Donkey Rock Festival /
Le 07 Août 2026 /
Sélange (Belgique) /
Notre avis : 5/5.
À Sélange, le Donkey Rock Festival cultive une formule à taille humaine où artistes, bénévoles et spectateurs se retrouvent dans une ambiance conviviale et familiale. Ici, la proximité avec la scène renforce chaque concert et donne à l’événement une identité chaleureuse. Cette nouvelle édition fait dialoguer la fougue des jeunes Purple Sharks, le fuzz psychédélique et électronique de Howard et la poésie électrique d’Eiffel. Trois univers différents réunis par une même passion du rock et le plaisir de la partager sans artifices.
PURPLE SHARKS, la relève rock
Formé en 2023 au sein de l’Entrepôt à Arlon, Purple Sharks profite du Donkey Rock pour dévoiler toute sa fougue. Liam au chant, Jules K. et Nathan aux guitares, Jules R. à la basse et Alessandro à la batterie affichent une belle assurance malgré leur jeune âge. Entre 15 et 17 ans, les cinq musiciens partagent déjà une même envie : défendre un rock énergique, direct et taillé pour la scène.
Le groupe puise largement dans le punk rock Californien, avec Green Day et Red Hot Chili Peppers en références évidentes. L’ombre de Guns N’ Roses, Slash ou encore Lustra traverse également un répertoire qui mélange reprises et compositions originales. Purple Sharks ne cherche cependant pas à copier ses modèles : il utilise ces influences pour construire progressivement sa propre identité.

La reprise de Shadow Life de Slash met en valeur les guitares, tandis que All The Small Things de Blink-182 apporte une immédiateté punk particulièrement efficace. Le groupe élargit ensuite son terrain de jeu avec The Trooper d’Iron Maiden, abordé avec une énergie juvénile et une belle détermination. Plus ramassé et explosif, Song 2 de Blur confirme l’aisance de Purple Sharks lorsqu’il s’agit d’aller droit au but.
Au milieu de ces reprises, les compositions personnelles permettent d’entrevoir le futur du groupe. Premier single de Purple Sharks, Diamond Boots pose les fondations d’un univers spontané et accrocheur. Trois nouveaux singles sont d’ailleurs annoncés pour 2026, signe que les cinq musiciens souhaitent rapidement enrichir leur répertoire et donner davantage de place à leurs propres morceaux.
Lauréat 2026 du programme Parcours Amplifiés, Purple Sharks franchit une nouvelle étape au Donkey Rock. Encore en pleine construction, le jeune groupe du Sud-Luxembourg possède déjà l’envie, l’énergie et la cohésion nécessaires pour avancer. Leur aventure s’annonce prometteuse.

Les photos : ici.
HOWARD, entre fuzz incandescent et vertiges électroniques
Alors qu’une vague de renouveau déferle sur le paysage rock Français, Howard apporte au Donkey Rock un souffle aussi vintage que contemporain. Originaire de Paris, le trio entraîne le public dans un voyage sonore nourri de stoner, de rock psychédélique et d’électronique.
Dès les premières minutes, l’orgue Hammond impose ses couleurs tandis que les guitares chargées de fuzz épaississent l’atmosphère. Howard puise dans l’héritage de Deep Purple et de The Doors sans jamais se contenter de regarder dans le rétroviseur. Les sonorités des décennies passées croisent des textures plus actuelles, donnant naissance à un fuzz rock personnel et immédiatement reconnaissable.
Sur scène, cette musique prend une tout autre dimension. Le groupe maîtrise son show, multiplie les changements d’ambiance et maintient constamment l’attention de son audience. Les passages massifs laissent place à des séquences plus aériennes ou électroniques, avant que l’orgue et les guitares ne reprennent le dessus avec une intensité renouvelée.

Avec son troisième album, Oscillations, sorti début 2025, Howard assume pleinement cette fusion entre rock organique et machines. Les éléments électroniques ne servent plus seulement de décor : ils participent à la construction des morceaux et renforcent leur relief. Cette évolution permet au groupe de s’éloigner des sentiers balisés du stoner pour affirmer une identité singulière.
Ce soir, Howard livre ainsi une prestation dense, travaillée et pleine de rebondissements. Entre chaleur analogique, fuzz généreux et pulsations synthétiques, les Parisiens démontrent qu’il est encore possible de faire vivre l’héritage du rock des années 1970 tout en le projetant résolument vers l’avenir.

