Les Moissons Rock /
Le 14 Mai 2026 /
Juvigny (51) /
Notre avis : 5/5.
Les Moissons Rock 2026 ont une nouvelle fois confirmé leur statut de rendez-vous incontournable pour les amateurs de sensations fortes et de concerts habités. Entre découvertes locales, brutal pop déchaînée, punk incandescent et crossover dévastateur, cette édition a offert une montée en puissance permanente, sans jamais laisser retomber la tension.
NOT A NUMBER : la montée en puissance des locaux de l’étape
Le trio local NOT A NUMBER lance les festivités avec une prestation aussi sombre qu’envoûtante. Bernard à la guitare et au chant, Renaud à la basse et Thomas à la batterie déroulent un univers nourri de post-punk, de shoegaze, de cold wave et de dream pop, porté par des influences aussi variées que The Cure, Nine Inch Nails, DIIV, My Bloody Valentine ou encore Deftones.
Fort du premier album, « Euterpe », paru en 2022, le groupe dévoile également plusieurs morceaux de son futur opus. Parmi eux, « Monolith », single déjà disponible sur YouTube, se distingue immédiatement par son approche plus directe et plus incisive. Le nouvel album s’annonce plus rock, plus impulsif, plus sombre et plus minimaliste, tout en laissant apparaître quelques pointes d’électro particulièrement efficaces.
Sur scène, NOT A NUMBER impressionne par la richesse de ses textures sonores et sa capacité à naviguer entre nappes atmosphériques et explosions plus abrasives. Les nouveaux titres joués ce soir laissent entrevoir une évolution affirmée, plus tendue et plus viscérale, sans perdre cette mélancolie froide qui fait l’identité du groupe.

Not A Number : Facebook / Instagram / Soundcloud / Youtube
Les photos de la soirée : ici.
SUN : la « brutal pop » comme une décharge émotionnelle
SUN prend possession de la scène. Et là, changement de dimension. La “brutal pop” explose en live avec une puissance déconcertante. Entre hurlements libérateurs et refrains accrocheurs, SUN ne fait aucun compromis. Chaque morceau est une décharge, un mélange d’intensité brute et de mélodie entêtante qui percute en plein cœur.
La scène devient un terrain d’expression totale, à la fois sauvage et fédérateur, où l’artiste se livre sans filtre. Le public répond présent, porté par cette énergie contagieuse : une communion brute, sincère, presque viscérale.
Les lumières vibrent au rythme des riffs, les basses résonnent jusque dans la poitrine, et chaque montée en tension semble suspendre le temps avant l’explosion suivante. SUN ne se contente pas de jouer : elle habite chaque seconde, transformant le concert en expérience sensorielle totale. On passe de la fureur à la transe, du chaos maîtrisé à des instants presque suspendus, où la mélodie reprend ses droits sans jamais diluer l’intensité.
Les corps bougent, les voix s’unissent, et pendant quelques instants, tout le reste disparaît. Il ne reste que la musique, le partage, et cette sensation rare d’être exactement au bon endroit, au bon moment. Une parenthèse hors du réel, où chacun semble lâcher prise, porté par une vague commune difficile à décrire mais impossible à oublier.
Quand les dernières notes s’éteignent, l’écho persiste encore, comme une empreinte laissée dans l’air et dans les esprits. Une performance totale, intense et cathartique, qui confirme SUN comme l’une des expériences live les plus marquantes du moment.

SUN : Facebook / Instagram / X / TikTok / Bandcamp / Youtube
Les photos de la soirée : ici.
RISE OF THE NORTHSTAR : la déflagration crossover
C’est dans une ambiance électrique que Rise Of The Northstar fait son entrée, comme une déflagration prête à secouer chaque recoin des Moissons Rock.
La tension est palpable avant même la première note, et le sol tremble littéralement sous les bonds du public. Une vague d’enthousiasme instantanée, brutale, parcourt la foule. Les patrons incontestés du metal crossover français imposent leur loi, et dès les premiers instants, on comprend que la soirée sera marquée au fer rouge.
La fosse devient un véritable champ de bataille contrôlé, où « Welcame (Furyo State Of Mind) » libère les premiers pogos furieux, mélange de chaos et de communion. « Here Comes The Boom » frappe comme un uppercut, déclenchant une décharge d’adrénaline collective.
