{"id":46926,"date":"2026-08-30T23:59:10","date_gmt":"2026-08-30T21:59:10","guid":{"rendered":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/?p=46926"},"modified":"2026-09-09T14:22:35","modified_gmt":"2026-09-09T12:22:35","slug":"rock-en-seine-jour-3-saint-cloud-92","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/rock-en-seine-jour-3-saint-cloud-92\/","title":{"rendered":"Rock En Seine &#8211; Jour 3 &#8211; Saint-Cloud (92)"},"content":{"rendered":"<h2><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-46886\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/RES-2026-vignette.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/RES-2026-vignette.jpg 150w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/RES-2026-vignette-100x150.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/>Rock En Seine \/<\/h2>\n<h2><span style=\"color: #800000;\">Le 30 Ao\u00fbt 2026 \/<\/span><\/h2>\n<h2>Saint-Cloud (92) \/<\/h2>\n<h2><span style=\"color: #800000;\">Notre avis : 5\/5.<\/span><\/h2>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Le dernier jour d\u2019un festival poss\u00e8de toujours une saveur particuli\u00e8re. Les kilom\u00e8tres commencent \u00e0 peser dans les jambes, mais l\u2019envie de profiter de chaque concert reste intacte. Le sac retrouve donc sa place sur l\u2019\u00e9paule, l\u2019appareil photo est pr\u00eat et nous reprenons une derni\u00e8re fois le chemin des sc\u00e8nes du Domaine National de Saint-Cloud. Apr\u00e8s deux journ\u00e9es particuli\u00e8rement riches, ce dimanche s\u2019annonce comme une conclusion id\u00e9ale. Bertrand Belin, Dry Cleaning, Slowdive, Wolf Alice et Interpol doivent progressivement nous conduire jusqu\u2019\u00e0 The Cure, attendu pour refermer cette \u00e9dition 2026. <\/strong><\/em><em><strong>Une ultime journ\u00e9e plac\u00e9e sous le signe de l\u2019\u00e9l\u00e9gance, de la tension et des guitares envelopp\u00e9es de brume.<\/strong><\/em><\/p>\n<h2 class=\"western\">BERTRAND BELIN \u2013 L\u2019\u00e9l\u00e9gance sans effort<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trois ans apr\u00e8s son pr\u00e9c\u00e9dent passage \u00e0 Rock En Seine, Bertrand Belin retrouve la Grande Sc\u00e8ne avec son allure toujours aussi soign\u00e9e. Costume impeccable, attitude d\u00e9contract\u00e9e et voix grave imm\u00e9diatement reconnaissable : il lui suffit de quelques instants pour installer son univers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Anton Newcombe l\u2019a un jour pr\u00e9sent\u00e9 comme le \u00ab Nick Cave Fran\u00e7ais \u00bb. La comparaison peut se comprendre, mais Bertrand Belin n\u2019a besoin d\u2019aucun rapprochement pour exister. Sa mani\u00e8re de jouer avec les mots, les silences et les sonorit\u00e9s suffit largement \u00e0 le distinguer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec <em><b>Watt<\/b><\/em>, paru en 2025, le musicien poursuit une trajectoire singuli\u00e8re entre chanson Fran\u00e7aise, rock, folk et touches \u00e9lectroniques. <strong>Que Dalle Tout<\/strong> ouvre le concert avec une sobri\u00e9t\u00e9 parfaitement ma\u00eetris\u00e9e. La voix s\u2019installe tandis que les musiciens dessinent progressivement les contours de ce d\u00e9cor sonore.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Pluie De Data<\/strong> et <strong>Sur Mon 31<\/strong> prolongent cette entr\u00e9e en mati\u00e8re. Les arrangements restent pr\u00e9cis, laissant suffisamment d\u2019espace aux textes et \u00e0 cette diction l\u00e9g\u00e8rement tra\u00eenante qui constitue l\u2019une des signatures de l\u2019artiste. On pense parfois \u00e0 Bashung dans cette fa\u00e7on de d\u00e9tourner les mots et d\u2019en d\u00e9placer le sens, sans jamais tomber dans l\u2019imitation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec <strong>Berger<\/strong>, <strong>L\u2019Inconnu En Personne<\/strong> et <strong>Oiseau<\/strong>, Bertrand Belin capte pleinement l\u2019attention du public. Ici, pas besoin de provoquer une d\u00e9ferlante sonore : une phrase, une ligne de guitare ou un simple regard suffisent \u00e0 maintenir le lien avec la Grande Sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Seul<\/strong>, <strong>Tambour<\/strong> et <strong>La B\u00e9atitude<\/strong> referment ce concert avec la m\u00eame \u00e9l\u00e9gance. Bertrand Belin quitte la sc\u00e8ne sans \u00e9clat inutile, mais avec la satisfaction d\u2019avoir impos\u00e9 son univers tout en finesse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une ouverture de journ\u00e9e sobre, classe et parfaitement ma\u00eetris\u00e9e.