Clarika à Dol

CLARIKA en concert

Date : 17 janvier 2026
Salle : L’Odyssée
Lieu : Bretagne, Dol de Bretagne (35)


.Par Mike S.

Premier concert de l’année 2026 ce soir à Dol, dans la belle salle de l’Odyssée. C’est en compagnie de Clarika que nous allons passer cette soirée. Près de 200 personnes ont répondu à l’invitation de la chanteuse francilienne qui termine sa tournée entamée il y a plus d’un an avec la sortie de son 9e album studio, « Danse encore »

Pas de première partie, on entre directement dans l’univers de Clarika, décoré de dizaines de parapluies blancs en fond de scène comme autant de récepteurs de lumières. Bien qu’arrivant au terme d’une tournée qui fêtait aussi les 30 années d’une carrière débutée en 1993, la chanteuse de 58 ans fait preuve d’une énergie débordante du début à la fin de son concert. Si vous imaginiez une concert tranquille avec des lumières tamisées et un piano pour l’accompagner sur des titres comme Lâche moi ou La vie sans toi, vous risquez bien d’être surpris. Le concert est en effet plutôt une enfilade de montagnes russes que le groupe – 3 musiciens autour de Clarika – nous fait gravir une à une, tant par ses rythmes alternatifs que par les émotions multiples que ses chansons provoquent. 

Clarika

Le concert débute sur une plage de Trégastel, avec le titre Manquer à quelqu’un quelque part, un titre du dernier album, aux sonorités électro pop mais d’une grande mélancolie. Le style Clarika est bien résumé ici, complété par l’humour de Adieu Salope, ode, pleine d’humour, à la fin d’un d’une addiction qui n’avait que trop durer. La chanteuse a choisi sur cette tournée de faire un grand tour d’horizon de ses meilleures chansons : Bien mérité, Les Patineurs, Les Garçons dans les vestiaires, Joker, Moi en mieux… auxquels s’ajoutent les nouvelles venues : Isadora, Ce soir je sors, Rhabillez moi, etc. Des chansons qu’elle introduit, présente, explique, comme avec Octobre 61 ou Isadora.    

Sur scène, les musiciens déambulent de gauche à droite, changeant d’instruments quasiment à chaque titre, passant d’une guitare classique à l’électrique pour l’un, des claviers aux instruments à vent pour l’autre, de la batterie à la groovebox. Ah, oui, au delà du fait que Clarika a composé, pour la première fois, ses musiques sur ce neuvième album, elle en a aussi assuré l’orchestration en lui donnant un côté plus électro-pop et de fait plus dansant. Cela rend le concert plus dynamique que jamais, plus joyeux aussi. De quoi élargir encore le grand écart qu’il y a parfois entre les paroles et la musique, et ainsi adoucir les angles rugueux de sujets parfois lourds (Bien mérité, Octobre 61). Et puis parfois, il faut adoucir la musique pour mieux en cerner les paroles. C’est ce que Clarika fait avec beaucoup d’humour et aussi d’habileté lors qu’elle s’amuse à rechercher avec ses musiciens, un vieux titre des années 70, une chanson douce et engagée… Et de reprendre dans une version acoustique Antisocial de Trust, avant de rebrancher les amplis sur la fin du titre, pour mettre le feu sur la scène de L’Odyssée, qui n’avait pas connu ça depuis… depuis toujours en fait. Un titre qu’elle avait déjà repris dans les années 2000, et qu’il était bon de retrouver ici, ce soir ! Preuve, si nécessaire, que Clarika n’est pas encore prête à prendre une retraite anticipée !

Après plus de deux heures de concert, une vingtaine de chansons interprétées et un rappel émouvant dans une quasi-obscurité, le public quitte la salle totalement conquis par la chanteuse et son répertoire. Une réussite qui ne manquera pas de convaincre la Ville de Dol de programmer davantage de concerts dans cette salle, parfaitement adaptée à ce type de spectacles.

Clarika

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Merci aux musiciens et aux organisateurs de cette belle soirée à l’Odyssée !
Merci au label Athome pour soutenir ces artistes. 

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A lire, chronique : « Danse encore ».

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