fil des morceaux.
Après les incontournables « Hammerhead » et « Bad Habit », le groupe s’offre une parenthèse aussi inattendue que réjouissante. Noodles enchaîne plusieurs clins d’œil musicaux, faisant d’abord résonner quelques riffs de « Paranoid » de Black Sabbath, avant de poursuivre avec « Crazy Train » d’Ozzy Osbourne. L’hommage se poursuit avec une relecture de « In The Hall Of The Mountain King » d’Edvard Grieg, avant qu’une poignée de mesures de « Love Story » de Taylor Swift ne déclenche un mélange de rires, de surprise et de chants dans le public. Un moment léger et décalé qui illustre parfaitement le sens du spectacle et l’autodérision du groupe.
Le medley « Hit That / Original Prankster » relance immédiatement la machine, faisant rebondir une fosse qui ne montre toujours aucun signe de fatigue. « Gotta Get Away » prolonge cette dynamique avant de laisser place à un spectaculaire solo de batterie, salué par une ovation nourrie.
La dernière ligne droite ressemble à une véritable avalanche de tubes. « Why Don’t You Get A Job? » transforme la Main Stage en gigantesque karaoké, « Pretty Fly (For A White Guy) » fait danser l’ensemble du site, tandis que « The Kids Aren’t Alright » apporte une touche d’émotion avant que « You’re Gonna Go Far, Kid » ne relance une ultime vague d’énergie.
Enfin, « Self Esteem » vient conclure cette édition 2026 de la plus belle des manières. Repris en chœur par des dizaines de milliers de voix, le morceau devient le symbole d’un week-end exceptionnel. Sous les dernières lumières du festival, The Offspring offre un final aussi festif qu’intemporel, refermant les portes du Hellfest sur une immense célébration collective où la nostalgie se mêle à l’euphorie.

Les photos : ici.
Une édition brûlante jusqu’au bout
Cette quatrième journée aura été à l’image de l’ensemble du Hellfest 2026 : intense, éclectique et spectaculaire. Malgré une chaleur sans doute record, les festivaliers auront répondu présents jusqu’à la dernière note.
Entre l’engagement de Rise Against, la puissance d’Architects, la folie communicative des Hives, la montée en puissance de Bad Omens et la pluie de classiques offerte par The Offspring, Clisson referme une nouvelle édition qui restera comme l’une des plus chaudes… au propre comme au figuré.
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
Le 21 Juin 2026 /
Clisson (44) /
Notre avis : 5/5.
Ghislain ADAM à la rédaction et Fabrice ANDRÉ pour les photos.
Clisson, dimanche. Le mercure tutoie des sommets rarement atteints sur le site du Hellfest. Dès la fin de matinée, les zones d’ombre deviennent les biens les plus précieux du festival. Malgré une chaleur écrasante, les festivaliers répondent présents pour cette quatrième et dernière journée, qui va une nouvelle fois démontrer la diversité d’une affiche capable de faire cohabiter punk, metalcore, hard rock et rock’n’roll garage.
Rise Against : engagement et efficacité
Les Américains de Rise Against sont chargés d’ouvrir les hostilités sur la Main Stage, et ne mettent pas longtemps à rappeler pourquoi ils figurent parmi les valeurs sûres du punk rock mélodique. Malgré une chaleur écrasante, le quatuor de Chicago livre une prestation intense, portée par une énergie communicative et une précision irréprochable.
Le ton est donné dès les premières secondes avec l’explosif « Re-Education (Through Labor) », qui déclenche immédiatement les premiers pogos. « Under The Knife » et « Satellite » prennent le relais sans laisser le moindre temps mort, mettant une fosse déjà bien garnie en ébullition malgré les températures caniculaires.
Toujours aussi charismatique, Tim McIlrath alterne les messages engagés, fidèles à l’ADN du groupe, et les appels à savourer pleinement cette ultime journée de festival. Sans jamais tomber dans le discours moralisateur, le chanteur rappelle les valeurs de solidarité et d’espoir qui traversent le répertoire de Rise Against, tout en maintenant une proximité constante avec le public.