Les photos : ici.
EIFFEL s’obstine et embrase Sélange
Il aura fallu s’armer de patience pour voir enfin Eiffel fouler la scène du Donkey Rock. Un premier rendez-vous est manqué en 2020 en raison de la crise sanitaire, avant que l’annulation de la pré-tournée de 2024 ne prive une nouvelle fois Sélange de la venue du groupe. Ce vendredi 07 août 2026, la troisième tentative est enfin la bonne. Après avoir investi des lieux aussi prestigieux que l’Olympia à Paris et le Cirque Royal à Bruxelles, les Bordelais posent leurs valises au festival pour présenter La Peur Et Le Vent.
Cette quatorzième pierre à l’édifice Eiffel marque une nouvelle naissance. L’album largue les amarres, libère les sons et bouscule les habitudes, tout en regardant le temps qui passe droit dans les yeux. Sur scène, cette matière nouvelle s’inscrit naturellement dans un répertoire où la poésie n’a jamais cessé de côtoyer la tension électrique.
Eiffel ouvre son concert avec Interstellar, plongeant immédiatement Sélange dans son univers singulier. Place De Mon Cœur prolonge cette entrée en matière, portée par une intensité qui ne faiblit pas. Romain Humeau reste profondément ancré dans son verbe, mais aussi encré de ces mots faits de lumière noire, de feu et de cendres. Chaque phrase trouve sa cible, lancée avec la précision d’une estocade.
Avec Skin On Skin, le groupe resserre encore son étreinte avant de dévoiler La Peur Et Le Vent, morceau emblématique de ce nouveau chapitre. Eiffel ne cherche pas à lisser les contours : les guitares cognent, les mélodies s’élèvent et les textes conservent toute leur urgence. Derrière la puissance, une tendresse demeure pourtant présente, toujours prête à surgir entre deux éclats.

Sous Ton Aile ouvre une respiration plus enveloppante sans rompre le fil du concert. La voix de Romain Humeau garde cette manière unique de naviguer entre fragilité et fulgurance, tandis que Wrong ramène une tension plus frontale. Le groupe avance sans détour, laissant chaque titre développer sa propre couleur.
La détermination de Je M’Obstine prend alors une dimension particulière. Après deux rendez-vous contrariés, son titre résonne presque comme un clin d’œil à cette rencontre enfin concrétisée. Tu Vois Loin élargit encore l’horizon, entre regard lucide sur le monde et poésie lunaire. Eiffel reste fidèle à son identité, sans nostalgie forcée ni posture : un rock libre, habité et profondément vivant.
L’incontournable À Tout Moment rassemble le public autour de ses mots et de son énergie immédiate. Le morceau rappelle toute la force d’un groupe capable de faire dialoguer le tranchant des guitares avec une écriture dense, urgente et profondément humaine.
Sombre et Hype referment cette prestation avec la même exigence. Eiffel quitte la scène après avoir enfin honoré ce rendez-vous attendu depuis six ans. La longue attente ne rend pas seulement cette venue symbolique : elle donne au concert une saveur particulière. Un très très beau moment !

