2026 – 11 titres – 40’56 Label : Boostr Music Style : Brit Pop, Shoegaze Origine : GB, Wallasey
Date de sortie de l’album : 16 octobre 2026 (1er mai 2026 en Angleterre) . . .
Par Mike S.
Après vingt ans de silence, les Anglais de The Boo Radleys ont repris du service au début des années 2020 avec deux albums publiés coup sur coup, en 2022 et 2023. Nous étions un peu passés à côté de ces retrouvailles : l’occasion est donc toute trouvée pour raccrocher les wagons avec ce neuvième album, toujours enregistré sans Martin Carr, le guitariste et compositeur historique du groupe.
Alors, que peut-on attendre de ce come-back ? À l’heure où Pulp, Blur, Suede, Oasis, Cast ou encore Supergrass continuent de faire vivre l’héritage des années 90, The Boo Radleys pourraient bien, eux aussi, miser sur la nostalgie. Leur nouvel album renoue effectivement avec les racines shoegaze de leurs débuts, notamment sur Affected Rejected, Living Is Easy ou Bring Them Back Again. Mais réduireIn Spite Of Everything à un simple retour aux sources serait passer à côté de l’essentiel. Car, dans l’ensemble, le disque reprend plutôt le fil là où Kingsize l’avait laissé, avec des compositions plus solaires, des mélodies pop affirmées et cette faculté de faire cohabiter les guitares électriques avec des refrains immédiatement accrocheurs.
Derrière cette apparente légèreté, le groupe n’a pourtant pas le cœur à la fête. Le titre de l’album en dit long sur son état d’esprit. En 2024, Tim Brown a perdu son fils aîné, une épreuve terrible qui a profondément marqué le bassiste et donné une résonance particulière à plusieurs chansons. Living Is Easy et surtout Song For Natalie portent ainsi une émotion plus grave, où la mélancolie ne cherche jamais à forcer le trait. La musique devient un moyen de tenir debout, de regarder devant soi sans nier les blessures du passé.
Les Boo Radleys n’ont d’ailleurs pas perdu leur goût pour les textes qui grattent là où ça fait mal. Do Better Know Better s’intéresse aux fragilités des relations amoureuses, tandis que Hey I Know pointe les dérives de l’égocentrisme. Avec Solarcide, le groupe s’attaque aux croyances aveugles et aux mécanismes d’emprise. Autant de thèmes qui donnent du relief à un disque où les guitares lumineuses ne suffisent pas toujours à masquer les zones d’ombre.
Heureusement, le trio sait aussi retrouver cette fantaisie mélodique qui a fait son charme. King Budgie, avec cette fable autour d’une perruche qui se prend pour un aigle, apporte une bouffée d’air frais bienvenue. Bring Them Back Again rappelle, de son côté, que le groupe possède toujours un sacré sens du refrain. Quant à Through The Crack In The Window, il invite à accepter ses choix et à avancer sans se laisser dévorer par les regrets.
En fin de parcours, This Is The Place cherche une forme d’apaisement face au vide et à l’absence, avant que Wasn’t I Enough ne vienne refermer le disque sur une énergie plus abrasive, presque un clin d’œil aux premières années bruitistes du groupe. La boucle n’est pas bouclée pour autant : The Boo Radleys semblent plutôt avoir trouvé une nouvelle manière de poursuivre leur route.
Avec ses onze titres et ses quarante minutes, In Spite Of Everything ne révolutionnera sans doute pas la discographie du groupe. Mais il ne se contente pas non de recycler ses plus belles heures. Entre héritage shoegaze, pop britannique et confidences douloureuses, les Anglais signent un album sincère, traversé par une envie de vivre qui ne doit rien à la nostalgie.
Car malgré les épreuves, les années et les changements de trajectoire, les Boo Radleys sont bel et bien de retour. Et tant que les guitares pourront transformer les blessures en mélodies, il y aura de bonnes raisons de les écouter.
Tracklist : 01. Affected Rejected – 4’38
02. Solarcide – 3’05
03. Do Better Know Better – 3’54
04. Hey I Know – 3’36
05. Living Is Easy – 5’02
06. King Budgie – 3’20
07. Through the Crack in the Window – 2’43
08. Bring Them Back Again – 4’28
09. This is the Place – 3’14
10. Song for Natalie – 3’36
11. Wasn’t I Enough – 3’19
Bertrand Belin + Charlie Winston + Alain Chamfort le 08/10/2026 à La Pépinière - Nancy (54) Rock On Wood Fest le 10/10/2026 au 112 - Terville (57) Carl Verheyen (Supertramp) le 11/10/2026 à La Salle Jeanne D'Arc - Verdun (55)
The Boo Radleys – In spite of everything
Label : Boostr Music
Style : Brit Pop, Shoegaze
Origine : GB, Wallasey
Date de sortie de l’album : 16 octobre 2026 (1er mai 2026 en Angleterre)
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Par Mike S.