Vithia, frontman au charisme inébranlable, agit comme un véritable chef de guerre, catalysant l’énergie du public. La fusion entre metal, hip-hop et culture manga prend alors toute son ampleur dans une immersion totale où la brutalité sonore devient fédératrice.
Les titres s’enchaînent sans répit. Les moshpits se succèdent jusqu’à l’explosif « Bosozoku », point culminant d’une performance aussi physique qu’intense.
Avec « Demonstrating My Saiya Style », le groupe rappelle pourquoi il domine la scène crossover européenne, avant de transformer « Rise » en véritable hymne collectif repris par toute la foule. Enfin, « Again And Again » vient conclure ce set monumental dans une explosion finale de rage et de fraternité.
Quand ROTN quitte la scène, il reste dans l’air une vibration étrange, comme le souvenir d’un choc collectif impossible à effacer.

– Photo d’archives –
Rise Of The Northstar : Facebook / Instagram / Twitter / TikTok / Youtube / Site Officiel
Les photos de la soirée : bientôt.
MÉNADES : punk incandescent et rage collective
Le quintet parisien Ménades débarque ensuite avec une énergie furieuse et une envie manifeste de tout renverser sur son passage. Porté par Eva Bottega au chant, Dauphin Gallo et Max Rezai aux guitares, Ambre Tholance à la basse et François Couac à la batterie, le groupe impose immédiatement sa signature : jouer fort, jouer vite, et ne jamais regarder en arrière.
Entre punk rock, post-punk, shoegaze et psychédélisme, Ménades ravive également l’esprit riot grrrl hérité de groupes comme Bikini Kill ou Bratmobile. Une rage frontale, féministe et viscérale traverse chaque morceau.
Le groupe présente sur scène son premier album « Sur Leurs Cendres », paru en 2025 sur le label Le Cèpe Records. Après deux EP et un deux-titres, cette nouvelle étape semble marquer un véritable tournant pour le groupe, dont l’intensité scénique apparaît plus maîtrisée que jamais.
Leur nom, emprunté aux prêtresses de Dionysos de la mythologie grecque, prend tout son sens en live : une transe collective, sauvage et hypnotique, où chaque morceau semble pouvoir basculer dans l’explosion à tout instant. Une prestation brute et habitée qui confirme que Ménades est aujourd’hui l’un des groupes les plus excitants de la scène punk française actuelle.

Ménades : Facebook / Instagram / X / Site Officiel
Les photos de la soirée : ici.
ULTRA VOMIT : le chaos joyeux en maître absolu
Enfin, Ultra Vomit clôture cette première soirée dans une ambiance de fête totale. Dès les premières notes de « Evier Metal » puis « Le Coq », la machine s’emballe et le parterre plonge dans un chaos parfaitement maîtrisé.
Le groupe enchaîne avec une précision redoutable : « Doigts De Metal », « Quand J’Étais Petit », « Takoyaki » ou encore « Miction : Impossible (Sonde De B!te) » rappellent qu’Ultra Vomit possède ce talent unique de mélanger virtuosité musicale et humour absurde sans jamais perdre en efficacité.
Le public reprend chaque refrain à pleins poumons sur « Un Chien Géant », saute sur « E-Tron (Digital Caca) » et explose sur « Mechanical Chiwawa » ou « Calojira », preuves éclatantes que la parodie peut parfois cogner aussi fort que les originaux.
L’ambiance devient totalement incontrôlable avec « Ricard Peinard », « Patatas Bravas » et « Tikawahukwa », avant de sombrer dans le délire absolu sur « Toxoplasma Gondii (Felinus Santus) » et « Je Collectionne Des Canards (Vivants) ».
Moment totalement improbable : la reprise de « Les Brunes Comptent Pas Pour Des Prunes » de Lio suivie de l’inévitable « Keken », déclenche une hilarité générale.
Le groupe poursuit avec « Mouss 2 Mass » et l’explosif « Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II ».
En rappel, Ultra Vomit assène le coup de grâce avec « La Puissance Du Pouvoir », « Kammthaar » et l’inévitable « A.N.U.S. ». Le public ressort hilare et conquis, avec l’impression d’avoir participé à une gigantesque célébration collective du metal, de l’absurde et du live sans retenue.

Ultra Vomit : Facebook / Instagram / TikTok / Youtube / Site Officiel
Les photos de la soirée : ici.
