{"id":3256,"date":"2015-01-27T17:50:25","date_gmt":"2015-01-27T16:50:25","guid":{"rendered":"http:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/?p=3256"},"modified":"2015-02-03T18:51:54","modified_gmt":"2015-02-03T17:51:54","slug":"diabologum-3-reedition-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/diabologum-3-reedition-2015\/","title":{"rendered":"Diabologum &#8211; # 3 R\u00e9\u00e9dition 2015"},"content":{"rendered":"<h3><b><span style=\"color: #ff3300;\">2015 &#8211; 10 + 11 titres &#8211; 33 tours<br \/>\n<\/span><i>Style : Rock d\u00e9pressif<br \/>\nLabel : <\/i>Lithium \/ Ici d&rsquo;ailleurs <i><br \/>\nSortie : 26\/01\/2015 \/ 1er \u00e9dition : 1996<br \/>\n<\/i><\/b><\/h3>\n<p>[star rating=\u00a0\u00bb5&Prime; max=\u00a0\u00bb5&Prime;]<\/p>\n<p>[hr color=\u00a0\u00bbred\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>\u00ab\u00a0Quand j&rsquo;ai ouvert les yeux, le monde avait chang\u00e9&#8230;\u00a0\u00bb<\/em> C&rsquo;est sans doute la plus terrible entame d&rsquo;album que je connaisse dans toute l&rsquo;Histoire du Rock en France. \u00ab\u00a0<em>On aurait dit la guerre ou bien un jour f\u00e9ri\u00e9&#8230; On s&rsquo;attend donc au pire, il faut en profiter&#8230;<\/em>\u00a0\u00bb Pas besoin de chercher \u00e0 comprendre, ces paroles s&rsquo;adressent \u00e0 tous les moments difficiles que notre soci\u00e9t\u00e9 a travers\u00e9 depuis 20 ans. Un album visionnaire, donc. \u00ab\u00a0<em>C&rsquo;est la pire fiction d&rsquo;anticipation&#8230;<\/em>\u00ab\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong> Quand le 11 septembre&#8230; Quand le 11 janvier&#8230; Chaque lendemain, on se r\u00e9p\u00e8te plus jamais \u00e7a, on descend dans la rue, et on se dit que le monde va changer&#8230; \u00ab\u00a0<em>On voudrait bien faire marche arri\u00e8re, un nouveau d\u00e9part en quelque sorte\u00a0\u00bb&#8230;<\/em> Mais plus le temps passe, et plus il devient difficile de revenir en arri\u00e8re&#8230;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est peut-\u00eatre une interpr\u00e9tation personnelle que je fais ici, de ce troisi\u00e8me album de Diabologum, sorti en 1996, mais c&rsquo;est pour moi, un disque de chevet. Quand un \u00e9v\u00e9nement important se produit, je me dirige vers ma discoth\u00e8que, et je remet ce disque sur la platine. Et depuis 20 ans, je ne m&rsquo;en lasse pas. Imaginez donc ma surprise, quand j&rsquo;ai appris que le disque allait faire l&rsquo;objet d&rsquo;une r\u00e9\u00e9dition, d&rsquo;un retour sous les projecteurs ?<br \/>\nPour le chroniquer, j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de le r\u00e9\u00e9couter, avec un oeil diff\u00e9rent, une oreille diff\u00e9rente, celles d&rsquo;un quadrag\u00e9naire, et non plus celle de l&rsquo;\u00e9tudiant r\u00e9volt\u00e9 qui avait d\u00e9couvert chaque titre comme des pr\u00e9mices de la disco-r\u00e9alit\u00e9, comme les pr\u00e9mices de la chanson r\u00e9aliste, ou simplement pour combler un vide dans le Rock des ann\u00e9es 90&#8230; Mais 20 ans apr\u00e8s, rien n&rsquo;a chang\u00e9, les paroles sont profondes, puissantes, transgressives ! Et derri\u00e8re \u00e7a, une musique monumentale, parfois monolithique et oppressante, et parfois descriptive et impressionniste \u00e0 la fois !