Rock En Seine 2017 vignetteRock En Seine

La Parc de Saint-Cloud (92)

Les 25 et 26 Août 2017

Notre avis :


La 15ème édition de Rock En Seine aura accueilli 110 000 festivaliers ! Avec une programmation éclectique, le festival nous aura proposé quelques bons moments de rock. Petite rétrospective…

Jour 1

FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES

Nous débuterons cette édition avec la pluie qui s’arrêtera heureusement assez rapidement. Frank Carter prendra possession de la Grande Scène et lancera le show avec “Wild Flowers”. Il communiquera régulièrement avec le public. How do you feeling ? Are you ready Paris ? Dès le second morceau (“Lullaby”), il n’hésitera pas à venir au contact de la foule pour se faire porter. “Vampires” sera alors envoyé, et demandera the biggest circle pit pour “Jackals”. Le groupe dédiera également une chanson aux victimes du terrorisme. Avec son corps recouvert de tatouages, ses cheveux roux et sa rage incontrôlable, Frank Carter nous aura proposé un set enragé dans le pur esprit du punk. Depuis son départ de Gallows en 2011, l’Anglais n’aura pas chômé. Après un passage chez Pure Love plutôt tourné vers le rock, il est revenu à ses premières amours (le punk hardcore), accompagné par trois musiciens sur la même longueur d’onde : Frank Carter & The Rattlesnakes. Deux albums à leur actif dont le dernier en date intitulé Modern Ruin, sorti en janvier dernier.

Frank Carter & The Rattlesnakes RES 17

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CABBAGE

Nous prendrons ensuite la direction de la Scène de la Cascade pour y découvrir les anglais de Cabbage. Le groupe nous aura proposé une prestation de qualité. En arrivant sur scène, le chanteur terminera sa cigarette, et lancera d’emblée : we are Cabbage from Manchester. Le set débutera alors avec “Kevin” et “Fraudulent Artist”. Le chant est partagé durant ce set. Les influences mancuniennes se situent du côté de The Fall, Happy Mondays ou WU LYF. Nous détecterons chez eux le même esprit frondeur et hérissé que chez Fat White Family. Aussi cinglants que dépenaillés, ces jeunes activistes n’y vont pas par quatre chemins pour critiquer ce qui les entoure (l’Angleterre du Brexit, l’austérité, la lutte des classes…) en allant même voir un peu plus loin de leurs frontières (le régime de Corée du Nord). En attendant leur premier album, leurs hymnes au vitriol, Uber Capitalist Death Trade en tête, amènent sur scène de grands moments de rock rebelle.

Cabbage RES 17

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THE PRETTY RECKLESS

Au lancement du show, le retentissement des cloches nous fera inévitablement penser à Hells Bells de AC/DC. Des petits cris suivront et la formation déboulera sur scène. Le set sera lancé avec “Follow Me Down” et “Since You’re Gone”. Durant la prestation, nous verrons à peine le visage de la chanteuse caché par d’énormes lunettes de soleil et une l’opulente chevelure blonde. Elle ne laissera entrevoir son regard ténébreux qu’à de rares moments. L’ensemble sera agréable musicalement, même si nous aurions souhaité un jeu de scène légèrement plus dynamique. Actrice dans la série Gossip Girl et mannequin à ses heures perdues, l’Américaine Taylor Momsen aura réussi sa reconversion dans le rock. Basé à New York, le groupe a sorti en 2016 son troisième album intitulé Who You Selling For. Du hard-rock débridé, avec une petite teinte de blues et de soul. The Pretty Reckless aura embrasé et enivré son auditoire.

The Pretty Reckless RES 17

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BEACH FOSSILS

C’est sur la Scène du Bosquet que nous poursuivrons avec le rock indé de Beach Fossils. Fort du quatrième opus intitulé Somersault sorti en juin dernier, le groupe aura pu nous en présenter quelques extraits, dont This Year qui ouvre l’album, qui semble s’enrichir de nouvelles expérimentations instrumentales. Le groupe de Brooklyn, dont Zachary Cole Smith faisait partie avant de former DIIV, est en ascension permanente depuis sa fondation en 2009. Habile créateur d’une pop atmosphériques aux teintes sépia, le trio rappelle Real Estate ou Wild Nothing. Leurs arrangements délicats embellissent leurs chansons, portées par la voix désabusée de leur leader Dustin Payseur.

