{"id":46146,"date":"2026-06-19T23:59:00","date_gmt":"2026-06-19T21:59:00","guid":{"rendered":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/?p=46146"},"modified":"2026-06-29T22:02:35","modified_gmt":"2026-06-29T20:02:35","slug":"hellfest-2026-jour-2-clisson-44","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/hellfest-2026-jour-2-clisson-44\/","title":{"rendered":"Hellfest 2026 &#8211; Jour 2 &#8211; Clisson (44)"},"content":{"rendered":"<!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-46146\" data-postid=\"46146\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-46146 themify_builder tf_clear\">\n    \t\t\t\t<!-- module_row -->\n\t\t<div  data-lazy=\"1\" class=\"module_row themify_builder_row tb_7iee289 tb_first tf_w tf_clearfix\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"row_inner col_align_top tb_col_count_1 tf_box tf_rel\">\n\t\t\t\t\t<div  data-lazy=\"1\" class=\"module_column tb-column col-full tb_22op289 first\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"tb-column-inner tf_box tf_w\">\n\t\t\t\t<!-- module text -->\n<div  class=\"module module-text tb_5o7r537   \" data-lazy=\"1\">\n        <div  class=\"tb_text_wrap\">\n    <h2><span style=\"color: #000000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-46144\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Hellfest-2626-vignette.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Hellfest-2626-vignette.jpg 150w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Hellfest-2626-vignette-100x150.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/>Hellfest \/<\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"color: #800000;\">Le 19 Juin 2026<\/span><span style=\"color: #800000;\"> \/<\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"color: #000000;\">Clisson (44) \/<\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"color: #800000;\">Notre avis : 5\/5.<\/span><\/h2>\n<hr \/>\n<p><em><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Ghislain ADAM \u00e0 la r\u00e9daction et Fabrice ANDR\u00c9 pour les photos<\/span>.<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Apr\u00e8s une premi\u00e8re journ\u00e9e d\u00e9j\u00e0 exceptionnelle, ce vendredi au Hellfest 2026 a confirm\u00e9 que cette \u00e9dition restera dans les annales. Entre les adieux bouleversants de Sepultura, le retour en gr\u00e2ce d&rsquo;Iron Maiden, la d\u00e9monstration de force de Helloween ou encore les prestations marquantes de Mastodon, Opeth et Sabaton, les festivaliers ont v\u00e9cu une journ\u00e9e d&rsquo;une intensit\u00e9 rare.<\/strong><\/em><\/p>\n<h2 class=\"western\">Sepultura : un dernier rituel charg\u00e9 d&rsquo;\u00e9motion<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est avec une \u00e9motion palpable que Sepultura foule une nouvelle fois les planches du Hellfest dans le cadre de sa tourn\u00e9e d&rsquo;adieu. Apr\u00e8s plus de quarante ann\u00e9es \u00e0 fa\u00e7onner l&rsquo;histoire du metal, le groupe Br\u00e9silien s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 tirer sa r\u00e9v\u00e9rence, et chaque apparition prend des allures de c\u00e9l\u00e9bration autant que de dernier hommage. D\u00e8s les premi\u00e8res notes de \u00ab\u00a0Inner Self\u00a0\u00bb, la Main Stage explose. Le morceau est repris en ch\u0153ur par un public enti\u00e8rement acquis \u00e0 la cause du quatuor, offrant d&#8217;embl\u00e9e une communion intense entre le groupe et ses fans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La setlist balaie plusieurs d\u00e9cennies d&rsquo;une carri\u00e8re exceptionnelle. \u00ab\u00a0All Souls Rising\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Kairos\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Attitude\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0The Place\u00a0\u00bb rappellent la richesse d&rsquo;un r\u00e9pertoire capable de m\u00ealer puissance, groove et influences tribales. Chaque titre d\u00e9clenche un nouveau d\u00e9ferlement de circle pits et de slams, tandis qu&rsquo;Andreas Kisser et Derrick Green livrent une prestation habit\u00e9e, port\u00e9e par une \u00e9nergie qui semble d\u00e9fier les ann\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert atteint ensuite un sommet d&rsquo;\u00e9motion lorsque les \u00e9crans g\u00e9ants diffusent les images historiques de l&rsquo;enregistrement de Roots aupr\u00e8s de la tribu Xavante, au c\u0153ur du Br\u00e9sil. Ce retour aux sources rappelle combien Sepultura a marqu\u00e9 durablement le metal en int\u00e9grant des sonorit\u00e9s et une identit\u00e9 culturelle uniques. Dans une ambiance soudain plus recueillie, \u00ab\u00a0Kaiowas\u00a0\u00bb r\u00e9sonne comme un hommage poignant aux peuples autochtones et \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ritage du groupe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce moment suspendu d\u00e9bouche sur une spectaculaire jam de percussions r\u00e9unissant Alissa White-Gluz, ainsi que des membres de Crypta, Kreator et Megadeth. Cette r\u00e9union d&rsquo;artistes transforme la sc\u00e8ne en une immense c\u00e9l\u00e9bration collective, o\u00f9 les rythmes tribaux prennent toute leur ampleur sous les acclamations du public.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La derni\u00e8re ligne droite est tout simplement irr\u00e9sistible. \u00ab\u00a0Refuse\/Resist\u00a0\u00bb fait rugir la foule, \u00ab\u00a0Arise\u00a0\u00bb d\u00e9clenche une nouvelle vague de chaos parfaitement ma\u00eetris\u00e9, tandis que \u00ab\u00a0Ratamahatta\u00a0\u00bb enflamme la Main Stage gr\u00e2ce \u00e0 son groove inimitable. Enfin, \u00ab\u00a0Roots Bloody Roots\u00a0\u00bb vient conclure ce moment historique dans une explosion de d\u00e9cibels, de fumig\u00e8nes et de poings lev\u00e9s. La Main Stage se transforme en un gigantesque champ de bataille o\u00f9 des milliers de festivaliers c\u00e9l\u00e8brent une ultime fois l&rsquo;un des groupes les plus influents de l&rsquo;histoire du metal. Un adieu \u00e0 la hauteur de l&rsquo;h\u00e9ritage immense laiss\u00e9 par Sepultura, entre puissance, \u00e9motion et respect unanime.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46187 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sepultura-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sepultura-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sepultura-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sepultura-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1616547493813420&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">Ceremony : une d\u00e9couverte intense<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 peine les Californiens de Ceremony montent-ils sur la sc\u00e8ne de la Warzone que l&rsquo;atmosph\u00e8re change radicalement. Fid\u00e8le \u00e0 sa r\u00e9putation, le groupe ne perd pas une seconde et d\u00e9clenche une v\u00e9ritable d\u00e9flagration avec un encha\u00eenement de morceaux exp\u00e9di\u00e9s \u00e0 toute vitesse. Les premiers rangs explosent instantan\u00e9ment en circle pits et en stage dives, tandis que Ross Farrar arpente la sc\u00e8ne avec une intensit\u00e9 presque hypnotique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puisant dans toutes les p\u00e9riodes de sa carri\u00e8re, Ceremony alterne les assauts hardcore de ses d\u00e9buts et les compositions plus post-punk qui ont fa\u00e7onn\u00e9 son \u00e9volution au fil des ann\u00e9es. Loin de d\u00e9router le public, cette diversit\u00e9 donne au concert une dynamique permanente, o\u00f9 les passages les plus abrasifs c\u00f4toient des moments plus m\u00e9lodiques sans jamais faire retomber la tension.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La prestation impressionne par son absence totale d&rsquo;artifices. Aucun d\u00e9cor spectaculaire, aucun effet superflu : uniquement cinq musiciens concentr\u00e9s sur l&rsquo;essentiel. Les guitares tranchantes, la section rythmique implacable et le chant habit\u00e9 de Farrar suffisent \u00e0 maintenir une pression constante pendant toute la dur\u00e9e du set. La proximit\u00e9 entre le groupe et le public fait le reste, transformant la Warzone en une v\u00e9ritable fournaise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le public r\u00e9pond avec une ferveur exemplaire. Les slams s&rsquo;encha\u00eenent sans interruption, les barri\u00e8res de s\u00e9curit\u00e9 sont mises \u00e0 rude \u00e9preuve et chaque refrain est repris avec une \u00e9nergie communicative. Cette communion rappelle pourquoi Ceremony demeure une r\u00e9f\u00e9rence incontournable de la sc\u00e8ne hardcore moderne, capable de rassembler aussi bien les puristes que les amateurs de punk plus contemporain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En un peu moins d&rsquo;une heure, Ceremony livre une prestation dense, nerveuse et sans le moindre temps mort. Une d\u00e9monstration de ma\u00eetrise et d&rsquo;authenticit\u00e9 qui confirme que le groupe reste l&rsquo;un des meilleurs repr\u00e9sentants d&rsquo;une sc\u00e8ne hardcore toujours aussi vivante. Les Californiens laissent derri\u00e8re eux un public conquis et une fosse encore fumante.