Le 6MIC /
The Young Gods /
Le 17 Septembre 2026 – Aix En Provence (13) /
Notre avis : 5/5.
Il y a des groupes que l’on écoute … et puis il y a ceux que l’on ressent. Les Young Gods font clairement partie de cette deuxième catégorie. Formé à Genève en 1985, le groupe Suisse s’est rapidement imposé comme l’une des formations les plus singulières de la scène rock européenne. Autour de Franz Treichler, figure emblématique du groupe, les Young Gods ont dès leur début choisi de bousculer les codes. Aujourd’hui entouré par Cesare Pizzi aux samplers et Bernard Trontin à la batterie, ils nous offrent un univers qui mêle rock industriel, électronique, punk et expérimentation, avec parfois une dimension psychédélique qui constitue encore aujourd’hui l’une de leurs grandes particularités. En 1987, leur premier album, The Young Gods fait l’effet d’une véritable déflagration. Puis les albums s’enchaînent tout au long des années jusqu’au dernier en date, Appear Disappear, paru en 2025.
THE YOUNG GODS : 4 décennies à faire trembler les frontières du rock expérimental.
Le 17 septembre 2026, Le 6MIC d’Aix-en-Provence accueillait les Young Gods et en première partie le groupe Kill The Thrill qui fait son retour sur scène après presque un an sans avoir joué. Le groupe livre une performance aboutie qui conquiert rapidement le public. Une entrée en matière qui prépare parfaitement la salle à l’univers singulier des Young Gods.

Dès les premières minutes, une évidence s’impose : les fans sont au rendez-vous. Le public connaît le groupe, ses morceaux et son univers. Venu pour vivre pleinement le concert, il répond immédiatement à l’énergie déployée sur scène.
La musique des Young Gods possède cette dimension psychédélique et hypnotique qui donne parfois l’impression de perdre pied. Les sonorités électroniques envahissent progressivement la salle et façonnent une atmosphère presque irréelle. Sur certains morceaux, cette sensation prend toute son ampleur. Tantôt puissante, tantôt plus douce, la voix légèrement réverbérée de Franz Treichler nous emporte. Puis les guitares surgissent, électriques, grinçantes, tranchantes et sauvages. Elles insufflent une énergie plus brute, presque primitive, et ramènent le concert vers un rock puissant et débridé.
Derrière les fûts, Bernard Trontin n’est pas en reste. Sa batterie frappe, bouscule et relance constamment les morceaux, entraînant peu à peu toute la salle dans son sillage. Totalement habité par la musique, le batteur ne fait plus qu’un avec son instrument.
Le groupe maîtrise parfaitement l’art des contrastes. Les longues séquences électroniques côtoient des passages résolument rock, tandis que les sons se superposent, se déforment et se métamorphosent. Peu à peu se construit un univers musical dense, planant et explosif.

Sur scène, Franz Treichler entretient un véritable échange avec le public. L’énergie circule dans les deux sens, nourrissant une performance toujours plus intense. Lui aussi semble entièrement habité par sa musique, alternant envolées vocales puissantes et passages plus retenus avec une présence captivante.
Dans la salle les fans sont à fond, ça bouge, ça saute, ça chante et rapidement, il devient difficile de résister à l’envie de se laisser emporter. Le groupe livre une prestation généreuse, intense, et particulièrement vivante, bref, un concert dont on ne sort pas indemne. Mais au-delà de l’énergie, c’est peut-être la capacité des Young Gods à faire cohabiter plusieurs générations qui frappe le plus.
Des spectateurs venus avec leurs souvenirs des premières années du groupe côtoient ceux qui les découvrent aujourd’hui. Tous se retrouvent pourtant au même endroit, portés par une musique qui n’a rien perdu de sa capacité à surprendre. Plus de quarante ans après leurs débuts les Young Gods continuent ainsi à brouiller les frontières entre rock, électronique et expérimentation.
Une musique qui peut faire planer, faire vibrer et nous toucher. Une musique qui traverse le temps et les générations. Au 6MIC, les Young Gods ont une nouvelle fois captivé leur public qui était manifestement plus que ravi de les revoir.