<\/p>\n<p><center><iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/0V3T6F8AD1c\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/center><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au milieu de cette d\u00e9pression, un single, qui, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, est parvenu \u00e0 se frayer un chemin, sur les radios les plus t\u00e9m\u00e9raires : <em>365 jours ouvrables<\/em>. Mais l\u00e0 toujours, \u00ab\u00a0(<em>\u00e0 part g\u00e2cher sa vie<\/em> <em>) il n&rsquo;y a rien \u00e0 gagner ici<\/em>\u00a0\u00bb tourne en guise de refrain. Ambiance ! Il faut dire qu&rsquo;en 1996, la France passe pour la premiere fois le cap des 3 millions de ch\u00f4meurs. Comment la jeunesse pourrait alors chanter des textes optimistes ??<br \/>\nR\u00e9sultat : Une pochette noire, des textes noirs, des atmosph\u00e8res&#8230; noires ! La face b nous conduit dans le noir le plus obscur, au <em>Dernier \u00e9tage<\/em>, un instrumental, que <strong>David Lynch<\/strong> aurait d\u00fb exploiter, dans <em><strong>Mulholland Drive<\/strong> <\/em>ou dans <strong><em>Lost Highway<\/em><\/strong>&#8230; Et puis, <em>La Maman et la Putain ! Q<\/em>ue d&rsquo;encre a pu couler, pour expliquer, exprimer, ce monologue de <strong>Fran\u00e7oise Lebrun<\/strong>, tir\u00e9 du film de <strong>Jean Eustache<\/strong>. Je n&rsquo;en dirai donc pas plus, si ce n&rsquo;est l\u00e0 encore, cet instrumental somptueux, \u00e0 la tension palpable, \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion sinc\u00e8re !<\/p>\n<p><center><iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/6r-bTaGvJ3k\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/center><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quitte \u00e0 r\u00e9\u00e9diter cet album, le groupe, qui ne veut pas plus se reformer, plus rejouer sur sc\u00e8ne ensemble, a fait malgr\u00e9 tout un travail arch\u00e9ologique, pour offrir un second disque de 11 titres \u00ab\u00a0in\u00e9dits\u00a0\u00bb, datant de l&rsquo;\u00e9poque de cet inestimable <em><strong>#3<\/strong><\/em>. Et le moins qu&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;agit ni plus ni moins qu&rsquo;un <em><strong>#4<\/strong><\/em>, que le groupe n&rsquo;aura sans doute jamais voulu sortir, pour \u00e9viter de passer pour des r\u00e9p\u00e9titeurs !<br \/>\n20 ans apr\u00e8s, les titres s&rsquo;\u00e9coutent d&rsquo;une autre mani\u00e8re, avec respect, presqu&rsquo;avec v\u00e9n\u00e9ration&#8230; <em>La r\u00e9incarnation est l&rsquo;avenir<\/em>, seul v\u00e9ritable in\u00e9dit des 11, est une d\u00e9flagration d\u00e8s l&rsquo;ouverture, une op\u00e9ration \u00e0 c\u0153ur ouvert, une plaie b\u00e9ante dans le futur de l&rsquo;Humanit\u00e9. A suivre, <em>C&rsquo;est presque trop beau<\/em> est une bombe \u00e0 d\u00e9fragmentation, qui vous pr\u00e9pare \u00e0 peine \u00e0 <em>Flood<\/em>, cette reprise de <strong>Sebadoh<\/strong>, qui nous replonge, sans reprendre sa respiration, dans les ann\u00e9es grunge et, perso, dans les fragments de ma m\u00e9moire de septembre 1997, d&rsquo;un concert de Diabologum, \u00e0 Strasbourg, sur une pelouse du Festival des Artefacts, en compagnie des Einst\u00fcrzende Neubauten, des Chokebore ou encore de Noir Desir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 11 titres d\u00e9filent vite, intenses, denses, juste le temps de changer la face, par un geste machinal, hypnotis\u00e9 par ce que je suis en train d&rsquo;entendre. A la mani\u00e8re d&rsquo;un arch\u00e9ologue, je d\u00e9friche, f\u00e9brilement, d\u00e9couvre, red\u00e9couvre, les titres, les textes, les notes, d\u00e9couvrant au hasard un titre optimiste.