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46179 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Ceremony-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Ceremony-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Ceremony-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Ceremony-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617504427051060&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">Helloween c\u00e9l\u00e8bre toute son histoire<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00ab\u00a0Citrouilles Allemandes\u00a0\u00bb poursuivent leur tourn\u00e9e anniversaire avec une prestation aussi g\u00e9n\u00e9reuse que f\u00e9d\u00e9ratrice. Devant une Main Stage copieusement garnie, Helloween c\u00e9l\u00e8bre plus de quarante ans de carri\u00e8re avec un enthousiasme communicatif. La formule \u00e0 sept musiciens, r\u00e9unissant notamment Michael Kiske, Andi Deris et Kai Hansen, fonctionne \u00e0 merveille et permet au groupe de revisiter son immense r\u00e9pertoire dans une ambiance de v\u00e9ritable f\u00eate du power metal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s les premi\u00e8res notes de \u00ab\u00a0March Of Time\u00a0\u00bb, la magie op\u00e8re. Les milliers de voix pr\u00e9sentes reprennent imm\u00e9diatement le refrain, transformant la Valley en une immense chorale \u00e0 ciel ouvert. L&rsquo;encha\u00eenement avec \u00ab\u00a0The King For A 1000 Years\u00a0\u00bb confirme toute la richesse de cette formation hors norme. Les harmonies vocales sont impeccables, les \u00e9changes entre Kiske et Deris apportent une dimension suppl\u00e9mentaire aux morceaux, tandis que les trois guitaristes multiplient les soli avec une pr\u00e9cision remarquable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert d\u00e9roule ensuite une impressionnante succession de classiques. \u00ab\u00a0Future World\u00a0\u00bb fait chanter le public d&rsquo;une seule voix, \u00ab\u00a0We Burn\u00a0\u00bb apporte une puissance bienvenue, avant que \u00ab\u00a0Twilight Of The Gods\u00a0\u00bb ne rappelle toute la dimension \u00e9pique du r\u00e9pertoire du groupe. Avec \u00ab\u00a0Ride The Sky\u00a0\u00bb, Kai Hansen est chaleureusement ovationn\u00e9, tandis que \u00ab\u00a0Power\u00a0\u00bb d\u00e9clenche une nouvelle vague de refrains repris par une foule totalement conquise. Malgr\u00e9 la dur\u00e9e du concert, le rythme ne faiblit jamais et les musiciens affichent un plaisir \u00e9vident \u00e0 partager cette tourn\u00e9e anniversaire avec leurs fans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s un impressionnant solo de batterie parfaitement ex\u00e9cut\u00e9, la tension monte encore d&rsquo;un cran. Les premi\u00e8res notes de \u00ab\u00a0I Want Out\u00a0\u00bb suffisent \u00e0 provoquer une v\u00e9ritable explosion collective. Les poings se l\u00e8vent, les sourires se multiplient et toute la Main Satge reprend le refrain dans une communion qui illustre parfaitement la popularit\u00e9 intacte du groupe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le rappel est \u00e0 la hauteur de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. \u00ab\u00a0Eagle Fly Free\u00a0\u00bb fait une nouvelle fois chanter l&rsquo;ensemble du public, \u00ab\u00a0Dr. Stein\u00a0\u00bb apporte sa dose d&rsquo;humour et d&rsquo;\u00e9nergie, avant une conclusion majestueuse port\u00e9e par l&rsquo;outro de \u00ab\u00a0Keeper Of The Seven Keys\u00a0\u00bb. Dans une atmosph\u00e8re empreinte de nostalgie et de c\u00e9l\u00e9bration, Helloween quitte la sc\u00e8ne sous une ovation nourrie, confirmant qu&rsquo;il demeure, plus de quatre d\u00e9cennies apr\u00e8s ses d\u00e9buts, l&rsquo;une des r\u00e9f\u00e9rences absolues du power metal europ\u00e9en.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46180 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Helloween-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Helloween-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Helloween-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Helloween-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617505700384266&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">Opeth confirme sa ma\u00eetrise<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toujours aussi fascinants, les Su\u00e9dois d&rsquo;Opeth offrent une prestation d&rsquo;une rare intensit\u00e9, naviguant avec une aisance d\u00e9concertante entre d\u00e9ferlements de violence ma\u00eetris\u00e9e et longues respirations atmosph\u00e9riques. Fid\u00e8le \u00e0 son identit\u00e9 unique, le groupe refuse toute facilit\u00e9 et entra\u00eene le public dans un voyage musical o\u00f9 le death metal progressif se m\u00eale \u00e0 des passages d&rsquo;une grande finesse. D\u00e8s leur entr\u00e9e en sc\u00e8ne, Mikael \u00c5kerfeldt captive l&rsquo;audience, alternant growls abyssaux, chant clair d&rsquo;une remarquable justesse et interventions pleines d&rsquo;humour qui d\u00e9tendent r\u00e9guli\u00e8rement l&rsquo;atmosph\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les nouvelles compositions \u00ab\u00a0\u00a71\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0\u00a77\u00a0\u00bb, issues du dernier album, trouvent naturellement leur place au sein de la setlist. Leur richesse d&rsquo;\u00e9criture et leurs nombreuses variations rythmiques s&rsquo;int\u00e8grent parfaitement aux classiques du groupe, d\u00e9montrant qu&rsquo;Opeth continue de se renouveler sans jamais renier son identit\u00e9. Port\u00e9es par un son d&rsquo;une grande clart\u00e9, elles sont accueillies avec enthousiasme par un public attentif, suspendu \u00e0 chaque changement d&rsquo;ambiance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les incontournables \u00ab\u00a0The Grand Conjuration\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0The Drapery Falls\u00a0\u00bb rappellent toute l&rsquo;\u00e9tendue du talent des musiciens. Les guitares tissent des harmonies sombres et m\u00e9lancoliques avant de laisser place \u00e0 des explosions de puissance parfaitement ma\u00eetris\u00e9es, tandis que la section rythmique impressionne par sa pr\u00e9cision et sa subtilit\u00e9. Chaque morceau \u00e9volue comme une v\u00e9ritable fresque, alternant tension et apaisement sans jamais perdre le fil \u00e9motionnel qui caract\u00e9rise la musique du groupe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert atteint son apog\u00e9e avec \u00ab\u00a0Deliverance\u00a0\u00bb. Son riff final, r\u00e9p\u00e9t\u00e9 de mani\u00e8re hypnotique, plonge la foule dans une v\u00e9ritable transe collective. Pendant plusieurs minutes, la tension ne cesse de monter, port\u00e9e par une interpr\u00e9tation magistrale et un jeu de lumi\u00e8res qui sublime encore davantage l&rsquo;atmosph\u00e8re. Ce final monumental laisse le public m\u00e9dus\u00e9 avant une ovation nourrie, confirmant une nouvelle fois qu&rsquo;Opeth demeure l&rsquo;une des formations les plus singuli\u00e8res et les plus captivantes de la sc\u00e8ne metal contemporaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46184 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Opeth-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Opeth-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Opeth-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Opeth-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617506823717487&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">Iron Maiden : les l\u00e9gendes r\u00e8gnent encore<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Impossible de faire plus fort. Pour leur tourn\u00e9e c\u00e9l\u00e9brant les premi\u00e8res ann\u00e9es de leur carri\u00e8re, Iron Maiden offre au Hellfest un v\u00e9ritable voyage dans le temps, replongeant des dizaines de milliers de fans au c\u0153ur de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or de la NWOBHM. La sc\u00e9nographie, inspir\u00e9e des albums mythiques des ann\u00e9es 1980, \u00e9volue au fil des morceaux, tandis qu&rsquo;Eddie multiplie les apparitions sous diff\u00e9rentes formes. D\u00e8s les premi\u00e8res minutes, il devient \u00e9vident que le groupe Britannique est venu livrer bien plus qu&rsquo;un simple concert : une v\u00e9ritable c\u00e9l\u00e9bration de son h\u00e9ritage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le retour aux origines est imm\u00e9diat avec \u00ab\u00a0Murders In The Rue Morgue\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Wrathchild\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Killers\u00a0\u00bb, trois classiques de l&rsquo;\u00e8re Paul Di&rsquo;Anno accueillis avec une ferveur exceptionnelle. Bruce Dickinson s&rsquo;approprie ces morceaux avec une aisance remarquable, tandis que Steve Harris, infatigable, m\u00e8ne l&rsquo;assaut en parcourant la sc\u00e8ne, basse en bandouli\u00e8re. L&rsquo;interpr\u00e9tation magistrale de \u00ab\u00a0Phantom Of The Opera\u00a0\u00bb constitue d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;un des premiers sommets de la soir\u00e9e, tant par sa complexit\u00e9 que par la pr\u00e9cision d&rsquo;ex\u00e9cution de l&rsquo;ensemble du groupe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La machine est alors parfaitement lanc\u00e9e. Bruce Dickinson, imp\u00e9rial du d\u00e9but \u00e0 la fin, entra\u00eene la foule dans une succession de classiques absolus. \u00ab\u00a0The Number Of The Beast\u00a0\u00bb fait rugir le public d\u00e8s son introduction, \u00ab\u00a0Infinite Dreams\u00a0\u00bb rappelle toute la richesse du r\u00e9pertoire le plus progressif de Maiden, tandis que \u00ab\u00a0Powerslave\u00a0\u00bb impressionne par son ambiance \u00e9gyptienne sublim\u00e9e par une sc\u00e9nographie grandiose. \u00ab\u00a02 Minutes To Midnight\u00a0\u00bb transforme la fosse en une immense mar\u00e9e de poings lev\u00e9s avant que l&rsquo;\u00e9pique \u00ab\u00a0Rime Of The Ancient Mariner\u00a0\u00bb ne vienne suspendre le temps. Avec ses pr\u00e8s de quatorze minutes, ses changements d&rsquo;ambiances et ses projections spectaculaires \u00e9voquant les oc\u00e9ans d\u00e9cha\u00een\u00e9s, cette pi\u00e8ce monumentale constitue sans conteste l&rsquo;un des moments les plus marquants de tout le festival.