Donkey Rock Festival /
Le 08 Août 2026 /
Sélange (Belgique) /
Notre avis : 5/5.
Pour cette seconde journée, le Donkey Rock Festival déroule une programmation sans compromis, où le rock se décline sous toutes ses formes. De l’engagement de What If?! aux reprises généreuses de Fried Chikken, le ton monte progressivement avant l’assaut punk de Full Throttle Baby. Cachemire vient ensuite conclure la soirée avec son rock Français incisif et ses textes mordants. Quatre groupes, quatre identités, mais une même volonté : faire parler les guitares et marquer durablement les esprits.
WHAT IF?! : sueur, riffs et paroles engagées
Né dans une cabane au fond d’un jardin à Rochefort, What If?! débarque au Donkey Rock avec un rock qui refuse de choisir entre la sueur et les idées. Originaire de Habay, le groupe avance avec une conviction simple : la musique doit cogner, déranger et laisser une trace. Une ligne de conduite parfaitement respectée sur scène, où les riffs abrasifs rencontrent désormais des textes plus engagés.
Dès Magic Cup, What If?! installe un son brut et tendu, porté par les guitares de Guillaume De Fauw et Rodrigue Soyer, ainsi que par la batterie solide d’Arnaud Dermagne. Le show se poursuit avec Speederman. Les influences de The Black Keys, Jack White et Queens Of The Stone Age transparaissent clairement dans leur univers musical. Le groupe ne masque pas davantage son attachement aux Rolling Stones et à Led Zeppelin, mais transforme cet héritage musical en une matière personnelle, directe et viscérale.

Raphaël François, arrivé au chant en 2025, occupe le devant de la scène avec assurance. Sa présence ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire du groupe, désormais décidé à utiliser sa force musicale pour éveiller les consciences. Avec Dans Ta Moustache Adolf, What If?! affiche clairement cette orientation plus féroce, tandis que Passage À Deux Niveaux associe les mots en français à des guitares toujours aussi tranchantes.
Le concert alterne les ambiances sans perdre sa cohérence. Still Decay replonge dans les zones plus sombres du répertoire, entre nuits agitées, excès et lendemains difficiles. Cell29 resserre encore l’atmosphère avant que What If ne résume l’identité du groupe : poser les questions que beaucoup préfèrent éviter et les lancer à pleine puissance.
Avec Horse In My Bed, What If?! termine son passage au Donkey Rock Festival sans relâcher la pression. Le groupe Belge laisse derrière lui un mélange de rock incandescent et de paroles qui cherchent à provoquer une réaction. Une prestation franche et sans détour, portée par une formation bien décidée à ne pas laisser le public indifférent.

Les photos : ici.
FRIED CHIKKEN, un cocktail de reprises servi bien chaud
Originaire de Messancy, en Belgique, Fried Chikken investit le Donkey Rock avec une recette aussi simple qu’efficace : de grands morceaux, une solide maîtrise instrumentale et une véritable énergie scénique. Créé pendant la période du Covid, le groupe refuse toutefois de suivre les chemins trop balisés des formations de reprises. Entre blues, rock sudiste et rock’n’roll, le groupe puise dans plusieurs décennies de musique pour construire un concert généreux, cohérent et résolument vivant.
Dès Keep Your Light On Mama, Fried Chikken installe une atmosphère chaleureuse, portée par des guitares généreuses et une section rythmique parfaitement en place. Le groupe affiche immédiatement son goût pour un rock aux racines Américaines, sans chercher à reproduire mécaniquement les versions originales. Chaque morceau conserve son identité, mais reçoit une énergie supplémentaire au contact de la scène.
Le classique Tush de ZZ Top renforce cette orientation blues rock. La guitare de Bernard Biren se montre incisive, tandis que Kevin Dehard complète l’ensemble avec précision. À la basse, Giovanni Biordi apporte une assise profonde sur laquelle Laurent Keizer peut déployer un jeu de batterie puissant et maîtrisé. La complicité entre les musiciens donne au concert une fluidité naturelle, sans temps mort ni démonstration superflue.