Beach Fossils RES 17

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AT THE DRIVE-IN

Une hyène servira de décor sur le fond de la scène. Mené au chant par Cedric Bixler-Zavala, accompagné du guitariste Omar Rodriguez-Lopez et du batteur Tony Hajjar, At The Drive-In nous aura proposé un set complètement survolté. Un chanteur exubérant, parcourant la scène d’un bout à l’autre, sautant, se roulant au sol. Il ira même jusqu’à prendre le casque d’un technicien pour le poser sur sa chevelure touffue. Les texans nous auront offert un set rythmé et explosif. Ils termineront avec One Armed Scissor, et ¼ d’heure d’avance sur le planning. Fort du nouvel album intitulé in•ter a•li•a, ce quatrième brûlot sonne les retrouvailles avec ces musiciens survoltés, donnant suite au dévastateur Relationship Of Command sorti en 2000 ! Servi par une urgence punk, un songwriting complexe et des rythmes épileptiques, leur post-hardcore maléfique provoque en concert des montées d’adrénaline incomparables.

At The Drive In RES 17

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THE JESUS AND MARY CHAIN

Nous voici de retour à la Scène de la Cascade pour le set impeccable, dansant et envoûtant de The Jesus And Mary Chain. Lancé sous les stroboscopes, le show débutera avec « Amputation », suivi de « April Skies » et « Head On ». Les écossais nous offriront un très grand moment avec un son irréprochable. L’accueil du public aura été des plus chaleureux avec des quadras et des quinquas nostalgiques qui attendaient ce moment avec impatience.  Avec Damage And Joy, le nouvel album, Jim et William Reid ont rallumé la flamme explosive qui habitait leur musique dans les années 80 et 90. Un mariage de déraison entre ballades ouatées et brûlots ténébreux, entre mélodies pop et feedback d’outre-tombe. Du pur bonheur pour les amateurs de guitares embrumées et un des meilleurs concerts de la journée.

The Jesus And Mary Chain RES 17

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FRANZ FERDINAND

Nous retrouvions les Franz Ferdinand là où nous les avions vu il y a 2 ou 3 ans. Même endroit, même scène  avec comme seules différences la nouvelle coloration d’Alex Kapranos en blond/blanc, et le jeu du nouveau guitariste Dino Bardot, qui a remplacé Nick McCarthy l’année dernière. Le set sera lancé avec « No You Girls » et le groupe va enchaîner les tubes. « The Dark Of The Matinée », « Do You Want To », « Walk Away »… « The Lazy Boy » sera annoncé et durant ce set dansant Kapranos parlera régulièrement en français pour remercier l’auditoire. Fourmillant de guitares anguleuses et de mélodies inouïes, leur premier album éponyme avait donné un coup de fouet providentiel au rock britannique en 2004. Un nouvel album serait en préparation avec une sortie prévue en janvier 2018.

Franz Ferdinand RES 17

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ALLAH-LAS

Après avoir été annulé à Rotterdam suite à des menaces terroristes, les Californiens de Allah-Las se présentaient ce soir à Rock En Seine avec leur garage-pop. Composé de Miles Michaud (chant, guitare), Pedrum Siadatian (guitare), Spencer Dunham (basse) et Matthew Correia (batterie, percussions), le groupe a depuis 2012 sorti trois albums vivement recommandés pour leurs mélodies imparables et leur production vintage. Les amateurs des 60’s étaient aux anges !

Allah-Las RES 17

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THE SHINS

Le groupe américain mené par James Mercer aura pu prouver sa virtuosité pop avec les morceaux extraits de Heartworms, le sixième album sorti début mars. Un ensemble poétique, délicat et entraînant pour nous amener petit à petit à la fin de cette première soirée.

The Shins RES 17

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BLACK LIPS

C’est avec Black Lips que nous terminerons ce premier jour. Dans la scène garage américaine, ces sauvageons imprévisibles ont enchaîné les albums depuis le début des années 2000 en gardant le grain de folie et le culot qui leur vont si bien. Sur Satan’s Graffiti or God’s Art ?, leur huitième album sorti début mai, ils se sont entourés des talents de producteur de Sean Lennon, des chœurs de Yoko Ono et de deux nouveaux musiciens pour dix-huit chansons qui ressuscitent le son crasseux et incisif de leurs origines. 

