Hellfest /

Le 18 Juin 2026 /

Clisson (44) /

Notre avis : 5/5.


Le Hellfest 2026 lançait officiellement les festivités ce jeudi sous un soleil de plomb. Entre vétérans du hard rock, figures incontournables du metal moderne et découvertes toujours plus nombreuses, cette première journée a une nouvelle fois démontré pourquoi le festival Clissonnais demeure la référence Européenne des musiques extrêmes.

We Came As Romans : émotion et puissance

Les Américains de We Came As Romans ouvrent les débats avec une prestation aussi intense qu’émouvante, confirmant d’entrée pourquoi ils restent une référence incontournable de la scène metalcore moderne. Dès les premières notes de « All Is Beautiful… », le groupe impose une atmosphère à la fois solennelle et fédératrice, avant de faire grimper la température avec l’enchaînement explosif de « Bad Luck », « Red Smoke » et « Cold Like War ». Les premiers circle pits de la journée ne tardent pas à se former, tandis que le public répond avec ferveur aux appels de Dave Stephens.

Toujours portée par l’héritage de Kyle Pavone, dont la présence continue de planer sur chacune de leurs compositions, la formation trouve un équilibre remarquable entre émotion à fleur de peau et déferlantes de riffs massifs. Les refrains fédérateurs de « Darkbloom » résonnent dans toute la fosse, « No Rest For The Dreamer » met en lumière la richesse mélodique du groupe, tandis que « Black Hole » et « Daggers » déclenchent de nouveaux mouvements de foule, entre headbangs, pogos et chants repris en chœur.

Serré, efficace et sans temps mort, ce premier concert frappe fort. Alternant passages atmosphériques et explosions de violence maîtrisée, We Came As Romans livre une prestation aussi puissante que sincère, lançant idéalement les festivités et laissant un public déjà totalement conquis.

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Mikkey Dee & Friends : l’esprit de Motörhead est immortel

Entouré d’amis de prestige, Mikkey Dee célèbre l’héritage de Motörhead avec une énergie intacte et un profond respect pour l’œuvre de Lemmy Kilmister. Sans le moindre temps mort, l’ancien batteur du trio légendaire enchaîne les classiques dans une déferlante de décibels qui replonge instantanément le public dans l’univers brut et sans concession du groupe britannique.

Le concert s’ouvre avec « Killers », avant d’enchaîner sur une succession de morceaux devenus incontournables. « Love Me Like A Reptile » fait rugir les premiers rangs, « Sacrifice » et « Born To Raise Hell » rappellent toute la puissance et la hargne du répertoire de Motörhead, tandis que les guitares saturées et la frappe toujours aussi impressionnante de Mikkey Dee entretiennent une intensité permanente. Chaque titre est accueilli avec ferveur par un public conquis, qui reprend les refrains à pleins poumons.

L’émotion atteint son apogée lorsque retentissent les premières notes de « Ace Of Spades ». Véritable hymne du hard rock, le morceau est chanté à l’unisson par des milliers de spectateurs, offrant l’un des grands moments de communion de la journée. La venue de Chuck Garric sur « Killed By Death » apporte une dimension supplémentaire à cette célébration, renforçant le caractère exceptionnel de cette réunion entre musiciens passionnés et fans de longue date.

Le final sur l’inusable « Overkill », porté par une double grosse caisse toujours aussi redoutable, achève de mettre tout le monde d’accord. Plus qu’un simple concert hommage, Mikkey Dee et ses invités rendent un vibrant hommage à l’esprit de Motörhead : fort, authentique et joué sans compromis. Un moment de rock’n’roll pur, fidèle à la devise de Lemmy : jouer fort, jouer vite et ne jamais tricher.

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The Plot In You confirme son ascension

Le groupe Américain confirme avec éclat pourquoi il figure aujourd’hui parmi les références incontournables du metalcore moderne. Dès son entrée en scène, la formation impose une intensité de chaque instant, alternant riffs acérés, breaks dévastateurs et refrains mélodiques avec une maîtrise impressionnante. Sans jamais relâcher la pression, les musiciens enchaînent les morceaux avec une précision chirurgicale, tandis que le public répond immédiatement par une succession de pogos, de circle pits et de chants repris à l’unisson.