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La derni\u00e8re partie du concert ne laisse aucun r\u00e9pit. \u00ab\u00a0Run To The Hills\u00a0\u00bb d\u00e9clenche une nouvelle explosion de d\u00e9cibels, \u00ab\u00a0Seventh Son Of A Seventh Son\u00a0\u00bb impressionne par sa dimension progressive, tandis que \u00ab\u00a0The Trooper\u00a0\u00bb voit Bruce Dickinson surgir sur sc\u00e8ne brandissant l&rsquo;Union Jack sous les acclamations d&rsquo;un public en d\u00e9lire. L&rsquo;\u00e9motion monte encore d&rsquo;un cran avec \u00ab\u00a0Hallowed Be Thy Name\u00a0\u00bb, interpr\u00e9t\u00e9 avec une intensit\u00e9 bouleversante, avant qu'\u00a0\u00bbIron Maiden\u00a0\u00bb ne conclue le set principal dans une d\u00e9bauche de flammes, d&rsquo;effets pyrotechniques et d&rsquo;apparitions d&rsquo;Eddie, fid\u00e8le compagnon du groupe depuis cinquante ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le rappel touche \u00e0 la perfection. \u00ab\u00a0Aces High\u00a0\u00bb relance instantan\u00e9ment les hostilit\u00e9s avec son \u00e9nergie irr\u00e9sistible. Puis vient \u00ab\u00a0Fear Of The Dark\u00a0\u00bb, repris \u00e0 l&rsquo;unisson par des dizaines de milliers de festivaliers dans un ch\u0153ur gigantesque qui r\u00e9sonne bien au-del\u00e0 du site de Clisson. Enfin, \u00ab\u00a0Wasted Years\u00a0\u00bb apporte une conclusion aussi \u00e9mouvante que lumineuse. Les paroles prennent une r\u00e9sonance toute particuli\u00e8re dans le cadre de cette tourn\u00e9e c\u00e9l\u00e9brant les d\u00e9buts du groupe, tandis que les musiciens saluent longuement un public conscient d&rsquo;avoir assist\u00e9 \u00e0 un moment d&rsquo;exception. Plus de cinquante ans apr\u00e8s sa cr\u00e9ation, Iron Maiden prouve une nouvelle fois qu&rsquo;il demeure une r\u00e9f\u00e9rence absolue du heavy metal, capable de conjuguer puissance, \u00e9motion et spectacle avec une ma\u00eetrise qui force le respect.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46181 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Iron-Maiden-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Iron-Maiden-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Iron-Maiden-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Iron-Maiden-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617509850383851&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">Slift hypnotise la Valley<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Toulousains de Slift poursuivent leur irr\u00e9sistible ascension avec une prestation qui confirme leur statut de l&rsquo;un des groupes les plus captivants de la sc\u00e8ne psych\u00e9d\u00e9lique actuelle. Devant une Valley rapidement conquise, le trio impose d&#8217;embl\u00e9e son univers, o\u00f9 le rock spatial, le stoner, le krautrock et les sonorit\u00e9s progressives fusionnent dans un tourbillon sonore aussi hypnotique que d\u00e9vastateur. Sans artifices, les trois musiciens s&rsquo;appuient uniquement sur leur puissance de jeu et un impressionnant travail sur les textures pour entra\u00eener le public dans un voyage hors du temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s \u00ab\u00a0Fantasia\u00a0\u00bb, les longues mont\u00e9es en tension et les guitares satur\u00e9es installent une atmosph\u00e8re cosmique. Les riffs massifs se m\u00ealent \u00e0 des envol\u00e9es psych\u00e9d\u00e9liques, tandis que les projections lumineuses renforcent encore cette impression de d\u00e9rive interstellaire. Chaque morceau semble \u00e9voluer librement, alternant passages contemplatifs et explosions d&rsquo;\u00e9nergie dans une construction toujours parfaitement ma\u00eetris\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La plong\u00e9e se poursuit avec \u00ab\u00a0Secret Mirror\u00a0\u00bb, dont les nappes de guitares et les changements de dynamique captivent une foule de plus en plus nombreuse. Les impressionnants \u00ab\u00a0Ummon\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Ilion\u00a0\u00bb d\u00e9montrent toute la capacit\u00e9 du groupe \u00e0 b\u00e2tir de v\u00e9ritables fresques sonores. Les longues plages instrumentales ne lassent jamais ; elles invitent au contraire le public \u00e0 se laisser porter par des rythmiques r\u00e9p\u00e9titives, des m\u00e9lodies a\u00e9riennes et des d\u00e9flagrations de fuzz qui envahissent litt\u00e9ralement la Valley.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque r\u00e9sonne \u00ab\u00a0The Day Of Execution\u00a0\u00bb, Slift atteint un nouveau sommet d&rsquo;intensit\u00e9. Le trio d\u00e9ploie un v\u00e9ritable mur de son o\u00f9 chaque instrument trouve sa place malgr\u00e9 une saturation omnipr\u00e9sente. La basse vrombit, la batterie mart\u00e8le un rythme implacable et les guitares dessinent des spirales sonores qui semblent ne jamais vouloir s&rsquo;arr\u00eater. Le public oscille entre contemplation et headbanging, totalement absorb\u00e9 par cette performance d&rsquo;une rare densit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En un peu plus d&rsquo;une heure, Slift livre un concert aussi planant qu&rsquo;\u00e9crasant, d\u00e9montrant une nouvelle fois qu&rsquo;il est bien plus qu&rsquo;un simple groupe de rock psych\u00e9d\u00e9lique. Gr\u00e2ce \u00e0 une ma\u00eetrise technique impressionnante et une identit\u00e9 sonore imm\u00e9diatement reconnaissable, les Toulousains offrent l&rsquo;une des exp\u00e9riences les plus immersives de cette \u00e9dition du Hellfest, confirmant qu&rsquo;ils comptent d\u00e9sormais parmi les formations fran\u00e7aises les plus passionnantes \u00e0 suivre sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46188 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Slift-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Slift-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Slift-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Slift-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617510997050403&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">La Dispute : l&rsquo;\u00e9motion \u00e0 fleur de peau<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un registre totalement diff\u00e9rent, La Dispute impose un moment de suspension au c\u0153ur de cette journ\u00e9e particuli\u00e8rement intense. Loin des d\u00e9monstrations de force et des d\u00e9ferlements de d\u00e9cibels, les Am\u00e9ricains captivent par une intensit\u00e9 \u00e9motionnelle rare, o\u00f9 chaque morceau se vit davantage qu&rsquo;il ne s&rsquo;\u00e9coute. D\u00e8s son arriv\u00e9e sur sc\u00e8ne, Jordan Dreyer monopolise l&rsquo;attention gr\u00e2ce \u00e0 son interpr\u00e9tation habit\u00e9e, oscillant entre spoken word fi\u00e9vreux, cris d\u00e9chirants et instants de fragilit\u00e9 bouleversante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Port\u00e9s par une formation d&rsquo;une remarquable coh\u00e9sion, les musiciens construisent des paysages sonores o\u00f9 les explosions post-hardcore succ\u00e8dent \u00e0 des passages d&rsquo;une d\u00e9licatesse presque contemplative. Cette alternance permanente entre tension et apaisement donne toute sa force \u00e0 un concert qui ne cherche jamais la facilit\u00e9, mais privil\u00e9gie l&rsquo;\u00e9motion brute.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les textes profond\u00e9ment personnels de Jordan Dreyer trouvent un \u00e9cho particulier aupr\u00e8s d&rsquo;un public particuli\u00e8rement attentif. \u00ab\u00a0King Park\u00a0\u00bb constitue sans surprise l&rsquo;un des sommets du concert, son r\u00e9cit poignant plongeant la Warzone dans un silence presque irr\u00e9el avant une mont\u00e9e en puissance d&rsquo;une intensit\u00e9 saisissante. \u00ab\u00a0Andria\u00a0\u00bb d\u00e9voile toute la sensibilit\u00e9 m\u00e9lodique du groupe, tandis que \u00ab\u00a0Why It Scares Me\u00a0\u00bb rappelle sa capacit\u00e9 \u00e0 m\u00ealer urgence et vuln\u00e9rabilit\u00e9 dans un m\u00eame \u00e9lan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque r\u00e9sonnent les premi\u00e8res notes de \u00ab\u00a0Such Small Hands\u00a0\u00bb, l&rsquo;\u00e9motion atteint son paroxysme. Repris avec ferveur par les premiers rangs, le morceau cl\u00f4t une prestation profond\u00e9ment sinc\u00e8re, o\u00f9 chaque mot semble peser autant que chaque accord. Sans effets spectaculaires ni artifices, La Dispute livre l&rsquo;un des concerts les plus touchants de cette \u00e9dition du Hellfest, prouvant une nouvelle fois que l&rsquo;intensit\u00e9 d&rsquo;une performance ne se mesure pas uniquement \u00e0 son volume sonore, mais aussi \u00e0 sa capacit\u00e9 \u00e0 toucher son public en plein c\u0153ur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46182 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/La-Dispute-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/La-Dispute-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/La-Dispute-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/La-Dispute-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617512707050232&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">Sabaton transforme le Hellfest en gigantesque champ de bataille<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme \u00e0 son habitude, Sabaton ne fait pas dans la demi-mesure. Avec son sens du spectacle parfaitement assum\u00e9, le groupe Su\u00e9dois transforme rapidement la sc\u00e8ne en v\u00e9ritable champ de bataille th\u00e9\u00e2tral, entre d\u00e9cors militaires, effets pyrotechniques, refrains f\u00e9d\u00e9rateurs et communication permanente avec le public. D\u00e8s \u00ab\u00a0Ghost Division\u00a0\u00bb, les hostilit\u00e9s sont lanc\u00e9es : les riffs martiaux, la rythmique implacable et la voix puissante de Joakim Brod\u00e9n d\u00e9clenchent imm\u00e9diatement une vague d&rsquo;enthousiasme dans la foule.