The Young Gods : Facebook / Instagram / Soundcloud / Youtube / Site Officiel
Les photos de la soirée : ici.
Article et photos : Julie Garrido-Luz Photographie
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
The Young Gods /
Le 17 Septembre 2026 – Aix En Provence (13) /
Notre avis : 5/5.
Il y a des groupes que l’on écoute … et puis il y a ceux que l’on ressent. Les Young Gods font clairement partie de cette deuxième catégorie. Formé à Genève en 1985, le groupe Suisse s’est rapidement imposé comme l’une des formations les plus singulières de la scène rock européenne. Autour de Franz Treichler, figure emblématique du groupe, les Young Gods ont dès leur début choisi de bousculer les codes. Aujourd’hui entouré par Cesare Pizzi aux samplers et Bernard Trontin à la batterie, ils nous offrent un univers qui mêle rock industriel, électronique, punk et expérimentation, avec parfois une dimension psychédélique qui constitue encore aujourd’hui l’une de leurs grandes particularités. En 1987, leur premier album, The Young Gods fait l’effet d’une véritable déflagration. Puis les albums s’enchaînent tout au long des années jusqu’au dernier en date, Appear Disappear, paru en 2025.
THE YOUNG GODS : 4 décennies à faire trembler les frontières du rock expérimental.
Le 17 septembre 2026, Le 6MIC d’Aix-en-Provence accueillait les Young Gods et en première partie le groupe Kill The Thrill qui fait son retour sur scène après presque un an sans avoir joué. Le groupe livre une performance aboutie qui conquiert rapidement le public. Une entrée en matière qui prépare parfaitement la salle à l’univers singulier des Young Gods.
Dès les premières minutes, une évidence s’impose : les fans sont au rendez-vous. Le public connaît le groupe, ses morceaux et son univers. Venu pour vivre pleinement le concert, il répond immédiatement à l’énergie déployée sur scène.
La musique des Young Gods possède cette dimension psychédélique et hypnotique qui donne parfois l’impression de perdre pied. Les sonorités électroniques envahissent progressivement la salle et façonnent une atmosphère presque irréelle. Sur certains morceaux, cette sensation prend toute son ampleur. Tantôt puissante, tantôt plus douce, la voix légèrement réverbérée de Franz Treichler nous emporte. Puis les guitares surgissent, électriques, grinçantes, tranchantes et sauvages. Elles insufflent une énergie plus brute, presque primitive, et ramènent le concert vers un rock puissant et débridé.
Derrière les fûts, Bernard Trontin n’est pas en reste. Sa batterie frappe, bouscule et relance constamment les morceaux, entraînant peu à peu toute la salle dans son sillage. Totalement habité par la musique, le batteur ne fait plus qu’un avec son instrument.
Le groupe maîtrise parfaitement l’art des contrastes. Les longues séquences électroniques côtoient des passages résolument rock, tandis que les sons se superposent, se déforment et se métamorphosent. Peu à peu se construit un univers musical dense, planant et explosif.
Sur scène, Franz Treichler entretient un véritable échange avec le public. L’énergie circule dans les deux sens, nourrissant une performance toujours plus intense. Lui aussi semble entièrement habité par sa musique, alternant envolées vocales puissantes et passages plus retenus avec une présence captivante.
Dans la salle les fans sont à fond, ça bouge, ça saute, ça chante et rapidement, il devient difficile de résister à l’envie de se laisser emporter. Le groupe livre une prestation généreuse, intense, et particulièrement vivante, bref, un concert dont on ne sort pas indemne. Mais au-delà de l’énergie, c’est peut-être la capacité des Young Gods à faire cohabiter plusieurs générations qui frappe le plus.
Des spectateurs venus avec leurs souvenirs des premières années du groupe côtoient ceux qui les découvrent aujourd’hui. Tous se retrouvent pourtant au même endroit, portés par une musique qui n’a rien perdu de sa capacité à surprendre. Plus de quarante ans après leurs débuts les Young Gods continuent ainsi à brouiller les frontières entre rock, électronique et expérimentation.
Une musique qui peut faire planer, faire vibrer et nous toucher. Une musique qui traverse le temps et les générations. Au 6MIC, les Young Gods ont une nouvelle fois captivé leur public qui était manifestement plus que ravi de les revoir.
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Les photos de la soirée : ici.
Article et photos : Julie Garrido-Luz Photographie
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By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportages 0 • Tags: 6MIC, Aix En Provence, The Young Gods