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46936 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Bertrand-Belin-RES-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Bertrand-Belin-RES-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Bertrand-Belin-RES-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Bertrand-Belin-RES-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1691150956353073&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">DRY CLEANING \u2013 La tension derri\u00e8re les mots<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le changement de d\u00e9cor est imm\u00e9diat avec Dry Cleaning. Les guitares deviennent plus s\u00e8ches, la basse s\u2019impose et la batterie donne au concert une tension beaucoup plus physique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au centre de ce dispositif, Florence Shaw conserve son attitude impassible. Le regard pos\u00e9 sur le public, elle d\u00e9roule ses textes sur ce ton parl\u00e9 devenu indissociable de l\u2019identit\u00e9 du groupe. Les sc\u00e8nes ordinaires, les pens\u00e9es fragment\u00e9es et les absurdit\u00e9s du quotidien prennent une tout autre dimension lorsqu\u2019elles se confrontent aux guitares nerveuses de Tom Dowse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Strong Feelings<\/strong> donne le ton. La guitare tranche tandis que la basse de Lewis Maynard avance avec une lourdeur contenue. Florence Shaw reste presque immobile, cr\u00e9ant un contraste saisissant avec l\u2019agitation qui l\u2019entoure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Gary Ashby<\/strong>, <strong>Her Hippo<\/strong> et <strong>Magic Of Meghan<\/strong> prolongent cette \u00e9trange conversation avec le public. La chanteuse semble raconter ses histoires sans y pr\u00eater attention, mais chaque mot trouve sa place au milieu d\u2019une musique qui ne cesse de se tendre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert gagne ensuite en intensit\u00e9 avec <strong>Let Me Grow And You\u2019ll See The Fruit<\/strong>, <strong>Jam After School<\/strong> et <strong>Scratchcard Lanyard<\/strong>. Devant la sc\u00e8ne, les corps commencent \u00e0 r\u00e9pondre davantage aux mouvements de la basse et aux ruptures de la batterie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est toute la singularit\u00e9 de Dry Cleaning : parvenir \u00e0 faire bouger le public avec des chansons dont le chant semble parfois relever davantage du monologue int\u00e9rieur que du refrain traditionnel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Don\u2019t Press Me<\/strong> accentue encore cette impression avant que <strong>Viking Hair<\/strong> ne fasse basculer le concert dans quelque chose de plus frontal. Derri\u00e8re l\u2019apparente froideur, le groupe d\u00e9ploie une \u00e9nergie brute qui finit par emporter la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Conversation<\/strong> cl\u00f4t ce set singulier, \u00e0 la fronti\u00e8re du post-punk, de la performance th\u00e9\u00e2trale et de l\u2019exp\u00e9rimentation sonore. Dry Cleaning nous laisse avec cette dr\u00f4le d\u2019impression d\u2019avoir assist\u00e9 \u00e0 une conversation dont personne ne poss\u00e8de v\u00e9ritablement toutes les cl\u00e9s.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46930 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Dry-Cleaning-RES-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Dry-Cleaning-RES-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Dry-Cleaning-RES-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Dry-Cleaning-RES-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1691152509686251&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">SLOWDIVE \u2013 Dans les brumes du shoegaze<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s la tension de Dry Cleaning, Slowdive transforme compl\u00e8tement l\u2019atmosph\u00e8re. Les lumi\u00e8res se font plus douces, les guitares s\u2019\u00e9tirent et les premi\u00e8res notes de <strong>Star Roving<\/strong> enveloppent progressivement la Grande Sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le contraste est saisissant. L\u00e0 o\u00f9 Dry Cleaning maintenait le public sous pression, Slowdive lui offre un espace dans lequel se perdre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Catch The Breeze<\/strong> confirme rapidement que le shoegaze ne s\u2019\u00e9coute pas seulement : il se traverse. Les voix de Rachel Goswell et Neil Halstead flottent au-dessus des guitares, tandis que les nappes sonores effacent peu \u00e0 peu tout ce qui entoure la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec <strong>Crazy For You<\/strong>, <strong>Souvlaki Space Station<\/strong>, <strong>Slomo<\/strong> et <strong>Machine Gun<\/strong>, le groupe construit un v\u00e9ritable mur de son, mais sans jamais \u00e9craser les m\u00e9lodies. Les guitares de Neil Halstead et Christian Savill se croisent, se superposent et disparaissent dans les effets avant de refaire surface quelques instants plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le public se laisse porter par cette musique qui semble suspendre le temps. Malgr\u00e9 la foule, l\u2019exp\u00e9rience poss\u00e8de quelque chose d\u2019intime, presque isolant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les