2026 – 10 titres – 45’54 Label : Figures libres / La Lézarde / L’Autre Distribution Style : Chanson Origine : France, Pays de la Loire, Sarthe (72) Date de sortie de l’album : 28 août 2026 .
.
Par Mike S.
Avec « Les Anges Nomades », Fulbert signe un retour aussi inattendu que fascinant. Derrière ce projet, on retrouve Xavier Plumas, plume essentielle de Tue-Loup, dont l’écriture poétique continue de traverser les années avec une élégance intacte. À ses côtés, Cyril Bilbeaud, batteur historique de Sloy, apporte une tension rythmique toujours aussi singulière.
Mais loin de se contenter d’un simple retour aux sources, le duo élargit son spectre. L’arrivée du saxophoniste Pierre Lambla et de la chanteuse Doctrovée Bansimba ouvre des perspectives nouvelles, entre échappées jazz et fulgurances organiques. Le disque devient alors un territoire mouvant, un voyage où les frontières entre chanson, rock et free jazz s’effacent progressivement.
Dès Les grandes écorces, l’ambiance s’installe : une douceur trouble, presque suspendue. Puis La vie sauvage rappelle immédiatement la force d’évocation de Plumas, cette manière unique de faire surgir des images avec peu de mots. À l’opposé, Lombo ou D’écume – Maleka embrasent le décor, portés par une fièvre plus instinctive, presque tribale.
L’album avance comme une traversée des saisons, alternant clair-obscur et élans lumineux. Les incursions anglophones (Shark Beach, Funny Days) côtoient une chanson française habitée, tandis que la reprise de La neige est blanche de Gérard Mansetapporte une respiration à la fois froide et lumineuse. Ce lien avec Manset s’impose alors comme une évidence : même poésie, même mélancolie traversée de tensions électriques. D’autant que la reprise, placée dans le sillage de Bel Hiver, agit comme un trait d’union discret, presque invisible.
Mais ce qui frappe surtout dans cet album, c’est cette liberté totale. Rien n’est figé, tout circule. Les structures se dilatent, les émotions s’entremêlent, et la musique semble constamment en mouvement.
Avec Les Anges Nomades, Fulbert ne signe pas seulement un retour ; il propose une œuvre vivante, habitée, où la poésie se confronte au monde avec une intensité rare. Un disque exigeant, mais profondément habité, qui confirme que certaines voix ne cessent jamais vraiment de résonner.
Fulbert – Les Anges nomades
Label : Figures libres / La Lézarde / L’Autre Distribution
Style : Chanson
Origine : France, Pays de la Loire, Sarthe (72)
Date de sortie de l’album : 28 août 2026
.
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Par Mike S.
Avec « Les Anges Nomades », Fulbert signe un retour aussi inattendu que fascinant. Derrière ce projet, on retrouve Xavier Plumas, plume essentielle de Tue-Loup, dont l’écriture poétique continue de traverser les années avec une élégance intacte. À ses côtés, Cyril Bilbeaud, batteur historique de Sloy, apporte une tension rythmique toujours aussi singulière.
Mais loin de se contenter d’un simple retour aux sources, le duo élargit son spectre. L’arrivée du saxophoniste Pierre Lambla et de la chanteuse Doctrovée Bansimba ouvre des perspectives nouvelles, entre échappées jazz et fulgurances organiques. Le disque devient alors un territoire mouvant, un voyage où les frontières entre chanson, rock et free jazz s’effacent progressivement.
Dès Les grandes écorces, l’ambiance s’installe : une douceur trouble, presque suspendue. Puis La vie sauvage rappelle immédiatement la force d’évocation de Plumas, cette manière unique de faire surgir des images avec peu de mots. À l’opposé, Lombo ou D’écume – Maleka embrasent le décor, portés par une fièvre plus instinctive, presque tribale.
L’album avance comme une traversée des saisons, alternant clair-obscur et élans lumineux. Les incursions anglophones (Shark Beach, Funny Days) côtoient une chanson française habitée, tandis que la reprise de La neige est blanche de Gérard Manset apporte une respiration à la fois froide et lumineuse. Ce lien avec Manset s’impose alors comme une évidence : même poésie, même mélancolie traversée de tensions électriques. D’autant que la reprise, placée dans le sillage de Bel Hiver, agit comme un trait d’union discret, presque invisible.
Mais ce qui frappe surtout dans cet album, c’est cette liberté totale. Rien n’est figé, tout circule. Les structures se dilatent, les émotions s’entremêlent, et la musique semble constamment en mouvement.
Avec Les Anges Nomades, Fulbert ne signe pas seulement un retour ; il propose une œuvre vivante, habitée, où la poésie se confronte au monde avec une intensité rare. Un disque exigeant, mais profondément habité, qui confirme que certaines voix ne cessent jamais vraiment de résonner.
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Line up :
02- Shark beach
03- La vie sauvage
04- Lombo
05- D’écume – Maleka
06- Funny days
07- Arrosoirs