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Le charme discret de
S
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SOFIA, groupe toulousain
aujourd'hui disparu, a donné naissance à un nouveau groupe,
sobrement intitulé " S " voici
3 ans. La sortie d'un premier album " Le charme discret
de la Middle-Class" installe le décors
musical de ce duo : électrique, acoustique,
même électronique parfois, la musique de S
assiste simplement les textes
de Van Devyver, ironiques, sarcastiques, mais toujours
dans les meilleurs termes. |
La venue de "S" sur Paris pour répondre
au questionnement de Stephane Berne, héros
malgré lui dans Bastille, fut l'occasion pour
la Magic Box, d'inviter la petite équipe dans sa cuisine afin d'en savoir
plus sur Lionel et Martial, alias S
" S " est-il le " reste " de Sofia
?
Non, c'est la base en fait. On était deux à la base de "
Sofia ", on a trouvé des musiciens et on s'est retrouvé
à deux et sur 10 ans de musique ensemble, Sofia ne représente
que 3 ans (94-97). |
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Après A, après M, après " Air ", voici donc
" S " ? (;-)
" S " existait avant M. A la base on voulait juste éviter d'être
cité comme " les quelques choses " et comme avec nos noms en
solo c'était pas possible, il ne restait que cela.
" S " comme stricte minimum ! et c'est devenue une private joke et
aussi une marque de fabrique judicieusement placée dans notre courrier.
C'est devenu un logo plus qu'un nom de groupe ce qui permet de ne pas faire
apparaître le nom du groupe sur la pochette.
Vous donnez de l'importance au fait que vous soyez un duo mais vous êtes
toujours en vadrouille ensemble avec le reste du groupe ?
Oui on est un duo, on compose à deux et sur scène on est cinq.
Il se trouve qu'en plus c'est devenu des copains sur la longueur.
Gérer vie professionnelle et carrière musicale, ça
se passe comment ?
On essaie de le faire en douceur et puis après on verra.
Et puis ça fait 10 ans qu'on fait ça, on a pris l'habitude.
On bosse à Toulouse. On y est bien, on pourrait pas le faire à
Paris. On croise les Fabulous Trobadors, on croisait aussi Diabologum à
l'époque mais c'est pas des gens très faciles d'accès (
rires ).
Vous aimeriez bosser avec ces gens. Statics par exemple ?
On pourrait bosser plus facilement avec. Lui il est pire que nous, plus scabreux,
car il est tout seul et il a un nom de groupe au pluriel ( rires ), c'est extraordinaire.
Le titre de l'album est des plus obscur : le charme discret de la middle
class ?
Il était pas réfléchi comme un titre d'album, au départ
c'est un des titres et ça provient du film de Luis Bunuel, " le
charme discret de la bourgeoisie " (ndr : 1972), et comme on vient tous
les deux de la middle class moyenne française…c'était drôle
de remplacer bourgeoisie par middle class.

Beaucoup de voyage dans vos chansons ?
Oui c'est un peu le guide du routard. Ce sont des chroniques , y'a du vrai et
du fantasme.
Et vous allez faire une chanson sur cette semaine à Paris ?
Peut être ( sourires ). Nous avons fait une rencontre importante avec
un groupe qui s'appelle…euh…Alerte Rouge… de Juvisy sur Orge
! Dans Bastille Stéphane Bern devient une tête à claque
Vous avez craint la censure ?
Non du tout. On remercie d'ailleurs toutes les personnes et tous les lieux cités.
Et encore une fois, c'est une chronique.
Lionel a écrit aussi un texte " le meurtre d'une jeune anglaise
" mais il a jamais tué personne. Ou alors je serais pas au courant
?
Non j'ai une vie normale, très simple, tout vient du cerveau, c'est biologique.
Combien de temps pour enregistrer l'album ?
Réellement ou …( sourires ). 3 ans ! A la XTC, on a dû mettre
3 ans.
Le plus dur c'est de trouver le temps. On ne fait pas que ça. On est
obligés de prendre sur notre temps, pendant les vacances, les week end,
le soir et le problème c'est que en même temps qu'on compose, on
enregistre.
Vous sentez vous influencé par des gens comme Miossec ou Jean François
Coen, Luke ?
JF Coen, ça doit être de l'inconscient.
Et oui ça doit faire parti de l'inconscient de " S ".
Luke, on avait quasiment tout fini quand on l'a entendu et puis on a été
comparé à Luke dans Magic aussi.
Mais on peut pas dire vraiment : aller chercher Mercury Rev ou Deus dans "
S ".
Sur scène pareil que sur l'album ?
On a un set acoustique et un set électrique mais toujours avec la même
composition de groupe.
Votre label Hydrophonics, connais pas !
C'est un label montpellierain, celui d'un ami Pascal qui voulait monter son
label depuis longtemps et c'est tombé en même temps, et l'aventure
est partie à tous les trois. Hydrophonics a été la plaque
tournante, Pascal a concrétisé notre travail avec la section rythmique,
le travail avec Bruno Meria au son, la distribution PIAS, la promo de Reactiv
Music, Laurence et Stéphane qui font un travail extra sur le disque,
avec France Inter, les compils Fnac.
Des projets ?
On commence le deuxième album, on va essayer d'aller vite ! On va le
faire pour 2003. Tournée en septembre 2001.
C'est un disque Hydrophonics et pas Universal Music et donc tout est beaucoup
plus compliqué.
Le site Officiel
Propos recueilli par Mike S.
Rédactrice : Melissa T.
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