premi\u00e8res notes de <strong>Sugar For The Pill<\/strong> ouvrent l\u2019un des plus beaux moments du concert. Quelques voix accompagnent Rachel Goswell, mais beaucoup choisissent simplement de regarder et de profiter de cette m\u00e9lodie d\u00e9licate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Kisses<\/strong> et <strong>Alison<\/strong> prolongent ce voyage avant l\u2019incontournable <strong>When The Sun Hits<\/strong>. La chanson ram\u00e8ne forc\u00e9ment vers les ann\u00e9es 1990, mais Slowdive ne donne jamais l\u2019impression de vivre dans son propre pass\u00e9. Le groupe continue de faire \u00e9voluer son univers et conserve sur sc\u00e8ne une pr\u00e9sence remarquable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>40 Days<\/strong> referme cette parenth\u00e8se cotonneuse. Les derni\u00e8res guitares s\u2019\u00e9loignent et il faut quelques secondes pour reprendre pleinement contact avec le Domaine National de Saint-Cloud.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46932 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Slowdive-RES-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Slowdive-RES-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Slowdive-RES-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Slowdive-RES-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1691153593019476&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">WOLF ALICE \u2013 Douceur pop et \u00e9clats \u00e9lectriques<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Wolf Alice prend ensuite possession de la sc\u00e8ne avec cette facult\u00e9 qui lui est propre : passer d\u2019une douceur presque r\u00eaveuse \u00e0 une explosion rock sans jamais perdre le fil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Men\u00e9 par Ellie Rowsell, les Londoniens attaque avec <strong>Bloom Baby Bloom<\/strong>. Le morceau montre imm\u00e9diatement le chemin parcouru depuis <em><i><b>My Love Is Cool<\/b><\/i><\/em>. Le shoegaze et la dream pop des d\u00e9buts restent pr\u00e9sents, mais le groupe les int\u00e8gre d\u00e9sormais dans une musique plus ample, capable d\u2019aller chercher du c\u00f4t\u00e9 de la pop comme du soft rock des ann\u00e9es 1970.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>White Horses<\/strong>, <strong>Formidable Cool<\/strong> et <strong>Just Two Girls<\/strong> installent cette nouvelle facette. Ellie Rowsell occupe pleinement l\u2019espace, alternant fragilit\u00e9 apparente et assurance, tandis que le groupe construit autour d\u2019elle des arrangements particuli\u00e8rement soign\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La tension augmente avec <strong>Leaning Against The Wall<\/strong>, <strong>How Can I Make It OK ?<\/strong> et <strong>Bros<\/strong>. Wolf Alice excelle dans l\u2019art du contraste. Une m\u00e9lodie lumineuse peut soudainement se fissurer sous l\u2019effet d\u2019une guitare plus abrasive, avant de retrouver quelques instants plus tard une douceur presque pop.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>The Sofa<\/strong> et <strong>Bread Butter Tea Sugar<\/strong> poursuivent ce jeu d\u2019\u00e9quilibre avant que <strong>Yuk Foo<\/strong> ne vienne tout bousculer. Le morceau agit comme une d\u00e9charge. Le public saute, crie et accompagne l\u2019\u00e9nergie d\u00e9ploy\u00e9e sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le groupe ne rel\u00e2che pas la pression et encha\u00eene avec <strong>Play The Greatest Hits<\/strong> puis <strong>Smile<\/strong>, deux titres qui confirment la dimension beaucoup plus directe du concert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Wolf Alice sait n\u00e9anmoins \u00e9viter la d\u00e9monstration permanente. <strong>The Last Man On Earth<\/strong> ram\u00e8ne une respiration bienvenue avant que <strong>Don\u2019t Delete The Kisses<\/strong> ne referme le set dans une ambiance plus lumineuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre pop ambitieuse, guitares shoegaze et fulgurances rock, Wolf Alice confirme sa capacit\u00e9 \u00e0 faire \u00e9voluer sa musique sans perdre ce qui constitue son identit\u00e9.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46935 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Wolf-Alice-RES-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Wolf-Alice-RES-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Wolf-Alice-RES-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Wolf-Alice-RES-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<h2 class=\"western\">INTERPOL \u2013 L\u2019\u00e9l\u00e9gance dans la p\u00e9nombre<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le soleil dispara\u00eet derri\u00e8re les arbres et le Domaine Nnational de Saint-Cloud change progressivement de visage. Les \u00e9clairages prennent le dessus, les silhouettes deviennent plus sombres et la Grande Sc\u00e8ne semble attendre l\u2019arriv\u00e9e d\u2019Interpol.