BERTRAND BELIN en concert
+ 1ere partie : LOUÏSE PAPIER
Date : 8 février 2026
Salle : La Nouvelle Vague
Lieu : Bretagne, Saint-Malo (35)
.
Par Mike S.
Nouvelle soirée à guichets fermés à La Nouvelle Vague. Plus de 1 000 spectateurs ont répondu présent. Tous venus voir et entendre Bertrand Belin. Et découvrir en live les chansons de Watt, son huitième album, paru en octobre 2025.
La salle est pleine très tôt. L’attente est calme, attentive. En ouverture, Louïse Papier. Un projet rennais, porté par Blanche Leblond, bassiste de Clavicule et Championne. Une synth-pop minimaliste, sensible, assumée.

Sur scène, Blanche se tient d’abord derrière son clavier et son micro. Puis elle se met en mouvement. Elle traverse l’espace, lentement, d’une démarche presque féline. Les yeux souvent mi-clos. La voix douce, mélancolique, suspendue. Autour d’elle, d’autres claviers et une basse donnent de l’ampleur à cette musique aérienne, délicate mais jamais fragile.
Le set dure une trentaine de minutes. Le public écoute. Puis applaudit, chanson après chanson. Louïse Papier pioche dans un répertoire déjà dense, entre l’album C’est la fin (2025) et l’EP Les Idées Roses (2022). Deux titres inédits s’invitent aussi au programme, annoncés pour un prochain album. Une première partie maîtrisée, élégante, qui installe une atmosphère feutrée dans la salle.

La lumière baisse à nouveau. Bertrand Belin arrive dans une pénombre soigneusement travaillée. Il est entouré de six musiciens. Guitares, basses, batterie. Trois claviers, dont l’un assure aussi les chœurs. L’ensemble est dense, précis. Très complice. Les regards circulent. Les sourires aussi.
Dès les premiers morceaux, la musique s’impose. Une pop ample, généreuse en volume, mais jamais rock au sens brut. Tout est dans la texture, les arrangements, la respiration. Bertrand Belin joue avec les mots comme avec la musique. Les phrases glissent, se déforment, s’étirent. On pense souvent à Alain Bashung. À sa plume. À son phrasé. Par moments même, à ses traits, que l’on croit deviner sur le visage du chanteur.
Belin est proche du public. Attentif. Il s’arrête souvent. Marque des pauses. Offre des silences. Laisse le temps aux photographes. Et à la salle de reprendre son souffle. Sa voix, profonde, grave, singulière, porte les textes avec une intensité retenue. L’émotion est là. Constante. Jamais appuyée.

Un incident interrompt brièvement le concert. Un spectateur fait un malaise. À la demande de Bertrand Belin, la musique s’arrête. Les lumières se rallument. Quelques secondes de flottement. Puis le concert reprend, dans un climat encore plus concentré.
La setlist traverse largement Watt ; on y croise ainsi la quasi totalité de l’album : “Pluie de data”, “Sur mon 31”, “Rembobine”, “Berger”, “L’inconnu en personne”, “Amour ordinaire”, “Seul”, “Certains jours”, “La béatitude”. Mais d’autres plus anciennes viennent se rappeler à notre bon souvenir : “Que dalle tout”, “La nouvelle”, “Tambour”, “Surfaces”, “De corps et d’esprit”. Les titres s’enchaînent sans précipitation. Le temps semble s’étirer, avec une certaine douceur de vivre qui transpire de son interprète, tout au long du concert.
Après 90 minutes de concert, Bertrand Belin revient pour deux rappels. Quatre titres supplémentaires. “Watt”. “Oiseau”. “Sur le cul”, très attendu par une partie du public. Et enfin “Tel qu’en moi-même”, pour finir de jouer l’album en intégralité, et aussi refermer la soirée, sous des applaudissements très nourris.
À la sortie, les conversations sont calmes. Les visages marqués. Bertrand Belin n’a pas livré un concert démonstratif. Il a offert un moment dense, habité, profondément humain. Une soirée suspendue. Et une nouvelle confirmation de son statut d’artiste majeur de la chanson française contemporaine.

Merci aux musiciens, aux techniciens et aux organisateurs de cette belle soirée à la Nouvelle Vague !