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La suite prend des allures de best of grandeur nature. \u00ab\u00a0The Red Baron\u00a0\u00bb fait d\u00e9coller les ch\u0153urs, \u00ab\u00a0The Last Stand\u00a0\u00bb rassemble les festivaliers dans un m\u00eame \u00e9lan, tandis que \u00ab\u00a0Great War\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Stormtroopers\u00a0\u00bb rappellent toute l&rsquo;efficacit\u00e9 de la formule Sabaton : des m\u00e9lodies simples, massives, imm\u00e9diatement m\u00e9morisables, port\u00e9es par une \u00e9nergie taill\u00e9e pour les grands rassemblements. Plus solennel, \u00ab\u00a0Christmas Truce\u00a0\u00bb apporte une respiration bienvenue, sans jamais faire retomber l&rsquo;intensit\u00e9 du concert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;un des grands moments de la prestation survient pendant \u00ab\u00a0I, Emperor\u00a0\u00bb. Alors qu&rsquo;un personnage incarnant Napol\u00e9on rejoint la sc\u00e8ne, La Marseillaise retentit soudainement, provoquant une \u00e9norme r\u00e9action du public fran\u00e7ais. Entre surprise, amusement et ferveur patriotique, la sc\u00e8ne devient l&rsquo;un de ces instants typiquement Sabaton, \u00e0 mi-chemin entre grand spectacle, reconstitution historique et communion populaire. Joakim Brod\u00e9n savoure visiblement l&rsquo;effet produit, tandis que la foule reprend l&rsquo;hymne avec une puissance impressionnante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le final ne laisse aucun r\u00e9pit. \u00ab\u00a0Primo Victoria\u00a0\u00bb d\u00e9clenche une nouvelle explosion collective, \u00ab\u00a0Swedish Pagans\u00a0\u00bb est repris \u00e0 pleins poumons par des milliers de voix, avant que \u00ab\u00a0To Hell And Back\u00a0\u00bb ne vienne conclure le show dans une ambiance triomphale. Spectaculaire, g\u00e9n\u00e9reux et parfaitement calibr\u00e9, Sabaton livre une prestation \u00e0 la hauteur de sa r\u00e9putation : un concert massif, th\u00e9\u00e2tral et irr\u00e9sistiblement f\u00e9d\u00e9rateur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46186 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sabaton-Hellfest-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sabaton-Hellfest-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sabaton-Hellfest-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sabaton-Hellfest-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617513837050119&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">Mastodon : puissance et finesse<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec Mastodon, la Valley bascule dans un registre o\u00f9 puissance brute et sophistication musicale cohabitent en permanence. Depuis plus de vingt ans, les Am\u00e9ricains se sont impos\u00e9s comme l&rsquo;une des formations les plus inventives du metal contemporain, et cette r\u00e9putation n&rsquo;est nullement usurp\u00e9e. Leur prestation impressionne autant par sa pr\u00e9cision d&rsquo;ex\u00e9cution que par la richesse de ses compositions, capables de passer d&rsquo;une violence tellurique \u00e0 des passages m\u00e9lodiques d&rsquo;une grande finesse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s \u00ab\u00a0Tread Lightly\u00a0\u00bb, le ton est donn\u00e9. Les riffs massifs de Bill Kelliher et Brent Hinds s&rsquo;entrelacent avec une fluidit\u00e9 remarquable, tandis que la batterie de Brann Dailor, toujours aussi impressionnante, multiplie les variations rythmiques sans jamais sacrifier la puissance. La complexit\u00e9 des morceaux ne nuit en rien \u00e0 leur impact, bien au contraire : chaque changement de tempo et chaque rupture de dynamique renforcent l&rsquo;intensit\u00e9 de la prestation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les classiques s&rsquo;encha\u00eenent ensuite avec une redoutable efficacit\u00e9. \u00ab\u00a0The Motherload\u00a0\u00bb fait imm\u00e9diatement r\u00e9agir le public gr\u00e2ce \u00e0 son groove irr\u00e9sistible, \u00ab\u00a0Crystal Skull\u00a0\u00bb retrouve toute sa f\u00e9rocit\u00e9, tandis que \u00ab\u00a0Megalodon\u00a0\u00bb d\u00e9ploie ses riffs labyrinthiques dans une d\u00e9monstration de ma\u00eetrise collective. Enfin, \u00ab\u00a0Blood And Thunder\u00a0\u00bb, v\u00e9ritable hymne du groupe, provoque une explosion dans la fosse. Repris avec ferveur par les premiers rangs, son refrain vient couronner l&rsquo;un des moments les plus f\u00e9d\u00e9rateurs du concert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les compositions plus r\u00e9centes trouvent tout naturellement leur place au sein de cette setlist. \u00ab\u00a0Your Ghost Again\u00a0\u00bb s\u00e9duit par son \u00e9quilibre entre m\u00e9lodies a\u00e9riennes et lourdeur \u00e9crasante, tandis que \u00ab\u00a0More Than I Could Chew\u00a0\u00bb confirme la capacit\u00e9 de Mastodon \u00e0 faire \u00e9voluer son \u00e9criture sans perdre ce qui fait sa singularit\u00e9. Les trois chanteurs du groupe se relaient avec une compl\u00e9mentarit\u00e9 exemplaire, apportant \u00e0 chaque morceau des nuances qui enrichissent encore davantage un r\u00e9pertoire d\u00e9j\u00e0 foisonnant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sans chercher \u00e0 multiplier les artifices, Mastodon s&rsquo;appuie avant tout sur la qualit\u00e9 de son interpr\u00e9tation et la force de ses compositions. Solide de bout en bout, pr\u00e9cis sans jamais para\u00eetre d\u00e9monstratif, le quatuor livre une prestation d&rsquo;une remarquable intensit\u00e9 qui rappelle pourquoi il demeure l&rsquo;une des r\u00e9f\u00e9rences incontournables du metal prog.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46183 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Mastodon-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Mastodon-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Mastodon-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Mastodon-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1618484883619681&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"western\">The Dillinger Escape Plan : le chaos parfaitement ma\u00eetris\u00e9<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour conclure cette journ\u00e9e plac\u00e9e sous le signe de la d\u00e9mesure, The Dillinger Escape Plan livre tout simplement l&rsquo;un des concerts les plus explosifs et les plus chaotiques de cette \u00e9dition du Hellfest. D\u00e8s les premi\u00e8res secondes, la Warzone se transforme en un immense tourbillon o\u00f9 la virtuosit\u00e9 technique se m\u00eale \u00e0 une violence sonore totalement ma\u00eetris\u00e9e. Fid\u00e8le \u00e0 sa r\u00e9putation, le groupe ne laisse aucun r\u00e9pit \u00e0 un public qui comprend imm\u00e9diatement qu&rsquo;il va assister \u00e0 une prestation hors normes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ouverture avec \u00ab\u00a0Destro&rsquo;s Secret\u00a0\u00bb donne le ton. Les changements de rythme incessants, les riffs dissonants et la pr\u00e9cision hallucinante des musiciens plongent instantan\u00e9ment la foule dans un chaos organis\u00e9. Sur sc\u00e8ne, Greg Puciato est absolument insaisissable. Courant d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre de la sc\u00e8ne, escaladant les retours, se jetant dans les premiers rangs et multipliant les acrobaties les plus improbables, le frontman semble anim\u00e9 d&rsquo;une \u00e9nergie in\u00e9puisable. Son intensit\u00e9 est telle qu&rsquo;il capte tous les regards sans jamais \u00e9clipser l&rsquo;impressionnante performance instrumentale de ses partenaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La machine ne ralentit jamais. \u00ab\u00a0Sugar Coated Sour\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a043% Burnt\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Jim Fear\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Monticello\u00a0\u00bb s&rsquo;encha\u00eenent avec une pr\u00e9cision chirurgicale qui force le respect. Malgr\u00e9 la complexit\u00e9 extr\u00eame des compositions, chaque cassure rythmique, chaque acc\u00e9l\u00e9ration brutale et chaque silence semblent ex\u00e9cut\u00e9s avec une synchronisation parfaite. La fosse r\u00e9pond par une succession ininterrompue de circle pits, de slams et de stage dives, dans une ambiance qui flirte en permanence avec l&rsquo;\u00e9meute.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que le public pense avoir tout vu, le groupe surprend avec une reprise totalement d\u00e9mente de \u00ab\u00a0Come To Daddy\u00a0\u00bb d&rsquo;Aphex Twin. L&rsquo;adaptation, fid\u00e8le \u00e0 l&rsquo;esprit malsain et fr\u00e9n\u00e9tique du morceau original, d\u00e9clenche une nouvelle vague de folie collective et confirme toute la capacit\u00e9 du groupe \u00e0 repousser les limites du chaos sonore.