Rock’N Bock /
Le 12 Septembre 2026 /
Maxéville (54) /
Notre avis : 5/5.
Le Rock’N Bock 2026 a déroulé une programmation capable de passer du metal cyberpunk au rock alternatif, du rhythm and blues Britannique au rock chanté en Alsacien. Une diversité qui constitue une nouvelle fois toute la richesse de l’événement. Sur scène, les groupes nous ont présenté des univers très différents, mais partagent la même envie de jouer fort, de communiquer avec le public et de donner du sens à leur musique. Entre messages engagés, reprises revisitées et déflagrations électriques, cette édition ne manquait ni de relief ni de personnalité.
GIVE ME A NAME – Le metal face au système
Give Me A Name ouvre les festivités avec un metal teinté d’éléments cyberpunk et porté par un véritable engagement social. Le groupe ne se contente pas d’aligner les riffs : il construit un univers dystopique dans lequel la lutte contre le système rejoint l’espoir d’un monde meilleur.
Autour de Javier Ortiz Lopez au chant, Giovanni Chamelot à la guitare, Sacha Scialom à la basse et Damien Delamour à la batterie, la formation impose une prestation aussi musicale que visuelle. Des titres comme Machines Of Blood installent une atmosphère mécanique et oppressante, soutenue par des guitares tranchantes et une section rythmique massive.
La mise en scène prend encore davantage d’importance sur Slave. Javier apparaît les poignets entravés par des menottes, donnant une traduction physique au sentiment d’asservissement développé dans le morceau. Sur Pain, le chanteur enfile une blouse blanche et entraîne le public dans un nouvel univers, froid et inquiétant.
Le temps fort du concert arrive un morceau consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes. Mélanie rejoint alors le groupe au chant et renforce la portée d’un titre particulièrement intense. Give Me A Name nous a livré un concert frontal, engagé et cohérent jusque dans ses moindres détails.

Les photos : ici.
KIM MELVILLE – Des riffs, du caractère et beaucoup de liberté
Chanteuse et guitariste, Kim Melville refuse de s’enfermer dans une seule catégorie. Sa musique navigue entre pop rock, classic rock et metal, ce dernier se glissant principalement dans les guitares plutôt que dans le chant. Une liberté stylistique qui lui permet de passer d’une ambiance à une autre sans jamais perdre son identité.
Le concert démarre avec Bitter, avant que Blond Loud & Dumb et With Love ne mettent en valeur son tempérament et son sens de la mélodie. One More Chance confirme cette capacité à mêler puissance et refrains accrocheurs. Kim Melville s’attaque ensuite à Dream On d’Aerosmith, reprise ambitieuse qu’elle s’approprie avec assurance.
Lost In The Woods ouvre une parenthèse plus évocatrice, rapidement prolongée par Asmar. Ce morceau trouve son inspiration dans l’un de ses films d’animation préférés, Azur et Asmar, et dévoile une facette plus imagée de son univers. La reprise de Mars de Yungblud ramène ensuite une énergie plus directe.
La seconde partie du concert enchaîne Blueberry Pancakes, Keep Falling, Can’t Sleep et Sinkin’, avant une reprise particulièrement efficace de Are You Gonna Be My Girl de Jet. Evil Trouble Cupcake referme un set généreux, varié et solidement construit.
Kim Melville profite également de son passage à Rock’N Bock pour rappeler que son nouvel album sortira le 6 novembre 2026. Une prochaine étape très attendue après cette prestation convaincante.

Les photos : ici.
EIGHTEEN CLOSE – L’appel de la route
Eighteen Close défend un rock alternatif capable de frapper fort avant de laisser place à des passages plus intimes. Le groupe se décrit comme la rencontre entre « le rock qui tabasse sans concession », « l’évasion pure du road trip mélancolique » et « la douce chaleur d’une guitare au coin du feu ». Une définition qui prend tout son sens sur scène.
Max à la guitare, Yann à la basse et Alexis à la batterie présentent notamment leur album éponyme, sorti cette année. Right Now lance le concert avec franchise, suivi par Something et You Know. Le son gagne progressivement en ampleur tandis que Dive In The Sound invite à se laisser emporter par cette alternance entre force et respiration.