Après vingt ans de silence, les Anglais de The Boo Radleys ont repris du service au début des années 2020 avec deux albums publiés coup sur coup, en 2022 et 2023. Nous étions un peu passés à côté de ces retrouvailles : l’occasion est donc toute trouvée pour raccrocher les wagons avec ce neuvième album, toujours enregistré sans Martin Carr, le guitariste et compositeur historique du groupe.
Alors, que peut-on attendre de ce come-back ? À l’heure où Pulp, Blur, Suede, Oasis, Cast ou encore Supergrass continuent de faire vivre l’héritage des années 90, The Boo Radleys pourraient bien, eux aussi, miser sur la nostalgie. Leur nouvel album renoue effectivement avec les racines shoegaze de leurs débuts, notamment sur Affected Rejected, Living Is Easy ou Bring Them Back Again. Mais réduire In Spite Of Everything à un simple retour aux sources serait passer à côté de l’essentiel. Car, dans l’ensemble, le disque reprend plutôt le fil là où Kingsize l’avait laissé, avec des compositions plus solaires, des mélodies pop affirmées et cette faculté de faire cohabiter les guitares électriques avec des refrains immédiatement accrocheurs.
Derrière cette apparente légèreté, le groupe n’a pourtant pas le cœur à la fête. Le titre de l’album en dit long sur son état d’esprit. En 2024, Tim Brown a perdu son fils aîné, une épreuve terrible qui a profondément marqué le bassiste et donné une résonance particulière à plusieurs chansons. Living Is Easy et surtout Song For Natalie portent ainsi une émotion plus grave, où la mélancolie ne cherche jamais à forcer le trait. La musique devient un moyen de tenir debout, de regarder devant soi sans nier les blessures du passé.
Les Boo Radleys n’ont d’ailleurs pas perdu leur goût pour les textes qui grattent là où ça fait mal. Do Better Know Better s’intéresse aux fragilités des relations amoureuses, tandis que Hey I Know pointe les dérives de l’égocentrisme. Avec Solarcide, le groupe s’attaque aux croyances aveugles et aux mécanismes d’emprise. Autant de thèmes qui donnent du relief à un disque où les guitares lumineuses ne suffisent pas toujours à masquer les zones d’ombre.
Heureusement, le trio sait aussi retrouver cette fantaisie mélodique qui a fait son charme. King Budgie, avec cette fable autour d’une perruche qui se prend pour un aigle, apporte une bouffée d’air frais bienvenue. Bring Them Back Again rappelle, de son côté, que le groupe possède toujours un sacré sens du refrain. Quant à Through The Crack In The Window, il invite à accepter ses choix et à avancer sans se laisser dévorer par les regrets.
En fin de parcours, This Is The Place cherche une forme d’apaisement face au vide et à l’absence, avant que Wasn’t I Enough ne vienne refermer le disque sur une énergie plus abrasive, presque un clin d’œil aux premières années bruitistes du groupe. La boucle n’est pas bouclée pour autant : The Boo Radleys semblent plutôt avoir trouvé une nouvelle manière de poursuivre leur route.
Avec ses onze titres et ses quarante minutes, In Spite Of Everything ne révolutionnera sans doute pas la discographie du groupe. Mais il ne se contente pas non de recycler ses plus belles heures. Entre héritage shoegaze, pop britannique et confidences douloureuses, les Anglais signent un album sincère, traversé par une envie de vivre qui ne doit rien à la nostalgie.
Car malgré les épreuves, les années et les changements de trajectoire, les Boo Radleys sont bel et bien de retour. Et tant que les guitares pourront transformer les blessures en mélodies, il y aura de bonnes raisons de les écouter.
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Line-up :
Sice Rowbottom
Timothy Brown
Rob Cieka
Tracklist :
01. Affected Rejected – 4’38
02. Solarcide – 3’05
03. Do Better Know Better – 3’54
04. Hey I Know – 3’36
05. Living Is Easy – 5’02
06. King Budgie – 3’20
07. Through the Crack in the Window – 2’43
08. Bring Them Back Again – 4’28
09. This is the Place – 3’14
10. Song for Natalie – 3’36
11. Wasn’t I Enough – 3’19