{"id":42808,"date":"2025-04-25T23:45:00","date_gmt":"2025-04-25T21:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/?p=42808"},"modified":"2025-04-28T22:39:25","modified_gmt":"2025-04-28T20:39:25","slug":"knives-ellah-a-thaun-a-la-cartonnerie-reims-51","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/knives-ellah-a-thaun-a-la-cartonnerie-reims-51\/","title":{"rendered":"Knives + Ellah A. Thaun \u00e0 La Cartonnerie &#8211; Reims (51)"},"content":{"rendered":"<!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-42808\" data-postid=\"42808\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-42808 themify_builder tf_clear\">\n    \t\t\t\t<!-- module_row -->\n\t\t<div  data-lazy=\"1\" class=\"module_row themify_builder_row tb_s051958 tb_first tf_w tf_clearfix\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"row_inner col_align_top tb_col_count_1 tf_box tf_rel\">\n\t\t\t\t\t<div  data-lazy=\"1\" class=\"module_column tb-column col-full tb_ow77959 first\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"tb-column-inner tf_box tf_w\">\n\t\t\t\t<!-- module text -->\n<div  class=\"module module-text tb_texl93   \" data-lazy=\"1\">\n        <div  class=\"tb_text_wrap\">\n    <h2><span style=\"color: #000000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-36595\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/La-Cartonnerie-vignette.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/La-Cartonnerie-vignette.jpg 150w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/La-Cartonnerie-vignette-100x150.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/>La Cartonnerie \/<\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"color: #800000;\">Knives + Ellah A. Thaun \/<\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"color: #000000;\">Le 25 Avril 2025 \u2013 Reims (51) \/<\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"color: #800000;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Notre avis<\/span> : 5\/5.<\/span><\/h2>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Ce vendredi soir, La Cartonnerie ouvrait ses portes \u00e0 une soir\u00e9e plac\u00e9e sous le signe des guitares \u00e9lectriques et des atmosph\u00e8res habit\u00e9es, port\u00e9e par deux figures singuli\u00e8res de la sc\u00e8ne alternative : Knives et Ellah A. Thaun. Dans un cadre intimiste, les spectateurs ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 un v\u00e9ritable voyage sonore, entre tensions \u00e9lectriques, po\u00e9sie sombre et exp\u00e9rimentations noise. Retour sur un concert o\u00f9 la vuln\u00e9rabilit\u00e9 brute et l\u2019\u00e9nergie incandescente se sont rencontr\u00e9es sans d\u00e9tour.<\/strong><\/em><\/p>\n<h2><span style=\"color: #800000;\">ELLAH A. THAUN<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ellah A. Thaun prend possession de la sc\u00e8ne pour nous offrir un concert d\u2019une densit\u00e9 rare. Devant une salle captiv\u00e9e, l\u2019artiste et son groupe d\u00e9ploient leur univers fascinant, \u00e0 la crois\u00e9e d&rsquo;une pop exp\u00e9rimentale audacieuse, d\u2019une po\u00e9sie sombre et d\u2019une \u00e9nergie h\u00e9rit\u00e9e des sc\u00e8nes extr\u00eames. Il y a quelques ann\u00e9es encore, Ellah A. Thaun explore en solitaire les m\u00e9andres de l\u2019experimental bedroom. Depuis la parution des deux volumes d'\u00a0\u00bbArcane Majeur\u00a0\u00bb, et d\u00e9sormais avec l\u2019arriv\u00e9e imminente de \u00ab\u00a0The Seminal Record Of Ellah A. Thaun\u00a0\u00bb (pr\u00e9vu pour le 16 mai 2025 chez Incisive Records, Howlin\u2019 Banana et Flippin\u2019 Freaks Records), une mue impressionnante s\u2019op\u00e8re : celle d\u2019un projet personnel devenu groupe incandescent, cristallisant sur sc\u00e8ne une intensit\u00e9 quasi mystique. Pendant 45 minutes et huit titres (\u00ab Birthday \u00bb, \u00ab The Ballad Of Isley \u00bb, \u00ab U.F.O&rsquo;S \u00bb, \u00ab 1999 \u00bb, \u00ab Time. Again. Allergic \u00bb, \u00ab When I Was A Vampire \u00bb, \u00ab Telepathine \u00bb et \u00ab Ghost \u00bb), Ellah A. Thaun conduit l\u2019assembl\u00e9e dans un v\u00e9ritable rituel sonore. Le concert s&rsquo;ouvre avec \u00ab Birthday \u00bb, morceau tendu et hypnotique, o\u00f9 la voix d\u2019Ellah oscille entre douceur spectrale et col\u00e8re sourde, soutenue par une section rythmique lourde et textur\u00e9e. \u00c0 mesure que les morceaux s\u2019encha\u00eenent, l\u2019influence du post-hardcore et du grunge se fait palpable, mais toujours r\u00e9invent\u00e9e par des \u00e9chapp\u00e9es exp\u00e9rimentales. Les musiciens, issus d\u2019univers indus, metal et hardcore, apportent \u00e0 chaque morceau une tension presque c\u00e9r\u00e9monielle, parfois dissonante, mais jamais herm\u00e9tique. Au contraire, la force d\u2019Ellah A. Thaun r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 \u00e0 m\u00ealer cette radicalit\u00e9 sonore \u00e0 une accessibilit\u00e9 m\u00e9lodique, ou encore un certain psych\u00e9d\u00e9lisme pop. Sur sc\u00e8ne, tout est pens\u00e9 pour l\u2019immersion : \u00e9clairages tamis\u00e9s, iconographie occulte discr\u00e8tement projet\u00e9e, longues plages instrumentales o\u00f9 guitares distordues et nappes synth\u00e9tiques s&rsquo;entrem\u00ealent dans une mont\u00e9e en transe, comme sur un saisissant \u00ab Telepathine \u00bb. Le final, \u00ab Ghost \u00bb, scelle ce voyage \u00e0 la fois brut et onirique, laissant La Cartonnerie entre deux mondes, \u00e0 mi-chemin entre r\u00eave et cataclysme int\u00e9rieur. Avec cette prestation, Ellah A. Thaun prouve que sa fanbase, d\u2019abord discr\u00e8te, grandit d\u00e9sormais \u00e0 chaque concert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-42811 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ellah-A.-Thaun-2025.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ellah-A.-Thaun-2025.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ellah-A.-Thaun-2025-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ellah-A.-Thaun-2025-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Ellah A. Thaun<\/span> : <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/ellahathaunofficial\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Facebook<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/ellah_a_thaun\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Instagram<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/channel\/UCH9V46fp8ZUI9jgqUjJvdeQ\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Youtube<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/ellahathaun.bandcamp.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bandcamp<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/soundcloud.com\/ellahathaun\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Soundcloud<\/a><\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos de la soir\u00e9e<\/span>\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1227284286073078&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p>\n<h2 class=\"wp-block-heading has-medium-font-size\"><span style=\"color: #800000;\">KNIVES<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Knives \u00e9lectrise la salle avec 45 minutes d\u2019\u00e9nergie brute et indisciplin\u00e9e, livrant un set incandescent o\u00f9 l\u2019essence du chaos s\u2019affirme comme une v\u00e9ritable signature. Originaire de Bristol, ce sextet hybride prouve que l\u2019avenir du post-punk pourrait bien se jouer dans la ville du trip-hop, loin de ses atmosph\u00e8res feutr\u00e9es. D\u00e8s les premi\u00e8res notes de \u00ab The Dagger \u00bb, la sc\u00e8ne est engloutie dans un orage sonore : guitares ac\u00e9r\u00e9es, basse vrombissante, batterie furieuse, \u00e9clats de saxophones en transe et le chant tour \u00e0 tour tranchant et incantatoire. Une charge frontale sans pr\u00e9avis. Port\u00e9 par une \u00e9criture incisive nourrie de visions du monde sans concession, Knives refuse toute forme de ti\u00e9deur. Chaque morceau explose dans une lutte permanente entre l\u2019ordre rythmique et une urgence presque incontr\u00f4lable, comme si tout pouvait basculer d\u2019un instant \u00e0 l\u2019autre. Les titres s\u2019encha\u00eenent sans r\u00e9pit : \u00ab Rhinestone Cowboy \u00bb, \u00ab I Hope You Get It \u00bb, \u00ab Eat Thy Neighbour \u00bb&#8230; Chaque chanson est une gifle sonore, un condens\u00e9 de post-punk tendu flirtant avec la rage du hardcore et des embard\u00e9es noise sans filet. Pas de temps mort, pas de respiration : juste une mont\u00e9e en tension continue. Mention sp\u00e9ciale \u00e0 \u00ab PHD \u00bb et \u00ab Public Juice \u00bb, o\u00f9 l\u2019interaction entre la batterie sauvage et les incartades free jazz du saxophone atteint des sommets de furie lib\u00e9ratrice. \u00c0 mi-concert, \u00ab Chroma \u00bb et \u00ab Post Machoism \u00bb installent un climat plus lourd, plus rampant, presque tribal, comme un mauvais sort lanc\u00e9 \u00e0 la foule. Puis vient l\u2019explosion : \u00ab Ultraviolet \u00bb et \u00ab You Think You Know \u00bb pulv\u00e9risent les derni\u00e8res r\u00e9sistances, transformant la salle en une mar\u00e9e humaine incontr\u00f4lable. Knives ne se contente pas d\u2019ex\u00e9cuter son r\u00e9pertoire : il le