Eclectik Rock 2017 vignetteLes Fuseaux

Olivia Ruiz + Eddy La Gooyatsh

Le 17 Novembre 2017 – Saint-Dizier (52)

Notre avis :


Tout juste 1 an après la sortie de son 5ème album, nous retrouvons Olivia RUIZ lors de cette 12ème édition du Festival Eclectik Rock à Saint-Dizier. L’artiste nous a offert une très jolie prestation, avec une première partie de soirée assurée par Eddy La Gooyatsh.

EDDY LA GOOYATSH

Les lorrains le connaissent bien, Eddy la Gooyatsh est l’artiste nancéien qui ouvre cette soirée. C’est avec « Madeleine » qu’il lance les festivités, seul avec sa guitare. Ce titre, que l’on retrouve sur son dernier album « Beaurivage », nous plonge dans une douce nostalgie. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Eddy La Gooyatsh, rappelle l’artiste après « Ma Période Bleue ». Tout en finesse, il nous raconte poétiquement des histoires pleines d’émotions dans « Trompe La Mort » et « Cache-Misère ». Une voix qui berce, mais des paroles qui font échos. Il interprète ensuite une reprise de Niagara, « L’Amour À La Plage », que l’on retrouve sur son EP « C’est Le Jour ». Le public reprend le texte en cœur. Vous la connaissez mieux que les miennes ! Il nous interroge alors sur les couples présents. Attention, je parle des couples amoureux, ceux qui s’aiment vraiment, en introduction d’« En Cachemire ». Fort de plusieurs albums à son actif, il nous invite à le rencontrer à son stand, et après un bref cours d’économie et de politique culturel, nous comprenons l’enjeu pour l’artiste, un commerce équitable ovationné par l’assemblée. Il conclut avec « Le Monde », une touche un peu plus rose…  Il vous a plu ? Retrouvez-le actuellement sur scène dans le spectacle pour enfants « RIO ». Et si vous le préférez dans un autre registre, un peu de patience, un nouvel album est prévu au printemps prochain !

Eddy La Gooyatsch - Les Fuseaux 2017

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Les photos de la soirée : ici.

OLIVIA RUIZ

Il est précisément 21h22 lorsque de doux sifflements en provenance de la scène se mettent à résonner dans la salle de concert. On devine alors les musiciens en ombres chinoises, puis le rideau blanc s’ouvre doucement sur une immense structure triangulaire, à l’image de la pochette de son nouvel album « A Nos Corps-Aimants ». 5 triangles métalliques sont proposés comme un axe de perspective vers un damier triangulaire. En son centre, Olivia Ruiz se présente à nous, baguettes en main, pour donner la mesure de « Tokyo Eyes », le 9ème titre de son nouvel opus. 5 musiciens l’accompagnent sur scène : Vincent David le guitariste, Mathieu Denis le bassiste, Frédérique Jean le batteur, David Hadjadj le claviériste, et Franck Marty, l’ovni musical aux instruments aussi féeriques qu’envoûtants (autoharpe, scie musicale, violon Neolin…). Le début du concert est très électro-rock ! Bonsoir Saint-Dizier ! Après une intro énergique, Olivia chauffe la salle et enchaîne avec « Les Crêpes Aux Champignons » qui nous renvoie à l’époque de « Miss Météores ». Nous ferons un petit tour sur l’album « Le Calme Et La Tempête » avec  « Question De Pudeur » qui confirme le ton de la soirée : c’est une Olivia très rock qui s’offre à nous ! L’artiste souhaite ensuite réchauffer la météo bragarde et nous amener plus au sud, à Marseillette, où elle a grandi, puis, en passant par Narbonne et Perpignan, nous atterrissons en Espagne, au pays de Salvador Dalí, qui lui a inspiré la chanson franco-espagnole « Paranoïaque Transcendantal ».

