Fred Nevché – Valdevaqueros

2018 –  13 titres – 44’14
Label : Internexterne / L’Autre Distribution / IDOL
Style :   » entre rock, slam, electronica et chanson  »
Origine : France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille (13)
Date de sortie de l’album : 21 septembre 2018

Notre avis :


par Mike S.

Frédéric Nevchehirlian, alias Nevché, arrive à la rentrée avec « Valdevaqueros », son troisième album. Peu connu, alors même qu’il est parvenu à écouler près de 20.000 albums des deux précédents, il a déjà 400 concerts à son actif. Professeur de français de formation, Nevché imagine ses albums comme des espaces de liberté où il peut exprimer son goût pour les mots. 

C’est entre le Québec, Casablanca et Marseille, que le chanteur a imaginé, écrit et enregistré ce disque qui porte le nom d’une plage paradisiaque d’Andalousie. Il n’en fallait pas plus à mon imagination pour se laisser porter par les ambiances low-fi rêveuses et mélancoliques de fin d’été. Entre sable fin et nappes électroniques hypnotiques, il y a des textes contemplatifs en rapport étroit avec le monde qui nous entoure et la solitude (L’Autoroute, L’Océan,  Valdevaqueros, Le besoin de la nuit). Et il y a aussi une écriture très personnelle (Je naviguais vers mon Rêve, Si tu vas, Je ne te quitte pas… ) qui nous conduit vers l’intime et lie irrémédiablement l’auteur à l’interprète, l’interprète à l’auditeur.

Avec son style nonchalant, il augmente cette sensation de proximité, en interprétant ses textes à sa façon, ce parler-chanter qu’on définit aujourd’hui rapidement comme du slam, et qu’il délaisse juste le temps des refrains, comme sur Moi je rêve de Johnny souvent, qui prend des airs insulaires et dansants. Un titre qu’on retrouve dans un moyen métrage de Vittorio BETTINI dans une version extended et encore plus low-fi.

Ou encore sur Valdevaqueros, le titre le plus chanté de l’ensemble, mais qui laisse plus d’espace à la musique, électronique, qu’on pourrait imaginée écrite par Vangelis pour un nouveau volet de Blade Runner… Plutôt insolite, finalement, au milieu de cet album mais tout aussi contemplatif que les autres titres. Autre titre, à contre-courant des autres, Si tu vas nous conduit dans une orchestration vocale travaillée à la manière de Camille ou Bjork, lors de leur travaux a capela (on retrouve ce travail vocal aussi sur Je naviguais vers mon rêve). Sur L’amour est Allé voir ailleurs, il explore des lieux communs, mais il le fait avec simplicité et pudeur, et avec la même poésie des mots que sur le titre précédent, Valdevaqueros. 

Dans la veine d’un Bertrand Betsch ou d’une Françoiz Breut, ce nouvel album de Fred Nevché est un véritable petit bijou, une toute petite perle, discrète, dans cet océan de sorties de la rentrée… Il ne tient qu’à vous maintenant de lui donner tout l’éclat qu’il mérite…


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Le Film : Decibel

Tracklist : 
1. L’autoroute – 3’52
2. Pénélope – 4’27
3. Interlude 1 – 0’45
4. L’océan – 4’13
5. Le Besoin De La Nuit – 4’38
6. L’amour Est Allé Voir Ailleurs – 3’58
7. Valdevaqueros – 7’36
8. Interlude 2 – 0’52
9. Je Naviguais Vers Mon Rêve – 2’21
10. Si Tu Vas – 3’28
11. Je Ne Te Quitte Pas – 3’38
12. Si Tu Crois Qu’on Fuit – 0’55
13. Moi Je Rêve De Johnny Souvent – 3’31

En Concert au Point EPHÉMÈRE le 11 décembre 2018