vit, l\u2019expulse, l\u2019arrache. Le collectif prouve que son concept de \u00ab noise collective \u00bb n\u2019est pas un slogan creux mais un pacte sonore vivant, visc\u00e9ral, o\u00f9 chaque membre pousse l\u2019autre dans ses derniers retranchements. Le final est \u00e0 l\u2019image du concert : d\u00e9vastateur. \u00ab Headcase \u00bb, \u00ab Sadness \u00bb, \u00ab 98 \u00bb et \u00ab Doppelg\u00e4nger \u00bb ach\u00e8vent un public \u00e0 la fois h\u00e9b\u00e9t\u00e9 et euphorique, lessiv\u00e9 par cette temp\u00eate ma\u00eetris\u00e9e de bout en bout. Knives taille dans le vif et laisse derri\u00e8re lui un champ de ruines \u00e9lectriques. Une seule certitude : avec leur premier album \u00ab Glitter \u00bb en approche, ces six-l\u00e0 ne se contenteront pas de suivre la vague \u2014 ils sont pr\u00eats \u00e0 la d\u00e9vaster.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-42812 aligncenter\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Knives-2025-1.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Knives-2025-1.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Knives-2025-1-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Knives-2025-1-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><span lang=\"fr-BE\">Knives<\/span><\/span>\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/knivesnoise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Facebook<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/knivesnoise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Instagram<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.tiktok.com\/@knivesnoise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">TikTok<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/@knivesnoise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Youtube<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/linktr.ee\/knivesnoise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Linktr.ee<\/a><\/strong><\/p>\n<p><b><span style=\"text-decoration: underline;\">Les photos de la soir\u00e9e<\/span>\u00a0:\u00a0<\/b><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1227444969390343&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><b>ici<\/b><\/a><b>.<\/b><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Photos<\/span>\u00a0: Fabrice A.<\/p>\n<p>#Live \/ #Report \/ #LiveReport \/ #Review \/ #LiveReview \/ #Photos \/ #Pictures<\/p>\n<hr \/>\n<p>\u00a0<\/p>    <\/div>\n<\/div>\n<!-- \/module text -->\t\t\t\t<\/div><!-- .tb-column-inner -->\n\t\t\t\t\t\t<\/div><!-- .module_column -->\n\t\t\t\t\t\t<\/div><!-- .row_inner -->\n\t\t<\/div><!-- .module_row -->\n\t\t\t\t<\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Cartonnerie \/ Knives + Ellah A. Thaun \/ Le 25 Avril 2025 \u2013 Reims (51) \/ Notre avis : 5\/5. Ce vendredi soir, La Cartonnerie ouvrait ses portes \u00e0 une soir\u00e9e plac\u00e9e sous le signe des guitares \u00e9lectriques et des atmosph\u00e8res habit\u00e9es, port\u00e9e par deux figures singuli\u00e8res de la sc\u00e8ne alternative : Knives et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":42813,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[57,53],"tags":[4399,4398,282,3350,274],"class_list":["post-42808","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-reportage-concert","category-reportages","tag-ellah-a-thaun","tag-knives","tag-la-cartonnerie","tag-la-cartonnerie-de-reims","tag-reims","has-post-title","has-post-date","has-post-category","has-post-tag","has-post-comment","has-post-author",""],"builder_content":"<h2><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/La-Cartonnerie-vignette.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/La-Cartonnerie-vignette.jpg 150w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/La-Cartonnerie-vignette-100x150.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/>La Cartonnerie \/<\/h2> <h2>Knives + Ellah A. Thaun \/<\/h2> <h2>Le 25 Avril 2025 \u2013 Reims (51) \/<\/h2> <h2>Notre avis : 5\/5.<\/h2> <hr \/> <p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Ce vendredi soir, La Cartonnerie ouvrait ses portes \u00e0 une soir\u00e9e plac\u00e9e sous le signe des guitares \u00e9lectriques et des atmosph\u00e8res habit\u00e9es, port\u00e9e par deux figures singuli\u00e8res de la sc\u00e8ne alternative : Knives et Ellah A. Thaun. Dans un cadre intimiste, les spectateurs ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 un v\u00e9ritable voyage sonore, entre tensions \u00e9lectriques, po\u00e9sie sombre et exp\u00e9rimentations noise. Retour sur un concert o\u00f9 la vuln\u00e9rabilit\u00e9 brute et l\u2019\u00e9nergie incandescente se sont rencontr\u00e9es sans d\u00e9tour.