James – La petite mort

2014 – 10 titres
Style : Indie Pop
Label : BMG Chrysalis/Cooking Vinyl

Sortie : 2 juin 2014

Notre avis :



Par Mike S.

Créé en 1982, James avait plus ou moins disparu des écrans radar, malgré quelques bonnes productions dans les années 90’s et 2000 (Millionnaire ou le double EP The Morning After, The Night Before par exemple).
En 2014, après plus de 30 ans de carrière, le groupe retrouve sa formation qu’on lui connaissait à l’époque de Gold Mother ou de Laid. Tim Booth (voix) a écrit les textes de l’album pendant que le groupe composé de Jim Glennie (basse), Larry Gott (guitares), Saul Davies (guitare, violon), Mark Hunter (claviers), David Baynton-Power (batterie) and Andy Diagram (trompette) ont participé, ensemble aux compositions.
Et voilà qu’après 12 albums, une vingtaine de singles entrés dans le Top 40 anglais, et plus de 12 millions d’albums vendus, La petite Mort semble redonner une nouvelle jeunesse à un groupe, qui en avait grandement besoin. Pour orchestrer l’ensemble, le groupe a fait appel au producteur Max Dingel (Goldfrapp, The Music, The Killers…) qui prend le relais de producteurs aussi prestigieux que Brian Eno, Gil Norton ou encore Youth. En guise d’introduction, le groupe présente Walk like you, un long titre de 7 mn, qui met en avant les claviers de Mark Hunter, mais aussi le violon de Saul Davies, affichant ainsi une certaine ambition pour ce cru 2014.

Ainsi, les fans seront heureux de retrouver la voix intacte de Tim Booth et les mélodies impeccables de titres comme Frozen Britain ou Movin up, qui retrouve les trompettes mémorables de Seven ou les refrains entêtants de Gold Mother. Le titre français de l’album fait référence à l’état d’esprit dans lequel le groupe a accouché des 10 chansons qui le composent. Loin de l’état orgasmique qu’il pourrait supposer, il a en réalité été écrit apres le décès de deux personnes de l’entourage de Tim Booth (la mère et son meilleur ami). Pour autant, l’album n’a rien de dépressif ou de contemplatif. Bien au contraire, il est vif et plein d’entrain. Cette Petite Mort aurait elle redonné à Tim Booth et à James l’envie de mordre la vie à pleines dents ? Les rifs de guitares de Gone Baby Gone, l’electro pop de Curse Curse et même les cuivres mélancoliques de Quicken The Dead pourront certainement vous en convaincre.
Mais bon ! Malgré les louanges que je viens de jeter sur le travail sans faille de James, ne vous attendez pas non plus à trouver une quelconque fraicheur dans la musique de James, le groupe faisant du James depuis 30 ans, sans vraiment chercher à être novateur, un peu comme U2 si vous voyez ce que je veux dire…
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