Au centre de la formation, Olivier Hollange impose une présence qui ne passe pas inaperçue. Habitué des scènes rock avec Purple Smoke, Taliesyn ou Queens Vision, le chanteur possède toute la puissance nécessaire pour défendre un répertoire aussi varié. Sa voix rugueuse accompagne Never Lookin’ Back, avant de prendre une dimension plus directe sur Kids Wanna Rock.
Fried Chikken poursuit avec Do Your Worst, morceau de Rival Sons dont le caractère brut correspond parfaitement à l’esprit du groupe. Le chant gagne en intensité, les guitares se répondent et la rythmique maintient une tension constante. Nobody Wants To Die confirme ensuite cette capacité à conjuguer efficacité immédiate et qualité d’interprétation.
Avec Hard To Handle, popularisé par les Black Crowes, Fried Chikken retrouve une veine plus groovy sans perdre sa force de frappe. Le morceau devient un véritable terrain de jeu collectif, chacun trouvant sa place dans un ensemble parfaitement équilibré.
Le groupe ose ensuite s’attaquer à Kashmir, monument de Led Zeppelin. L’interprétation conserve la dimension imposante du titre tout en mettant en valeur la puissance vocale d’Olivier Hollange et la complémentarité des deux guitares. Le choix témoigne de l’ambition de Fried Chikken : ne pas se contenter de reprises faciles, mais relever des défis capables de révéler toute la valeur de la formation.
Pour conclure, Come Together offre un dernier détour par un classique universel. Fried Chikken lui apporte une couleur plus musclée, fidèle à son identité blues rock. Le morceau referme un concert construit avec soin, où les références se succèdent sans jamais donner l’impression d’un simple catalogue.
Au Donkey Rock Festival, les musiciens de Messancy démontrent qu’un groupe de reprises peut posséder une véritable personnalité. Grâce à une sélection exigeante, une interprétation solide et une présence scénique généreuse, Fried Chikken transforme les morceaux des autres en un spectacle qui lui appartient pleinement. Un poulet frit à la belge, relevé juste comme il faut et servi avec une copieuse dose de rock’n’roll.

Les photos : ici.
FULL THROTTLE BABY : le rock bagarre passe à l’attaque
Originaire de Paris, Full Throttle Baby débarque au Donkey Rock avec une seule intention : transformer la scène en véritable ring. Le quintette défend un punk hardcore lourd et frontal, nourri par l’urgence de The Bronx, les riffs d’AC/DC et l’efficacité de Danko Jones. Ici, pas de temps mort : le groupe mise sur la sueur, le jeu de jambes et une énergie impossible à contenir.
Dès Pool Of Beer, Full Throttle Baby impose son « rock bagarre ». Les guitares cognent, la section rythmique avance sans relâche et le chant attaque chaque morceau avec une rage communicative. Coughin’ To Death, Knockout et Crusty Night renforcent cette impression d’assister à un combat où chaque riff devient un nouvel uppercut.

Le groupe enchaîne avec Blue Balls et Snap It, sans jamais desserrer l’étau. Sur scène, le groupe occupe le terrain avec une énergie infatigable, multipliant les mouvements et les échanges avec le public. Moped Klub, Loud Punch et Floor Is Lava illustrent parfaitement cette formule directe : des morceaux courts, efficaces et conçus pour déclencher la pagaille devant la scène.
L’univers décalé de Full Throttle Baby s’affirme avec Don’t Touch My Moped et Beer Hunt, deux titres qui mêlent puissance, humour et esprit de bande. Le tempo ne faiblit pas avec Ride On, tandis que Gipsy Queen apporte une nouvelle dose de hard rock musclé à un concert déjà mené pied au plancher.
Avec Fucking Atoms, Full Throttle Baby porte le dernier coup d’une prestation intense et sans détour. Ce soir, les Parisiens confirment que leur « rock bagarre » ne se contente pas d’une simple étiquette : c’est une véritable manière de jouer, dans l’urgence, la sueur et le plaisir de tout renverser. Du rock taillé pour la baston, livré avec une générosité totale.

Les photos : ici.
CACHEMIRE, une décennie taillée pour la scène
Depuis dix ans, Cachemire secoue le cocotier du rock Français. Dix ans que les Nantais ébranlent les os à grands renforts de guitares corrosives, de batteries claquées et de textes caustiques. Sur la scène du Donkey Rock, le groupe célèbre cette décennie avec ce qu’il maîtrise le mieux : un rock pur, direct et percutant, débarrassé de tout artifice.
