MozHell Open Air /

Le 26 Juillet 2026 /

Insming (57) /

Notre avis : 5/5.


Après deux journées particulièrement intenses, le MozHell Open Air boucle son édition 2026 avec une affiche aussi éclectique qu’explosive. Du metalcore le plus contemporain au hardcore new-yorkais en passant par le metal fusion débridé de Skindred, cette ultime journée n’aura laissé aucun répit aux festivaliers.

CAGE FIGHT frappe fort

Les Britanniques de Cage Fight débarquent sur la scène du MozHell avec la réputation d’être une véritable machine de guerre scénique, et ils ne tardent pas à confirmer cette image. Dès les premières secondes, le groupe impose une intensité implacable, porté par une énergie brute et une volonté évidente de ne laisser aucun répit au public.

Au centre de cette déferlante, Rachel Aspe impressionne par son engagement total. La chanteuse mène les hostilités avec une puissance vocale remarquable, alternant fureur et maîtrise, tout en affichant une présence scénique qui capte immédiatement l’attention. Véritable point d’ancrage du groupe, elle transforme chaque passage en un moment de tension permanente, entre rage libérée et interaction directe avec les festivaliers.

Le groupe défend notamment son nouvel album Exuvia, dont les compositions trouvent naturellement leur place aux côtés de morceaux plus anciens. Cette nouvelle étape dans la carrière de Cage Fight témoigne d’une évolution certaine : la formation a gagné en profondeur et en maturité, enrichissant son approche sans jamais renier les fondations hardcore qui constituent son identité.

Sur scène, les ingrédients qui font la réputation du groupe sont réunis. Les rythmiques écrasantes, les grooves massifs et les accélérations fulgurantes s’enchaînent avec une précision redoutable. Chaque changement de tempo provoque une réaction immédiate dans la fosse, rapidement transformée en véritable champ de bataille où les premiers rangs répondent à chaque déferlement sonore par des mouvements de foule incessants.

L’arrivée du nouveau bassiste Will Horsman semble parfaitement digérée, apportant une assise supplémentaire à un ensemble déjà particulièrement compact. La section rythmique gagne encore en puissance, renforçant l’impact des riffs et donnant davantage de poids aux passages les plus lourds du set.

Avec cette prestation sans concession, Cage Fight confirme son statut de formation incontournable de la nouvelle génération hardcore. Une démonstration de force qui explique pourquoi le groupe s’est imposé comme un habitué des grandes scènes européennes, capable de transformer chacune de ses apparitions en véritable décharge d’énergie collective.

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COMING WOLVES confirme la vitalité de la scène française assumé

Originaire de Metz, Coming Wolves prend le relais avec un crossover mélodique particulièrement efficace. La formation propose un metal moderne qui puise aussi bien dans la puissance du hardcore que dans des influences plus mélodiques, construisant un équilibre habile entre agressivité et accessibilité. Dès les premiers morceaux, le groupe affiche une réelle volonté de rassembler, en misant sur des compositions directes et une énergie taillée pour la scène.

Entre riffs tranchants, rythmiques percutantes et refrains immédiatement mémorisables, Coming Wolves démontre une belle maîtrise de son identité musicale. Les musiciens alternent passages explosifs et moments plus fédérateurs, laissant respirer leurs compositions tout en conservant une intensité constante. Cette capacité à associer la brutalité des guitares à des mélodies accrocheuses constitue l’une des forces principales du groupe.

Sur scène, l’engagement des musiciens fait rapidement la différence. La formation communique son enthousiasme au public, multipliant les échanges et créant une véritable proximité avec les festivaliers. La réponse ne se fait pas attendre : la fosse s’anime progressivement, les premiers circle pits apparaissent et l’énergie collective monte à mesure que le set avance.

Avec cette prestation dynamique et sincère, Coming Wolves confirme que son metal moderne possède tous les atouts pour toucher un public large. Une belle démonstration d’efficacité scénique qui met en lumière une formation régionale capable de proposer un son à la fois puissant, mélodique et fédérateur.

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REVNOIR fait souffler un vent de modernité

Encore jeune formation, Revnoir confirme tout le potentiel entrevu depuis sa création en 2023. Le quatuor démontre rapidement qu’il possède déjà une vision claire de son univers musical, en mêlant avec intelligence les codes du metalcore, les sensibilités du rock moderne et des nappes électro sombres qui apportent une dimension supplémentaire à ses compositions.

Cette fusion des influences permet au groupe de construire une identité à la fois mélodique et percutante. Revnoir joue habilement sur les contrastes, alternant séquences atmosphériques où les ambiances prennent le temps de s’installer et explosions de puissance portées par des riffs massifs et des rythmiques incisives. Cette opposition permanente entre fragilité et intensité donne beaucoup de relief à la prestation et maintient l’attention du public tout au long du set.