« Divide » lance les hostilités de manière percutante avant que « Don’t Look Away » ne fasse monter la tension d’un cran grâce à son équilibre parfait entre agressivité et mélodie. « Spare Me » et « Forgotten » mettent en évidence toute la richesse de l’écriture du groupe, capable d’alterner passages atmosphériques, refrains fédérateurs et explosions de violence maîtrisée. Quant à « Left Behind », son énergie brute déclenche une nouvelle vague de mouvements de foule, confirmant la parfaite communion entre les musiciens et les festivaliers.

L’ambiance atteint son paroxysme lors du final sur « Feel Nothing ». Véritable hymne de la nouvelle génération metalcore, le morceau est repris à pleins poumons par un public déjà totalement conquis, transformant la fosse en un immense chœur. Ce moment de communion conclut un concert aussi intense qu’efficace, où la puissance scénique rivalise avec l’émotion. Une prestation qui confirme le statut du groupe comme l’un des acteurs majeurs de la scène metalcore actuelle et laisse une impression durable avant la suite des festivités.

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The Pretty Reckless : Taylor Momsen magnétique

Avec une présence scénique toujours aussi magnétique, Taylor Momsen captive instantanément l’assistance dès son arrivée sur scène. Charismatique et habitée, la chanteuse mène The Pretty Reckless avec une assurance impressionnante, alternant puissance vocale, attitude rock et proximité avec le public. Soutenue par un groupe parfaitement en place, elle impose rapidement une atmosphère aussi sombre qu’électrisante.

Le concert débute sur les chapeaux de roue avec « Death By Rock And Roll », dont l’énergie communicative met immédiatement la foule en mouvement. « Follow Me Down » et « Make Me Wanna Die » rappellent toute l’efficacité des compositions du quatuor, mêlant riffs accrocheurs, refrains fédérateurs et cette touche de hard rock moderne qui fait sa signature depuis plus d’une décennie. Le public reprend volontiers les paroles tandis que les premiers rangs répondent avec enthousiasme aux sollicitations de la chanteuse.

L’ambiance gagne encore en intensité avec « Going To Hell », interprété avec une conviction qui souligne toute la puissance de la voix de Taylor Momsen. Le groupe enchaîne ensuite avec un remarquable « Heaven Knows », porté par un long solo de guitare aussi inspiré que flamboyant. Ce moment instrumental, salué par une immense ovation, constitue l’un des premiers temps forts de la journée et démontre toute la qualité des musiciens qui accompagnent la frontwoman.

Entre puissance, élégance et maîtrise, The Pretty Reckless livre une prestation solide et parfaitement calibrée pour un festival. Porté par un répertoire riche en hymnes rock et par une chanteuse au charisme indéniable, le groupe confirme qu’il demeure l’une des formations les plus convaincantes de la scène hard rock actuelle.

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The Inspector Cluzo : le rock rural made in Gascogne

Impossible de résister à l’énergie communicative du duo Landais. Fidèles à leurs valeurs d’indépendance, d’authenticité et de simplicité, les deux musiciens livrent une prestation aussi brute qu’efficace, où le rock se mêle à un humour décalé et à une proximité constante avec le public. Sans artifices, mais avec une générosité de tous les instants, ils démontrent une nouvelle fois qu’il est possible de faire beaucoup avec très peu.

Dès les premières notes de « Less Is More », le ton est donné. Le son est massif, la batterie martèle un rythme implacable tandis que la guitare distille des riffs aussi bluesy que percutants. « Catfarm » et « As Stupid As You Can » s’enchaînent avec une spontanéité réjouissante, entre échanges complices, prises de parole pleines d’autodérision et énergie débordante. Chaque morceau est accueilli avec enthousiasme par un public qui se laisse rapidement gagner par cette bonne humeur contagieuse.

Avec « The Outsider », le duo rappelle également qu’au-delà de son sens de la fête, son répertoire conserve une véritable profondeur, portée par des textes engagés et une identité musicale immédiatement reconnaissable. Puis vient l’inévitable « Put Your Hands Up », qui transforme littéralement la Valley en immense fête champêtre. Des milliers de mains se lèvent à l’unisson, les sourires envahissent les visages et l’ambiance devient totalement jubilatoire.

Entre rock garage, blues rugueux et esprit punk, The Inspector Cluzo signe une prestation sincère, festive et terriblement efficace. Une nouvelle démonstration qu’il n’est nul besoin d’artifices pour fédérer un festival entier lorsque l’énergie, le talent et la passion sont au rendez-vous.