<\/strong><\/em><\/p> <h2>ELLAH A. THAUN<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Ellah A. Thaun prend possession de la sc\u00e8ne pour nous offrir un concert d\u2019une densit\u00e9 rare. Devant une salle captiv\u00e9e, l\u2019artiste et son groupe d\u00e9ploient leur univers fascinant, \u00e0 la crois\u00e9e d'une pop exp\u00e9rimentale audacieuse, d\u2019une po\u00e9sie sombre et d\u2019une \u00e9nergie h\u00e9rit\u00e9e des sc\u00e8nes extr\u00eames. Il y a quelques ann\u00e9es encore, Ellah A. Thaun explore en solitaire les m\u00e9andres de l\u2019experimental bedroom. Depuis la parution des deux volumes d'\"Arcane Majeur\", et d\u00e9sormais avec l\u2019arriv\u00e9e imminente de \"The Seminal Record Of Ellah A. Thaun\" (pr\u00e9vu pour le 16 mai 2025 chez Incisive Records, Howlin\u2019 Banana et Flippin\u2019 Freaks Records), une mue impressionnante s\u2019op\u00e8re : celle d\u2019un projet personnel devenu groupe incandescent, cristallisant sur sc\u00e8ne une intensit\u00e9 quasi mystique. Pendant 45 minutes et huit titres (\u00ab Birthday \u00bb, \u00ab The Ballad Of Isley \u00bb, \u00ab U.F.O'S \u00bb, \u00ab 1999 \u00bb, \u00ab Time. Again. Allergic \u00bb, \u00ab When I Was A Vampire \u00bb, \u00ab Telepathine \u00bb et \u00ab Ghost \u00bb), Ellah A. Thaun conduit l\u2019assembl\u00e9e dans un v\u00e9ritable rituel sonore. Le concert s'ouvre avec \u00ab Birthday \u00bb, morceau tendu et hypnotique, o\u00f9 la voix d\u2019Ellah oscille entre douceur spectrale et col\u00e8re sourde, soutenue par une section rythmique lourde et textur\u00e9e. \u00c0 mesure que les morceaux s\u2019encha\u00eenent, l\u2019influence du post-hardcore et du grunge se fait palpable, mais toujours r\u00e9invent\u00e9e par des \u00e9chapp\u00e9es exp\u00e9rimentales. Les musiciens, issus d\u2019univers indus, metal et hardcore, apportent \u00e0 chaque morceau une tension presque c\u00e9r\u00e9monielle, parfois dissonante, mais jamais herm\u00e9tique. Au contraire, la force d\u2019Ellah A. Thaun r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 \u00e0 m\u00ealer cette radicalit\u00e9 sonore \u00e0 une accessibilit\u00e9 m\u00e9lodique, ou encore un certain psych\u00e9d\u00e9lisme pop. Sur sc\u00e8ne, tout est pens\u00e9 pour l\u2019immersion : \u00e9clairages tamis\u00e9s, iconographie occulte discr\u00e8tement projet\u00e9e, longues plages instrumentales o\u00f9 guitares distordues et nappes synth\u00e9tiques s'entrem\u00ealent dans une mont\u00e9e en transe, comme sur un saisissant \u00ab Telepathine \u00bb. Le final, \u00ab Ghost \u00bb, scelle ce voyage \u00e0 la fois brut et onirique, laissant La Cartonnerie entre deux mondes, \u00e0 mi-chemin entre r\u00eave et cataclysme int\u00e9rieur. Avec cette prestation, Ellah A. Thaun prouve que sa fanbase, d\u2019abord discr\u00e8te, grandit d\u00e9sormais \u00e0 chaque concert.<\/p> <p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ellah-A.-Thaun-2025.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ellah-A.-Thaun-2025.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ellah-A.-Thaun-2025-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Ellah-A.-Thaun-2025-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Ellah A. Thaun : <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/ellahathaunofficial\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Facebook<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/ellah_a_thaun\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Instagram<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/channel\/UCH9V46fp8ZUI9jgqUjJvdeQ\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Youtube<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/ellahathaun.bandcamp.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bandcamp<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/soundcloud.com\/ellahathaun\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Soundcloud<\/a><\/strong><\/p> <p><strong>Les photos de la soir\u00e9e\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1227284286073078&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/strong><\/p> <h2>KNIVES<\/h2> <p style=\"text-align: justify;\">Knives \u00e9lectrise la salle avec 45 minutes d\u2019\u00e9nergie brute et indisciplin\u00e9e, livrant un set incandescent o\u00f9 l\u2019essence du chaos s\u2019affirme comme une v\u00e9ritable signature. Originaire de Bristol, ce sextet hybride prouve que l\u2019avenir du post-punk pourrait bien se jouer dans la ville du trip-hop, loin de ses atmosph\u00e8res feutr\u00e9es. D\u00e8s