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le final est tout simplement apocalyptique. Un ultime \u00ab\u00a043% Burnt\u00a0\u00bb fait monter une derni\u00e8re fois la pression jusqu&rsquo;\u00e0 son point de rupture. Les derniers riffs r\u00e9sonnent dans une Warzone transform\u00e9e en champ de bataille, o\u00f9 les festivaliers, lessiv\u00e9s mais le sourire aux l\u00e8vres, saluent longuement les musiciens. En \u00e0 peine une heure, The Dillinger Escape Plan rappelle pourquoi son nom reste associ\u00e9 \u00e0 certaines des performances live les plus intenses de l&rsquo;histoire du metal. Une conclusion aussi \u00e9puisante qu&rsquo;inoubliable, qui restera sans doute parmi les plus grands moments de ce Hellfest 2026.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-46189 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/The-Dillinger-Escape-Plan-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/The-Dillinger-Escape-Plan-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/The-Dillinger-Escape-Plan-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/The-Dillinger-Escape-Plan-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1618486373619532&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2>Une deuxi\u00e8me journ\u00e9e d\u00e9j\u00e0 historique<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre les adieux \u00e9mouvants de Sepultura, la le\u00e7on de heavy metal donn\u00e9e par Iron Maiden, l&rsquo;immense prestation de Helloween et les performances marquantes de Mastodon, Opeth, Slift, Sabaton ou encore The Dillinger Escape Plan, cette deuxi\u00e8me journ\u00e9e confirme que le Hellfest 2026 est en train d&rsquo;\u00e9crire l&rsquo;une des plus belles pages de son histoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Reste d\u00e9sormais une ultime journ\u00e9e pour conclure une \u00e9dition qui s&rsquo;annonce d\u00e9j\u00e0 l\u00e9gendaire.<\/p>\n<p>#Live \/ #Report \/ #LiveReport \/ #Review \/ #LiveReview \/ #Photos \/ #Pictures<\/p>\n<hr \/>\n<p>\u00a0<\/p>    <\/div>\n<\/div>\n<!-- \/module text -->\t\t\t\t<\/div><!-- .tb-column-inner -->\n\t\t\t\t\t\t<\/div><!-- .module_column -->\n\t\t\t\t\t\t<\/div><!-- .row_inner -->\n\t\t<\/div><!-- .module_row -->\n\t\t\t\t<\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hellfest \/ Le 19 Juin 2026 \/ Clisson (44) \/ Notre avis : 5\/5. Ghislain ADAM \u00e0 la r\u00e9daction et Fabrice ANDR\u00c9 pour les photos. Apr\u00e8s une premi\u00e8re journ\u00e9e d\u00e9j\u00e0 exceptionnelle, ce vendredi au Hellfest 2026 a confirm\u00e9 que cette \u00e9dition restera dans les annales. 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Entre les adieux bouleversants de Sepultura, le retour en gr\u00e2ce d'Iron Maiden, la d\u00e9monstration de force de Helloween ou encore les prestations marquantes de Mastodon, Opeth et Sabaton, les festivaliers ont v\u00e9cu une journ\u00e9e d'une intensit\u00e9 rare.<\/strong><\/em><\/p> <h2>Sepultura : un dernier rituel charg\u00e9 d'\u00e9motion<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">C'est avec une \u00e9motion palpable que Sepultura foule une nouvelle fois les planches du Hellfest dans le cadre de sa tourn\u00e9e d'adieu. Apr\u00e8s plus de quarante ann\u00e9es \u00e0 fa\u00e7onner l'histoire du metal, le groupe Br\u00e9silien s'appr\u00eate \u00e0 tirer sa r\u00e9v\u00e9rence, et chaque apparition prend des allures de c\u00e9l\u00e9bration autant que de dernier hommage. D\u00e8s les premi\u00e8res notes de \"Inner Self\", la Main Stage explose. Le morceau est repris en ch\u0153ur par un public enti\u00e8rement acquis \u00e0 la cause du quatuor, offrant d'embl\u00e9e une communion intense entre le groupe et ses fans.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">La setlist balaie plusieurs d\u00e9cennies d'une carri\u00e8re exceptionnelle. \"All Souls Rising\", \"Kairos\", \"Attitude\" et \"The Place\" rappellent la richesse d'un r\u00e9pertoire capable de m\u00ealer puissance, groove et influences tribales. Chaque titre d\u00e9clenche un nouveau d\u00e9ferlement de circle pits et de slams, tandis qu'Andreas Kisser et Derrick Green livrent une prestation habit\u00e9e, port\u00e9e par une \u00e9nergie qui semble d\u00e9fier les ann\u00e9es.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Le concert atteint ensuite un sommet d'\u00e9motion lorsque les \u00e9crans g\u00e9ants diffusent les images historiques de l'enregistrement de Roots aupr\u00e8s de la tribu Xavante, au c\u0153ur du Br\u00e9sil. Ce retour aux sources rappelle combien Sepultura a marqu\u00e9 durablement le metal en int\u00e9grant des sonorit\u00e9s et une identit\u00e9 culturelle uniques. Dans une ambiance soudain plus recueillie, \"Kaiowas\" r\u00e9sonne comme un hommage poignant aux peuples autochtones et \u00e0 l'h\u00e9ritage du groupe.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Ce moment suspendu d\u00e9bouche sur une spectaculaire jam de percussions r\u00e9unissant Alissa White-Gluz, ainsi que des membres de Crypta, Kreator et Megadeth. Cette r\u00e9union d'artistes transforme la sc\u00e8ne en une immense c\u00e9l\u00e9bration collective, o\u00f9 les rythmes tribaux prennent toute leur ampleur sous les acclamations du public.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">La derni\u00e8re ligne droite est tout simplement irr\u00e9sistible. \"Refuse\/Resist\" fait rugir la foule, \"Arise\" d\u00e9clenche une nouvelle vague de chaos parfaitement ma\u00eetris\u00e9, tandis que \"Ratamahatta\" enflamme la Main Stage gr\u00e2ce \u00e0 son groove inimitable. Enfin, \"Roots Bloody Roots\" vient conclure ce moment historique dans une explosion de d\u00e9cibels, de fumig\u00e8nes et de poings lev\u00e9s. La Main Stage se transforme en un gigantesque champ de bataille o\u00f9 des milliers de festivaliers c\u00e9l\u00e8brent une ultime fois l'un des groupes les plus influents de l'histoire du metal. Un adieu \u00e0 la hauteur de l'h\u00e9ritage immense laiss\u00e9 par Sepultura, entre puissance, \u00e9motion et respect unanime.<\/p> <p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sepultura-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sepultura-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sepultura-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sepultura-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Les photos\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1616547493813420&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>Ceremony : une d\u00e9couverte intense<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 peine les Californiens de Ceremony montent-ils sur la sc\u00e8ne de la Warzone que l'atmosph\u00e8re change radicalement. Fid\u00e8le \u00e0 sa r\u00e9putation, le groupe ne perd pas une seconde et d\u00e9clenche une v\u00e9ritable d\u00e9flagration avec un encha\u00eenement de morceaux exp\u00e9di\u00e9s \u00e0 toute vitesse. Les premiers rangs explosent instantan\u00e9ment en circle pits et en stage dives, tandis que Ross Farrar arpente la sc\u00e8ne avec une intensit\u00e9 presque hypnotique.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Puisant dans toutes les p\u00e9riodes de sa carri\u00e8re, Ceremony alterne les assauts hardcore de ses d\u00e9buts et les compositions plus post-punk qui ont fa\u00e7onn\u00e9 son \u00e9volution au fil des ann\u00e9es. Loin de d\u00e9router le public, cette diversit\u00e9 donne au concert une dynamique permanente, o\u00f9 les passages les plus abrasifs c\u00f4toient des moments plus m\u00e9lodiques sans jamais faire retomber la tension.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">La prestation impressionne par son absence totale d'artifices. Aucun d\u00e9cor spectaculaire, aucun effet superflu : uniquement cinq musiciens concentr\u00e9s sur l'essentiel. Les guitares tranchantes, la section rythmique implacable et le chant habit\u00e9 de Farrar suffisent \u00e0 maintenir une pression constante pendant toute la dur\u00e9e du set. La proximit\u00e9 entre le groupe et le public fait le reste, transformant la Warzone en une v\u00e9ritable fournaise.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Le public r\u00e9pond avec une ferveur exemplaire. Les slams s'encha\u00eenent sans interruption, les barri\u00e8res de s\u00e9curit\u00e9 sont mises \u00e0 rude \u00e9preuve et chaque refrain est repris avec une \u00e9nergie communicative. Cette communion rappelle pourquoi Ceremony demeure une r\u00e9f\u00e9rence incontournable de la sc\u00e8ne hardcore moderne, capable de rassembler aussi bien les puristes que les amateurs de punk plus contemporain.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">En un peu moins d'une heure, Ceremony livre une prestation dense, nerveuse et sans le moindre temps mort. Une d\u00e9monstration de ma\u00eetrise et d'authenticit\u00e9 qui confirme que le groupe reste l'un des meilleurs repr\u00e9sentants d'une sc\u00e8ne hardcore toujours aussi vivante. Les Californiens laissent derri\u00e8re eux un public conquis et une fosse encore fumante.<\/p> <p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Ceremony-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Ceremony-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Ceremony-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Ceremony-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Les photos\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617504427051060&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>Helloween c\u00e9l\u00e8bre toute son histoire<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Les \"Citrouilles Allemandes\" poursuivent leur tourn\u00e9e anniversaire avec une prestation aussi g\u00e9n\u00e9reuse que f\u00e9d\u00e9ratrice. Devant une Main Stage copieusement garnie, Helloween c\u00e9l\u00e8bre plus de quarante ans de carri\u00e8re avec un enthousiasme communicatif. La formule \u00e0 sept musiciens, r\u00e9unissant notamment Michael Kiske, Andi Deris et Kai Hansen, fonctionne \u00e0 merveille et permet au groupe de revisiter son immense r\u00e9pertoire dans une ambiance de v\u00e9ritable f\u00eate du power metal.