La Rockhal /

David Duchovny /

Le 19 Octobre 2026 – Esch Sur Alzette (Lux) /

Notre avis : 5/5.


Ce lundi soir, David Duchovny a investi le Club de La Rockhal dans le cadre de la tournée accompagnant son quatrième album, « Prince Of Pieces ». Les fans de X-Files et de Californication étaient aux anges de retrouver leur idole, mais la soirée a permis aussi de mesurer tout l’engagement du musicien. Chaleureux, dynamique et entouré d’un groupe talentueux, l’artiste a présenté ses chansons avec une énergie communicative. Entre introspection, élans électriques et proximité avec le public, ce rendez-vous Luxembourgeois a tenu toutes ses promesses.

Une présence qui emporte l’adhésion

Dès son arrivée sur scène, la démarche assurée de David Duchovny et sa complicité avec ses musiciens donnent le ton. L’artiste dégage un charisme certain, doublé d’une simplicité bienveillante qui rend la rencontre immédiatement chaleureuse. Stay Until ouvre le concert, suivi de Nights Are Harder These Days et de 3000. La salle est rapidement conquise par cette entrée en matière et par l’implication d’un chanteur pleinement engagé dans son interprétation.

Depuis Hell or Highwater en 2015, puis Every Third Thought en 2018 et Gestureland en 2021, David Duchovny construit un répertoire au croisement du rock traditionnel, de la folk et d’une country mélancolique. On y retrouve des affinités avec Neil Young, parfois avec la sensibilité de Jeff Buckley, tout en découvrant une écriture personnelle qui prend une nouvelle dimension sur scène.

Sa voix grave, légèrement voilée, porte les mots sans chercher la démonstration. Avec Let It Rain, puis Every Third Thought, les mélodies trouvent naturellement leur place, soutenues par des musiciens qui savent aussi bien accompagner les nuances que donner de l’ampleur aux morceaux. Batterie, guitare et basse envahissent l’espace lorsque les chansons l’appellent, laissant apparaître une musique aussi douce qu’explosive.

Godzilla s’invite aux festivités

Catherine’s Wheel, Born To Last et The Anchor prolongent cette traversée d’un univers où l’introspection n’empêche jamais l’élan collectif. Les compositions se prêtent particulièrement bien à l’exercice du live : elles gagnent en relief, respirent et s’appuient sur une section rythmique entraînante. La complicité du groupe permet à David Duchovny de se déplacer avec aisance et de maintenir le lien avec la salle.

La reprise de Godzilla, empruntée à Blue Öyster Cult, réserve l’une des images les plus réjouissantes de la soirée : un Godzilla apparaît sur scène pour accompagner le morceau ! Le clin d’œil donne une dimension ludique à cette incursion dans un rock plus massif, porté par un riff immédiatement reconnaissable.

Avec London, le concert retrouve ensuite le répertoire de Duchovny, avant Holding Patterns et Layin’ On The Tracks. Les chansons s’enchaînent avec fluidité, mêlant les différentes étapes de son parcours. L’ensemble conserve une belle cohérence, entre passages plus retenus et envolées électriques qui permettent aux musiciens de prendre toute leur place.

Une idole au plus près de son public

Si les admirateurs de Fox Mulder et de Hank Moody savourent chaque instant, David Duchovny donne surtout beaucoup de lui-même. Son énergie débordante s’accompagne d’une attention constante envers les spectateurs. Il n’hésite pas à venir au contact du premier rang et distribue à plusieurs reprises les bracelets qu’il porte au poignet. Ces gestes spontanés nourrissent la proximité et donnent à la soirée une saveur particulière pour ceux qui les reçoivent.

Cette générosité se retrouve dans sa manière d’habiter les chansons. Loin de se reposer sur sa seule notoriété, il s’investit dans le concert, partage l’espace avec son groupe et entretient une relation directe avec la salle. Spiral, puis Hell Or Highwater, prolongent cette dynamique, ce dernier rappelant le point de départ de son aventure discographique. When The Whistle Blows nous amène petit à petit à la fin du set, au terme d’un parcours qui associe sensibilité et plaisir de jouer.

Un rappel entre douceur et affirmation

Pour le rappel, David Duchovny choisit d’abord Perfect Day de Lou Reed. Après le détour spectaculaire par Godzilla, cette seconde reprise apporte une autre couleur au concert. La mélodie et les mots occupent le premier plan, dans une parenthèse qui souligne le versant le plus délicat de son univers.

Half Life prolonge ces derniers instants avant que Prince Of Pieces ne conclue la soirée. Donner le dernier mot au morceau qui baptise son quatrième album permet de relier le chemin parcouru à cette nouvelle étape musicale.

David Duchovny a livré à La Rockhal un très bon concert, porté par son dynamisme, son implication et la qualité de ses musiciens. Les fans sont repartis avec le bonheur d’avoir approché leur idole, mais aussi avec le souvenir d’une excellente soirée musicale. Un artiste chaleureux, des chansons qui prennent toute leur dimension en live et un plaisir de partager qui traverse le concert de bout en bout.

David Duchovny : Facebook / Instagram / Youtube / Site Officiel

Les photos de la soirée : ici.

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