La Rockhal /
Superdrive + Pilot Light /
Le 28 Octobre 2026 – Esch Sur Alzette (Lux) /
Notre avis : 5/5.
La Rockhal accueillait ce mercredi une affiche qui réunissait deux approches complémentaires du rock. D’un côté, Pilot Light qui conjugue mélodies accrocheuses, tension indie et énergie immédiate. De l’autre, Superdrive qui défend un power rock généreux, porté par quatre musiciens solidement ancrés dans la scène Européenne. Une même envie a traversé cette soirée : donner aux chansons toute leur ampleur sur scène.
PILOT LIGHT : des mélodies qui accrochent, une énergie qui déborde
Pilot Light ouvre les festivités avec un rock qui trouve rapidement son équilibre entre efficacité mélodique et puissance. Mené par Ethan Carey, le projet rapproche les reliefs cinématographiques de Muse d’une sensibilité indie plus incisive, dans le sillage de We Are Scientists. Les références permettent de situer le propos, mais ce sont surtout les compositions qui retiennent l’attention.
Icbm Nuclear Party lance le set, avant que Fake It, titre qui donne son nom au premier album en préparation, ne précise les contours de cet univers. Les guitares dessinent une musique nerveuse, dont les mélodies restent accessibles sans émousser les angles. Pilot Light possède ce goût du morceau direct, capable de trouver sa place dès la première écoute tout en conservant du relief.
Avec Touché et I’ll Show You Pain, le groupe prolonge cette tension entre urgence et maîtrise. L’énergie ne repose pas uniquement sur la puissance : elle tient aussi à la construction des chansons, à leur façon d’articuler les passages et de relancer l’attention. La cohésion de l’ensemble donne aux compositions une assise qui sert pleinement leur efficacité.
Edge Of The Earth puis Maze poursuivent le parcours, laissant apparaître les différentes nuances d’un projet qui dépasse la simple succession de refrains. Après une année jalonnée de festivals locaux et de concerts dans la région, Pilot Light affirme ici une identité déjà bien dessinée, à l’heure de finaliser Fake It.
I Don’t Wanna Go Home trouve naturellement sa place dans cette fin de prestation, avant que Cool Mother Fucker ne devienne un moment de communion avec le public. Repris en chœur, le morceau offre au set une conclusion fédératrice. Pilot Light quitte la scène après une entrée en matière convaincante, avec des chansons dont l’efficacité prend tout son sens dans l’échange avec le parterre.

Pilot Light : Facebook / Instagram / Youtube
Les photos de la soirée : ici.
SUPERDRIVE : la puissance au service des chansons
Superdrive prend le relais avec un power rock qui assume ses racines et son goût des grandes mélodies. Le quatuor Luxembourgeois s’appuie sur l’expérience de ses membres pour développer un son dense, dans lequel la puissance des guitares conserve toujours un lien étroit avec le chant. On retrouve cette filiation avec Aerosmith, Foo Fighters ou Whitesnake, portée par une volonté commune d’aller droit au but.
Let Go ouvre le set et pose immédiatement les bases. Ce titre phare, distingué pour son clip au Trier Filmfest et fort de plus de 100 000 vues sur YouTube, constitue une porte d’entrée évidente dans l’univers du groupe. Sur scène, il permet surtout de mesurer la place accordée aux mélodies au sein d’une musique résolument musclée.
I’m On Fire et Going Down prolongent cette entrée en matière. Superdrive avance avec assurance, soutenu par une section rythmique solide et des guitares qui donnent du corps aux compositions. L’expérience des quatre musiciens se traduit par une cohésion naturelle : chacun trouve sa place et contribue à la force collective du set.
Le groupe possède déjà un parcours qui l’amène à partager l’affiche avec Scorpions, Extreme ou The Gene Simmons Band. Cette familiarité avec les grandes scènes se retrouve dans sa manière de défendre les morceaux, avec aplomb et sans détour. À La Rockhal, Superdrive privilégie l’impact des chansons et la constance de son engagement.
Rat Hole maintient cette intensité, tandis que Coming Home prolonge le versant mélodique du répertoire. Le quatuor fait cohabiter une assise hard rock et une écriture accessible, avec ce souci de donner à chaque titre une personnalité identifiable. La puissance sert les compositions et leur permet de prendre de l’espace.
Avec After All Of These Years, puis How Does It Feel, Superdrive referme sa prestation en restant fidèle à cette ligne : des guitares affirmées, des mélodies présentes et une énergie collective soutenue jusqu’au bout. Le groupe confirme ainsi la solidité d’une proposition qui puise dans un héritage bien connu tout en défendant son propre répertoire.
Entre la nervosité indie de Pilot Light et la puissance mélodique de Superdrive, cette soirée à La Rockhal a trouvé sa cohérence dans le plaisir de jouer et de partager les chansons. Deux identités distinctes, deux répertoires à découvrir sur scène, et une même conviction dans la façon de les porter devant le public.

Superdrive : Facebook / Instagram / Youtube / Site Officiel
Les photos de la soirée : ici.
