DA SILVA en concert
Date : 18/04/2026
Salle : Salle des Sports
Lieu : Bretagne, Evran (22)
.
Par Mike S.
Hier soir, à Évran, la musique s’est invitée là où on l’attendait le moins : dans une salle de sport encore baignée par la lumière du jour. Au cœur des Côtes-d’Armor, le concert d’Emmanuel Da Silva venait clore une journée pas comme les autres.
Les Foulées Évrannaises 2026, organisées “pour Laurine”, ont rassemblé sportifs, familles et bénévoles autour d’une même cause. Dès le matin, concours de palet, jeux pour enfants et animations donnaient le ton d’un rendez-vous solidaire et festif. L’après-midi s’est poursuivi entre courses enfants, 5 km, marche solidaire et 10 km labellisé.Un programme dense, porté par une mobilisation sincère. Objectif affiché : soutenir une famille, et transformer l’effort collectif en élan de générosité.
C’est dans ce contexte que Emmanuel DA SILVA est monté sur scène, devant 300 à 400 personnes. Pas de première partie, mais une transition presque abrupte entre sport et musique. Seul au départ, guitare folk Gibson en bandoulière, entouré d’un impressionnant arsenal de pédales d’effets et d’une boîte à samples. Le décor, lui, tranche avec l’univers de l’artiste : parquet de gymnase et acoustique réverbérante. Une salle davantage pensée pour les rebonds d’un ballon que pour les nuances d’un concert.

À 20 heures, la lumière naturelle filtre encore, rendant l’ambiance inhabituelle. Le public, venu avant tout pour soutenir Laurine, n’est pas acquis d’emblée. Peu de connaisseurs, beaucoup de curieux, un verre à la main, discutant avec son voisin. Un défi évident pour Da Silva, dont les chansons flirtent souvent avec la mélancolie.
Ici, pas de tubes fédérateurs immédiats en ouverture, mais une matière plus dense, parfois rugueuse.
Dès le second titre, une violoniste et chanteuse rejoint l’artiste sur scène. Sa présence apporte une respiration, une chaleur supplémentaire aux compositions. Peu à peu, le duo installe une complicité musicale. Da Silva multiplie les échanges avec le public, cherchant à créer du lien. Entre deux morceaux, il parle, explique, raconte. Une manière de combler la distance et d’apprivoiser l’assemblée.

Et puis la pénombre finit par tomber. Avec elle, le concert change de dimension. Les lumières se font plus présentes, l’écoute plus attentive, presque intime. C’est à ce moment que surgissent les titres qui ont façonné sa notoriété dans les années 2000 : “L’indécision”, “Tout va pour le mieux”, “L’averse”. Des repères pour une partie du public, qui réagit enfin plus franchement. Les refrains accrochent, les regards se lèvent, l’adhésion prend forme. Certains connaissent les refrains par cœur. L’Artiste rappelle, à l’occasion, que son premier album a été écrit, pas très loin, à Dinan, là où il résidait alors au début des années 2000.
Mais l’artiste ne cède jamais complètement à la facilité. À côté de ces moments fédérateurs, il impose aussi des passages plus sombres, plus tendus, parfois expérimentaux. Une manière d’affirmer son évolution, de montrer qu’il s’est éloigné de ses débuts pour explorer d’autres territoires.
Sur scène, cette tension se ressent : une écriture plus abrasive, une intensité qui évoque davantage une certaine noirceur contemporaine que la chanson française classique.

Le concert s’achève avec “La Route”, extrait de La Tendresse des Fous. Un final habité, où la violoniste détourne son instrument, le faisant sonner comme un banjo avant de reprendre l’archet. Un moment suspendu, presque inattendu dans ce cadre si particulier.
À Évran, la musique n’était peut-être pas au centre de tout. Mais contre toute attente, Da Silva est parvenu à capter un public large. Sans concession, sans chercher à lisser son propos. Une performance qui, dans un contexte peu évident, confirme la singularité d’un artiste en constante évolution.
Merci aux musiciens, aux techniciens et aux organisateurs de ce concert offert dans le cadre des Foulées Evrannaises 2026 !