les premi\u00e8res notes de \u00ab The Dagger \u00bb, la sc\u00e8ne est engloutie dans un orage sonore : guitares ac\u00e9r\u00e9es, basse vrombissante, batterie furieuse, \u00e9clats de saxophones en transe et le chant tour \u00e0 tour tranchant et incantatoire. Une charge frontale sans pr\u00e9avis. Port\u00e9 par une \u00e9criture incisive nourrie de visions du monde sans concession, Knives refuse toute forme de ti\u00e9deur. Chaque morceau explose dans une lutte permanente entre l\u2019ordre rythmique et une urgence presque incontr\u00f4lable, comme si tout pouvait basculer d\u2019un instant \u00e0 l\u2019autre. Les titres s\u2019encha\u00eenent sans r\u00e9pit : \u00ab Rhinestone Cowboy \u00bb, \u00ab I Hope You Get It \u00bb, \u00ab Eat Thy Neighbour \u00bb... Chaque chanson est une gifle sonore, un condens\u00e9 de post-punk tendu flirtant avec la rage du hardcore et des embard\u00e9es noise sans filet. Pas de temps mort, pas de respiration : juste une mont\u00e9e en tension continue. Mention sp\u00e9ciale \u00e0 \u00ab PHD \u00bb et \u00ab Public Juice \u00bb, o\u00f9 l\u2019interaction entre la batterie sauvage et les incartades free jazz du saxophone atteint des sommets de furie lib\u00e9ratrice. \u00c0 mi-concert, \u00ab Chroma \u00bb et \u00ab Post Machoism \u00bb installent un climat plus lourd, plus rampant, presque tribal, comme un mauvais sort lanc\u00e9 \u00e0 la foule. Puis vient l\u2019explosion : \u00ab Ultraviolet \u00bb et \u00ab You Think You Know \u00bb pulv\u00e9risent les derni\u00e8res r\u00e9sistances, transformant la salle en une mar\u00e9e humaine incontr\u00f4lable. Knives ne se contente pas d\u2019ex\u00e9cuter son r\u00e9pertoire : il le vit, l\u2019expulse, l\u2019arrache. Le collectif prouve que son concept de \u00ab noise collective \u00bb n\u2019est pas un slogan creux mais un pacte sonore vivant, visc\u00e9ral, o\u00f9 chaque membre pousse l\u2019autre dans ses derniers retranchements. Le final est \u00e0 l\u2019image du concert : d\u00e9vastateur. \u00ab Headcase \u00bb, \u00ab Sadness \u00bb, \u00ab 98 \u00bb et \u00ab Doppelg\u00e4nger \u00bb ach\u00e8vent un public \u00e0 la fois h\u00e9b\u00e9t\u00e9 et euphorique, lessiv\u00e9 par cette temp\u00eate ma\u00eetris\u00e9e de bout en bout. Knives taille dans le vif et laisse derri\u00e8re lui un champ de ruines \u00e9lectriques. Une seule certitude : avec leur premier album \u00ab Glitter \u00bb en approche, ces six-l\u00e0 ne se contenteront pas de suivre la vague \u2014 ils sont pr\u00eats \u00e0 la d\u00e9vaster.<\/p> <p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Knives-2025-1.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Knives-2025-1.jpg 500w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Knives-2025-1-200x150.jpg 200w, https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Knives-2025-1-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p> <p><strong>Knives\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/knivesnoise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Facebook<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/knivesnoise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Instagram<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.tiktok.com\/@knivesnoise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">TikTok<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/@knivesnoise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Youtube<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/linktr.ee\/knivesnoise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Linktr.ee<\/a><\/strong><\/p> <p><b>Les photos de la soir\u00e9e\u00a0:\u00a0<\/b><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/media\/set\/?set=a.1227444969390343&amp;type=3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><b>ici<\/b><\/a><b>.<\/b><\/p> <p>Photos\u00a0: Fabrice A.<\/p> <p>#Live \/ #Report \/ #LiveReport \/ #Review \/ #LiveReview \/ #Photos \/ #Pictures<\/p> <hr \/> <p>\u00a0<\/p>","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42808","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=42808"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42808\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":42820,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42808\/revisions\/42820"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media\/42813"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42808"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=42808"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=42808"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}