La machine continue de tourner à plein régime avec « Give It All », « Help Is On The Way » et « Ready To Fall », trois titres qui entretiennent une intensité permanente et suscitent de nombreux circle pits. Les refrains fédérateurs sont repris avec ferveur par un public conquis, tandis que le groupe affiche une cohésion sans faille.
La seconde partie du concert offre l’un des plus beaux moments de cette prestation grâce à un enchaînement particulièrement inspiré. « The Good Left Undone » est accueilli comme un véritable hymne avant que « Prayer Of The Refugee » ne fasse monter encore d’un cran l’intensité. L’émotion prend ensuite le dessus avec « Swing Life Away », interprétée en version acoustique. Les milliers de voix qui accompagnent Tim McIlrath transforment cette parenthèse intimiste en un moment suspendu, contrastant parfaitement avec la déferlante d’énergie qui l’entoure.
Pour conclure, « Chamber The Cartridge » relance les hostilités avant que « Savior », devenu l’incontournable final des concerts de Rise Against, ne fasse exploser la Main Stage. Chanté à l’unisson par une foule entièrement acquise à leur cause, ce dernier morceau clôt une prestation aussi généreuse qu’efficace, confirmant que, plus de vingt ans après leurs débuts, les Américains n’ont rien perdu de leur puissance de frappe sur scène.
Les photos : ici.
Architects : la déferlante moderne
Sous un soleil de plomb qui écrase le site du festival, Architects livre sans conteste l’une des prestations les plus marquantes et les plus puissantes du week-end. Les Britanniques ne tardent pas à imposer leur domination avec « Elegy », dont les premières notes plongent instantanément la Main Stage dans une atmosphère aussi sombre qu’explosive. L’enchaînement avec « Whiplash » est dévastateur et provoque les premiers immenses circle pits de la journée, témoignant de l’attente suscitée par le groupe.
Véritable maître de cérémonie, Sam Carter impressionne par une prestation vocale remarquable. Capable d’alterner avec une aisance déconcertante les hurlements rageurs et les lignes mélodiques, le frontman captive le public du début à la fin, multipliant les échanges avec les premiers rangs sans jamais perdre en intensité.
Le groupe déroule ensuite un répertoire parfaitement calibré. « Doomsday » provoque une immense clameur, son refrain étant repris par une foule compacte, tandis que « Black Lungs » et « Blackhole » confirment à quel point Architects s’est imposé comme l’un des piliers du metal moderne. Portés par une production massive et des musiciens d’une précision chirurgicale, les morceaux gagnent encore en puissance sur scène.
L’intensité ne retombe jamais. « Impermanence » transforme la fosse en véritable champ de bataille, « Broken Mirror » enfonce le clou avec ses riffs tranchants, avant que « Brain Dead » ne pousse encore davantage le public à se déchaîner. Entre headbangs, slams et nuages de poussière, la Main Stage vit l’un de ses moments les plus explosifs de cette édition.
Le concert prend ensuite une tournure plus émotionnelle avec « When We Were Young ». Dans une ambiance plus recueillie, Sam Carter invite le public à chanter avec lui, offrant une respiration bienvenue avant le dernier assaut.
Le final est tout simplement irrésistible. « Everything Ends » relance la machine avec une violence maîtrisée, « Seeing Red », devenu l’un des nouveaux hymnes du groupe, déclenche une véritable déferlante dans la fosse, avant qu' »Animals » ne vienne conclure le concert de manière magistrale. Repris par des dizaines de milliers de festivaliers, le refrain résonne longtemps après les dernières notes, scellant une performance monumentale qui confirme, une fois encore, le statut d’Architects parmi les formations incontournables de la scène metal actuelle.
Les photos : ici.
The Hives : les rois du rock’n’roll
Impossible de résister au charisme dévastateur de Pelle Almqvist. Costume noir parfaitement ajusté malgré une chaleur accablante, le leader de The Hives fait son entrée comme s’il montait sur le ring, prêt à livrer un véritable combat de rock’n’roll. Dès les premiers instants, il captive la foule par son énergie inépuisable, son humour irrésistible et ses provocations savamment dosées, transformant instantanément la Main Stage en une immense fête où chaque spectateur devient un acteur du spectacle.