Plus de Photos du concert sur FB
Plus d’infos sur DA SILVA :
FB / YT
DA SILVA en concert
Date : 18/04/2026
Salle : Salle des Sports
Lieu : Bretagne, Evran (22)
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Par Mike S.
Hier soir, à Évran, la musique s’est invitée là où on l’attendait le moins : dans une salle de sport encore baignée par la lumière du jour. Au cœur des Côtes-d’Armor, le concert d’Emmanuel Da Silva venait clore une journée pas comme les autres.
Les Foulées Évrannaises 2026, organisées “pour Laurine”, ont rassemblé sportifs, familles et bénévoles autour d’une même cause. Dès le matin, concours de palet, jeux pour enfants et animations donnaient le ton d’un rendez-vous solidaire et festif. L’après-midi s’est poursuivi entre courses enfants, 5 km, marche solidaire et 10 km labellisé.Un programme dense, porté par une mobilisation sincère. Objectif affiché : soutenir une famille, et transformer l’effort collectif en élan de générosité.
C’est dans ce contexte que Emmanuel DA SILVA est monté sur scène, devant 300 à 400 personnes. Pas de première partie, mais une transition presque abrupte entre sport et musique. Seul au départ, guitare folk Gibson en bandoulière, entouré d’un impressionnant arsenal de pédales d’effets et d’une boîte à samples. Le décor, lui, tranche avec l’univers de l’artiste : parquet de gymnase et acoustique réverbérante. Une salle davantage pensée pour les rebonds d’un ballon que pour les nuances d’un concert.
À 20 heures, la lumière naturelle filtre encore, rendant l’ambiance inhabituelle. Le public, venu avant tout pour soutenir Laurine, n’est pas acquis d’emblée. Peu de connaisseurs, beaucoup de curieux, un verre à la main, discutant avec son voisin. Un défi évident pour Da Silva, dont les chansons flirtent souvent avec la mélancolie.
Ici, pas de tubes fédérateurs immédiats en ouverture, mais une matière plus dense, parfois rugueuse.
Dès le second titre, une violoniste et chanteuse rejoint l’artiste sur scène. Sa présence apporte une respiration, une chaleur supplémentaire aux compositions. Peu à peu, le duo installe une complicité musicale. Da Silva multiplie les échanges avec le public, cherchant à créer du lien. Entre deux morceaux, il parle, explique, raconte. Une manière de combler la distance et d’apprivoiser l’assemblée.
Et puis la pénombre finit par tomber. Avec elle, le concert change de dimension. Les lumières se font plus présentes, l’écoute plus attentive, presque intime. C’est à ce moment que surgissent les titres qui ont façonné sa notoriété dans les années 2000 : “L’indécision”, “Tout va pour le mieux”, “L’averse”. Des repères pour une partie du public, qui réagit enfin plus franchement. Les refrains accrochent, les regards se lèvent, l’adhésion prend forme. Certains connaissent les refrains par cœur. L’Artiste rappelle, à l’occasion, que son premier album a été écrit, pas très loin, à Dinan, là où il résidait alors au début des années 2000.
Mais l’artiste ne cède jamais complètement à la facilité. À côté de ces moments fédérateurs, il impose aussi des passages plus sombres, plus tendus, parfois expérimentaux. Une manière d’affirmer son évolution, de montrer qu’il s’est éloigné de ses débuts pour explorer d’autres territoires.
Sur scène, cette tension se ressent : une écriture plus abrasive, une intensité qui évoque davantage une certaine noirceur contemporaine que la chanson française classique.
Le concert s’achève avec “La Route”, extrait de La Tendresse des Fous. Un final habité, où la violoniste détourne son instrument, le faisant sonner comme un banjo avant de reprendre l’archet. Un moment suspendu, presque inattendu dans ce cadre si particulier.
À Évran, la musique n’était peut-être pas au centre de tout. Mais contre toute attente, Da Silva est parvenu à capter un public large. Sans concession, sans chercher à lisser son propos. Une performance qui, dans un contexte peu évident, confirme la singularité d’un artiste en constante évolution.
Merci aux musiciens, aux techniciens et aux organisateurs de ce concert offert dans le cadre des Foulées Evrannaises 2026 !
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