<br \/>\nM\u00eame si 10 titres sur 11 avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 plus ou moins entendus sur des EP du groupe, ils prennent une dimension particuli\u00e8re, ici, r\u00e9unis sur la m\u00eame galette. Et plus encore, le dernier, avec la voix d&rsquo;outre tombe de <strong>Daniel Darc<\/strong>, \u00e0 qui ils avait d\u00e9j\u00e0 emprunt\u00e9 <em>Aussi belle qu&rsquo;une balle<\/em> en 1994.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Cela aurait pu \u00eatre possible&#8230;<\/em> Mais alors, la seule question qu&rsquo;on est en droit de se poser, c&rsquo;est comment cet OVNI est arriv\u00e9 dans la carriere de Michel Cloup et Arnaud Michniak ! Bien s\u00fbr, Exp\u00e9rience, Programme ont tent\u00e9 de recr\u00e9er, ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, ce monument du Rock, avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Mais sans jamais parvenir \u00e0 cette perfection !<br \/>\nCet album est, pour moi, moi seul sans doute, le reflet de sa derniere phrase, \u00ab\u00a0<em>trop souvent diffus\u00e9 mais toujours in\u00e9dit<\/em>\u00a0\u00bb !<br \/>\n<em><strong>Plus le temps passe, et plus il devient difficile de revenir en arri\u00e8re&#8230; C&rsquo;est sans doute pour cela qu&rsquo;il n&rsquo;y aura jamais de #4 ! Mais si vous n&rsquo;aviez pas \u00e9t\u00e9 l\u00e0, l&rsquo;histoire aurait elle vraiment \u00e9t\u00e9 la m\u00eame mais racont\u00e9e par d&rsquo;autres ? Peut-\u00eatre par Fauve # ?<\/strong><\/em><\/p>\n<p align=\"left\"><a href=\"http:\/\/www.icidailleurs.com\/index.php?route=product\/category&amp;path=115\" target=\"_blank\">Label<\/a><\/p>\n<p><center><iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/BerjUpKThaQ\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/center><\/p>\n<!--themify_builder_content-->\n<div id=\"themify_builder_content-3256\" data-postid=\"3256\" class=\"themify_builder_content themify_builder_content-3256 themify_builder tf_clear\">\n    <\/div>\n<!--\/themify_builder_content-->\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2015 &#8211; 10 + 11 titres &#8211; 33 tours Style : Rock d\u00e9pressif Label : Lithium \/ Ici d&rsquo;ailleurs Sortie : 26\/01\/2015 \/ 1er \u00e9dition : 1996 [star rating=\u00a0\u00bb5&Prime; max=\u00a0\u00bb5&Prime;] [hr color=\u00a0\u00bbred\u00a0\u00bb] \u00ab\u00a0Quand j&rsquo;ai ouvert les yeux, le monde avait chang\u00e9&#8230;\u00a0\u00bb C&rsquo;est sans doute la plus terrible entame d&rsquo;album que je connaisse dans toute l&rsquo;Histoire [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3257,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[39],"tags":[149],"class_list":["post-3256","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-albums-francais","tag-diabologum","has-post-title","has-post-date","has-post-category","has-post-tag","has-post-comment","has-post-author",""],"builder_content":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3256","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3256"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3256\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3257"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3256"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3256"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lamagicbox.com\/magazine\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3256"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}