#Live / #Report / #LiveReport / #Review / #LiveReview / #Photos / #Pictures
Le 14 Mai 2026 /
Juvigny (51) /
Notre avis : 5/5.
Les Moissons Rock 2026 ont une nouvelle fois confirmé leur statut de rendez-vous incontournable pour les amateurs de sensations fortes et de concerts habités. Entre découvertes locales, brutal pop déchaînée, punk incandescent et crossover dévastateur, cette édition a offert une montée en puissance permanente, sans jamais laisser retomber la tension.
NOT A NUMBER : la montée en puissance des locaux de l’étape
Le trio local NOT A NUMBER lance les festivités avec une prestation aussi sombre qu’envoûtante. Bernard à la guitare et au chant, Renaud à la basse et Thomas à la batterie déroulent un univers nourri de post-punk, de shoegaze, de cold wave et de dream pop, porté par des influences aussi variées que The Cure, Nine Inch Nails, DIIV, My Bloody Valentine ou encore Deftones.
Fort du premier album, « Euterpe », paru en 2022, le groupe dévoile également plusieurs morceaux de son futur opus. Parmi eux, « Monolith », single déjà disponible sur YouTube, se distingue immédiatement par son approche plus directe et plus incisive. Le nouvel album s’annonce plus rock, plus impulsif, plus sombre et plus minimaliste, tout en laissant apparaître quelques pointes d’électro particulièrement efficaces.
Sur scène, NOT A NUMBER impressionne par la richesse de ses textures sonores et sa capacité à naviguer entre nappes atmosphériques et explosions plus abrasives. Les nouveaux titres joués ce soir laissent entrevoir une évolution affirmée, plus tendue et plus viscérale, sans perdre cette mélancolie froide qui fait l’identité du groupe.
Not A Number : Facebook / Instagram / Soundcloud / Youtube
Les photos de la soirée : ici.
SUN : la « brutal pop » comme une décharge émotionnelle
SUN prend possession de la scène. Et là, changement de dimension. La “brutal pop” explose en live avec une puissance déconcertante. Entre hurlements libérateurs et refrains accrocheurs, SUN ne fait aucun compromis. Chaque morceau est une décharge, un mélange d’intensité brute et de mélodie entêtante qui percute en plein cœur.
La scène devient un terrain d’expression totale, à la fois sauvage et fédérateur, où l’artiste se livre sans filtre. Le public répond présent, porté par cette énergie contagieuse : une communion brute, sincère, presque viscérale.
Les lumières vibrent au rythme des riffs, les basses résonnent jusque dans la poitrine, et chaque montée en tension semble suspendre le temps avant l’explosion suivante. SUN ne se contente pas de jouer : elle habite chaque seconde, transformant le concert en expérience sensorielle totale. On passe de la fureur à la transe, du chaos maîtrisé à des instants presque suspendus, où la mélodie reprend ses droits sans jamais diluer l’intensité.
Les corps bougent, les voix s’unissent, et pendant quelques instants, tout le reste disparaît. Il ne reste que la musique, le partage, et cette sensation rare d’être exactement au bon endroit, au bon moment. Une parenthèse hors du réel, où chacun semble lâcher prise, porté par une vague commune difficile à décrire mais impossible à oublier.
Quand les dernières notes s’éteignent, l’écho persiste encore, comme une empreinte laissée dans l’air et dans les esprits. Une performance totale, intense et cathartique, qui confirme SUN comme l’une des expériences live les plus marquantes du moment.
SUN : Facebook / Instagram / X / TikTok / Bandcamp / Youtube
Les photos de la soirée : ici.
RISE OF THE NORTHSTAR : la déflagration crossover
C’est dans une ambiance électrique que Rise Of The Northstar fait son entrée, comme une déflagration prête à secouer chaque recoin des Moissons Rock.
La tension est palpable avant même la première note, et le sol tremble littéralement sous les bonds du public. Une vague d’enthousiasme instantanée, brutale, parcourt la foule. Les patrons incontestés du metal crossover français imposent leur loi, et dès les premiers instants, on comprend que la soirée sera marquée au fer rouge.
La fosse devient un véritable champ de bataille contrôlé, où « Welcame (Furyo State Of Mind) » libère les premiers pogos furieux, mélange de chaos et de communion. « Here Comes The Boom » frappe comme un uppercut, déclenchant une décharge d’adrénaline collective.
