Salle comble à l’Auditorium de l’Amérance. 150 personnes. Pas une place libre. Hier soir, le public est venu en nombre pour soutenir Wyll, jeune artiste breton en pleine ascension.
À peine sorti, son nouvel album J’voudrais juste trouve déjà son public. Et ce concert, sans première partie, ressemble à un rendez-vous presque intime entre le chanteur et ceux qui l’ont accompagné dès le début.
Sur scène, le décor reste minimaliste mais chargé de sens. Quelques pièces de puzzle évoquent son parcours et ses combats personnels. Un cube blanc lui sert parfois de siège ou d’appui. Son nom s’affiche en lettres capitales au fond de la scène. À ses côtés, Tibo Clément assure la guitare – électrique ou acoustique selon les titres – et les programmations. Entre les deux, la complicité est évidente, presque palpable. On les verra se prendre dans les bras, au bord des larmes.

Le concert s’ouvre avec Se Sauver. Un choix fort. Le morceau plante immédiatement le décor. Le beat est puissant, le refrain accrocheur. Le flow, plus chanté qu’à ses débuts, donne une nouvelle dimension à ses textes. Sa voix, légèrement éraillée, porte une émotion brute qui rappelle parfois celle de Christophe Maé.
Très vite, Wyll impose son style : une écriture sincère, sans filtre. Entre chaque titre, il prend le temps de parler. Il raconte l’origine des chansons, évoque son parcours, ses expériences d’ateliers d’écriture, du Spot à Dinard jusqu’aux Ehpad. Des fragments de vie, livrés simplement, sans artifice.

Certains morceaux marquent particulièrement la soirée. Fast Food capte l’accélération du quotidien. Soldat évoque les conflits qui traversent le monde. Bang Bang, porté par une guitare plus rugueuse, flirte avec une énergie rock inattendue. Un moment intense, presque brut, qui tranche avec le spleen ambiant.
Dans un registre plus lumineux, Courage apporte une respiration. Une note d’espoir dans un univers souvent mélancolique. Puis vient J’voudrais juste, joué ici sans le featuring de Faf Larage, dans une version plus intime. Le titre gagne en proximité, en vérité.

Le concert prend aussi une dimension visuelle avec la présence de la troupe de danse Fusion. Sur une scène pourtant exiguë, les corps occupent l’espace, traduisant en mouvements les émotions des morceaux. Entre tension et légèreté, la danse prolonge le propos musical.
Wyll pousse encore plus loin le partage. Il invite plusieurs enfants à monter sur scène. Les visages s’illuminent dans la salle. À un moment, il va chercher un jeune spectateur dans les gradins pour chanter avec lui. Un instant suspendu, simple, mais fort, qui restera sans doute gravé. Le public suit, attentif, impliqué. Venu avec des banderoles. On sent une communauté soudée, fidèle. Beaucoup sont là depuis les débuts. Le lien est réel, presque familial.