Olivia Ruiz - Les Fuseaux (1)

La chanteuse, amusée, nous interroge sur notre présence ce soir. Vous avez laissé vos enfants à la maison ? Moi aussi… Elle se confie alors sur son rôle de mère (rappelons que l’artiste est maman d’un petit garçon de 2 ans) qui lui a inspiré le titre « Nino Mi Niño ». Elle nous initie à l’espagnol et nous invite à reprendre avec elle Nino mi niño que puedo hacer… Lumière faisant sur son public, nous tentons de ne pas écorcher la langue latine… Mathieu s’accompagne alors d’une contre-basse, Frédérique s’allège aux percussions avec une sonnaille, Vincent troque sa guitare contre un ukulélé, et Franck joue d’une guitare à 12 cordes. Ces 2 derniers viennent s’asseoir aux côtés d’Olivia qui chantonne son titre espagnol. Soudain, la scène se pare de rouge et l’on reconnaît les premières notes d’« Elle Panique ». L’auditoire reprend en chœur le texte, et le refrain nous éblouit de flashs stroboscopiques. Olivia, taquine, nous demande de rassurer ses musiciens sur leur virilité. Ces derniers, choristes pour l’occasion, reprennent lors du refrain elle panique, elle panique dans une tessiture plutôt aigüe. Bien qu’ils feignent l’agacement, la complicité entre eux est visible. Elle conclut alors la chanson en jouant quelques notes d’autoharpe. Puis, spontanément, le public applaudit en rythme sur « Nos Corps-Aimants ».

Olivia Ruiz - Les Fuseaux (2)

Olivia offre à chacune des dates de sa tournée la possibilité à ses fans de sélectionner sa tenue, et 3 chansons de son répertoire via sa page Facebook. La robe retenue est donc celle du thème « La Petite Voleuse », et la première chanson choisie par ses fans est la reprise de la bande originale de Talons Aiguilles « Piensa En Mi ». Elle sera suivie d’une version de « Goûtez-Moi » très punchy ! Les premières notes de trompette nous annoncent le tube que tout le monde attend… Et c’est dans un inattendu « Olé ! » de l’assemblée, qui surprend la chanteuse, que démarre « La Femme Chocolat ». Euphorie générale et énergie contagieuse ! Olivia nous présente toute son équipe, de la régie au conducteur de bus, en passant par le son et la lumière, pour finir par les 5 musiciens qui l’accompagnent sur scène. Au terme des titres « Âme En Dentelle » et « L’Éternité », Olivia Ruiz salue son public et quitte la scène, laissant ses musiciens jouer et faire les chœurs. De longs applaudissements rappellent l’artiste pour un retour tout en douceur sur « Le Blanc Du Plafond ». Dans une lumière feutrée, seule son portrait est éclairé. Nous sommes bercés par sa voix et nous laissons porter vers le troisième titre choisi par ses fans : « Le Tango Du Qui », tiré de son tout premier album « J’Aime Pas l’Amour ». Avec ce titre qui réveille le public, Olivia se transforme en maîtresse de cérémonie pour présenter les personnages loufoques de sa chanson.

Olivia Ruiz - Les Fuseaux (3-2)

La scène se vide subitement et nous attendons avec impatience le rappel. Les musiciens se remettent en place dans le noir et commencent à jouer les notes du premier single issu du nouvel album : « Mon Corps Mon Amour ». Et c’est dans une spectaculaire tenue que l’on retrouve Olivia, une robe coquillage blanche aux formes généreuses et asymétriques. Enfin, Olivia s’assoie sur une enceinte et commence à nous chanter le titre qui l’a révélé « J’Traîne Des Pieds ». C’est une version tout en délicatesse qui nous est proposée, sur une scène baignée d’un rose améthyste. Le noir se fait lentement mais la scène s’illumine à nouveau pour un final beaucoup plus rock et dynamique ! Il est 23h00 lorsque les artistes viennent nous saluer sur une musique de Leandro Torres, « Cumbia Sobre El Mar », avant de quitter définitivement la scène. Un beau voyage franco-espagnol, comme à son habitude, et une énergie incroyable ! La Chica Chocolate nous a éblouis par sa beauté, sa musicalité éclectique et la proximité avec son public. Déjà 15 ans de carrière pour l’artiste, et toujours la même fraîcheur sur scène !

Olivia Ruiz - Les Fuseaux (4)

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Les photos de la soirée : ici.

Lucie G.
Avec l’aimable soutien de Jennifer L. pour l’actualité d’Eddy La Gooyatsh