Avec In My Car, Eighteen Close fait naître des images de bitume et de grands espaces. Gone In 60 Seconds et Bullit prolongent cette impression de course en avant, tandis que Nevada installe une atmosphère plus contemplative. Les paysages semblent défiler au fil des guitares.
Le groupe retrouve ensuite une attaque plus rugueuse avec Whiskey Distortion, avant de conclure sur Crystal Clear. Eighteen Close parvient à maintenir l’équilibre entre puissance et mélancolie, avec un rock alternatif qui évoque autant la scène que la route.

Les photos : ici.
NINE BELOW ZERO – Le rhythm and blues dans les veines
Avec Nine Below Zero, le Rock’N Bock accueille une véritable institution du rhythm and blues Britannique. Le groupe déroule un concert nourri de blues, de rock’n’roll, de soul et d’un solide plaisir de jouer.
Dès On The Road Again / Satisfaction, les musiciens installent une ambiance chaleureuse. Le répertoire traverse ensuite plusieurs classiques avec Can I Get A Witness de Marvin Gaye, puis I Can’t Help Myself (Sugar Pie, Honey Bunch) des Four Tops. Nine Below Zero ne cherche pas à reproduire fidèlement ces morceaux : le groupe les façonne à son image, avec une énergie brute et une véritable complicité.
La reprise de Sunny, popularisée par Bobby Hebb, apporte une couleur plus soul avant le retour des guitares sur Don’t Point Your Finger At The Guitar Man. L’harmonica occupe naturellement une place centrale et lance notamment un medley en ouverture de Ridin’ On The L And N, morceau associé au Lionel Hampton Quartet.
La température monte encore avec High Temperature de Little Walter, puis Eleven Plus Eleven rappelle la force du propre répertoire de Nine Below Zero. Un set vivant, généreux et profondément attaché aux racines du rhythm and blues.

Les photos : ici.
DOG’N’STYLE – Le pit entre en action
Dog’N’Style ne tarde pas à faire parler la poudre. Son mélange de rock et de metal repose sur un son lourd, des riffs massifs et des compositions suffisamment entraînantes pour mettre immédiatement le public en mouvement.
Une courte introduction annonce le début du show, puis Bad Perception lance les festivités. Le groupe prend rapidement ses marques avant de saluer le public et d’enchaîner avec From Ashes. Outsider maintient la pression, tandis que Scream In Silence accentue encore le caractère frontal de la prestation.
Avec Pub Is Back, l’ambiance devient plus festive sans perdre en intensité. Le public répond présent et un wall of death s’organise devant la scène. Les deux camps se font face quelques secondes avant de se rejoindre dans un mouvement collectif spectaculaire.
Dog’N’Style poursuit avec Take It Or Leave It, puis plonge dans l’atmosphère plus sombre de Creepy Story. Watch Me vient conclure un set compact et sans détour. Le groupe livre exactement ce que son public attend : du volume, de l’impact et une énergie taillée pour la scène.

Les photos : ici.
LES BREDELERS – L’Alsace monte le son
Les Bredelers ferment cette journée avec un rock puissant dont les textes en Alsacien constituent la véritable signature. Entre rock, punk et metal, le groupe associe énergie brute et identité culturelle, prouvant une nouvelle fois qu’une langue régionale peut parfaitement trouver sa place au cœur des guitares saturées.
Le concert met notamment à l’honneur Deifel’s Peel, album sorti en 2025. Mini Grenze lance la machine, rapidement suivi par Leid et Jeder Daa. Le groupe joue avec une énergie communicative, tandis que Unterwäjs et Kugelhopf Duty soulignent son goût pour les refrains directs et les textes solidement ancrés dans son territoire.
Glàssmànn poursuit cette rencontre entre traditions et rock musclé, avant que Hellfescht ne fasse grimper l’intensité. Maidel précède un medley qui permet aux Bredelers de parcourir différentes facettes de leur répertoire sans laisser retomber l’ambiance.
La dernière ligne droite passe par Greeta, puis Schwimme Denäwe vient refermer le concert. Les Bredelers concluent ainsi cette première soirée du Rock’N Bock 2026 avec un set puissant et fédérateur, porté par une personnalité immédiatement reconnaissable.

Les photos : ici.
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
Le 12 Septembre 2026 /
Maxéville (54) /
Notre avis : 5/5.
