POUDRE NOIRE en concert

Date : 02/04/2026
Salle : Le Balneum
Lieu : Bretagne, Dinard (35)

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Par Mike S.

Hier soir, le Balneum affichait une belle affluence. Plus de 100 personnes sagement assis dans une salle qui pourrait en accueillir le double, mais résolument prête à encaisser une décharge d’énergie. Avec Poudre Noire au programme, difficile d’imaginer une soirée tiède. Et même en formule duo, le groupe a largement tenu ses promesses.

Pas de première partie. Pas de montée en puissance progressive. Antoine et Pierre entrent sur scène avec décontraction, presque comme s’ils rejoignaient des amis. Une guitare acoustique, deux voix. Et c’est tout. Le décor est posé avec trois spots et une fond d’écran au ton pastel.

Dès les premières notes de Le Canon, le ton est donné. Une chanson à boire, fédératrice, immédiate. Le public accroche instantanément. L’ambiance se réchauffe d’un coup. On comprend vite que Poudre Noire joue sur un registre bien à lui : celui des marins d’eau douce, entre humour, poésie et récits un peu flous.

poudre-noire

Originaires de la baie d’Arcachon, les deux musiciens déroulent ensuite leur univers sans filtre. Corfu, Vanille, Casino s’enchaînent avec naturel. Les morceaux s’appuient sur une écriture vivante, imagée, où chaque histoire semble naviguer entre réalité et invention.

Avec Pavillon A, ils racontent leur rencontre dans un hôpital psychiatrique. Vérité ou fiction ? Difficile à dire. Mais peu importe. Le flou fait partie du jeu. Le public sourit, embarqué dans ce récit à la frontière du réel.

Changement de décor avec Pinasse. Direction le bassin d’Arcachon, ses pêcheurs, ses bateaux, ses paysages. La mer n’est jamais loin dans leurs chansons. Elle traverse les textes comme un fil conducteur.

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Ce qui frappe, c’est l’énergie naturelle. Pas de batterie. Pas de guitares électriques. Et pourtant, la puissance est là. La guitare acoustique de Pierre claque, rythme, porte les morceaux. Les voix s’entrelacent, se répondent, donnent du relief à l’ensemble.

Le concert avance sans véritablement de temps mort si ce n’est une besoin d’accordage, prétexte à de nouveaux échanges avec la salle, en toute simplicité et bonne humeur. Antoine et Pierre jouent avec le public, sans en faire trop. Une proximité naturelle, presque brute. 

Arrive la fin du set. Enfin, en apparence.
Le duo quitte la scène… pour mieux revenir quelques secondes plus tard. Une fausse sortie, assumée, qui fait sourire toute la salle.

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Ils l’annoncent sans détour : le répertoire est encore court. Un seul album au compteur. Alors ils choisissent de boucler la boucle. Le Canon revient. Mais pas comme au début. Plus fort. Plus tendu. Porté par l’adrénaline. Le public suit, fait les chœurs. L’énergie monte une dernière fois. La salle vibre, simplement, sans artifices.

À peine le concert terminé, les deux musiciens descendent de scène. Ils rejoignent le public, discutent, échangent, remercient. Une continuité logique de ce moment partagé, sans même de merchandising.

Poudre Noire prouve ici qu’il n’est pas nécessaire d’en faire trop pour marquer les esprits. Avec une guitare, deux voix et des textes solides, le duo impose une identité singulière. Quelque part entre Georges Brassens et The Clash (dixit une radio nationale). Pour l’esprit plus que pour le son !

Et une chose est sûre : même en format réduit, la poudre a bien pris.


Merci aux musiciens, aux techniciens et aux organisateurs de cette belle soirée au Balneum de Dinard !


Plus d’infos sur POUDRE NOIRE : 
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