Lenny Kravitz – Raise Vibration

2018 –  12 titres – 64’32
Label : Roxie Records / BMG France
Style :  Rock, Soul
Origine : USA, NY, New York
Date de sortie de l’album : 7 septembre 2018

Notre avis :


par Mike S.

54 ans et 30 années à triturer dans tous les sens l’héritage Rock des années 60 et 70, Lenny Kravitz arrive avec un 11e album studio qui se veut plus ouvert et donc plus éclectique que ses précédents opus. Introduit par un véritable hymne Rock, We Can Get It All Together, ce nouvel album entend bien « élever la vibration », la bonne vibration. 

On ne le sait pas forcément, puisqu’en concert, il sait s’entourer des meilleurs musiciens, mais Lenny Kravitz, en studio, est plutôt du genre à faire tout lui-même. L’enregistrement de Raise Vibration n’échappe pas à la règle, le laissant passer du micro à la batterie, de la basse aux claviers, ne laissant que les parties de guitares à Craig Ross, son acolyte depuis la tournée Mama Said en 1991, c’est pas récent récent… Pour avoir un aperçu de son travail, quoi de mieux que le clip de son premier opus, Low, dans lequel on le voit sur fond noir, transpirant sur les fûts de sa batterie, en compagnie d’une autre batteuse, Jas Kayser. Notez au passage le retour de Jean-Baptiste Mondino, comme réalisateur de clip, avec style. Et de style, ce premier single n’en manque pas non plus, à la fois doux et funky, qui rappellerait même – musicalement – quelques singles de Michael Jackson… « Ouuuuuh ! « . Un style que le chanteur préfère, quant à lui, rattacher au producteur du King of Pop, à travers ce qu’il appelle sa  “Quincy Jones school” !

Si le single se veut très ouvert, très racoleur même, il n’en est pas de même sur plusieurs des titres de cet album, à commencer par le titre qui l’introduit, We Can Get It All Together, qui a tout de l’hymne Rock, puissant, racé, au refrain tapageur et entêtant. Raise Vibration, le titre éponyme de l’album, se veut plus minimaliste et proche des racines Hendrixienne de Lenny et se termine par des chants traditionnels indiens nord américains. Who Really Are the Monsters ?, plus loin sur l’album, passera pour l’OVNI de l’album, avec son style electro aux boucles vocales répétitives, qui rappelle cette fois quelques expérimentations de Bowie, Queen ou encore une fois MJ… Le temps d’un long et langoureux Johnny Cash, le chanteur mêle les influences Country Slow au R’n’B de sa voix chaude et suave, alors que quelques minutes avant, il se mettait au piano, entouré de cordes, le temps d’un autre single potentiel, Here to Love, plutôt attachant. L’occasion de dire aussi que le thème de l’album, en filigrane, du début à la fin, se traduit bien en quatre lettres aux couleurs psychédéliques : L.O.V.E.

S’il fallait encore un titre pour finir de vous convaincre d’aller jeter une oreille sur cet énième opus du chanteur aux éternelles dreadlocks, c’est peut-être avec un plus conventionnel qu’il faudrait en passer : 5 More Days ‘Til Summer nous plonge dans les années 70, avec ses petites notes de claviers qu’on imagine empruntées à un standard de George Benson, d’Al Jarreau ou de Barry White.

Alors, voilà, onze albums au compteur, mais Lenny Kravitz avait encore quelque chose à partager avec nous, et notamment quelques bonnes vibrations…


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Line up : 
Lenny Kravitz
Craig Ross

Tracklist : 
1. We Can Get It All Together 04:40
2. Low 05:19
3. Who Really Are the Monsters? 05:20
4. Raise Vibration 05:27
5. Johnny Cash 06:18
6. Here to Love 04:42
7. It’s Enough 07:55
8. 5 More Days ‘Til Summer 04:02
9. The Majesty of Love 05:49
10. Gold Dust 05:08
11. Ride 05:59
12. I’ll Always Be Inside Your Soul 03:58