En rappel, Wyll revient avec Comme une horloge. Un titre clé, sorti en 2022, qui a marqué un tournant dans sa carrière. Dès les premières notes, la salle réagit. Une manière de refermer la boucle. L’émotion monte encore d’un cran lorsque le fanclub lui remet un cadeau. Sur scène, le chanteur vacille un instant. Les mots se font rares. Les regards suffisent.
La soirée se termine dans une ambiance chaleureuse. Une vidéo souvenir est tournée avec le public, destinée aux réseaux. Puis Wyll rejoint le hall pour une séance de dédicaces, prolongeant encore un peu ce moment de partage.
À Cancale, l’artiste n’a pas simplement présenté un album. Il a ouvert une partie de lui-même. Un concert sincère, habité, qui confirme une chose : Wyll avance, porté par ses mots et par ceux qui les écoutent.
WYLL en concert
Date : 15 avril 2026
Style : Chanson, Slam, Rap, etc
Lieu : Pôle Culturel L’Amérance, Cancale (35)
Salle comble à l’Auditorium de l’Amérance. 150 personnes. Pas une place libre. Hier soir, le public est venu en nombre pour soutenir Wyll, jeune artiste breton en pleine ascension.
À peine sorti, son nouvel album J’voudrais juste trouve déjà son public. Et ce concert, sans première partie, ressemble à un rendez-vous presque intime entre le chanteur et ceux qui l’ont accompagné dès le début.
Sur scène, le décor reste minimaliste mais chargé de sens. Quelques pièces de puzzle évoquent son parcours et ses combats personnels. Un cube blanc lui sert parfois de siège ou d’appui. Son nom s’affiche en lettres capitales au fond de la scène. À ses côtés, Tibo Clément assure la guitare – électrique ou acoustique selon les titres – et les programmations. Entre les deux, la complicité est évidente, presque palpable. On les verra se prendre dans les bras, au bord des larmes.
Le concert s’ouvre avec Se Sauver. Un choix fort. Le morceau plante immédiatement le décor. Le beat est puissant, le refrain accrocheur. Le flow, plus chanté qu’à ses débuts, donne une nouvelle dimension à ses textes. Sa voix, légèrement éraillée, porte une émotion brute qui rappelle parfois celle de Christophe Maé.
Très vite, Wyll impose son style : une écriture sincère, sans filtre. Entre chaque titre, il prend le temps de parler. Il raconte l’origine des chansons, évoque son parcours, ses expériences d’ateliers d’écriture, du Spot à Dinard jusqu’aux Ehpad. Des fragments de vie, livrés simplement, sans artifice.
Certains morceaux marquent particulièrement la soirée. Fast Food capte l’accélération du quotidien. Soldat évoque les conflits qui traversent le monde. Bang Bang, porté par une guitare plus rugueuse, flirte avec une énergie rock inattendue. Un moment intense, presque brut, qui tranche avec le spleen ambiant.
Dans un registre plus lumineux, Courage apporte une respiration. Une note d’espoir dans un univers souvent mélancolique. Puis vient J’voudrais juste, joué ici sans le featuring de Faf Larage, dans une version plus intime. Le titre gagne en proximité, en vérité.
Le concert prend aussi une dimension visuelle avec la présence de la troupe de danse Fusion. Sur une scène pourtant exiguë, les corps occupent l’espace, traduisant en mouvements les émotions des morceaux. Entre tension et légèreté, la danse prolonge le propos musical.
Wyll pousse encore plus loin le partage. Il invite plusieurs enfants à monter sur scène. Les visages s’illuminent dans la salle. À un moment, il va chercher un jeune spectateur dans les gradins pour chanter avec lui. Un instant suspendu, simple, mais fort, qui restera sans doute gravé. Le public suit, attentif, impliqué. Venu avec des banderoles. On sent une communauté soudée, fidèle. Beaucoup sont là depuis les débuts. Le lien est réel, presque familial.
En rappel, Wyll revient avec Comme une horloge. Un titre clé, sorti en 2022, qui a marqué un tournant dans sa carrière. Dès les premières notes, la salle réagit. Une manière de refermer la boucle. L’émotion monte encore d’un cran lorsque le fanclub lui remet un cadeau. Sur scène, le chanteur vacille un instant. Les mots se font rares. Les regards suffisent.
La soirée se termine dans une ambiance chaleureuse. Une vidéo souvenir est tournée avec le public, destinée aux réseaux. Puis Wyll rejoint le hall pour une séance de dédicaces, prolongeant encore un peu ce moment de partage.
À Cancale, l’artiste n’a pas simplement présenté un album. Il a ouvert une partie de lui-même. Un concert sincère, habité, qui confirme une chose : Wyll avance, porté par ses mots et par ceux qui les écoutent.
Merci à Wyll, aux danseuses et danseurs de la troupe Fusion, ainsi qu’aux techniciens. Merci enfin aux organisateurs de cette belle soirée à l’Amérance de Cancale qui auront permis de rendre cette soirée totalement gratuite !
Setlist :