Black Lips RES 17

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Jour 2

DBFC

C’est avec le set dansant de DBFC que nous débuterons cette seconde journée. D’un côté, l’Anglais David Shaw, musicien venu de Manchester, qu’on a déjà pu croiser avec Vitalic ou Blackstrobe. De l’autre, le Bordelais Dombrance, remarqué depuis des années sous son propre nom, pour ses remixes (notamment pour Superpoze et Is Tropical) ou dans le rôle du producteur. En unissant leurs talents respectifs et en se retrouvant à Paris, ces deux garçons ont formé DBFC et sorti leur premier album intitulé Jenks (sorti début juin). Il fait résonner les échos des Stone Roses, de Primal Scream ou encore de Hot Chip : comme ces références impeccables, le duo va piocher autant dans le rock et la pop que dans l’electro et la scène Madchester.

DBFC RES 17

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BAND OF HORSES

Le groupe prendra possession de la scène et se présentera d’emblée au public. Bonjour, nous sommes Band Of Horses ! From America ! Le show sera lancé avec « Is There A Ghost », suivi de « The Great Salt Lake » et « The General Specific ». La formation américaine nous aura proposé un bel ensemble, mélange de morceaux dansants et de jolies ballades, devant un public assez dense pour cette très belle prestation. Avec déjà cinq albums à leur actif et une longue expérience de la scène, le groupe mené par le chanteur Ben Bridwell trotte sur les sentiers du rock.

Band Of Horses RES 17

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GIRLS IN HAWAII

Les Girls In Hawaii arriveront tranquillement sur le plateau. Bonsoir Paris ! Ça va ? Le set lancé tout en douceur avec de nouvelles chansons : « This Light » et « Indifference ». Nous aurons droit à pas mal de nouveaux morceaux issus du nouvel album intitulé Nocturne, dont la sortie est prévue au mois de septembre. Durant le set, le groupe nous invitera à aller voir PJ Harvey qu’ils ont pu voir au Pukkelpop. Un moment magique ! Après une première partie de concert relativement calme, la suite se voudra un peu plus dansante et rythmée. Les garçons venus de Belgique nous auront proposé un joli mélange de folk, de pop et de rock.

Girls In Hawaii RES 17

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TIMBER TIMBRE

Nous passerons ensuite à la Scène de L’Industrie avec les canadiens de Timer Timbre. Démarrant le set avec «Sincerely, Future Pollution », extrait de l’album du même nom, le groupe nous aura proposé un mélange de folk, de rock et de blues. Etabli à Montréal autour du songwriter Taylor Kirk, Timber Timbre aura eu l’occasion de nous présenter son sixième opus.

Timber Timbre RES 17

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LITTLE DRAGON

La formation suédoise arrivera sur scène avec tenues blanches, et jaune fluo pour la chanteuse. Evoluant dans la pop expérimentale et l’électro, Little Dragon a vu le jour à Göteborg en 1996, et a mis presque dix ans avant d’enregistrer son premier album éponyme. Depuis, le groupe a enchaîné les sorties jusqu’à son nouvel opus sorti cette année, intitulé Season High.

Little Dragon RES 17

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THE KILLS

Le concert de The Kills sera sans aucun doute le meilleur moment de la journée. Un show magistral lancé avec « Heart of a Dog », « U.R.A. Fever » et « Kissy Kissy ». Alison Mosshart et Jamie Hince étaient très attendus et n’auront pas déçu le public venu nombreux. Alison parcourra la scène de long en large, tel un fauve en cage, et enverra sa chevelure blonde dans tous les sens. Un set intense et fougueux où l’américaine et l’anglais auront pu nous présenter Ash & Ice, sorti en 2016. Le groupe recevra une belle ovation pour cette excellente prestation !

The Kills RES 17

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PJ HARVEY

Entourée de 9 musiciens (dont les fidèles John Parish et Mick Harvey), PJ Harvey fera son arrivée sur scène avec une fanfare. Le show sera lancé avec « Chain of Keys », suivi de «The Ministry of Defence » et « The Community of Hope ». Les morceaux sont extraits de l’album The Hope Six Demolition Project sorti l’année dernière. Le concert prendra un virage plus rock avec “Shame”, un morceau qui date de l’époque du premier Rock en Seine en 2003. La communion sera parfaite entre l’artiste et le public, avec des moments calmes, d’autres où les guitares seront saturées comme pour “ In The Dark Places “. La prêtresse communiquera très peu entre les titres, juste pour présenter les musiciens et remercier le public à la fin. Le groupe finira par quitter le plateau pour revenir sous les applaudissements avec “Higway 61” de Bob Dylan et “ The River”. Un beau moment, magique et somptueux !

PJ Harvey RES 17

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