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s les premi\u00e8res notes de \"March Of Time\", la magie op\u00e8re. Les milliers de voix pr\u00e9sentes reprennent imm\u00e9diatement le refrain, transformant la Valley en une immense chorale \u00e0 ciel ouvert. L'encha\u00eenement avec \"The King For A 1000 Years\" confirme toute la richesse de cette formation hors norme. Les harmonies vocales sont impeccables, les \u00e9changes entre Kiske et Deris apportent une dimension suppl\u00e9mentaire aux morceaux, tandis que les trois guitaristes multiplient les soli avec une pr\u00e9cision remarquable.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Le concert d\u00e9roule ensuite une impressionnante succession de classiques. \"Future World\" fait chanter le public d'une seule voix, \"We Burn\" apporte une puissance bienvenue, avant que \"Twilight Of The Gods\" ne rappelle toute la dimension \u00e9pique du r\u00e9pertoire du groupe. Avec \"Ride The Sky\", Kai Hansen est chaleureusement ovationn\u00e9, tandis que \"Power\" d\u00e9clenche une nouvelle vague de refrains repris par une foule totalement conquise. Malgr\u00e9 la dur\u00e9e du concert, le rythme ne faiblit jamais et les musiciens affichent un plaisir \u00e9vident \u00e0 partager cette tourn\u00e9e anniversaire avec leurs fans.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s un impressionnant solo de batterie parfaitement ex\u00e9cut\u00e9, la tension monte encore d'un cran. Les premi\u00e8res notes de \"I Want Out\" suffisent \u00e0 provoquer une v\u00e9ritable explosion collective. Les poings se l\u00e8vent, les sourires se multiplient et toute la Main Satge reprend le refrain dans une communion qui illustre parfaitement la popularit\u00e9 intacte du groupe.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Le rappel est \u00e0 la hauteur de l'\u00e9v\u00e9nement. \"Eagle Fly Free\" fait une nouvelle fois chanter l'ensemble du public, \"Dr. Stein\" apporte sa dose d'humour et d'\u00e9nergie, avant une conclusion majestueuse port\u00e9e par l'outro de \"Keeper Of The Seven Keys\". Dans une atmosph\u00e8re empreinte de nostalgie et de c\u00e9l\u00e9bration, Helloween quitte la sc\u00e8ne sous une ovation nourrie, confirmant qu'il demeure, plus de quatre d\u00e9cennies apr\u00e8s ses d\u00e9buts, l'une des r\u00e9f\u00e9rences absolues du power metal europ\u00e9en.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Helloween-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Helloween-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Helloween-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Helloween-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Les photos\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617505700384266&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>Opeth confirme sa ma\u00eetrise<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Toujours aussi fascinants, les Su\u00e9dois d'Opeth offrent une prestation d'une rare intensit\u00e9, naviguant avec une aisance d\u00e9concertante entre d\u00e9ferlements de violence ma\u00eetris\u00e9e et longues respirations atmosph\u00e9riques. Fid\u00e8le \u00e0 son identit\u00e9 unique, le groupe refuse toute facilit\u00e9 et entra\u00eene le public dans un voyage musical o\u00f9 le death metal progressif se m\u00eale \u00e0 des passages d'une grande finesse. D\u00e8s leur entr\u00e9e en sc\u00e8ne, Mikael \u00c5kerfeldt captive l'audience, alternant growls abyssaux, chant clair d'une remarquable justesse et interventions pleines d'humour qui d\u00e9tendent r\u00e9guli\u00e8rement l'atmosph\u00e8re.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Les nouvelles compositions \"\u00a71\" et \"\u00a77\", issues du dernier album, trouvent naturellement leur place au sein de la setlist. Leur richesse d'\u00e9criture et leurs nombreuses variations rythmiques s'int\u00e8grent parfaitement aux classiques du groupe, d\u00e9montrant qu'Opeth continue de se renouveler sans jamais renier son identit\u00e9. Port\u00e9es par un son d'une grande clart\u00e9, elles sont accueillies avec enthousiasme par un public attentif, suspendu \u00e0 chaque changement d'ambiance.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Les incontournables \"The Grand Conjuration\" et \"The Drapery Falls\" rappellent toute l'\u00e9tendue du talent des musiciens. Les guitares tissent des harmonies sombres et m\u00e9lancoliques avant de laisser place \u00e0 des explosions de puissance parfaitement ma\u00eetris\u00e9es, tandis que la section rythmique impressionne par sa pr\u00e9cision et sa subtilit\u00e9. Chaque morceau \u00e9volue comme une v\u00e9ritable fresque, alternant tension et apaisement sans jamais perdre le fil \u00e9motionnel qui caract\u00e9rise la musique du groupe.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Le concert atteint son apog\u00e9e avec \"Deliverance\". Son riff final, r\u00e9p\u00e9t\u00e9 de mani\u00e8re hypnotique, plonge la foule dans une v\u00e9ritable transe collective. Pendant plusieurs minutes, la tension ne cesse de monter, port\u00e9e par une interpr\u00e9tation magistrale et un jeu de lumi\u00e8res qui sublime encore davantage l'atmosph\u00e8re. Ce final monumental laisse le public m\u00e9dus\u00e9 avant une ovation nourrie, confirmant une nouvelle fois qu'Opeth demeure l'une des formations les plus singuli\u00e8res et les plus captivantes de la sc\u00e8ne metal contemporaine.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Opeth-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Opeth-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Opeth-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Opeth-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Les photos\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617506823717487&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>Iron Maiden : les l\u00e9gendes r\u00e8gnent encore<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Impossible de faire plus fort. Pour leur tourn\u00e9e c\u00e9l\u00e9brant les premi\u00e8res ann\u00e9es de leur carri\u00e8re, Iron Maiden offre au Hellfest un v\u00e9ritable voyage dans le temps, replongeant des dizaines de milliers de fans au c\u0153ur de l'\u00e2ge d'or de la NWOBHM. La sc\u00e9nographie, inspir\u00e9e des albums mythiques des ann\u00e9es 1980, \u00e9volue au fil des morceaux, tandis qu'Eddie multiplie les apparitions sous diff\u00e9rentes formes. D\u00e8s les premi\u00e8res minutes, il devient \u00e9vident que le groupe Britannique est venu livrer bien plus qu'un simple concert : une v\u00e9ritable c\u00e9l\u00e9bration de son h\u00e9ritage.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Le retour aux origines est imm\u00e9diat avec \"Murders In The Rue Morgue\", \"Wrathchild\" et \"Killers\", trois classiques de l'\u00e8re Paul Di'Anno accueillis avec une ferveur exceptionnelle. Bruce Dickinson s'approprie ces morceaux avec une aisance remarquable, tandis que Steve Harris, infatigable, m\u00e8ne l'assaut en parcourant la sc\u00e8ne, basse en bandouli\u00e8re. L'interpr\u00e9tation magistrale de \"Phantom Of The Opera\" constitue d\u00e9j\u00e0 l'un des premiers sommets de la soir\u00e9e, tant par sa complexit\u00e9 que par la pr\u00e9cision d'ex\u00e9cution de l'ensemble du groupe.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">La machine est alors parfaitement lanc\u00e9e. Bruce Dickinson, imp\u00e9rial du d\u00e9but \u00e0 la fin, entra\u00eene la foule dans une succession de classiques absolus. \"The Number Of The Beast\" fait rugir le public d\u00e8s son introduction, \"Infinite Dreams\" rappelle toute la richesse du r\u00e9pertoire le plus progressif de Maiden, tandis que \"Powerslave\" impressionne par son ambiance \u00e9gyptienne sublim\u00e9e par une sc\u00e9nographie grandiose. \"2 Minutes To Midnight\" transforme la fosse en une immense mar\u00e9e de poings lev\u00e9s avant que l'\u00e9pique \"Rime Of The Ancient Mariner\" ne vienne suspendre le temps. Avec ses pr\u00e8s de quatorze minutes, ses changements d'ambiances et ses projections spectaculaires \u00e9voquant les oc\u00e9ans d\u00e9cha\u00een\u00e9s, cette pi\u00e8ce monumentale constitue sans conteste l'un des moments les plus marquants de tout le festival.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">La derni\u00e8re partie du concert ne laisse aucun r\u00e9pit. \"Run To The Hills\" d\u00e9clenche une nouvelle explosion de d\u00e9cibels, \"Seventh Son Of A Seventh Son\" impressionne par sa dimension progressive, tandis que \"The Trooper\" voit Bruce Dickinson surgir sur sc\u00e8ne brandissant l'Union Jack sous les acclamations d'un public en d\u00e9lire. L'\u00e9motion monte encore d'un cran avec \"Hallowed Be Thy Name\", interpr\u00e9t\u00e9 avec une intensit\u00e9 bouleversante, avant qu'\"Iron Maiden\" ne conclue le set principal dans une d\u00e9bauche de flammes, d'effets pyrotechniques et d'apparitions d'Eddie, fid\u00e8le compagnon du groupe depuis cinquante ans.