L’ouverture avec « Enough Is Enough » donne immédiatement le ton, avant que « Main Offender » et « Hooray Hooray Hooray » ne fassent exploser l’ambiance. Pelle Almqvist multiplie les échanges avec le public, encourage les festivaliers à lever les bras, à sauter et à chanter, récoltant à chaque intervention une réponse enthousiaste d’une foule totalement acquise à sa cause.
Derrière ce frontman hors norme, le quintette suédois fait parler toute son efficacité. Les guitares claquent avec une précision redoutable, la section rythmique déroule sans faiblir et le groupe enchaîne les morceaux avec une fluidité remarquable. « Paint A Picture » et « Bogus Operandi » démontrent que The Hives reste capable de conjuguer urgence punk et refrains accrocheurs, tandis que « Hate To Say I Told You So », accueilli comme un véritable hymne, provoque une explosion de décibels dans la fosse. « Countdown To Shutdown » maintient une tension permanente, sans qu’aucun temps mort ne vienne casser le rythme.
Le dernier acte est un véritable feu d’artifice. « Come On! » lance un sprint final irrésistible, rapidement suivi par l’incontournable « Tick Tick Boom », dont le riff déclenche une nouvelle vague de pogos et de sauts synchronisés. « Legalize Living » prolonge cette euphorie collective avant que « Walk Idiot Walk » ne fasse chanter des milliers de voix à l’unisson.
Le concert s’achève avec « The Hives Forever Forever The Hives », véritable déclaration d’amour à leur propre démesure. Sous un soleil de plomb, Clisson se transforme alors en une gigantesque piste de danse où se mêlent sourires, sueur et énergie débordante. Fidèles à leur réputation, les Suédois livrent un show aussi spectaculaire que jubilatoire, rappelant qu’ils demeurent l’une des formations les plus explosives et les plus divertissantes de la scène rock actuelle.
Les photos : ici.
Bad Omens : l’ascension confirmée
Très attendus sur la Main Stage, Bad Omens confirme sans la moindre hésitation qu’il appartient désormais au cercle très fermé des têtes d’affiche du metal contemporain. Devant une foule particulièrement jeune et acquise à sa cause, le quintette américain livre un concert aussi spectaculaire que maîtrisé, porté par une mise en scène soignée et une puissance sonore impressionnante.
L’entrée en matière avec « Specter » installe immédiatement une atmosphère sombre et cinématographique. Les premiers riffs font monter la tension avant que « Glass Houses » ne libère toute l’énergie contenue dans la fosse. Le public explose instantanément, reprenant chaque refrain avec une ferveur qui témoigne de l’incroyable ascension du groupe ces dernières années.
Au centre de toutes les attentions, Noah Sebastian impressionne par sa présence scénique autant que par sa maîtrise vocale. Avec une aisance déconcertante, il alterne les passages les plus mélodiques, presque fragiles, et les explosions de violence caractéristiques du groupe, sans jamais perdre en intensité. Son interprétation de « The Death Of Peace Of Mind » constitue l’un des premiers sommets du concert, le morceau étant repris à pleins poumons par des milliers de festivaliers dans une communion saisissante.
La suite du set confirme toute la richesse du répertoire de Bad Omens. « Dying To Love », « Concrete Jungle », « Nowhere To Go » et « Limits » installent une ambiance presque hypnotique, où les nappes électroniques, les guitares massives et les jeux de lumières se répondent parfaitement. Le groupe maîtrise l’art de faire alterner tension et relâchement, construisant un spectacle immersif qui captive autant qu’il impressionne.
Le concert change ensuite radicalement de visage avec « Artificial Suicide », véritable déferlante de violence qui déclenche les plus gros mouvements de foule de la prestation. Les puissants « V.A.N. » et « Left For Good » prolongent cette montée en puissance, faisant vibrer une Main Stage entièrement conquise.
La dernière ligne droite est tout simplement impressionnante. « What It Cost » prépare le terrain avant un enchaînement redoutable avec « Like A Villain », dont le refrain est repris avec une intensité incroyable, puis « Just Pretend », accueilli comme un véritable hymne par une foule qui chante chaque parole à l’unisson. Enfin, « Impose » ouvre la voie à un rappel explosif où « Dethrone » vient mettre tout le monde d’accord. Dans un déluge de riffs, de hurlements et de pyrotechnie, le morceau fait définitivement chavirer la Main Stage, concluant une prestation magistrale qui confirme que Bad Omens est désormais l’un des groupes les plus incontournables de la nouvelle génération metal.