Sur scène, le quatuor affiche une belle maîtrise malgré sa récente formation. Les musiciens développent une énergie communicative, soutenue par une interprétation précise et une volonté évidente de partager leur univers avec les festivaliers. Les arrangements électroniques renforcent l’aspect immersif des morceaux, tandis que les passages les plus agressifs rappellent les racines metalcore du groupe.

Le public ne tarde pas à adhérer à cette proposition, répondant présent lors des moments les plus fédérateurs et reprenant volontiers les refrains les plus accrocheurs. Cette capacité à créer un lien immédiat avec l’audience constitue un véritable atout pour une formation aussi récente.

Avec cette prestation dynamique et maîtrisée, Revnoir confirme qu’il faudra compter avec lui dans les prochaines années. Un groupe encore en construction, mais qui possède déjà les bases solides d’une identité singulière et d’un univers appelé à continuer d’évoluer.

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ORLY plonge le festival dans une noirceur hypnotique

Changement radical d’ambiance avec Orly. Les Lyonnais proposent une parenthèse beaucoup plus sombre et immersive, développant un univers blackened post-hardcore dense et abrasif où la puissance sonore s’accompagne d’une véritable recherche atmosphérique. Loin des formats les plus directs, le groupe prend le temps d’installer ses ambiances, construisant une musique où chaque montée en tension semble pensée pour immerger progressivement le public dans son univers.

Dès les premiers instants, Orly impose une atmosphère oppressante. Les guitares déploient des textures lourdes et menaçantes, tandis que les rythmiques alternent entre passages pesants et accélérations fulgurantes. Le groupe joue constamment sur les contrastes, faisant cohabiter moments de retenue et déferlements de violence pure. Cette capacité à passer d’un calme inquiétant à une explosion sonore donne aux compositions une profondeur particulière.

Sur scène, les morceaux s’étirent et prennent toute leur dimension, laissant progressivement monter la tension avant de libérer des vagues de saturation impressionnantes. Les vocaux chargés d’intensité renforcent ce sentiment d’urgence, tandis que l’ensemble instrumental crée un véritable mur sonore, à la fois massif et maîtrisé.

La prestation demande une certaine attention au public, tant l’approche du groupe repose davantage sur l’immersion que sur l’efficacité immédiate. Mais cette exigence constitue aussi l’une de ses grandes forces : Orly propose une expérience sonore complète, où les émotions passent autant par la puissance que par les atmosphères développées.

Avec cette performance captivante, les Lyonnais démontrent toute la richesse et la diversité de la programmation du MozHell. Une proposition plus radicale et introspective, qui rappelle que le metal peut également prendre le temps de créer des paysages sonores complexes et profondément immersifs.

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SKINDRED transforme le MozHell en immense fête

Impossible de rester immobile devant Skindred. Comme souvent, Benji Webbe et ses musiciens transforment instantanément la scène en véritable espace de fête, faisant voler en éclats les barrières entre les styles. Depuis plus de vingt ans, la formation galloise s’est imposée comme l’une des références du metal fusion, grâce à cette capacité unique à mélanger metal, reggae, hip-hop, électro et rock avec une aisance déconcertante.

Dès les premiers morceaux, le groupe impose son énergie communicative. Les riffs puissants côtoient les lignes de basse héritées du reggae, les rythmiques hip-hop et les sonorités électroniques, créant un cocktail explosif qui fonctionne aussi bien auprès des amateurs de metal que d’un public plus large. Cette diversité musicale constitue la véritable signature de Skindred : une musique sans frontières, capable de passer de la lourdeur des guitares à des passages dansants sans jamais perdre en cohérence.

Au centre de cette machine parfaitement huilée, Benji Webbe démontre une nouvelle fois son incroyable talent de frontman. Charismatique, souriant et constamment connecté au public, il multiplie les échanges avec les festivaliers, transformant chaque morceau en moment de partage. Ses célèbres interventions participatives déclenchent rapidement une ferveur collective, avec une foule qui répond à chacune de ses sollicitations.

Le groupe alterne les incontournables de son répertoire avec des morceaux plus récents, maintenant une intensité constante tout au long du set. Les spectateurs reprennent en chœur les refrains les plus connus, tandis que les titres les plus festifs provoquent une véritable déferlante dans la fosse. Skindred démontre une nouvelle fois qu’il possède cette rare capacité à rassembler des publics venus d’horizons différents autour d’une même énergie.

Le traditionnel medley vient encore renforcer cette dimension ludique du concert. Enchaînant des clins d’œil à des références aussi variées que Metallica, Papa Roach, Van Halen ou House of Pain, le groupe célèbre ses influences tout en offrant un moment particulièrement apprécié par les festivaliers. Une séquence qui résume parfaitement l’esprit de Skindred : ne jamais se prendre au sérieux tout en maîtrisant parfaitement son spectacle.

