L’Autre Canal /
Temples + Metro Verlaine /
Le 13 Octobre 2026 – Nancy (54) /
Notre avis : 5/5.
Les Nancy Jazz Pulsations ont emprunté des chemins électriques à L’Autre Canal avec Metro Verlaine et Temples. À la pop sombre teintée de post-punk du premier a succédé le rock psychédélique aux mélodies lumineuses du second. Entre romantisme urbain et échappées kaléidoscopiques, les deux groupes ont déployé des univers singuliers, portés par le même sens de la mélodie. Une soirée traversant les nuances de la pop, de ses ombres les plus denses à ses couleurs les plus éclatantes.
METRO VERLAINE, le romantisme à fleur d’électricité
Originaire d’Évreux, Metro Verlaine ouvre les festivités avec Rodeo et installe une identité qui conjugue tension rock et sensibilité pop. Formé autour de Raphaëlle au chant et d’Axel à la guitare, le projet cultive une écriture où la noirceur laisse toujours une place à la mélodie. Ses influences post-punk croisent un goût pour les images, les histoires et les sentiments à découvert.
New-York City prolonge cette entrée en matière, avant qu’Amour D’Été et Polaroïd ne déplacent le récit vers un imaginaire plus intime. Les titres eux-mêmes évoquent des lieux, des souvenirs, des instantanés : autant de portes d’entrée dans un univers où le romantisme conserve quelque chose d’écorché. La sélection donne ainsi au concert un fil conducteur, au-delà de la simple succession de morceaux.
Au centre du set, Série Noire puis Bye Bye Rimbaud prolongent ce dialogue entre ombre et poésie. Metro Verlaine trouve sa singularité dans cette proximité entre l’élan des chansons et les failles qu’elles laissent apparaître. La pop offre des points d’accroche immédiats, tandis que l’héritage post-punk en trouble les contours.
Avec Manchester, puis Waterloo, le groupe referme un passage de huit titres à l’identité affirmée. Ce premier chapitre laisse la place à Temples après avoir posé une couleur bien à lui : une certaine idée du romantisme électrique, directe dans sa forme et traversée de mélancolie.

Metro Verlaine : Facebook / Instagram / Bandcamp / Youtube / Linktr.ee
Les photos de la soirée : ici.
TEMPLES, les mélodies prennent le large
Avec Temples, la perspective s’élargit. Le groupe Britannique venu de Kettering inscrit son psychédélisme dans une recherche constante de nouvelles textures, jusqu’aux influences électroniques qui accompagnent son évolution. La mélodie demeure pourtant au cœur de cette musique, comme un repère au milieu des changements de relief.
Revelations ouvre le concert, suivi de Certainty : deux titres qui donnent d’emblée une place centrale à l’écriture pop. Chez Temples, les chansons ont cette capacité à sembler familières tout en ménageant des détours. Les lignes vocales de James Bagshaw constituent un fil auquel se raccrocher, tandis que les arrangements ouvrent d’autres perspectives.
L’enchaînement de Cicada, Megalith et Glimmer développe cette première partie avant que Keep In The Dark ne ramène le parcours vers l’un des morceaux emblématiques du groupe. Le répertoire circule ainsi entre différentes étapes de son histoire. Les titres se répondent et donnent à entendre une continuité, malgré les évolutions de langage et de production.
Jaguar mène ensuite à Gamma Rays, puis à Blue Flame. À travers cette succession, le set affirme son goût du mouvement et des contrastes. Le psychédélisme de Temples se nourrit autant de la précision des chansons que des possibilités d’évasion qu’elles proposent. Une mélodie se dessine, une texture la déplace, un refrain vient la remettre au premier plan.

TEMPLES, entre vertige et évidence pop
Avec Hot Motion, le concert retrouve un point d’appui particulièrement évocateur dans le répertoire du groupe. Vendetta puis Paraphernalia poursuivent le voyage et soulignent la diversité des chemins empruntés par Temples. Le groupe construit son identité dans cette rencontre entre une écriture immédiatement identifiable et un désir d’exploration.
Jet Stream Heart prend place dans la dernière partie du set, avant Shelter Song. Ce rapprochement offre une belle lecture du parcours des Britanniques : des horizons les plus récents jusqu’à une chanson fondatrice, la même attention portée aux mélodies traverse le concert. Shelter Song referme le programme principal avec cette évidence pop qui reste l’une des grandes signatures de Temples.
Le rappel réunit The Golden Throne et Mesmerise, deux morceaux issus de Sun Structures. Après les détours du set, ce retour aux premières compositions donne au final une cohérence particulière. Temples termine ainsi son passage en renouant avec les chansons qui ont posé les bases de son univers.
À L’Autre Canal, Metro Verlaine et Temples ont composé deux portraits complémentaires d’une pop qui aime sortir du cadre. L’un explorant les sentiments dans une lumière sombre ; l’autre ouvrant les chansons sur des paysages psychédéliques. Entre les deux, une même confiance dans le pouvoir d’une mélodie à retenir l’attention et à prolonger le voyage.