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Deep Purple : la classe des monuments

Les légendes Britanniques démontrent avec une facilité déconcertante qu’elles n’ont rien perdu de leur superbe. Malgré les décennies passées sur les routes, Deep Purple continue d’afficher une maîtrise technique et une présence scénique qui forcent le respect. L’expérience parle à chaque instant, mais jamais au détriment de l’énergie : le groupe livre un concert vivant, généreux et porté par un plaisir de jouer toujours aussi évident.

Dès les premières accélérations de « Highway Star », les premiers rangs explosent. Le riff mythique fait immédiatement son effet et la foule répond par une salve d’applaudissements, consciente d’assister à l’interprétation d’un véritable monument du hard rock. L’intensité ne retombe pas avec « Lazy », dont la longue introduction au clavier permet à Don Airey de rappeler toute l’étendue de son talent. Entre improvisations virtuoses et clins d’œil musicaux, le claviériste captive autant qu’il impressionne, avant que le groupe ne bascule dans le groove irrésistible du morceau.

Tout au long du concert, les échanges entre la guitare de Simon McBride et les claviers donnent lieu à de véritables joutes musicales, dans la plus pure tradition de Deep Purple. Les solos s’enchaînent avec une aisance remarquable, démontrant que la virtuosité demeure au cœur de l’identité du groupe sans jamais tomber dans la démonstration gratuite. La section rythmique, solide et précise, soutient parfaitement un Ian Gillan qui, malgré les années, conserve un charisme intact et sait toujours fédérer le public.

Le dernier acte aligne les classiques incontournables. « Space Truckin’ » relance la machine avec une énergie communicative, « Black Night » fait chanter toute la foule, avant que les premières notes de « Smoke On The Water » ne provoquent une véritable ovation. L’inusable riff est repris à l’unisson par des milliers de spectateurs, offrant un final intemporel et fédérateur. Une conclusion à la hauteur de la légende, qui rappelle une nouvelle fois pourquoi Deep Purple demeure l’un des piliers incontestés de l’histoire du hard rock.

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Papa Roach : une machine à fédérer

Impossible de quitter des yeux Jacoby Shaddix. Véritable pile électrique, le frontman de Papa Roach arpente la scène sans relâche, harangue les premiers rangs, multiplie les échanges avec les festivaliers et impose une intensité permanente qui ne faiblira jamais durant tout le concert. Charismatique et fédérateur, il transforme chaque morceau en un moment de communion, porté par un groupe parfaitement en place.

Le coup d’envoi est donné avec « Blood Brothers », qui embrase immédiatement la fosse. Les classiques s’enchaînent ensuite avec une redoutable efficacité : « Getting Away With Murder » fait exploser les premiers pogos, tandis que « Scars » apporte une parenthèse plus mélodique, reprise avec ferveur par un public qui connaît chaque parole. L’énergie repart de plus belle sur « Born For Greatness », véritable hymne à la résilience qui pousse la foule à lever les bras et à chanter d’une seule voix.

Toujours soucieux de créer une véritable proximité avec son public, Jacoby Shaddix multiplie les interactions, alternant discours inspirants, sourires et appels à la participation. La venue sur scène de Jagger et Brixton Shaddix apporte une touche particulièrement chaleureuse et familiale à un concert déjà riche en émotions, déclenchant une ovation spontanée des festivaliers.

L’un des moments les plus marquants du set reste sans conteste le medley réunissant « Blind », « My Own Summer (Shove It) », « Break Stuff » et « Chop Suey! ». En quelques minutes, Papa Roach rend un hommage appuyé aux groupes qui ont façonné toute une génération, offrant un véritable voyage au cœur de l’âge d’or du nu metal. Chaque extrait est accueilli avec une ferveur incroyable, transformant la fosse en une gigantesque célébration de cette époque emblématique.

Le final est tout simplement imparable. Après quelques mesures de « We Will Rock You », qui voient des milliers de festivaliers frapper des mains en cadence, les premières notes de « Last Resort » provoquent une explosion de joie. Véritable hymne générationnel, le morceau est repris intégralement par un public en fusion, offrant l’un des plus grands moments de communion de la journée. En quittant la scène, Papa Roach laisse derrière lui une foule conquise et rappelle, s’il en était encore besoin, pourquoi le groupe demeure l’une des valeurs sûres du rock et du nu metal depuis plus de vingt-cinq ans.