Vithia, frontman au charisme inébranlable, agit comme un véritable chef de guerre, catalysant l’énergie du public. La fusion entre metal, hip-hop et culture manga prend alors toute son ampleur dans une immersion totale où la brutalité sonore devient fédératrice.
Les titres s’enchaînent sans répit. Les moshpits se succèdent jusqu’à l’explosif « Bosozoku », point culminant d’une performance aussi physique qu’intense.
Avec « Demonstrating My Saiya Style », le groupe rappelle pourquoi il domine la scène crossover européenne, avant de transformer « Rise » en véritable hymne collectif repris par toute la foule. Enfin, « Again And Again » vient conclure ce set monumental dans une explosion finale de rage et de fraternité.
Quand ROTN quitte la scène, il reste dans l’air une vibration étrange, comme le souvenir d’un choc collectif impossible à effacer.
– Photo d’archives –
Rise Of The Northstar : Facebook / Instagram / Twitter / TikTok / Youtube / Site Officiel
Les photos de la soirée : bientôt.
MÉNADES : punk incandescent et rage collective
Le quintet parisien Ménades débarque ensuite avec une énergie furieuse et une envie manifeste de tout renverser sur son passage. Porté par Eva Bottega au chant, Dauphin Gallo et Max Rezai aux guitares, Ambre Tholance à la basse et François Couac à la batterie, le groupe impose immédiatement sa signature : jouer fort, jouer vite, et ne jamais regarder en arrière.
Entre punk rock, post-punk, shoegaze et psychédélisme, Ménades ravive également l’esprit riot grrrl hérité de groupes comme Bikini Kill ou Bratmobile. Une rage frontale, féministe et viscérale traverse chaque morceau.
Le groupe présente sur scène son premier album « Sur Leurs Cendres », paru en 2025 sur le label Le Cèpe Records. Après deux EP et un deux-titres, cette nouvelle étape semble marquer un véritable tournant pour le groupe, dont l’intensité scénique apparaît plus maîtrisée que jamais.
Leur nom, emprunté aux prêtresses de Dionysos de la mythologie grecque, prend tout son sens en live : une transe collective, sauvage et hypnotique, où chaque morceau semble pouvoir basculer dans l’explosion à tout instant. Une prestation brute et habitée qui confirme que Ménades est aujourd’hui l’un des groupes les plus excitants de la scène punk française actuelle.
Ménades : Facebook / Instagram / X / Site Officiel
Les photos de la soirée : ici.
ULTRA VOMIT : le chaos joyeux en maître absolu
Enfin, Ultra Vomit clôture cette première soirée dans une ambiance de fête totale. Dès les premières notes de « Evier Metal » puis « Le Coq », la machine s’emballe et le parterre plonge dans un chaos parfaitement maîtrisé.
Le groupe enchaîne avec une précision redoutable : « Doigts De Metal », « Quand J’Étais Petit », « Takoyaki » ou encore « Miction : Impossible (Sonde De B!te) » rappellent qu’Ultra Vomit possède ce talent unique de mélanger virtuosité musicale et humour absurde sans jamais perdre en efficacité.
Le public reprend chaque refrain à pleins poumons sur « Un Chien Géant », saute sur « E-Tron (Digital Caca) » et explose sur « Mechanical Chiwawa » ou « Calojira », preuves éclatantes que la parodie peut parfois cogner aussi fort que les originaux.
L’ambiance devient totalement incontrôlable avec « Ricard Peinard », « Patatas Bravas » et « Tikawahukwa », avant de sombrer dans le délire absolu sur « Toxoplasma Gondii (Felinus Santus) » et « Je Collectionne Des Canards (Vivants) ».
Moment totalement improbable : la reprise de « Les Brunes Comptent Pas Pour Des Prunes » de Lio suivie de l’inévitable « Keken », déclenche une hilarité générale.
Le groupe poursuit avec « Mouss 2 Mass » et l’explosif « Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II ».
En rappel, Ultra Vomit assène le coup de grâce avec « La Puissance Du Pouvoir », « Kammthaar » et l’inévitable « A.N.U.S. ». Le public ressort hilare et conquis, avec l’impression d’avoir participé à une gigantesque célébration collective du metal, de l’absurde et du live sans retenue.
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By Fabrice A. • Reportage Concert, Reportage Festival, Reportages 0 • Tags: Juvigny, Les Moissons Rock, Ménades, Moissons Rock, Not A Number, Rise Of The Northstar, Sun, Ultra Vomit