Temples : Facebook / Instagram / X / TikTok / Youtube / Lintr.ee
Les photos de la soirée : ici.
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
Temples + Metro Verlaine /
Le 13 Octobre 2026 – Nancy (54) /
Notre avis : 5/5.
Les Nancy Jazz Pulsations ont emprunté des chemins électriques à L’Autre Canal avec Metro Verlaine et Temples. À la pop sombre teintée de post-punk du premier a succédé le rock psychédélique aux mélodies lumineuses du second. Entre romantisme urbain et échappées kaléidoscopiques, les deux groupes ont déployé des univers singuliers, portés par le même sens de la mélodie. Une soirée traversant les nuances de la pop, de ses ombres les plus denses à ses couleurs les plus éclatantes.
METRO VERLAINE, le romantisme à fleur d’électricité
Originaire d’Évreux, Metro Verlaine ouvre les festivités avec Rodeo et installe une identité qui conjugue tension rock et sensibilité pop. Formé autour de Raphaëlle au chant et d’Axel à la guitare, le projet cultive une écriture où la noirceur laisse toujours une place à la mélodie. Ses influences post-punk croisent un goût pour les images, les histoires et les sentiments à découvert.
New-York City prolonge cette entrée en matière, avant qu’Amour D’Été et Polaroïd ne déplacent le récit vers un imaginaire plus intime. Les titres eux-mêmes évoquent des lieux, des souvenirs, des instantanés : autant de portes d’entrée dans un univers où le romantisme conserve quelque chose d’écorché. La sélection donne ainsi au concert un fil conducteur, au-delà de la simple succession de morceaux.
Au centre du set, Série Noire puis Bye Bye Rimbaud prolongent ce dialogue entre ombre et poésie. Metro Verlaine trouve sa singularité dans cette proximité entre l’élan des chansons et les failles qu’elles laissent apparaître. La pop offre des points d’accroche immédiats, tandis que l’héritage post-punk en trouble les contours.
Avec Manchester, puis Waterloo, le groupe referme un passage de huit titres à l’identité affirmée. Ce premier chapitre laisse la place à Temples après avoir posé une couleur bien à lui : une certaine idée du romantisme électrique, directe dans sa forme et traversée de mélancolie.
Metro Verlaine : Facebook / Instagram / Bandcamp / Youtube / Linktr.ee
Les photos de la soirée : ici.
TEMPLES, les mélodies prennent le large
Avec Temples, la perspective s’élargit. Le groupe Britannique venu de Kettering inscrit son psychédélisme dans une recherche constante de nouvelles textures, jusqu’aux influences électroniques qui accompagnent son évolution. La mélodie demeure pourtant au cœur de cette musique, comme un repère au milieu des changements de relief.
Revelations ouvre le concert, suivi de Certainty : deux titres qui donnent d’emblée une place centrale à l’écriture pop. Chez Temples, les chansons ont cette capacité à sembler familières tout en ménageant des détours. Les lignes vocales de James Bagshaw constituent un fil auquel se raccrocher, tandis que les arrangements ouvrent d’autres perspectives.
L’enchaînement de Cicada, Megalith et Glimmer développe cette première partie avant que Keep In The Dark ne ramène le parcours vers l’un des morceaux emblématiques du groupe. Le répertoire circule ainsi entre différentes étapes de son histoire. Les titres se répondent et donnent à entendre une continuité, malgré les évolutions de langage et de production.
Jaguar mène ensuite à Gamma Rays, puis à Blue Flame. À travers cette succession, le set affirme son goût du mouvement et des contrastes. Le psychédélisme de Temples se nourrit autant de la précision des chansons que des possibilités d’évasion qu’elles proposent. Une mélodie se dessine, une texture la déplace, un refrain vient la remettre au premier plan.
TEMPLES, entre vertige et évidence pop
Avec Hot Motion, le concert retrouve un point d’appui particulièrement évocateur dans le répertoire du groupe. Vendetta puis Paraphernalia poursuivent le voyage et soulignent la diversité des chemins empruntés par Temples. Le groupe construit son identité dans cette rencontre entre une écriture immédiatement identifiable et un désir d’exploration.
Jet Stream Heart prend place dans la dernière partie du set, avant Shelter Song. Ce rapprochement offre une belle lecture du parcours des Britanniques : des horizons les plus récents jusqu’à une chanson fondatrice, la même attention portée aux mélodies traverse le concert. Shelter Song referme le programme principal avec cette évidence pop qui reste l’une des grandes signatures de Temples.
Le rappel réunit The Golden Throne et Mesmerise, deux morceaux issus de Sun Structures. Après les détours du set, ce retour aux premières compositions donne au final une cohérence particulière. Temples termine ainsi son passage en renouant avec les chansons qui ont posé les bases de son univers.
À L’Autre Canal, Metro Verlaine et Temples ont composé deux portraits complémentaires d’une pop qui aime sortir du cadre. L’un explorant les sentiments dans une lumière sombre ; l’autre ouvrant les chansons sur des paysages psychédéliques. Entre les deux, une même confiance dans le pouvoir d’une mélodie à retenir l’attention et à prolonger le voyage.
Temples : Facebook / Instagram / X / TikTok / Youtube / Lintr.ee
Les photos de la soirée : ici.
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By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportage Festival, Reportages 0 • Tags: L'Autre Canal, Metro Verlaine, Nancy, Nancy Jazz Pulsations, Temples