Wyll – J’voudrais juste

Wyll2026 – 12 titres – 25’18
Style : Chanson Rap Pop Rock
Label : Artistes libres / Ditto Music
Origine : France, Dinard (35)
Sortie : 27 mars 2026
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Par Mike S.

Wyll dévoile un premier album à son image : sincère, accessible et profondément humain. Entre pop, slam et chanson française, l’artiste breton construit un projet centré sur les mots et le partage. Un disque sans artifices, qui puise dans l’intime pour mieux toucher à l’universel.

Avec les 12 titres de J’voudrais juste, Wyll livre ce premier long format à la fois intime et accessible, quelque part entre pop française, slam et chanson contemporaine. Une suite logique à son EP sorti en 2022 ! Ll’artiste breton y affirme cette même ligne claire : privilégier la sincérité à l’effet. Ici, pas de posture ni de démonstration, mais une écriture directe, presque parlée, qui capte des fragments de vie. Dès les premières minutes, on comprend que tout repose sur les mots et sur la capacité à toucher sans en faire trop.

Construit comme un puzzle, l’album déroule douze titres qui s’imbriquent autour d’un même fil conducteur : la quête de sens et d’équilibre. Se sauver impose une entrée en matière intense, tandis que Fast Food traduit avec justesse l’accélération du quotidien et la folie générale. Wyll navigue entre tension et retenue, trouvant un équilibre intéressant entre énergie et introspection. Chaque morceau semble ajouter une pièce à un récit personnel qui, peu à peu, devient universel.

Le cœur du projet bat dans des titres comme Bang Bang, sans doute l’un des plus marquants. Avec des mots simples, Wyll aborde le harcèlement sans détour ni lourdeur, préférant l’impact à la dramatisation. À l’inverse, Courage ouvre une respiration plus lumineuse, presque apaisée, où il est question d’affirmation de soi. Cette alternance entre gravité et espoir donne à l’album une vraie dynamique émotionnelle.

Le morceau-titre de l’album J’voudrais juste, porté par la collaboration avec Faf Larage, synthétise parfaitement l’intention du disque : revenir à l’essentiel. Musicalement, l’ensemble reste sobre, avec des arrangements discrets qui laissent toute la place à la voix et aux textes. Cette économie de moyens renforce l’authenticité du propos et évite toute surcharge. Wyll s’inscrit ainsi dans une tradition de chanson où le fond prime sur la forme.

Cette approche prend encore plus d’ampleur sur scène, comme lors de son récent concert à Cancale, où le lien avec le public devient central. Dans un cadre minimaliste, accompagné à la guitare, il installe une proximité rare, presque intime. Loin du simple enchaînement de morceaux, ses prestations prolongent le sens de ses chansons : créer du dialogue, du partage, du collectif. Une cohérence évidente avec ses engagements hors scène.

Sans chercher à s’imposer par la force, J’voudrais juste s’installe progressivement. C’est un album qui se découvre dans la durée, au fil des écoutes, et qui trouve sa richesse dans sa simplicité. Wyll y affirme une identité sincère et humaine, à contre-courant de certaines productions plus formatées. Un nouveau projet solide, qui pose les bases d’un parcours à suivre de près. Une nouvelle pièce à son puzzle !

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Line-up :
Wyll : chant, écriture (évidemment au centre du projet)
Tibo Clément : guitare (présent aussi sur scène et très impliqué dans l’univers sonore)
Roberto Briot : basse
Elio Antony : piano, composition
Faf Larage : co-écriture et featuring sur le titre J’voudrais juste

Tracklist : 
1. Pièce naissante
2. Se sauver
3. Fast food
4. Pièce innocente
5. Bouger la tête
6. Saltimbanque
7. J’voudrais juste feat Faf Larage
8. Bang bang
9. Pièce résiliente
10. Courage
11. Deux mains
12. Pièce manquante