Les derniers titres achèvent de transformer la fosse en gigantesque dancefloor métallique, où les mouvements de foule se mêlent aux pas de danse et aux sourires. Une prestation festive, généreuse et parfaitement maîtrisée qui confirme que Skindred reste une formation à part, capable de repousser les limites du metal fusion et de créer une véritable communion avec son public.

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SOLITARIS avec un metal industriel écrasant

Les Parisiens de Solitaris lancent cette troisième journée du MozHell avec une prestation aussi sombre que massive. Dès les premières minutes, le quatuor impose une atmosphère particulière, construisant un univers où la puissance des guitares côtoie des textures sonores plus froides et inquiétantes. Loin de chercher l’effet facile, le groupe prend le temps d’installer son identité, plongeant progressivement le public dans un metal moderne aux contours industriels.

Les quatre musiciens développent une musique basée sur les contrastes. Les guitares accordées très bas délivrent des riffs lourds et percutants, soutenus par une section rythmique imposante, tandis que les ambiances électroniques renforcent ce sentiment d’oppression permanente. Chaque morceau semble pensé comme une montée en tension, alternant passages pesants, presque hypnotiques, et accélérations incisives qui viennent relancer l’intensité du set.

Sur scène, Solitaris affiche une réelle maîtrise et une sobriété qui renforce l’impact de sa prestation. Pas besoin de surenchère : la formation mise avant tout sur la puissance de ses compositions et sur une présence scénique efficace. Les musiciens laissent parler leur musique, créant un véritable mur sonore où la lourdeur des arrangements se mêle à des atmosphères plus profondes.

Cette approche immersive finit rapidement par capter l’attention d’un public déjà nombreux devant la scène. Les premiers rangs répondent aux assauts du groupe, preuve que cette proposition sombre et exigeante trouve immédiatement son écho auprès des festivaliers.

Avec cette entrée en matière convaincante, Solitaris réussit parfaitement son rôle d’ouverture. Une prestation intense et maîtrisée qui installe les bases d’une troisième journée placée sous le signe de la diversité et de la puissance musicale.

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MADBALL conclut le festival avec l’autorité des légendes

Il revient finalement à Madball de refermer cette édition 2026 du MozHell. Un choix parfaitement symbolique tant les New-Yorkais incarnent depuis près de quarante ans les valeurs fondamentales du hardcore : intensité, authenticité et esprit de communauté. Les vétérans du genre n’ont plus rien à prouver, mais continuent pourtant d’aborder chaque concert avec la même urgence et la même détermination que lors de leurs débuts.

Dès les premiers instants, Madball impose son rythme et transforme la scène en véritable terrain d’expression du hardcore new-yorkais. Au centre de cette déferlante, Freddy Cricien mène les débats avec une présence impressionnante. Véritable figure emblématique du mouvement, le chanteur harangue sans relâche une fosse entièrement acquise à la cause, multipliant les échanges avec le public et rappelant que, chez Madball, un concert repose avant tout sur une connexion directe entre le groupe et ses fans.

Le set traverse naturellement les différentes périodes de la carrière du groupe, alternant classiques incontournables et compositions plus récentes. Malgré les années, la formule reste intacte : des riffs incisifs, des rythmiques puissantes et cette capacité à transformer chaque morceau en véritable hymne collectif. Aucun temps mort ne vient ralentir la machine, chaque titre apportant son lot de réactions dans une fosse en ébullition.

Les breakdowns déclenchent de nouvelles vagues de mouvements dans le pit, tandis que les chœurs repris par le public témoignent de l’attachement indéfectible des fans à cette institution du hardcore. Plusieurs générations se retrouvent devant la scène, unies par des morceaux qui ont accompagné l’histoire du genre et continuent aujourd’hui encore de transmettre le même message de force et de solidarité.

Sans artifices ni démonstration inutile, Madball délivre une prestation d’une rare sincérité. La formation prouve une nouvelle fois que son impact ne repose pas uniquement sur son héritage, mais sur une énergie toujours intacte et une conviction jamais démentie. Une conclusion idéale pour le MozHell 2026, qui se referme sur une véritable leçon de hardcore, fidèle à l’esprit du groupe depuis ses origines.

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Une troisième journée à l’image du MozHell

Cette ultime journée illustre parfaitement l’identité du MozHell Open Air : une programmation capable de réunir les multiples facettes des musiques extrêmes sans jamais perdre en cohérence. Entre les jeunes formations françaises venues défendre une scène en pleine effervescence et des références internationales comme Cage Fight, Skindred ou Madball, le festival conclut son édition 2026 sur une note particulièrement réussie.

Trois jours durant, le MozHell aura une nouvelle fois démontré qu’il compte désormais parmi les rendez-vous incontournables des amateurs de metal et de hardcore, grâce à une organisation solide, une programmation audacieuse et un public toujours aussi passionné.

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