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques accords suffisent pour installer l\u2019atmosph\u00e8re. Avec <strong>This Mirror Weighs A Ton<\/strong>, le groupe New-Yorkais plonge imm\u00e9diatement le public dans son univers tendu et nocturne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Evil<\/strong> ram\u00e8ne ensuite toute une partie de la foule vers le New York du d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. La basse s\u2019impose, la guitare de Daniel Kessler dessine ses motifs anguleux et la voix de Paul Banks conserve cette distance froide parfaitement adapt\u00e9e aux compositions du groupe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Interpol n\u2019a jamais eu besoin de beaucoup d\u2019artifices. La sobri\u00e9t\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne renforce m\u00eame la pr\u00e9cision de sa musique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>C\u2019Mere<\/strong> et <strong>NYC<\/strong> sont accueillis avec enthousiasme par un public qui reprend les paroles et accompagne chaque acc\u00e9l\u00e9ration. <strong>All The Rage Back Home<\/strong> fait encore monter l\u2019intensit\u00e9 avant que le groupe ne d\u00e9roule un set sans v\u00e9ritable temps mort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>See Out Loud<\/strong>, <strong>Rest My Chemistry<\/strong> et <strong>Obstacle 1<\/strong> s\u2019encha\u00eenent avec une pr\u00e9cision redoutable. Peu de bavardages, aucune dispersion : Interpol reste concentr\u00e9 sur cette musique sombre, tendue et \u00e9l\u00e9gante qui constitue sa marque de fabrique depuis plus de vingt ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Iron City<\/strong>, <strong>Wings On Fire<\/strong>, <strong>Pioneer To The Falls<\/strong> et <strong>The New<\/strong> entretiennent cette atmosph\u00e8re cr\u00e9pusculaire jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de <strong>Slow Hands<\/strong>. Le titre provoque une r\u00e9action imm\u00e9diate et r\u00e9veille encore un peu plus la Grande Sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>PDA<\/strong> vient refermer le concert dans une derni\u00e8re mont\u00e9e en puissance. Les instruments se taisent, les musiciens quittent la sc\u00e8ne et le public commence d\u00e9j\u00e0 \u00e0 se resserrer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il ne reste plus qu\u2019un concert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pas n\u2019importe lequel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46931 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Interpol-RES-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Interpol-RES-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Interpol-RES-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Interpol-RES-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1691155256352643&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">THE CURE \u2013 Une nuit avec Robert Smith<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Grande Sc\u00e8ne est plong\u00e9e dans le noir. Devant elle, la foule est devenue compacte et l\u2019attente se lit sur tous les visages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque Robert Smith appara\u00eet enfin, il suffit de quelques secondes pour mesurer ce que repr\u00e9sente The Cure. Pr\u00e8s de cinquante ann\u00e9es d\u2019histoire viennent de prendre place devant nous, port\u00e9es par une silhouette, une voix et une guitare devenues imm\u00e9diatement reconnaissables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Alone<\/strong> ouvre le concert dans l\u2019atmosph\u00e8re brumeuse de <em><i><b>Songs Of A Lost World<\/b><\/i><\/em>. Le morceau impose une tonalit\u00e9 grave, presque solennelle, avant que <strong>Pictures Of You<\/strong> ne provoque les premiers grands frissons de la soir\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autour de nous, plusieurs g\u00e9n\u00e9rations se retrouvent. Certains accompagnent The Cure depuis les ann\u00e9es 1980, d\u2019autres ont d\u00e9couvert le groupe bien plus tard, mais tous semblent conna\u00eetre chaque parole.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>High<\/strong>, <strong>Lovesong<\/strong>, <strong>Burn<\/strong> et <strong>Fascination Street<\/strong> plongent la Grande Sc\u00e8ne dans une nuit d\u00e9sormais compl\u00e8te. Les \u00e9clairages d\u00e9coupent les silhouettes tandis que la voix de Robert Smith conserve une clart\u00e9 impressionnante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert prend ensuite une tournure plus directe avec <strong>Never Enough<\/strong> et <strong>Push<\/strong>. The Cure transforme progressivement Saint-Cloud en une gigantesque machine \u00e0 souvenirs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les premi\u00e8res notes d\u2019<strong>In Between Days<\/strong> d\u00e9clenchent une r\u00e9action imm\u00e9diate. Le public chante, danse et accueille avec le m\u00eame enthousiasme <strong>Just Like Heaven<\/strong>, dont la m\u00e9lodie traverse les g\u00e9n\u00e9rations sans montrer le moindre signe d\u2019usure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">The Cure ne se contente pourtant pas de d\u00e9rouler ses titres les plus connus. <strong>The Last Day Of Summer<\/strong>, <strong>Three Imaginary Boys<\/strong>, <strong>A Night Like This<\/strong>, enrichi par le saxophone de Gabriel Cooper, puis <strong>Secrets<\/strong> permettent de parcourir plusieurs d\u00e9cennies d\u2019une discographie particuli\u00e8rement dense.