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Le rappel touche \u00e0 la perfection. \"Aces High\" relance instantan\u00e9ment les hostilit\u00e9s avec son \u00e9nergie irr\u00e9sistible. Puis vient \"Fear Of The Dark\", repris \u00e0 l'unisson par des dizaines de milliers de festivaliers dans un ch\u0153ur gigantesque qui r\u00e9sonne bien au-del\u00e0 du site de Clisson. Enfin, \"Wasted Years\" apporte une conclusion aussi \u00e9mouvante que lumineuse. Les paroles prennent une r\u00e9sonance toute particuli\u00e8re dans le cadre de cette tourn\u00e9e c\u00e9l\u00e9brant les d\u00e9buts du groupe, tandis que les musiciens saluent longuement un public conscient d'avoir assist\u00e9 \u00e0 un moment d'exception. Plus de cinquante ans apr\u00e8s sa cr\u00e9ation, Iron Maiden prouve une nouvelle fois qu'il demeure une r\u00e9f\u00e9rence absolue du heavy metal, capable de conjuguer puissance, \u00e9motion et spectacle avec une ma\u00eetrise qui force le respect.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Iron-Maiden-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Iron-Maiden-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Iron-Maiden-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Iron-Maiden-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Les photos\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617509850383851&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>Slift hypnotise la Valley<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Les Toulousains de Slift poursuivent leur irr\u00e9sistible ascension avec une prestation qui confirme leur statut de l'un des groupes les plus captivants de la sc\u00e8ne psych\u00e9d\u00e9lique actuelle. Devant une Valley rapidement conquise, le trio impose d'embl\u00e9e son univers, o\u00f9 le rock spatial, le stoner, le krautrock et les sonorit\u00e9s progressives fusionnent dans un tourbillon sonore aussi hypnotique que d\u00e9vastateur. Sans artifices, les trois musiciens s'appuient uniquement sur leur puissance de jeu et un impressionnant travail sur les textures pour entra\u00eener le public dans un voyage hors du temps.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s \"Fantasia\", les longues mont\u00e9es en tension et les guitares satur\u00e9es installent une atmosph\u00e8re cosmique. Les riffs massifs se m\u00ealent \u00e0 des envol\u00e9es psych\u00e9d\u00e9liques, tandis que les projections lumineuses renforcent encore cette impression de d\u00e9rive interstellaire. Chaque morceau semble \u00e9voluer librement, alternant passages contemplatifs et explosions d'\u00e9nergie dans une construction toujours parfaitement ma\u00eetris\u00e9e.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">La plong\u00e9e se poursuit avec \"Secret Mirror\", dont les nappes de guitares et les changements de dynamique captivent une foule de plus en plus nombreuse. Les impressionnants \"Ummon\" et \"Ilion\" d\u00e9montrent toute la capacit\u00e9 du groupe \u00e0 b\u00e2tir de v\u00e9ritables fresques sonores. Les longues plages instrumentales ne lassent jamais ; elles invitent au contraire le public \u00e0 se laisser porter par des rythmiques r\u00e9p\u00e9titives, des m\u00e9lodies a\u00e9riennes et des d\u00e9flagrations de fuzz qui envahissent litt\u00e9ralement la Valley.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Lorsque r\u00e9sonne \"The Day Of Execution\", Slift atteint un nouveau sommet d'intensit\u00e9. Le trio d\u00e9ploie un v\u00e9ritable mur de son o\u00f9 chaque instrument trouve sa place malgr\u00e9 une saturation omnipr\u00e9sente. La basse vrombit, la batterie mart\u00e8le un rythme implacable et les guitares dessinent des spirales sonores qui semblent ne jamais vouloir s'arr\u00eater. Le public oscille entre contemplation et headbanging, totalement absorb\u00e9 par cette performance d'une rare densit\u00e9.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">En un peu plus d'une heure, Slift livre un concert aussi planant qu'\u00e9crasant, d\u00e9montrant une nouvelle fois qu'il est bien plus qu'un simple groupe de rock psych\u00e9d\u00e9lique. Gr\u00e2ce \u00e0 une ma\u00eetrise technique impressionnante et une identit\u00e9 sonore imm\u00e9diatement reconnaissable, les Toulousains offrent l'une des exp\u00e9riences les plus immersives de cette \u00e9dition du Hellfest, confirmant qu'ils comptent d\u00e9sormais parmi les formations fran\u00e7aises les plus passionnantes \u00e0 suivre sur sc\u00e8ne.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Slift-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Slift-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Slift-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Slift-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Les photos\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617510997050403&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>La Dispute : l'\u00e9motion \u00e0 fleur de peau<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Dans un registre totalement diff\u00e9rent, La Dispute impose un moment de suspension au c\u0153ur de cette journ\u00e9e particuli\u00e8rement intense. Loin des d\u00e9monstrations de force et des d\u00e9ferlements de d\u00e9cibels, les Am\u00e9ricains captivent par une intensit\u00e9 \u00e9motionnelle rare, o\u00f9 chaque morceau se vit davantage qu'il ne s'\u00e9coute. D\u00e8s son arriv\u00e9e sur sc\u00e8ne, Jordan Dreyer monopolise l'attention gr\u00e2ce \u00e0 son interpr\u00e9tation habit\u00e9e, oscillant entre spoken word fi\u00e9vreux, cris d\u00e9chirants et instants de fragilit\u00e9 bouleversante.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Port\u00e9s par une formation d'une remarquable coh\u00e9sion, les musiciens construisent des paysages sonores o\u00f9 les explosions post-hardcore succ\u00e8dent \u00e0 des passages d'une d\u00e9licatesse presque contemplative. Cette alternance permanente entre tension et apaisement donne toute sa force \u00e0 un concert qui ne cherche jamais la facilit\u00e9, mais privil\u00e9gie l'\u00e9motion brute.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Les textes profond\u00e9ment personnels de Jordan Dreyer trouvent un \u00e9cho particulier aupr\u00e8s d'un public particuli\u00e8rement attentif. \"King Park\" constitue sans surprise l'un des sommets du concert, son r\u00e9cit poignant plongeant la Warzone dans un silence presque irr\u00e9el avant une mont\u00e9e en puissance d'une intensit\u00e9 saisissante. \"Andria\" d\u00e9voile toute la sensibilit\u00e9 m\u00e9lodique du groupe, tandis que \"Why It Scares Me\" rappelle sa capacit\u00e9 \u00e0 m\u00ealer urgence et vuln\u00e9rabilit\u00e9 dans un m\u00eame \u00e9lan.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Lorsque r\u00e9sonnent les premi\u00e8res notes de \"Such Small Hands\", l'\u00e9motion atteint son paroxysme. Repris avec ferveur par les premiers rangs, le morceau cl\u00f4t une prestation profond\u00e9ment sinc\u00e8re, o\u00f9 chaque mot semble peser autant que chaque accord. Sans effets spectaculaires ni artifices, La Dispute livre l'un des concerts les plus touchants de cette \u00e9dition du Hellfest, prouvant une nouvelle fois que l'intensit\u00e9 d'une performance ne se mesure pas uniquement \u00e0 son volume sonore, mais aussi \u00e0 sa capacit\u00e9 \u00e0 toucher son public en plein c\u0153ur.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/La-Dispute-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/La-Dispute-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/La-Dispute-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/La-Dispute-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Les photos\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617512707050232&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>Sabaton transforme le Hellfest en gigantesque champ de bataille<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Comme \u00e0 son habitude, Sabaton ne fait pas dans la demi-mesure. Avec son sens du spectacle parfaitement assum\u00e9, le groupe Su\u00e9dois transforme rapidement la sc\u00e8ne en v\u00e9ritable champ de bataille th\u00e9\u00e2tral, entre d\u00e9cors militaires, effets pyrotechniques, refrains f\u00e9d\u00e9rateurs et communication permanente avec le public. D\u00e8s \"Ghost Division\", les hostilit\u00e9s sont lanc\u00e9es : les riffs martiaux, la rythmique implacable et la voix puissante de Joakim Brod\u00e9n d\u00e9clenchent imm\u00e9diatement une vague d'enthousiasme dans la foule.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">La suite prend des allures de best of grandeur nature. \"The Red Baron\" fait d\u00e9coller les ch\u0153urs, \"The Last Stand\" rassemble les festivaliers dans un m\u00eame \u00e9lan, tandis que \"Great War\" et \"Stormtroopers\" rappellent toute l'efficacit\u00e9 de la formule Sabaton : des m\u00e9lodies simples, massives, imm\u00e9diatement m\u00e9morisables, port\u00e9es par une \u00e9nergie taill\u00e9e pour les grands rassemblements. Plus solennel, \"Christmas Truce\" apporte une respiration bienvenue, sans jamais faire retomber l'intensit\u00e9 du concert.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">L'un des grands moments de la prestation survient pendant \"I, Emperor\". Alors qu'un personnage incarnant Napol\u00e9on rejoint la sc\u00e8ne, La Marseillaise retentit soudainement, provoquant une \u00e9norme r\u00e9action du public fran\u00e7ais. Entre surprise, amusement et ferveur patriotique, la sc\u00e8ne devient l'un de ces instants typiquement Sabaton, \u00e0 mi-chemin entre grand spectacle, reconstitution historique et communion populaire. Joakim Brod\u00e9n savoure visiblement l'effet produit, tandis que la foule reprend l'hymne avec une puissance impressionnante.