Le Rock’N Bock 2026 a déroulé une programmation capable de passer du metal cyberpunk au rock alternatif, du rhythm and blues Britannique au rock chanté en Alsacien. Une diversité qui constitue une nouvelle fois toute la richesse de l’événement. Sur scène, les groupes nous ont présenté des univers très différents, mais partagent la même envie de jouer fort, de communiquer avec le public et de donner du sens à leur musique. Entre messages engagés, reprises revisitées et déflagrations électriques, cette édition ne manquait ni de relief ni de personnalité.
GIVE ME A NAME – Le metal face au système
Give Me A Name ouvre les festivités avec un metal teinté d’éléments cyberpunk et porté par un véritable engagement social. Le groupe ne se contente pas d’aligner les riffs : il construit un univers dystopique dans lequel la lutte contre le système rejoint l’espoir d’un monde meilleur.
Autour de Javier Ortiz Lopez au chant, Giovanni Chamelot à la guitare, Sacha Scialom à la basse et Damien Delamour à la batterie, la formation impose une prestation aussi musicale que visuelle. Des titres comme Machines Of Blood installent une atmosphère mécanique et oppressante, soutenue par des guitares tranchantes et une section rythmique massive.
La mise en scène prend encore davantage d’importance sur Slave. Javier apparaît les poignets entravés par des menottes, donnant une traduction physique au sentiment d’asservissement développé dans le morceau. Sur Pain, le chanteur enfile une blouse blanche et entraîne le public dans un nouvel univers, froid et inquiétant.
Le temps fort du concert arrive un morceau consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes. Mélanie rejoint alors le groupe au chant et renforce la portée d’un titre particulièrement intense. Give Me A Name nous a livré un concert frontal, engagé et cohérent jusque dans ses moindres détails.
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KIM MELVILLE – Des riffs, du caractère et beaucoup de liberté
Chanteuse et guitariste, Kim Melville refuse de s’enfermer dans une seule catégorie. Sa musique navigue entre pop rock, classic rock et metal, ce dernier se glissant principalement dans les guitares plutôt que dans le chant. Une liberté stylistique qui lui permet de passer d’une ambiance à une autre sans jamais perdre son identité.
Le concert démarre avec Bitter, avant que Blond Loud & Dumb et With Love ne mettent en valeur son tempérament et son sens de la mélodie. One More Chance confirme cette capacité à mêler puissance et refrains accrocheurs. Kim Melville s’attaque ensuite à Dream On d’Aerosmith, reprise ambitieuse qu’elle s’approprie avec assurance.
Lost In The Woods ouvre une parenthèse plus évocatrice, rapidement prolongée par Asmar. Ce morceau trouve son inspiration dans l’un de ses films d’animation préférés, Azur et Asmar, et dévoile une facette plus imagée de son univers. La reprise de Mars de Yungblud ramène ensuite une énergie plus directe.
La seconde partie du concert enchaîne Blueberry Pancakes, Keep Falling, Can’t Sleep et Sinkin’, avant une reprise particulièrement efficace de Are You Gonna Be My Girl de Jet. Evil Trouble Cupcake referme un set généreux, varié et solidement construit.
Kim Melville profite également de son passage à Rock’N Bock pour rappeler que son nouvel album sortira le 6 novembre 2026. Une prochaine étape très attendue après cette prestation convaincante.
Les photos : ici.
EIGHTEEN CLOSE – L’appel de la route
Eighteen Close défend un rock alternatif capable de frapper fort avant de laisser place à des passages plus intimes. Le groupe se décrit comme la rencontre entre « le rock qui tabasse sans concession », « l’évasion pure du road trip mélancolique » et « la douce chaleur d’une guitare au coin du feu ». Une définition qui prend tout son sens sur scène.
Max à la guitare, Yann à la basse et Alexis à la batterie présentent notamment leur album éponyme, sorti cette année. Right Now lance le concert avec franchise, suivi par Something et You Know. Le son gagne progressivement en ampleur tandis que Dive In The Sound invite à se laisser emporter par cette alternance entre force et respiration.
Avec In My Car, Eighteen Close fait naître des images de bitume et de grands espaces. Gone In 60 Seconds et Bullit prolongent cette impression de course en avant, tandis que Nevada installe une atmosphère plus contemplative. Les paysages semblent défiler au fil des guitares.