Au fil des années, le pelage de Cachemire est devenu un cuir qui s’affine de titre en titre. Les textes restent mordants, clairs et sans détour. Ils pointent nos travers, nos absurdités et nos maladresses sans jamais prendre le ton de la leçon. Dès Moi Être Roi, le groupe impose cette écriture incisive, soutenue par un son plein et dense.
Avec Je puis Ma Gueule, Cachemire enfonce le clou. Les riffs occupent tout l’espace, la batterie frappe avec sécheresse et chaque fin de morceau tombe comme un couperet. Rien ne déborde, rien ne s’étire inutilement. Tout est serré, puissant et taillé pour la scène.
Suis-Moi Baby prolonge cette tension, tandis que Mouscash révèle tout le mordant du groupe. Derrière leur efficacité immédiate, les compositions dévoilent un travail sonore riche et subtil, sans jamais perdre en légèreté.

Le concert prend une autre couleur avec La Nuit Je Mens. Cachemire s’empare du titre avec respect tout en lui donnant sa propre matière, plus brute et plus rugueuse. La parenthèse s’intègre naturellement à une prestation qui refuse la monotonie.
Le groupe poursuit ensuite avec Adam et Seul, deux morceaux qui confirment la diversité de son univers. Les chansons fonctionnent comme de courts métrages mélodiques : quelques minutes suffisent pour installer une scène, décocher une phrase et refermer la porte d’un geste net.
Avec Pied Au Plancher, Cachemire porte bien son nom et accélère franchement. L’Animal libère encore les guitares avant que Chanson Pour Sépulture ne vienne refermer le set. Jusqu’au dernier instant, le groupe reste fidèle à sa ligne : des mots qui mordent, des riffs qui coupent et des morceaux sculptés sans fioritures.
Cachemire salue finalement le public et quitte la scène sur Hey Jude. Un concert survolté, sincère et généreux, à l’image de leur dernier opus : une décharge d’énergie brute et d’humanité rock’n’roll.

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#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
Le 08 Août 2026 /
Sélange (Belgique) /
Notre avis : 5/5.
Pour cette seconde journée, le Donkey Rock Festival déroule une programmation sans compromis, où le rock se décline sous toutes ses formes. De l’engagement de What If?! aux reprises généreuses de Fried Chikken, le ton monte progressivement avant l’assaut punk de Full Throttle Baby. Cachemire vient ensuite conclure la soirée avec son rock Français incisif et ses textes mordants. Quatre groupes, quatre identités, mais une même volonté : faire parler les guitares et marquer durablement les esprits.
WHAT IF?! : sueur, riffs et paroles engagées
Né dans une cabane au fond d’un jardin à Rochefort, What If?! débarque au Donkey Rock avec un rock qui refuse de choisir entre la sueur et les idées. Originaire de Habay, le groupe avance avec une conviction simple : la musique doit cogner, déranger et laisser une trace. Une ligne de conduite parfaitement respectée sur scène, où les riffs abrasifs rencontrent désormais des textes plus engagés.
Dès Magic Cup, What If?! installe un son brut et tendu, porté par les guitares de Guillaume De Fauw et Rodrigue Soyer, ainsi que par la batterie solide d’Arnaud Dermagne. Le show se poursuit avec Speederman. Les influences de The Black Keys, Jack White et Queens Of The Stone Age transparaissent clairement dans leur univers musical. Le groupe ne masque pas davantage son attachement aux Rolling Stones et à Led Zeppelin, mais transforme cet héritage musical en une matière personnelle, directe et viscérale.
Raphaël François, arrivé au chant en 2025, occupe le devant de la scène avec assurance. Sa présence ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire du groupe, désormais décidé à utiliser sa force musicale pour éveiller les consciences. Avec Dans Ta Moustache Adolf, What If?! affiche clairement cette orientation plus féroce, tandis que Passage À Deux Niveaux associe les mots en français à des guitares toujours aussi tranchantes.
Le concert alterne les ambiances sans perdre sa cohérence. Still Decay replonge dans les zones plus sombres du répertoire, entre nuits agitées, excès et lendemains difficiles. Cell29 resserre encore l’atmosphère avant que What If ne résume l’identité du groupe : poser les questions que beaucoup préfèrent éviter et les lancer à pleine puissance.