Setlist : “Pluie de data”, “Sur mon 31”, “Rembobine”, “Que dalle tout”, “Berger”, “L’inconnu en personne”, “Amour ordinaire”, “Seul”, “La nouvelle”, “Tambour”, “Surfaces”, “Certains jours”, “De corps et d’esprit”, “La béatitude”. Rappel : Watt”. “Oiseau”. “Sur le cul”, “Tel qu’en moi-même”.
Louïse Papier : FB
Bertrand Belin : FB / Site

+ 1ere partie : LOUÏSE PAPIER
Date : 8 février 2026
Salle : La Nouvelle Vague
Lieu : Bretagne, Saint-Malo (35)
.
Par Mike S.
Nouvelle soirée à guichets fermés à La Nouvelle Vague. Plus de 1 000 spectateurs ont répondu présent. Tous venus voir et entendre Bertrand Belin. Et découvrir en live les chansons de Watt, son huitième album, paru en octobre 2025.
La salle est pleine très tôt. L’attente est calme, attentive. En ouverture, Louïse Papier. Un projet rennais, porté par Blanche Leblond, bassiste de Clavicule et Championne. Une synth-pop minimaliste, sensible, assumée.
Sur scène, Blanche se tient d’abord derrière son clavier et son micro. Puis elle se met en mouvement. Elle traverse l’espace, lentement, d’une démarche presque féline. Les yeux souvent mi-clos. La voix douce, mélancolique, suspendue. Autour d’elle, d’autres claviers et une basse donnent de l’ampleur à cette musique aérienne, délicate mais jamais fragile.
Le set dure une trentaine de minutes. Le public écoute. Puis applaudit, chanson après chanson. Louïse Papier pioche dans un répertoire déjà dense, entre l’album C’est la fin (2025) et l’EP Les Idées Roses (2022). Deux titres inédits s’invitent aussi au programme, annoncés pour un prochain album. Une première partie maîtrisée, élégante, qui installe une atmosphère feutrée dans la salle.
La lumière baisse à nouveau. Bertrand Belin arrive dans une pénombre soigneusement travaillée. Il est entouré de six musiciens. Guitares, basses, batterie. Trois claviers, dont l’un assure aussi les chœurs. L’ensemble est dense, précis. Très complice. Les regards circulent. Les sourires aussi.
Dès les premiers morceaux, la musique s’impose. Une pop ample, généreuse en volume, mais jamais rock au sens brut. Tout est dans la texture, les arrangements, la respiration. Bertrand Belin joue avec les mots comme avec la musique. Les phrases glissent, se déforment, s’étirent. On pense souvent à Alain Bashung. À sa plume. À son phrasé. Par moments même, à ses traits, que l’on croit deviner sur le visage du chanteur.
Belin est proche du public. Attentif. Il s’arrête souvent. Marque des pauses. Offre des silences. Laisse le temps aux photographes. Et à la salle de reprendre son souffle. Sa voix, profonde, grave, singulière, porte les textes avec une intensité retenue. L’émotion est là. Constante. Jamais appuyée.
Un incident interrompt brièvement le concert. Un spectateur fait un malaise. À la demande de Bertrand Belin, la musique s’arrête. Les lumières se rallument. Quelques secondes de flottement. Puis le concert reprend, dans un climat encore plus concentré.
La setlist traverse largement Watt ; on y croise ainsi la quasi totalité de l’album : “Pluie de data”, “Sur mon 31”, “Rembobine”, “Berger”, “L’inconnu en personne”, “Amour ordinaire”, “Seul”, “Certains jours”, “La béatitude”. Mais d’autres plus anciennes viennent se rappeler à notre bon souvenir : “Que dalle tout”, “La nouvelle”, “Tambour”, “Surfaces”, “De corps et d’esprit”. Les titres s’enchaînent sans précipitation. Le temps semble s’étirer, avec une certaine douceur de vivre qui transpire de son interprète, tout au long du concert.
Après 90 minutes de concert, Bertrand Belin revient pour deux rappels. Quatre titres supplémentaires. “Watt”. “Oiseau”. “Sur le cul”, très attendu par une partie du public. Et enfin “Tel qu’en moi-même”, pour finir de jouer l’album en intégralité, et aussi refermer la soirée, sous des applaudissements très nourris.
À la sortie, les conversations sont calmes. Les visages marqués. Bertrand Belin n’a pas livré un concert démonstratif. Il a offert un moment dense, habité, profondément humain. Une soirée suspendue. Et une nouvelle confirmation de son statut d’artiste majeur de la chanson française contemporaine.
Merci aux musiciens, aux techniciens et aux organisateurs de cette belle soirée à la Nouvelle Vague !
Setlist : “Pluie de data”, “Sur mon 31”, “Rembobine”, “Que dalle tout”, “Berger”, “L’inconnu en personne”, “Amour ordinaire”, “Seul”, “La nouvelle”, “Tambour”, “Surfaces”, “Certains jours”, “De corps et d’esprit”, “La béatitude”. Rappel : Watt”. “Oiseau”. “Sur le cul”, “Tel qu’en moi-même”.
Louïse Papier : FB
Bertrand Belin : FB / Site