Les photos : ici.
The Offspring : une clôture en forme de célébration
Pour refermer cette édition 2026 en beauté, The Offspring investit la Main Stage avec une seule ambition : enchaîner les classiques et offrir au public un ultime moment de communion. Sans artifices inutiles, les Californiens misent sur l’efficacité d’un répertoire devenu incontournable et démontrent, près de quarante ans après leurs débuts, qu’ils restent l’une des formations les plus fédératrices de la scène punk rock.
Le départ est tout simplement foudroyant. « Come Out And Play » fait immédiatement exploser la foule, suivie par « All I Want », « Want You Bad » et « Staring At The Sun », qui s’enchaînent sans le moindre temps mort. Dès les premières minutes, des dizaines de milliers de festivaliers reprennent chaque refrain à l’unisson, tandis que les premiers circle pits se dessinent dans une ambiance aussi électrique que festive.
Toujours aussi complices, Bryan « Dexter » Holland et Kevin « Noodles » Wasserman affichent une bonne humeur communicative. Entre les plaisanteries, les sourires et les échanges permanents avec le public, les deux vétérans semblent prendre autant de plaisir à jouer que les festivaliers à les retrouver. Malgré la fatigue accumulée au terme de quatre jours de festival, la Main Stage retrouve une seconde jeunesse au fil des morceaux.
Après les incontournables « Hammerhead » et « Bad Habit », le groupe s’offre une parenthèse aussi inattendue que réjouissante. Noodles enchaîne plusieurs clins d’œil musicaux, faisant d’abord résonner quelques riffs de « Paranoid » de Black Sabbath, avant de poursuivre avec « Crazy Train » d’Ozzy Osbourne. L’hommage se poursuit avec une relecture de « In The Hall Of The Mountain King » d’Edvard Grieg, avant qu’une poignée de mesures de « Love Story » de Taylor Swift ne déclenche un mélange de rires, de surprise et de chants dans le public. Un moment léger et décalé qui illustre parfaitement le sens du spectacle et l’autodérision du groupe.
Le medley « Hit That / Original Prankster » relance immédiatement la machine, faisant rebondir une fosse qui ne montre toujours aucun signe de fatigue. « Gotta Get Away » prolonge cette dynamique avant de laisser place à un spectaculaire solo de batterie, salué par une ovation nourrie.
La dernière ligne droite ressemble à une véritable avalanche de tubes. « Why Don’t You Get A Job? » transforme la Main Stage en gigantesque karaoké, « Pretty Fly (For A White Guy) » fait danser l’ensemble du site, tandis que « The Kids Aren’t Alright » apporte une touche d’émotion avant que « You’re Gonna Go Far, Kid » ne relance une ultime vague d’énergie.
Enfin, « Self Esteem » vient conclure cette édition 2026 de la plus belle des manières. Repris en chœur par des dizaines de milliers de voix, le morceau devient le symbole d’un week-end exceptionnel. Sous les dernières lumières du festival, The Offspring offre un final aussi festif qu’intemporel, refermant les portes du Hellfest sur une immense célébration collective où la nostalgie se mêle à l’euphorie.
Les photos : ici.
Une édition brûlante jusqu’au bout
Cette quatrième journée aura été à l’image de l’ensemble du Hellfest 2026 : intense, éclectique et spectaculaire. Malgré une chaleur sans doute record, les festivaliers auront répondu présents jusqu’à la dernière note.
Entre l’engagement de Rise Against, la puissance d’Architects, la folie communicative des Hives, la montée en puissance de Bad Omens et la pluie de classiques offerte par The Offspring, Clisson referme une nouvelle édition qui restera comme l’une des plus chaudes… au propre comme au figuré.
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By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportage Festival, Reportages 0 • Tags: Architects, Bad Omens, Clisson, Hellfest, Rise Against, The Hives, The Offspring