Avec Horse In My Bed, What If?! termine son passage au Donkey Rock Festival sans relâcher la pression. Le groupe Belge laisse derrière lui un mélange de rock incandescent et de paroles qui cherchent à provoquer une réaction. Une prestation franche et sans détour, portée par une formation bien décidée à ne pas laisser le public indifférent.
Les photos : ici.
FRIED CHIKKEN, un cocktail de reprises servi bien chaud
Originaire de Messancy, en Belgique, Fried Chikken investit le Donkey Rock avec une recette aussi simple qu’efficace : de grands morceaux, une solide maîtrise instrumentale et une véritable énergie scénique. Créé pendant la période du Covid, le groupe refuse toutefois de suivre les chemins trop balisés des formations de reprises. Entre blues, rock sudiste et rock’n’roll, le groupe puise dans plusieurs décennies de musique pour construire un concert généreux, cohérent et résolument vivant.
Dès Keep Your Light On Mama, Fried Chikken installe une atmosphère chaleureuse, portée par des guitares généreuses et une section rythmique parfaitement en place. Le groupe affiche immédiatement son goût pour un rock aux racines Américaines, sans chercher à reproduire mécaniquement les versions originales. Chaque morceau conserve son identité, mais reçoit une énergie supplémentaire au contact de la scène.
Le classique Tush de ZZ Top renforce cette orientation blues rock. La guitare de Bernard Biren se montre incisive, tandis que Kevin Dehard complète l’ensemble avec précision. À la basse, Giovanni Biordi apporte une assise profonde sur laquelle Laurent Keizer peut déployer un jeu de batterie puissant et maîtrisé. La complicité entre les musiciens donne au concert une fluidité naturelle, sans temps mort ni démonstration superflue.
Au centre de la formation, Olivier Hollange impose une présence qui ne passe pas inaperçue. Habitué des scènes rock avec Purple Smoke, Taliesyn ou Queens Vision, le chanteur possède toute la puissance nécessaire pour défendre un répertoire aussi varié. Sa voix rugueuse accompagne Never Lookin’ Back, avant de prendre une dimension plus directe sur Kids Wanna Rock.
Fried Chikken poursuit avec Do Your Worst, morceau de Rival Sons dont le caractère brut correspond parfaitement à l’esprit du groupe. Le chant gagne en intensité, les guitares se répondent et la rythmique maintient une tension constante. Nobody Wants To Die confirme ensuite cette capacité à conjuguer efficacité immédiate et qualité d’interprétation.
Avec Hard To Handle, popularisé par les Black Crowes, Fried Chikken retrouve une veine plus groovy sans perdre sa force de frappe. Le morceau devient un véritable terrain de jeu collectif, chacun trouvant sa place dans un ensemble parfaitement équilibré.
Le groupe ose ensuite s’attaquer à Kashmir, monument de Led Zeppelin. L’interprétation conserve la dimension imposante du titre tout en mettant en valeur la puissance vocale d’Olivier Hollange et la complémentarité des deux guitares. Le choix témoigne de l’ambition de Fried Chikken : ne pas se contenter de reprises faciles, mais relever des défis capables de révéler toute la valeur de la formation.
Pour conclure, Come Together offre un dernier détour par un classique universel. Fried Chikken lui apporte une couleur plus musclée, fidèle à son identité blues rock. Le morceau referme un concert construit avec soin, où les références se succèdent sans jamais donner l’impression d’un simple catalogue.
Au Donkey Rock Festival, les musiciens de Messancy démontrent qu’un groupe de reprises peut posséder une véritable personnalité. Grâce à une sélection exigeante, une interprétation solide et une présence scénique généreuse, Fried Chikken transforme les morceaux des autres en un spectacle qui lui appartient pleinement. Un poulet frit à la belge, relevé juste comme il faut et servi avec une copieuse dose de rock’n’roll.
Les photos : ici.
FULL THROTTLE BABY : le rock bagarre passe à l’attaque
Originaire de Paris, Full Throttle Baby débarque au Donkey Rock avec une seule intention : transformer la scène en véritable ring. Le quintette défend un punk hardcore lourd et frontal, nourri par l’urgence de The Bronx, les riffs d’AC/DC et l’efficacité de Danko Jones. Ici, pas de temps mort : le groupe mise sur la sueur, le jeu de jambes et une énergie impossible à contenir.