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Alice Cooper : le roi du shock rock reste inégalable

Assister à un concert d’Alice Cooper, c’est bien plus que voir une légende du rock sur scène : c’est prendre place devant un véritable spectacle où musique, théâtre et grand-guignol se mêlent avec une efficacité redoutable. Pour son retour au Hellfest, le maître incontesté du shock rock prouve une nouvelle fois qu’il reste un showman hors pair, capable de captiver son public du début à la fin grâce à une mise en scène millimétrée et un sens du divertissement intact.

Dès les premières notes de « No More Mr. Nice Guy », le ton est donné. Entouré d’un groupe d’une précision exemplaire, Alice Cooper enchaîne les classiques avec une aisance déconcertante. « I’m Eighteen » fait instantanément replonger les festivaliers dans les grandes heures du rock des années 1970, tandis que « Feed My Frankenstein » transforme la scène en un véritable décor de film d’horreur, entre créatures inquiétantes et jeux de lumière spectaculaires. Plus loin, « Poison » est repris en chœur par des milliers de voix, confirmant son statut d’incontournable du répertoire de l’artiste.

Mais chez Alice Cooper, la musique n’est jamais dissociée du spectacle. Fidèle à sa réputation, il déroule tout l’arsenal qui a forgé sa légende : la célèbre guillotine fait son apparition sous les acclamations du public, les changements de costumes rythment les différents tableaux, tandis que les mises en scène macabres, exécutées avec une bonne dose d’autodérision, rappellent pourquoi il demeure le pionnier absolu du théâtre rock. Chaque séquence est soigneusement chorégraphiée, offrant un équilibre parfait entre horreur, humour noir et second degré.

L’une des surprises de la soirée vient de la reprise de « Smells Like Teen Spirit ». Réinterprété avec la personnalité du groupe, le classique de Nirvana est accueilli avec enthousiasme et apporte une touche inattendue à une setlist pourtant déjà riche en incontournables.

Enfin, impossible d’imaginer un concert d’Alice Cooper sans « School’s Out ». Véritable hymne intergénérationnel, le morceau transforme la foule en un immense chœur et conclut le spectacle dans une ambiance euphorique. Entre performances musicales irréprochables, scénographie spectaculaire et sens du show inégalé, Alice Cooper livre une nouvelle démonstration de son savoir-faire. Plus de cinquante ans après ses débuts, le maître du shock rock continue de prouver qu’il demeure l’une des figures les plus fascinantes et les plus divertissantes de l’histoire du rock.

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Bring Me The Horizon : le show du jour

S’il ne fallait retenir qu’une seule performance de cette édition du Hellfest, nombreux seraient ceux qui désigneraient sans hésiter celle de Bring Me The Horizon. Plus qu’un simple concert, les Britanniques proposent un véritable spectacle audiovisuel où chaque morceau s’intègre dans une scénographie futuriste parfaitement maîtrisée. Écrans géants, animations numériques, jeux de lumières millimétrés et mise en scène immersive transforment la Mainstage en une immense expérience sensorielle, confirmant une nouvelle fois le statut du groupe comme l’un des leaders incontestés du rock moderne.

L’introduction « Press Start » plonge instantanément les festivaliers dans cet univers dystopique. Dès les premières notes, l’immense foule est captivée avant que « Darkside » ne lance véritablement les hostilités. Oli Sykes apparaît en grande forme, alternant chant clair, screams et interactions constantes avec un public qui répond au moindre de ses gestes. « Mantra » et « Happy Song » provoquent immédiatement une succession de pogos, de circle pits et de chants repris à l’unisson, tandis que « Teardrops » et « Kool-Aid » illustrent parfaitement la capacité du groupe à mêler mélodies accrocheuses, électronique et violence maîtrisée.

Visuellement comme musicalement, le concert ne connaît aucun temps faible. Les musiciens évoluent avec une précision impressionnante au milieu d’un décor en perpétuelle évolution, où les animations vidéo prolongent l’univers développé par le groupe depuis plusieurs années. Chaque morceau bénéficie de sa propre identité visuelle, renforçant encore davantage l’immersion.

Le moment le plus spectaculaire de la soirée survient lors de « Antivist ». Alors que l’ambiance atteint déjà son paroxysme, Will Ramos surgit au beau milieu de la foule, déguisé et presque méconnaissable, avant de traverser les premiers rangs pour rejoindre Oli Sykes sur scène. Sa participation déclenche une véritable explosion de décibels. Les deux chanteurs se répondent avec une intensité incroyable, offrant un duo aussi brutal qu’inattendu qui restera comme l’une des images fortes de cette édition du festival.

