Epsylon – Astronaute

2019 –  10 titres – 37’51
Label : Arsenal Prod / Coop Breizh
Style : Rock celtique
Origine : France, Pays de la Loire, La Roche Sur Yon (85), Nantes (44)
Date de sortie de l’album :
  8 mars 2019

Notre avis :


Par Mike S.

C’est en 2014 avec « Manufacture du temps« , que nous sommes tombés sous le charme celte d’Epsylon. Concert après concert, album après album, le plaisir ne s’est pas émoussé. Et ce n’est sans doute pas avec « Astronaute », le 5e album studio du groupe en plus de 20 ans de carrière, que les choses vont changer ! 

Porté par leur nouveau single et nouveau clip C’est plus le paradis avec MelissMell en featuring, le nouvel opus d’Epsylon se veut résolument Rock, plus que jamais, et d’une vivacité à toute épreuve ! Mettant très légèrement son identité celtique en retrait, le groupe prend un tournant plus vindicatif que sur ses précédentes compositions. Il dépeint le monde qui l’entoure, tel qu’il le perçoit, sans filtre, sans arrondir les angles. A une ou deux exceptions près, le ton est grave.

A commencer par le titre qui ouvre l’album et les hostilités : A l’avenir délivre, sur un rythme Rock très rapide, un message d’espoir, malgré la grisaille persistante que le chanteur passe en revue, avec une petite pensée pour les victimes du Bataclan, au passage. Une bonne introduction qui donne le ton et le tempo. Une eurythmie que le groupe gardera du début à la fin de ce disque, pour lequel les messages passent autant par les mots que par le rythme qu’il suscite auprès de son auditoire à chaque concert. Le Rock electro de C’est plus le paradis participe à cette nouvelle orientation musicale, plus universelle.

Eldorado ne lâche rien et poursuit la course effrénée de ces musiciens qui ont bouffé du lion au petit déjeuner. Le temps qui passe inlassablement, est à nouveau au centre de cette chanson, entre recherche de sens, d’espoir et fuite en avant. Insoumis est un cri du cœur et un message de résistance et de solidarité.  Le Serpent, plus posé, n’a rien de plus enjoué, et prend une forme de dernier chapitre d’un journal intime. Le plus beau reste à venir et 14 mai repartent ensuite sur les chapeaux de roues, à grand renfort de bombarde et de de guitares électriques. Le second prenant même une dimension politique internationale, avec son refrain « Serait ce un peuple que l’on délaisse » et que – j’imagine – fait référence au peuple palestinien, abandonné de tous, le 14 mai 2018, dans l’indifférence générale (date du soixante-dixième anniversaire d’Israël).

Au milieu de ce chaos et de cette violence, il y a l’exception, à peine plus calme que les autres titres mais une vraie déclaration d’amour, Eden, avec un refrain simple et efficace, qui vous trottera dans la tête dès la première écoute, aidé par un gimmick évident de quelques notes. Evoqué en début de chronique, le titre C’est plus le paradis s’adresse au plus grand nombre, et pourrait – mais le veulent-ils ? – faire sortir le groupe de l’autoproduction.

Le secret vendéen le mieux gardé pourrait bien être percé à jour, avec cet excellent 5e album et quelques nouvelles dates en dehors du Grand Ouest… Dans le système de numération grecque, epsilon vaut 5… un numéro qui pourrait donc bien leur porter bonheur !


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Line-up :
Nicolas Michon
Benjamin Sanchez
Christophe Pouvreau
Antonin Martineau
Benjamin Goudédranche
Quentin Vallier

Tracklist :
01- A l’avenir – 3’50
02- Eden – 3’41
03- C’est plus le paradis (feat. MelisMell) – 4’04
04- Eldorado – 3’35
05- Sur la toile – 3’10
06- Insoumis – 3’46
07- Le Serpent – 4’11
08- Le plus beau reste à venir – 3’46
09- 14 mai – 3’21
10- Astronaute – 4’27