Dès Pool Of Beer, Full Throttle Baby impose son « rock bagarre ». Les guitares cognent, la section rythmique avance sans relâche et le chant attaque chaque morceau avec une rage communicative. Coughin’ To Death, Knockout et Crusty Night renforcent cette impression d’assister à un combat où chaque riff devient un nouvel uppercut.
Le groupe enchaîne avec Blue Balls et Snap It, sans jamais desserrer l’étau. Sur scène, le groupe occupe le terrain avec une énergie infatigable, multipliant les mouvements et les échanges avec le public. Moped Klub, Loud Punch et Floor Is Lava illustrent parfaitement cette formule directe : des morceaux courts, efficaces et conçus pour déclencher la pagaille devant la scène.
L’univers décalé de Full Throttle Baby s’affirme avec Don’t Touch My Moped et Beer Hunt, deux titres qui mêlent puissance, humour et esprit de bande. Le tempo ne faiblit pas avec Ride On, tandis que Gipsy Queen apporte une nouvelle dose de hard rock musclé à un concert déjà mené pied au plancher.
Avec Fucking Atoms, Full Throttle Baby porte le dernier coup d’une prestation intense et sans détour. Ce soir, les Parisiens confirment que leur « rock bagarre » ne se contente pas d’une simple étiquette : c’est une véritable manière de jouer, dans l’urgence, la sueur et le plaisir de tout renverser. Du rock taillé pour la baston, livré avec une générosité totale.
Les photos : ici.
CACHEMIRE, une décennie taillée pour la scène
Depuis dix ans, Cachemire secoue le cocotier du rock Français. Dix ans que les Nantais ébranlent les os à grands renforts de guitares corrosives, de batteries claquées et de textes caustiques. Sur la scène du Donkey Rock, le groupe célèbre cette décennie avec ce qu’il maîtrise le mieux : un rock pur, direct et percutant, débarrassé de tout artifice.
Au fil des années, le pelage de Cachemire est devenu un cuir qui s’affine de titre en titre. Les textes restent mordants, clairs et sans détour. Ils pointent nos travers, nos absurdités et nos maladresses sans jamais prendre le ton de la leçon. Dès Moi Être Roi, le groupe impose cette écriture incisive, soutenue par un son plein et dense.
Avec Je puis Ma Gueule, Cachemire enfonce le clou. Les riffs occupent tout l’espace, la batterie frappe avec sécheresse et chaque fin de morceau tombe comme un couperet. Rien ne déborde, rien ne s’étire inutilement. Tout est serré, puissant et taillé pour la scène.
Suis-Moi Baby prolonge cette tension, tandis que Mouscash révèle tout le mordant du groupe. Derrière leur efficacité immédiate, les compositions dévoilent un travail sonore riche et subtil, sans jamais perdre en légèreté.
Le concert prend une autre couleur avec La Nuit Je Mens. Cachemire s’empare du titre avec respect tout en lui donnant sa propre matière, plus brute et plus rugueuse. La parenthèse s’intègre naturellement à une prestation qui refuse la monotonie.
Le groupe poursuit ensuite avec Adam et Seul, deux morceaux qui confirment la diversité de son univers. Les chansons fonctionnent comme de courts métrages mélodiques : quelques minutes suffisent pour installer une scène, décocher une phrase et refermer la porte d’un geste net.
Avec Pied Au Plancher, Cachemire porte bien son nom et accélère franchement. L’Animal libère encore les guitares avant que Chanson Pour Sépulture ne vienne refermer le set. Jusqu’au dernier instant, le groupe reste fidèle à sa ligne : des mots qui mordent, des riffs qui coupent et des morceaux sculptés sans fioritures.
Cachemire salue finalement le public et quitte la scène sur Hey Jude. Un concert survolté, sincère et généreux, à l’image de leur dernier opus : une décharge d’énergie brute et d’humanité rock’n’roll.
Les photos : ici.
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By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportage Festival, Reportages 0 • Tags: Belgique, Cachemire, Donkey Rock, Donkey Rock Festival, Fried Chikken, Full Throttle Baby, Sélange, What If, What If?!