2015 – 10 titres – 42’00 Label : Ici d’Ailleurs / L’Autre distribution Style : Chanson / Rock / Free Jazz Origine : France, IDF, Paris Date de sortie de l’album : 13 novembre 2015
Notre avis : [star rating= »4.5″ max= »5″]
Par Mike S.
Premier album de Bruit Noir, un duo composé de Jean-Michel Pires, batteur de Mendelson, et Pascal Bouaziz des mêmes Mendelson au chant.Une échappée belle pour ces musiciens en recherche de démarcation perpétuelle. Toujours être là où on ne les attend pas. Avec I/III, pari une fois de plus réussi.
Ça commence avec un drôle de Requiem en hommage à un certain Pascal Bouaziz, un drôle de monologue entre humour et cynisme, sur des ambiances sombres, mélancoliques, voire dépressives. Pirès assure ici toutes les orchestrations pendant que Pascal semble venir improviser des textes hallucinés sur lui-même et sa vie. Une expérience schizophrénique hors du commun, qui empiète à la fois sur le travail déprimant de Mendelson et la dynamique dépressive de Diabologum.
L’album se compose de 10 titres aux textes personnels et impudents, qui relève clairement du « trouble mental sévère et chronique appartenant à la classe des troubles psychotiques ». A l’instar de ce regard dans le rétroviseur qui renvoie une image inversé de l’Eté indien (Joe Dassin) ou de cette tranche de vie, L’usine, entre Charlie Chaplin et David Lynch , à la foi fou, absurde et révoltant.
Comme dans les albums de Mendelson, il y a toujours ce phrasé, intime et sombre, dans lequel on a toujours l’impression d’être voyeur. On se surprend à lire les révélations chocs, sans barrage, d’un journal intime ou d’être carrément dans la tête du chanteur. Une sorte de remake audio de d’Eternal sunshine of spotless mind, une vision musicale de Michel Gondry. Tout ce qui lui passe dans la tête se retrouve enfermé dans un des textes de cet album, et tout le monde, alors, en prend pour son grade, de Chartres (La province : « Pourquoi t’irais au Centre-ville, Y arien au Centre-ville ») à Jean-Luc Le Ténia, de Lou Reed à Primo Levi (Ian Curtis), d’EasyJet (Low Coast) à la Sécu, des manifestants jusqu’à l’ensemble de l’Humanité, le tout au milieu d’une musique frénétique soutenue par un saxo fou ou des percussions industrielles.
Sorte de Capharnaüm avec des sons en désordre, des mots pêle-mêle et un amas d’idées brouillées en forme de psychanalyse, il y a du Neubauten et des hallucinogènes sévères dans cet album de Bruit Noir. Impossible de rester indifférent, la collision est brutale, les commotions cérébrales !
Michel Cloup + Zëro le 29/04/2026 aux Ateliers du Vent - Rennes (35) Machine Head le 03/05/2026 à La Laiterie - Strasbourg (67) Bureau De Change le 05/05/2026 à La Cartonnerie - Reims (51) The Family Men le 12/05/2026 à La Cartonnerie - Reims (51) Le GrÔ'Stival le 13/05/2026 à La Fabrique Des GrÔ - Maxéville (54) 16 Horsepower le 14/05/2026 au MeM - Rennes (35) Les Moissons Rock les 14, 15 et 16/05/2026 à Juvigny (51)
Bruit Noir – I/III
2015 – 10 titres – 42’00
Label : Ici d’Ailleurs / L’Autre distribution
Style : Chanson / Rock / Free Jazz
Origine : France, IDF, Paris
Date de sortie de l’album : 13 novembre 2015
Notre avis : [star rating= »4.5″ max= »5″]
Par Mike S.
Premier album de Bruit Noir, un duo composé de Jean-Michel Pires, batteur de Mendelson, et Pascal Bouaziz des mêmes Mendelson au chant.Une échappée belle pour ces musiciens en recherche de démarcation perpétuelle. Toujours être là où on ne les attend pas. Avec I/III, pari une fois de plus réussi.
Ça commence avec un drôle de Requiem en hommage à un certain Pascal Bouaziz, un drôle de monologue entre humour et cynisme, sur des ambiances sombres, mélancoliques, voire dépressives. Pirès assure ici toutes les orchestrations pendant que Pascal semble venir improviser des textes hallucinés sur lui-même et sa vie. Une expérience schizophrénique hors du commun, qui empiète à la fois sur le travail déprimant de Mendelson et la dynamique dépressive de Diabologum.
L’album se compose de 10 titres aux textes personnels et impudents, qui relève clairement du « trouble mental sévère et chronique appartenant à la classe des troubles psychotiques ». A l’instar de ce regard dans le rétroviseur qui renvoie une image inversé de l’Eté indien (Joe Dassin) ou de cette tranche de vie, L’usine, entre Charlie Chaplin et David Lynch , à la foi fou, absurde et révoltant.
Comme dans les albums de Mendelson, il y a toujours ce phrasé, intime et sombre, dans lequel on a toujours l’impression d’être voyeur. On se surprend à lire les révélations chocs, sans barrage, d’un journal intime ou d’être carrément dans la tête du chanteur. Une sorte de remake audio de d’Eternal sunshine of spotless mind, une vision musicale de Michel Gondry. Tout ce qui lui passe dans la tête se retrouve enfermé dans un des textes de cet album, et tout le monde, alors, en prend pour son grade, de Chartres (La province : « Pourquoi t’irais au Centre-ville, Y arien au Centre-ville ») à Jean-Luc Le Ténia, de Lou Reed à Primo Levi (Ian Curtis), d’EasyJet (Low Coast) à la Sécu, des manifestants jusqu’à l’ensemble de l’Humanité, le tout au milieu d’une musique frénétique soutenue par un saxo fou ou des percussions industrielles.
Sorte de Capharnaüm avec des sons en désordre, des mots pêle-mêle et un amas d’idées brouillées en forme de psychanalyse, il y a du Neubauten et des hallucinogènes sévères dans cet album de Bruit Noir. Impossible de rester indifférent, la collision est brutale, les commotions cérébrales !
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Tracklist :
By Mike S. • Albums francais • Tags: Bruit noir, Jean-Michel Pires, Mendelson, Pascal Bouaziz