Le groupe retrouve ensuite une attaque plus rugueuse avec Whiskey Distortion, avant de conclure sur Crystal Clear. Eighteen Close parvient à maintenir l’équilibre entre puissance et mélancolie, avec un rock alternatif qui évoque autant la scène que la route.
Les photos : ici.
NINE BELOW ZERO – Le rhythm and blues dans les veines
Avec Nine Below Zero, le Rock’N Bock accueille une véritable institution du rhythm and blues Britannique. Le groupe déroule un concert nourri de blues, de rock’n’roll, de soul et d’un solide plaisir de jouer.
Dès On The Road Again / Satisfaction, les musiciens installent une ambiance chaleureuse. Le répertoire traverse ensuite plusieurs classiques avec Can I Get A Witness de Marvin Gaye, puis I Can’t Help Myself (Sugar Pie, Honey Bunch) des Four Tops. Nine Below Zero ne cherche pas à reproduire fidèlement ces morceaux : le groupe les façonne à son image, avec une énergie brute et une véritable complicité.
La reprise de Sunny, popularisée par Bobby Hebb, apporte une couleur plus soul avant le retour des guitares sur Don’t Point Your Finger At The Guitar Man. L’harmonica occupe naturellement une place centrale et lance notamment un medley en ouverture de Ridin’ On The L And N, morceau associé au Lionel Hampton Quartet.
La température monte encore avec High Temperature de Little Walter, puis Eleven Plus Eleven rappelle la force du propre répertoire de Nine Below Zero. Un set vivant, généreux et profondément attaché aux racines du rhythm and blues.
Les photos : ici.
DOG’N’STYLE – Le pit entre en action
Dog’N’Style ne tarde pas à faire parler la poudre. Son mélange de rock et de metal repose sur un son lourd, des riffs massifs et des compositions suffisamment entraînantes pour mettre immédiatement le public en mouvement.
Une courte introduction annonce le début du show, puis Bad Perception lance les festivités. Le groupe prend rapidement ses marques avant de saluer le public et d’enchaîner avec From Ashes. Outsider maintient la pression, tandis que Scream In Silence accentue encore le caractère frontal de la prestation.
Avec Pub Is Back, l’ambiance devient plus festive sans perdre en intensité. Le public répond présent et un wall of death s’organise devant la scène. Les deux camps se font face quelques secondes avant de se rejoindre dans un mouvement collectif spectaculaire.
Dog’N’Style poursuit avec Take It Or Leave It, puis plonge dans l’atmosphère plus sombre de Creepy Story. Watch Me vient conclure un set compact et sans détour. Le groupe livre exactement ce que son public attend : du volume, de l’impact et une énergie taillée pour la scène.
Les photos : ici.
LES BREDELERS – L’Alsace monte le son
Les Bredelers ferment cette journée avec un rock puissant dont les textes en Alsacien constituent la véritable signature. Entre rock, punk et metal, le groupe associe énergie brute et identité culturelle, prouvant une nouvelle fois qu’une langue régionale peut parfaitement trouver sa place au cœur des guitares saturées.
Le concert met notamment à l’honneur Deifel’s Peel, album sorti en 2025. Mini Grenze lance la machine, rapidement suivi par Leid et Jeder Daa. Le groupe joue avec une énergie communicative, tandis que Unterwäjs et Kugelhopf Duty soulignent son goût pour les refrains directs et les textes solidement ancrés dans son territoire.
Glàssmànn poursuit cette rencontre entre traditions et rock musclé, avant que Hellfescht ne fasse grimper l’intensité. Maidel précède un medley qui permet aux Bredelers de parcourir différentes facettes de leur répertoire sans laisser retomber l’ambiance.
La dernière ligne droite passe par Greeta, puis Schwimme Denäwe vient refermer le concert. Les Bredelers concluent ainsi cette première soirée du Rock’N Bock 2026 avec un set puissant et fédérateur, porté par une personnalité immédiatement reconnaissable.
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#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportage Festival, Reportages 0 • Tags: Dog'N'Style, Eighteen Close, Give Me A Name, Kim Melville, Les Bredelers, Maxéville, Nine Below Zero, Rock'N Bock