L’Abbaye de Neimënster /
Beirut /
Le 09 Juillet 2026 – Luxembourg (Lux) /
Notre avis : 5/5.
Après une semaine Luxembourgeoise rythmée par l’énergie débordante de Gorillaz, les sonorités électro de Moby et le groove effréné de Jamiroquai, le site de L’Abbaye de Neimënster s’apprêtait à accueillir une nouvelle ambiance. Dans le cadre de ses soirées Open Air, Den Atelier avait convié Beirut, offrant au public une respiration poétique. Une parenthèse très calme, presque hors du temps, qui promettait de faire résonner les cuivres mélancoliques du groupe contre les falaises du Grund.
BEIRUT
Pour comprendre l’identité singulière de Beirut, il faut revenir à sa genèse. Derrière ce nom se cache Zach Condon, un musicien originaire du Nouveau-Mexique. Au début des années 2000, le jeune prodige abandonne ses études pour voyager en Europe. Il y découvre la musique des fanfares Balkaniques, la chanson Française et les rythmes Mariachis, qu’il synthétise avec brio dans son premier album coup de poing, Gulag Orkestar (2006). Suivront des disques inspirés de ses voyages comme The Flying Club Cup ou The Rip Tide, qui installeront durablement le groupe dans le paysage de la folk indépendante, porté par le timbre chaud de son leader.

La setlist de la soirée a tenu ses promesses en matière de rétrospective, naviguant à travers la discographie du groupe. Les musiciens ont pris plaisir à réarranger leurs morceaux pour la scène, offrant de nouvelles couleurs à leurs compositions. Le public a ainsi pu se laisser bercer par la douceur de A Sunday Smile, s’évader sur les notes familières de Santa Fe, et évidemment, reprendre en chœur les trompettes du titre phare Nantes. La voix de Zach Condon, d’une belle justesse, a créé pour son audience une atmosphère intimiste.

Si les morceaux ont bénéficié de nouveaux arrangements, ces derniers n’ont malheureusement pas servi à étirer la musique et cela demeure le grand regret de la soirée. Le style musical de Beirut, profondément ancré dans la tradition Balkanique, appelle naturellement à l’improvisation et aux envolées musicales. On aurait tellement aimé que les cuivres prennent plus d’espace, que les musiciens s’autorisent de longues jam sessions pour faire durer le plaisir. Au lieu de cela, la parenthèse s’est refermée presque aussi vite qu’elle s’était ouverte après 1h10, nous laissant un peu sur notre faim.

Beirut : Facebook / Instagram / X / Youtube / Site Officiel
Les photos de la soirée : ici.
By Maud Jnvx et Sébastien Muzi
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
Beirut /
Le 09 Juillet 2026 – Luxembourg (Lux) /
Notre avis : 5/5.
Après une semaine Luxembourgeoise rythmée par l’énergie débordante de Gorillaz, les sonorités électro de Moby et le groove effréné de Jamiroquai, le site de L’Abbaye de Neimënster s’apprêtait à accueillir une nouvelle ambiance. Dans le cadre de ses soirées Open Air, Den Atelier avait convié Beirut, offrant au public une respiration poétique. Une parenthèse très calme, presque hors du temps, qui promettait de faire résonner les cuivres mélancoliques du groupe contre les falaises du Grund.
BEIRUT
Pour comprendre l’identité singulière de Beirut, il faut revenir à sa genèse. Derrière ce nom se cache Zach Condon, un musicien originaire du Nouveau-Mexique. Au début des années 2000, le jeune prodige abandonne ses études pour voyager en Europe. Il y découvre la musique des fanfares Balkaniques, la chanson Française et les rythmes Mariachis, qu’il synthétise avec brio dans son premier album coup de poing, Gulag Orkestar (2006). Suivront des disques inspirés de ses voyages comme The Flying Club Cup ou The Rip Tide, qui installeront durablement le groupe dans le paysage de la folk indépendante, porté par le timbre chaud de son leader.
La setlist de la soirée a tenu ses promesses en matière de rétrospective, naviguant à travers la discographie du groupe. Les musiciens ont pris plaisir à réarranger leurs morceaux pour la scène, offrant de nouvelles couleurs à leurs compositions. Le public a ainsi pu se laisser bercer par la douceur de A Sunday Smile, s’évader sur les notes familières de Santa Fe, et évidemment, reprendre en chœur les trompettes du titre phare Nantes. La voix de Zach Condon, d’une belle justesse, a créé pour son audience une atmosphère intimiste.
Si les morceaux ont bénéficié de nouveaux arrangements, ces derniers n’ont malheureusement pas servi à étirer la musique et cela demeure le grand regret de la soirée. Le style musical de Beirut, profondément ancré dans la tradition Balkanique, appelle naturellement à l’improvisation et aux envolées musicales. On aurait tellement aimé que les cuivres prennent plus d’espace, que les musiciens s’autorisent de longues jam sessions pour faire durer le plaisir. Au lieu de cela, la parenthèse s’est refermée presque aussi vite qu’elle s’était ouverte après 1h10, nous laissant un peu sur notre faim.
Beirut : Facebook / Instagram / X / Youtube / Site Officiel
Les photos de la soirée : ici.
By Maud Jnvx et Sébastien Muzi
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportages • Tags: Abbaye de Neimënster, Beirut, Den Atelier, L'Abbaye de Neimënster, L'Atelier, Luxembourg, Neimënster