2022 – 9 titres – 29’27 Label : Microcultures Records / Kuroneko Style : Chanson Origine : France, Occitanie, Toulouse (31) Date de sortie de l’album : 22 avril 2022
Notre avis : [star rating= »4″ max= »5″]
Par Mike S.
Bertrand Betsch traine depuis un quart de siècle sa dépression chronique, d’album en album, tous plus noirs et cyniques les uns que les autres. Et ce malgré des enrobages sonores qui peuvent parfois nous tromper. Alors pourquoi, soudain, en 2022, il en serait autrement ? D’autant que le titre du nouvel opus ne prêtera pas non plus à confusion : « J’ai horreur de l’amour ».
Dès son premier opus, La Soupe à la grimace, en 1997, Bertrand Betsch avait posé les bases d’une poésie mélancolique, miroir du mal-être profond d’un homme, dont l’artiste en lui, se nourrissait, jusqu’à le dévorer. L’humour, qu’on pouvait entrevoir dans ses textes, permettait toujours de penser qu’il pourrait un jour, nous faire entrevoir de la lumière.
Mais 25 années se sont écoulées, dont une dizaine maintenant sous le soleil de Toulouse, et le nouvel album nous montre une fois encore, la face obscure d’un artiste tourmenté. Dès les premiers mots de Tant Tard : Toi que je n’ai jamais aimé, pas faute d’avoir essayé… Et de compléter par le refrain : la vie est un poème qui ne dit jamais je t’aime. On ne peut s’empêcher d’y voir ici une lettre de rupture avec celle qui a partagé sa vie, mais aussi avec la vie sentimentale en générale. Le titre Fontaine donne l’illusion d’une éclaircie. Mais l’infime filet de lumière est vite chassé par les violons de Salomé Pierli sur Tout doit disparaitre, où la vie semble à nouveau pesante, au ralenti. Il serait temps que ça s’arrête ! Comme un appel au secours. Un appel réitéré sur le titre Détruire dit-elle, le plus Rock de l’album : A SOS Suicide ça sonnait dans le vide, A SOS Amitié, ils m’ont envoyé chier.
Entre messages dépressifs et appels à l’aide (J’ai peur des sentiments, L’Amour est une fiction, J’ai tellement triché, Je ne tiens pas le coup, Envoie moi aux oubliettes), l’artiste maudit nous entraine inéluctablement dans ses tourments à répétition. Une fois encore, pour la 17e fois peut-être, il y parvient à nous atteindre. Ses mots nous touchent. Ses maux nous affectent. Sa musique nous émeut. Comme si c’était la toute première fois, À L’Ouverture Des Miroirs, où le violoncelle de Vincent Courtois déjà nous ensorcelait. Et jusqu’à la dernière note, jusqu’à la Deadline, où la guitare gronde et les mots se mêlent à la douleur ultime. Et plus il se fait mal, et plus il semble nous émouvoir. C’est grave, Docteur ?
Tracklist : 01- Tant tard – 3’13 02- Fontaine – 4’20 03- Tout doit disparaitre – 3’15 04- L’Aorte – 2’29 05- Détruire dit elle – 3’47 06- La Der des Ders – 2’30 07- Ultraviolet – 3’00 08- En dessous – 3’10 09- Deadline – 3’40
Michel Cloup + Zëro le 29/04/2026 aux Ateliers du Vent - Rennes (35) Machine Head le 03/05/2026 à La Laiterie - Strasbourg (67) Bureau De Change le 05/05/2026 à La Cartonnerie - Reims (51) The Family Men le 12/05/2026 à La Cartonnerie - Reims (51) Le GrÔ'Stival le 13/05/2026 à La Fabrique Des GrÔ - Maxéville (54) 16 Horsepower le 14/05/2026 au MeM - Rennes (35) Les Moissons Rock les 14, 15 et 16/05/2026 à Juvigny (51)
Bertrand Betsch – J’ai horreur de l’amour
Label : Microcultures Records / Kuroneko
Style : Chanson
Origine : France, Occitanie, Toulouse (31)
Date de sortie de l’album : 22 avril 2022
Notre avis : [star rating= »4″ max= »5″]
Par Mike S.
Bertrand Betsch traine depuis un quart de siècle sa dépression chronique, d’album en album, tous plus noirs et cyniques les uns que les autres. Et ce malgré des enrobages sonores qui peuvent parfois nous tromper. Alors pourquoi, soudain, en 2022, il en serait autrement ? D’autant que le titre du nouvel opus ne prêtera pas non plus à confusion : « J’ai horreur de l’amour ».
Dès son premier opus, La Soupe à la grimace, en 1997, Bertrand Betsch avait posé les bases d’une poésie mélancolique, miroir du mal-être profond d’un homme, dont l’artiste en lui, se nourrissait, jusqu’à le dévorer. L’humour, qu’on pouvait entrevoir dans ses textes, permettait toujours de penser qu’il pourrait un jour, nous faire entrevoir de la lumière.
Mais 25 années se sont écoulées, dont une dizaine maintenant sous le soleil de Toulouse, et le nouvel album nous montre une fois encore, la face obscure d’un artiste tourmenté. Dès les premiers mots de Tant Tard : Toi que je n’ai jamais aimé, pas faute d’avoir essayé… Et de compléter par le refrain : la vie est un poème qui ne dit jamais je t’aime. On ne peut s’empêcher d’y voir ici une lettre de rupture avec celle qui a partagé sa vie, mais aussi avec la vie sentimentale en générale. Le titre Fontaine donne l’illusion d’une éclaircie. Mais l’infime filet de lumière est vite chassé par les violons de Salomé Pierli sur Tout doit disparaitre, où la vie semble à nouveau pesante, au ralenti. Il serait temps que ça s’arrête ! Comme un appel au secours. Un appel réitéré sur le titre Détruire dit-elle, le plus Rock de l’album : A SOS Suicide ça sonnait dans le vide, A SOS Amitié, ils m’ont envoyé chier.
Entre messages dépressifs et appels à l’aide (J’ai peur des sentiments, L’Amour est une fiction, J’ai tellement triché, Je ne tiens pas le coup, Envoie moi aux oubliettes), l’artiste maudit nous entraine inéluctablement dans ses tourments à répétition. Une fois encore, pour la 17e fois peut-être, il y parvient à nous atteindre. Ses mots nous touchent. Ses maux nous affectent. Sa musique nous émeut. Comme si c’était la toute première fois, À L’Ouverture Des Miroirs, où le violoncelle de Vincent Courtois déjà nous ensorcelait. Et jusqu’à la dernière note, jusqu’à la Deadline, où la guitare gronde et les mots se mêlent à la douleur ultime. Et plus il se fait mal, et plus il semble nous émouvoir. C’est grave, Docteur ?
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Line-up :
Bertrand Betsch
Tracklist :
01- Tant tard – 3’13
02- Fontaine – 4’20
03- Tout doit disparaitre – 3’15
04- L’Aorte – 2’29
05- Détruire dit elle – 3’47
06- La Der des Ders – 2’30
07- Ultraviolet – 3’00
08- En dessous – 3’10
09- Deadline – 3’40