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette travers\u00e9e ne ressemble jamais \u00e0 une c\u00e9l\u00e9bration nostalgique. Le groupe joue avec une intensit\u00e9 qui \u00e9loigne toute impression de routine, tandis que Robert Smith demeure pleinement habit\u00e9 par chacune de ses chansons.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Play For Today<\/strong> pr\u00e9pare le terrain avant l\u2019arriv\u00e9e d\u2019<strong>A Forest<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La basse se r\u00e9p\u00e8te. Les guitares s\u2019\u00e9tirent. Les lumi\u00e8res tournent autour des musiciens et la chanson emporte la Grande Sc\u00e8ne dans cette for\u00eat o\u00f9 The Cure nous entra\u00eene depuis pr\u00e8s d\u2019un demi-si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>From The Edge Of The Deep Green Sea<\/strong> prolonge cette immersion avant qu\u2019<strong>Endsong<\/strong> ne semble annoncer la fin du concert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les musiciens quittent la sc\u00e8ne, mais personne ne bouge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout le monde sait que la nuit n\u2019est pas termin\u00e9e.<\/p>\n<h2 class=\"western\" style=\"text-align: justify;\">Un rappel pour traverser les d\u00e9cennies<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">The Cure revient avec <strong>Lullaby<\/strong>, qui happe imm\u00e9diatement le public dans son atmosph\u00e8re inqui\u00e9tante. <strong>Wrong Number<\/strong>, <strong>The Walk<\/strong>, <strong>Mint Car<\/strong> et <strong>The Lovecats<\/strong> donnent ensuite une orientation beaucoup plus l\u00e9g\u00e8re \u00e0 cette derni\u00e8re partie du concert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La grande c\u00e9r\u00e9monie sombre se transforme peu \u00e0 peu en f\u00eate collective.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Let\u2019s Go To Bed<\/strong> poursuit cette remont\u00e9e dans le temps avant que <strong>Friday I\u2019m In Love<\/strong> ne fasse chanter l\u2019ensemble du Domaine national de Saint-Cloud. Les sourires se multiplient et les paroles sont reprises jusque dans les derniers rangs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Close To Me<\/strong> et <strong>Why Can\u2019t I Be You?<\/strong> maintiennent cette ambiance avant l\u2019ultime morceau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques notes suffisent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Boys Don\u2019t Cry<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Robert Smith chante une derni\u00e8re fois tandis que le public reprend chaque mot. Sur sc\u00e8ne, le groupe savoure ces derniers instants avant que les instruments ne se taisent d\u00e9finitivement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les lumi\u00e8res se rallument.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette fois, c\u2019est termin\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trois jours de musique viennent de s\u2019achever.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faudra attendre un an avant de revenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ce soir, nous n\u2019avons vraiment pas envie de rentrer.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46442 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/The-Cure-article-Paleo-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/The-Cure-article-Paleo-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/The-Cure-article-Paleo-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/The-Cure-article-Paleo-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Photos by Deadly Sexy Carl \/ Carl Curtis<\/strong><\/span><\/p>\n<p>#Live \/ #Report \/ #LiveReport \/ #Review \/ #LiveReview \/ #Photos \/ #Pictures<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-46926\" data-postid=\"46926\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-46926 themify_builder tf_clear\">\n    <\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rock En Seine \/ Le 30 Ao\u00fbt 2026 \/ Saint-Cloud (92) \/ Notre avis : 5\/5. Le dernier jour d\u2019un festival poss\u00e8de toujours une saveur particuli\u00e8re. Les kilom\u00e8tres commencent \u00e0 peser dans les jambes, mais l\u2019envie de profiter de chaque concert reste intacte. 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