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Le final ne laisse aucun r\u00e9pit. \"Primo Victoria\" d\u00e9clenche une nouvelle explosion collective, \"Swedish Pagans\" est repris \u00e0 pleins poumons par des milliers de voix, avant que \"To Hell And Back\" ne vienne conclure le show dans une ambiance triomphale. Spectaculaire, g\u00e9n\u00e9reux et parfaitement calibr\u00e9, Sabaton livre une prestation \u00e0 la hauteur de sa r\u00e9putation : un concert massif, th\u00e9\u00e2tral et irr\u00e9sistiblement f\u00e9d\u00e9rateur.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sabaton-Hellfest-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sabaton-Hellfest-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sabaton-Hellfest-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Sabaton-Hellfest-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Les photos\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1617513837050119&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>Mastodon : puissance et finesse<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Avec Mastodon, la Valley bascule dans un registre o\u00f9 puissance brute et sophistication musicale cohabitent en permanence. Depuis plus de vingt ans, les Am\u00e9ricains se sont impos\u00e9s comme l'une des formations les plus inventives du metal contemporain, et cette r\u00e9putation n'est nullement usurp\u00e9e. Leur prestation impressionne autant par sa pr\u00e9cision d'ex\u00e9cution que par la richesse de ses compositions, capables de passer d'une violence tellurique \u00e0 des passages m\u00e9lodiques d'une grande finesse.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s \"Tread Lightly\", le ton est donn\u00e9. Les riffs massifs de Bill Kelliher et Brent Hinds s'entrelacent avec une fluidit\u00e9 remarquable, tandis que la batterie de Brann Dailor, toujours aussi impressionnante, multiplie les variations rythmiques sans jamais sacrifier la puissance. La complexit\u00e9 des morceaux ne nuit en rien \u00e0 leur impact, bien au contraire : chaque changement de tempo et chaque rupture de dynamique renforcent l'intensit\u00e9 de la prestation.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Les classiques s'encha\u00eenent ensuite avec une redoutable efficacit\u00e9. \"The Motherload\" fait imm\u00e9diatement r\u00e9agir le public gr\u00e2ce \u00e0 son groove irr\u00e9sistible, \"Crystal Skull\" retrouve toute sa f\u00e9rocit\u00e9, tandis que \"Megalodon\" d\u00e9ploie ses riffs labyrinthiques dans une d\u00e9monstration de ma\u00eetrise collective. Enfin, \"Blood And Thunder\", v\u00e9ritable hymne du groupe, provoque une explosion dans la fosse. Repris avec ferveur par les premiers rangs, son refrain vient couronner l'un des moments les plus f\u00e9d\u00e9rateurs du concert.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Les compositions plus r\u00e9centes trouvent tout naturellement leur place au sein de cette setlist. \"Your Ghost Again\" s\u00e9duit par son \u00e9quilibre entre m\u00e9lodies a\u00e9riennes et lourdeur \u00e9crasante, tandis que \"More Than I Could Chew\" confirme la capacit\u00e9 de Mastodon \u00e0 faire \u00e9voluer son \u00e9criture sans perdre ce qui fait sa singularit\u00e9. Les trois chanteurs du groupe se relaient avec une compl\u00e9mentarit\u00e9 exemplaire, apportant \u00e0 chaque morceau des nuances qui enrichissent encore davantage un r\u00e9pertoire d\u00e9j\u00e0 foisonnant.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Sans chercher \u00e0 multiplier les artifices, Mastodon s'appuie avant tout sur la qualit\u00e9 de son interpr\u00e9tation et la force de ses compositions. Solide de bout en bout, pr\u00e9cis sans jamais para\u00eetre d\u00e9monstratif, le quatuor livre une prestation d'une remarquable intensit\u00e9 qui rappelle pourquoi il demeure l'une des r\u00e9f\u00e9rences incontournables du metal prog.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Mastodon-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Mastodon-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Mastodon-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/Mastodon-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Les photos\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1618484883619681&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>The Dillinger Escape Plan : le chaos parfaitement ma\u00eetris\u00e9<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Pour conclure cette journ\u00e9e plac\u00e9e sous le signe de la d\u00e9mesure, The Dillinger Escape Plan livre tout simplement l'un des concerts les plus explosifs et les plus chaotiques de cette \u00e9dition du Hellfest. D\u00e8s les premi\u00e8res secondes, la Warzone se transforme en un immense tourbillon o\u00f9 la virtuosit\u00e9 technique se m\u00eale \u00e0 une violence sonore totalement ma\u00eetris\u00e9e. Fid\u00e8le \u00e0 sa r\u00e9putation, le groupe ne laisse aucun r\u00e9pit \u00e0 un public qui comprend imm\u00e9diatement qu'il va assister \u00e0 une prestation hors normes.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">L'ouverture avec \"Destro's Secret\" donne le ton. Les changements de rythme incessants, les riffs dissonants et la pr\u00e9cision hallucinante des musiciens plongent instantan\u00e9ment la foule dans un chaos organis\u00e9. Sur sc\u00e8ne, Greg Puciato est absolument insaisissable. Courant d'un bout \u00e0 l'autre de la sc\u00e8ne, escaladant les retours, se jetant dans les premiers rangs et multipliant les acrobaties les plus improbables, le frontman semble anim\u00e9 d'une \u00e9nergie in\u00e9puisable. Son intensit\u00e9 est telle qu'il capte tous les regards sans jamais \u00e9clipser l'impressionnante performance instrumentale de ses partenaires.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">La machine ne ralentit jamais. \"Sugar Coated Sour\", \"43% Burnt\", \"Jim Fear\" et \"Monticello\" s'encha\u00eenent avec une pr\u00e9cision chirurgicale qui force le respect. Malgr\u00e9 la complexit\u00e9 extr\u00eame des compositions, chaque cassure rythmique, chaque acc\u00e9l\u00e9ration brutale et chaque silence semblent ex\u00e9cut\u00e9s avec une synchronisation parfaite. La fosse r\u00e9pond par une succession ininterrompue de circle pits, de slams et de stage dives, dans une ambiance qui flirte en permanence avec l'\u00e9meute.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Alors que le public pense avoir tout vu, le groupe surprend avec une reprise totalement d\u00e9mente de \"Come To Daddy\" d'Aphex Twin. L'adaptation, fid\u00e8le \u00e0 l'esprit malsain et fr\u00e9n\u00e9tique du morceau original, d\u00e9clenche une nouvelle vague de folie collective et confirme toute la capacit\u00e9 du groupe \u00e0 repousser les limites du chaos sonore.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Le final est tout simplement apocalyptique. Un ultime \"43% Burnt\" fait monter une derni\u00e8re fois la pression jusqu'\u00e0 son point de rupture. Les derniers riffs r\u00e9sonnent dans une Warzone transform\u00e9e en champ de bataille, o\u00f9 les festivaliers, lessiv\u00e9s mais le sourire aux l\u00e8vres, saluent longuement les musiciens. En \u00e0 peine une heure, The Dillinger Escape Plan rappelle pourquoi son nom reste associ\u00e9 \u00e0 certaines des performances live les plus intenses de l'histoire du metal. Une conclusion aussi \u00e9puisante qu'inoubliable, qui restera sans doute parmi les plus grands moments de ce Hellfest 2026.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"305\" data-end=\"745\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/The-Dillinger-Escape-Plan-2026.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/The-Dillinger-Escape-Plan-2026.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/The-Dillinger-Escape-Plan-2026-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/The-Dillinger-Escape-Plan-2026-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Les photos\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1618486373619532&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>Une deuxi\u00e8me journ\u00e9e d\u00e9j\u00e0 historique<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Entre les adieux \u00e9mouvants de Sepultura, la le\u00e7on de heavy metal donn\u00e9e par Iron Maiden, l'immense prestation de Helloween et les performances marquantes de Mastodon, Opeth, Slift, Sabaton ou encore The Dillinger Escape Plan, cette deuxi\u00e8me journ\u00e9e confirme que le Hellfest 2026 est en train d'\u00e9crire l'une des plus belles pages de son histoire.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\">Reste d\u00e9sormais une ultime journ\u00e9e pour conclure une \u00e9dition qui s'annonce d\u00e9j\u00e0 l\u00e9gendaire.<\/p> <p>#Live \/ #Report \/ #LiveReport \/ #Review \/ #LiveReview \/ #Photos \/ #Pictures<\/p> <hr \/> <p>\u00a0<\/p>","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46146","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=46146"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46146\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":46230,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46146\/revisions\/46230"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media\/46185"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=46146"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=46146"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=46146"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}