Les photos : ici.
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
Le 07 Août 2026 /
Sélange (Belgique) /
Notre avis : 5/5.
À Sélange, le Donkey Rock Festival cultive une formule à taille humaine où artistes, bénévoles et spectateurs se retrouvent dans une ambiance conviviale et familiale. Ici, la proximité avec la scène renforce chaque concert et donne à l’événement une identité chaleureuse. Cette nouvelle édition fait dialoguer la fougue des jeunes Purple Sharks, le fuzz psychédélique et électronique de Howard et la poésie électrique d’Eiffel. Trois univers différents réunis par une même passion du rock et le plaisir de la partager sans artifices.
PURPLE SHARKS, la relève rock
Formé en 2023 au sein de l’Entrepôt à Arlon, Purple Sharks profite du Donkey Rock pour dévoiler toute sa fougue. Liam au chant, Jules K. et Nathan aux guitares, Jules R. à la basse et Alessandro à la batterie affichent une belle assurance malgré leur jeune âge. Entre 15 et 17 ans, les cinq musiciens partagent déjà une même envie : défendre un rock énergique, direct et taillé pour la scène.
Le groupe puise largement dans le punk rock Californien, avec Green Day et Red Hot Chili Peppers en références évidentes. L’ombre de Guns N’ Roses, Slash ou encore Lustra traverse également un répertoire qui mélange reprises et compositions originales. Purple Sharks ne cherche cependant pas à copier ses modèles : il utilise ces influences pour construire progressivement sa propre identité.
La reprise de Shadow Life de Slash met en valeur les guitares, tandis que All The Small Things de Blink-182 apporte une immédiateté punk particulièrement efficace. Le groupe élargit ensuite son terrain de jeu avec The Trooper d’Iron Maiden, abordé avec une énergie juvénile et une belle détermination. Plus ramassé et explosif, Song 2 de Blur confirme l’aisance de Purple Sharks lorsqu’il s’agit d’aller droit au but.
Au milieu de ces reprises, les compositions personnelles permettent d’entrevoir le futur du groupe. Premier single de Purple Sharks, Diamond Boots pose les fondations d’un univers spontané et accrocheur. Trois nouveaux singles sont d’ailleurs annoncés pour 2026, signe que les cinq musiciens souhaitent rapidement enrichir leur répertoire et donner davantage de place à leurs propres morceaux.
Lauréat 2026 du programme Parcours Amplifiés, Purple Sharks franchit une nouvelle étape au Donkey Rock. Encore en pleine construction, le jeune groupe du Sud-Luxembourg possède déjà l’envie, l’énergie et la cohésion nécessaires pour avancer. Leur aventure s’annonce prometteuse.
Les photos : ici.
HOWARD, entre fuzz incandescent et vertiges électroniques
Alors qu’une vague de renouveau déferle sur le paysage rock Français, Howard apporte au Donkey Rock un souffle aussi vintage que contemporain. Originaire de Paris, le trio entraîne le public dans un voyage sonore nourri de stoner, de rock psychédélique et d’électronique.
Dès les premières minutes, l’orgue Hammond impose ses couleurs tandis que les guitares chargées de fuzz épaississent l’atmosphère. Howard puise dans l’héritage de Deep Purple et de The Doors sans jamais se contenter de regarder dans le rétroviseur. Les sonorités des décennies passées croisent des textures plus actuelles, donnant naissance à un fuzz rock personnel et immédiatement reconnaissable.
Sur scène, cette musique prend une tout autre dimension. Le groupe maîtrise son show, multiplie les changements d’ambiance et maintient constamment l’attention de son audience. Les passages massifs laissent place à des séquences plus aériennes ou électroniques, avant que l’orgue et les guitares ne reprennent le dessus avec une intensité renouvelée.
Avec son troisième album, Oscillations, sorti début 2025, Howard assume pleinement cette fusion entre rock organique et machines. Les éléments électroniques ne servent plus seulement de décor : ils participent à la construction des morceaux et renforcent leur relief. Cette évolution permet au groupe de s’éloigner des sentiers balisés du stoner pour affirmer une identité singulière.
Ce soir, Howard livre ainsi une prestation dense, travaillée et pleine de rebondissements. Entre chaleur analogique, fuzz généreux et pulsations synthétiques, les Parisiens démontrent qu’il est encore possible de faire vivre l’héritage du rock des années 1970 tout en le projetant résolument vers l’avenir.
Les photos : ici.
EIFFEL s’obstine et embrase Sélange
Il aura fallu s’armer de patience pour voir enfin Eiffel fouler la scène du Donkey Rock. Un premier rendez-vous est manqué en 2020 en raison de la crise sanitaire, avant que l’annulation de la pré-tournée de 2024 ne prive une nouvelle fois Sélange de la venue du groupe. Ce vendredi 07 août 2026, la troisième tentative est enfin la bonne. Après avoir investi des lieux aussi prestigieux que l’Olympia à Paris et le Cirque Royal à Bruxelles, les Bordelais posent leurs valises au festival pour présenter La Peur Et Le Vent.
Cette quatorzième pierre à l’édifice Eiffel marque une nouvelle naissance. L’album largue les amarres, libère les sons et bouscule les habitudes, tout en regardant le temps qui passe droit dans les yeux. Sur scène, cette matière nouvelle s’inscrit naturellement dans un répertoire où la poésie n’a jamais cessé de côtoyer la tension électrique.
Eiffel ouvre son concert avec Interstellar, plongeant immédiatement Sélange dans son univers singulier. Place De Mon Cœur prolonge cette entrée en matière, portée par une intensité qui ne faiblit pas. Romain Humeau reste profondément ancré dans son verbe, mais aussi encré de ces mots faits de lumière noire, de feu et de cendres. Chaque phrase trouve sa cible, lancée avec la précision d’une estocade.
Avec Skin On Skin, le groupe resserre encore son étreinte avant de dévoiler La Peur Et Le Vent, morceau emblématique de ce nouveau chapitre. Eiffel ne cherche pas à lisser les contours : les guitares cognent, les mélodies s’élèvent et les textes conservent toute leur urgence. Derrière la puissance, une tendresse demeure pourtant présente, toujours prête à surgir entre deux éclats.
Sous Ton Aile ouvre une respiration plus enveloppante sans rompre le fil du concert. La voix de Romain Humeau garde cette manière unique de naviguer entre fragilité et fulgurance, tandis que Wrong ramène une tension plus frontale. Le groupe avance sans détour, laissant chaque titre développer sa propre couleur.
La détermination de Je M’Obstine prend alors une dimension particulière. Après deux rendez-vous contrariés, son titre résonne presque comme un clin d’œil à cette rencontre enfin concrétisée. Tu Vois Loin élargit encore l’horizon, entre regard lucide sur le monde et poésie lunaire. Eiffel reste fidèle à son identité, sans nostalgie forcée ni posture : un rock libre, habité et profondément vivant.
L’incontournable À Tout Moment rassemble le public autour de ses mots et de son énergie immédiate. Le morceau rappelle toute la force d’un groupe capable de faire dialoguer le tranchant des guitares avec une écriture dense, urgente et profondément humaine.
Sombre et Hype referment cette prestation avec la même exigence. Eiffel quitte la scène après avoir enfin honoré ce rendez-vous attendu depuis six ans. La longue attente ne rend pas seulement cette venue symbolique : elle donne au concert une saveur particulière. Un très très beau moment !
Les photos : ici.
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportage Festival, Reportages 0 • Tags: Belgique, Donkey Rock, Donkey Rock Festival, Eiffel, Howard, Purple Sharks, Sélange