Après cette montée d’adrénaline, Bring Me The Horizon démontre également toute sa capacité à faire naître l’émotion. « Follow You » apporte une respiration bienvenue, tandis que « Can You Feel My Heart » transforme la Mainstage en une immense mer de lumières, les milliers de voix du public reprenant le refrain dans un impressionnant moment de communion.

Le rappel achève de faire basculer ce concert dans une autre dimension. « Doomed » ouvre ce dernier acte avec une intensité émotionnelle rare avant que « Drown » ne soit repris intégralement par les festivaliers, créant un chœur gigantesque qui couvre presque la voix d’Oli Sykes. Enfin, « Throne » conclut magistralement la prestation dans une explosion de confettis, de flammes et de chants, laissant une foule totalement conquise.

À la fois spectaculaire, moderne, émotionnel et d’une efficacité redoutable, Bring Me The Horizon signe un concert qui dépasse largement le cadre d’une simple tête d’affiche. Une démonstration éclatante de l’évolution du groupe, désormais capable de réunir plusieurs générations de fans autour d’un show total, qui restera sans aucun doute comme l’un des grands moments du Hellfest.

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Alestorm : la fête pirate jusqu’au bout de la nuit

Avec Alestorm, une seule certitude : impossible de ne pas repartir avec le sourire. Les Écossais transforment une nouvelle fois leur passage au Hellfest en une gigantesque fête où l’autodérision, les hymnes festifs et le second degré prennent le pas sur toute forme de sérieux. Dès leur arrivée sur scène, Christopher Bowes et ses comparses embarquent le public dans leur univers de pirates alcoolisés, où les refrains fédérateurs s’enchaînent sans laisser le moindre temps mort.

Les premières notes de « Keelhauled » suffisent à mettre le feu à la fosse, rapidement suivies par « Mexico », dont le refrain est repris avec enthousiasme par des milliers de festivaliers. « Under Blackened Banners » rappelle que le groupe sait également se montrer plus épique, avant que « P.A.R.T.Y. » ne fasse exploser l’ambiance. Impossible de résister à cette succession de tubes où chacun chante, saute et trinque avec son voisin dans une atmosphère de franche camaraderie.

Comme toujours, le spectacle dépasse largement le cadre musical. Le pit se remplit de pirates en tout genre, de licornes, de bouées, de canards géants et d’embarcations gonflables qui surfent sur la foule. Les chorégraphies improvisées, les déguisements improbables et les gobelets levés vers le ciel donnent l’impression d’assister à une immense fête foraine version metal, où la bonne humeur est aussi importante que les riffs.

« Drink » devient naturellement l’un des grands moments de communion du concert, le public reprenant chaque parole avec une ferveur presque religieuse, tandis que « Fucked With An Anchor » déclenche une véritable explosion de décibels, son refrain aussi irrévérencieux qu’incontournable étant hurlé à l’unisson par toute la Valley.

La folie ne retombe jamais. « Banana » provoque une nouvelle vague de délires collectifs, des dizaines de bananes gonflables apparaissant au-dessus de la foule, tandis que « Shit Boat (No Fans) » entretient cette atmosphère absurde et jubilatoire qui fait tout le charme d’Alestorm. Le groupe assume pleinement son humour potache sans jamais sacrifier l’efficacité de ses compositions ni la qualité de son interprétation.

Le final sur « Rumpelkombo » pousse encore un peu plus loin cette joyeuse anarchie. Entre slams, danses improbables, confettis et éclats de rire, Alestorm conclut son passage dans une euphorie générale. Plus qu’un concert, les Écossais offrent une parenthèse de pur divertissement où le folk metal devient prétexte à célébrer la fête, l’amitié et l’autodérision. Une recette désormais bien rodée, mais toujours aussi irrésistiblement efficace.

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Une entrée en matière réussie

Cette première journée du Hellfest 2026 aura parfaitement illustré la richesse de la programmation. Les légendes Deep Purple et Alice Cooper ont rappelé pourquoi elles appartiennent à l’histoire du rock, Papa Roach et Bring Me The Horizon ont confirmé leur statut de machines de scène, tandis que We Came As Romans, The Plot In You ou The Pretty Reckless ont représenté avec brio la nouvelle génération. Quant à Alestorm, fidèle à sa réputation, il a clôturé cette journée dans une ambiance festive et complètement décomplexée.

Le Hellfest est lancé, et au vu de cette première journée, le week-end promet déjà d’être mémorable.

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