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
Superdrive + Pilot Light /
Le 28 Octobre 2026 – Esch Sur Alzette (Lux) /
Notre avis : 5/5.
La Rockhal accueillait ce mercredi une affiche qui réunissait deux approches complémentaires du rock. D’un côté, Pilot Light qui conjugue mélodies accrocheuses, tension indie et énergie immédiate. De l’autre, Superdrive qui défend un power rock généreux, porté par quatre musiciens solidement ancrés dans la scène Européenne. Une même envie a traversé cette soirée : donner aux chansons toute leur ampleur sur scène.
PILOT LIGHT : des mélodies qui accrochent, une énergie qui déborde
Pilot Light ouvre les festivités avec un rock qui trouve rapidement son équilibre entre efficacité mélodique et puissance. Mené par Ethan Carey, le projet rapproche les reliefs cinématographiques de Muse d’une sensibilité indie plus incisive, dans le sillage de We Are Scientists. Les références permettent de situer le propos, mais ce sont surtout les compositions qui retiennent l’attention.
Icbm Nuclear Party lance le set, avant que Fake It, titre qui donne son nom au premier album en préparation, ne précise les contours de cet univers. Les guitares dessinent une musique nerveuse, dont les mélodies restent accessibles sans émousser les angles. Pilot Light possède ce goût du morceau direct, capable de trouver sa place dès la première écoute tout en conservant du relief.
Avec Touché et I’ll Show You Pain, le groupe prolonge cette tension entre urgence et maîtrise. L’énergie ne repose pas uniquement sur la puissance : elle tient aussi à la construction des chansons, à leur façon d’articuler les passages et de relancer l’attention. La cohésion de l’ensemble donne aux compositions une assise qui sert pleinement leur efficacité.
Edge Of The Earth puis Maze poursuivent le parcours, laissant apparaître les différentes nuances d’un projet qui dépasse la simple succession de refrains. Après une année jalonnée de festivals locaux et de concerts dans la région, Pilot Light affirme ici une identité déjà bien dessinée, à l’heure de finaliser Fake It.
I Don’t Wanna Go Home trouve naturellement sa place dans cette fin de prestation, avant que Cool Mother Fucker ne devienne un moment de communion avec le public. Repris en chœur, le morceau offre au set une conclusion fédératrice. Pilot Light quitte la scène après une entrée en matière convaincante, avec des chansons dont l’efficacité prend tout son sens dans l’échange avec le parterre.
Pilot Light : Facebook / Instagram / Youtube
Les photos de la soirée : ici.
SUPERDRIVE : la puissance au service des chansons
Superdrive prend le relais avec un power rock qui assume ses racines et son goût des grandes mélodies. Le quatuor Luxembourgeois s’appuie sur l’expérience de ses membres pour développer un son dense, dans lequel la puissance des guitares conserve toujours un lien étroit avec le chant. On retrouve cette filiation avec Aerosmith, Foo Fighters ou Whitesnake, portée par une volonté commune d’aller droit au but.
Let Go ouvre le set et pose immédiatement les bases. Ce titre phare, distingué pour son clip au Trier Filmfest et fort de plus de 100 000 vues sur YouTube, constitue une porte d’entrée évidente dans l’univers du groupe. Sur scène, il permet surtout de mesurer la place accordée aux mélodies au sein d’une musique résolument musclée.
I’m On Fire et Going Down prolongent cette entrée en matière. Superdrive avance avec assurance, soutenu par une section rythmique solide et des guitares qui donnent du corps aux compositions. L’expérience des quatre musiciens se traduit par une cohésion naturelle : chacun trouve sa place et contribue à la force collective du set.
Le groupe possède déjà un parcours qui l’amène à partager l’affiche avec Scorpions, Extreme ou The Gene Simmons Band. Cette familiarité avec les grandes scènes se retrouve dans sa manière de défendre les morceaux, avec aplomb et sans détour. À La Rockhal, Superdrive privilégie l’impact des chansons et la constance de son engagement.
Rat Hole maintient cette intensité, tandis que Coming Home prolonge le versant mélodique du répertoire. Le quatuor fait cohabiter une assise hard rock et une écriture accessible, avec ce souci de donner à chaque titre une personnalité identifiable. La puissance sert les compositions et leur permet de prendre de l’espace.
Avec After All Of These Years, puis How Does It Feel, Superdrive referme sa prestation en restant fidèle à cette ligne : des guitares affirmées, des mélodies présentes et une énergie collective soutenue jusqu’au bout. Le groupe confirme ainsi la solidité d’une proposition qui puise dans un héritage bien connu tout en défendant son propre répertoire.
Entre la nervosité indie de Pilot Light et la puissance mélodique de Superdrive, cette soirée à La Rockhal a trouvé sa cohérence dans le plaisir de jouer et de partager les chansons. Deux identités distinctes, deux répertoires à découvrir sur scène, et une même conviction dans la façon de les porter devant le public.
Superdrive : Facebook / Instagram / Youtube / Site Officiel
Les photos de la soirée : ici.
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By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportages 0 • Tags: Esch sur Alzette, La Rockhal, Luxembourg, Pilot Light, Rockhal, Superdrive